Pour la première fois dans la série, le cinquième volet est la suite directe du précédent, à la fois dans l'intrigue mais aussi et malheureusement niveau qualité... Mais avant tout, mea
culpa, honte à moi qui critiquait l'orthographe du titre à la fin de la précédente chronique. Je pensais qu'on écrivait "rave mortelle" et pas "rave mortel" comme spécifié sur la jaquette. Or, j'ai
découvert depuis qu'au Québec, le mot rave est masculin (pour s'en assurer, faites un tour
ici).
Le méchant oncle de Julian s'est évadé avec une cuve de trioxyne, bien décidé à la revendre à des mafieux de la pire espèce. Julian de son côté, découvre d'autres cuves dans la maison de ses
parents. Intrigué, il confit l'analyse à son pote black scientifique, et rescapé du quatrième film, mais bien débile puisqu'il a l'idée de concentrer la trioxyne sous la forme de pillules, soit
disant hallucinogènes. De l'extasy par chère en somme ! Le pote de Julian répand sa dope sur tout le campus, ignorant qu'à forte dose, ses pillules transformeront les étudiants en zombis. Et vous
savez quoi ? Une super méga teuf est bientôt organisée à l'occasion d'Halloween. Et revoilà la bande à Julian repartie à la chasse aux bouffeurs de cervaaaaaux...
Le réalisateur, Ellory Elkayem, semble n'en avoir absolument rien à foutre et tout part en vrille au bout d'une heure. Comme si l'équipe du tournage s'amusait à balancer idée sur idée, sans prendre
le temps de réfléchir à la cohésion du tout. Aussi on a droit à un peu tout et n'importe quoi : des rats zombis, des men in black costumés en vikings pour la soirée d'Halloween, un gouvernement
prêt à balancer des missiles pour détruire les zombis au milieu d'un rave géante, un zombi (un de ceux qui fait de l'auto-stop, etc. Un foirage général et complet, joyeux certes, mais qui montre à
quel point le réalisateur se fout pas mal du respect de la licence.
Les 2 seules idées du métrage reste donc cet amalgame drogués=zombis et l'apparition des morts-vivants dans une rave. Pour la première, Elkayem a la politesse de ne pas asséner sa morale à coup de
marteau lourdingue (se droguer c'est pas bien !) ; c'est toujours ça de pris.
Quand aux zombis agissant dans la rave (pardon, LE rave), comme tout le concept du film repose là-dessus, on ne peut qu'être déçu. C'est pas le pied escompté, surtout qu'il y avait moyen de faire
beaucoup mieux à mon avis : l'histoire aurait pu créer une vraie tension dramatique. En l'état, c'est plutôt la grande gaudriole bien lourde.
Gâchi intégral, nanar moderne,
Rave to the Grave risque donc fort de signer l'arrêt de la licence. Mais bon les morts-vivants, on le sait bien, finissent toujours par revenir. Pour constater
l'empleur des dégâts, n'hésitez pas à taper le titre dans Youtube, vous verrez par vous même...
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