Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 08:00

The Walking DeadDu zombi, on en bouffe beaucoup ces derniers temps, quelque soit le média : films, jeu vidéo, et même jeu de rôle (voir la sortie de Z Corps au 7éme Cercle le mois dernier). Restait la série tv, relativement épargnée par le genre.Pour mémoire, il y a bien eu Dead Set, une série anglaise, mais on était plus proche du gros feuilleton coupé en épisodes, que de la bonne vieille série standard (ce qui n'empêche pas Dead Set d'être de très bonne facture, j'en avais dis du bien).

Alors imaginez un peu la tête de tous les amateurs de chairs mortes lorsqu'on apprit il y a quelques mois que Frank Darabont , réalisateur de La Ligne Verte, les Evadés et The Mist, se lançait dans le projet improbable d'adapter rien moins que le meilleur 
comic-book du genre, The Walking Dead, au format série TV ! Ca bavait d'impatience ! Le résultat allait-il être à la hauteur de l'attente ? Réponse donnée à Halloween dernier, date de diffusion du premier épisode...

Les zombis ont envahi le monde. Pour qui ? Pourquoi ? Nul ne le sait. Il ne reste plus que quelques survivants, dont le shériff d'une bourgade, qui se réveille au beau milieu d'un hôpital. Rapidement, il se rend compte de la situation et entreprend de rejoindre Atlanta, où, parait-il, il y aurait une grosse communauté de rescapés. Et surtout sa femme et son fils...

The Walking Dead impressionne. Darabont a parfaitement compris les attentes des amateurs du genre et réalise un premier épisode parfaitement calibré. Jamais on ne rit, jamais on ne desserre les fesses, tellement l'ambiance est sombre. L'ambiance post-apocalyptique est parfaitement rendue, à la hauteur même de ce que l'on avait pu voir sur grand écran (on pense parfois à 28 jours plus tard, parfois à Je suis une légende, ou au Livre d'Eli pour l'ambiance fin du monde). Si bien que la série est rapidement crédible, et jamais il n'y a de distanciation comique relâcher la pression.

Les acteurs eux-mêmes semblent habités par l'envie de bien faire et le rôle principal est tout simplement parfaitement tenu.

Un premier épisode qui donne envie, qui interroge (qu'y a-t-il à Atlanta ?) et surtout qui adapte avec une belle fidélité le matériel d'origine. Sans jamais le trahir, ni l'édulcoré.

Car The Walking Dead est violent et sanglant. Surprenant pour une "grande" série tv US. Ca gicle, ca charcle, les balles explosent les boîtes crâniennes. Rien que le prégénérique laisse stupéfait (le shériff met une balle dans la tête d'une fillette zombie !). 

Et c'est bien là tout le problème, la limite de The Walking Dead, en fin de compte. A trop vouloir respecter le genre, Darabont livre un premier épisode mature et nickel... mais uniquement pour le public ciblé ! Malheureusement toute la qualité de la série ne sera certainement jamais appréciée par Tante Josette, qui fuiera devant des scènes assez dures. Dommage. Dommage car il y avait matière à créer là le tout premier film de zombie accessible au grand public, si l'on avait évité quelques ralentis gore et explosions de cervelles. Dommage de voir toutes ces qualités narratives échapper au grand public. 

En attendant, les amateurs de morts-vivants peuvent foncer, c'est réellement très prometteur.

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 21:09

sherlock

Oubliez l'adaptation calamiteuse de Guy Ritchie sortie il y a quelques mois au ciné, revoici Sherlock Holmes, mais à la télévision. La BBC vient de diffuser cette nouvelle série au format pour le moins inhabituel : la première saison se compose de 3 épisodes de 1h30.

Vous pensiez à un truc poussiéreux et ennuyeux ? Raté ! 
Sherlock est une interprétation de l'oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle... à notre époque ! Watson revient tout juste d'Afganisthan, et cherche une colocation. Une connaissance lui présente Sherlock Holmes, détective conseil auprès de la police de Londres, excentrique et amateur de nouvelles technologies (les SMS et internet n'ont plus de secret). La suite vous la connaissez...

Sherlock dépoussière le mythe, et le changement d'époque ne se ressent jamais comme une trahison, bien au contraire, tant les auteurs s'évertuent à coller aux intrigues originelles... en les réactualisant ! Le premier épisode est enthousiasmant, le second pose les bases de ce que seront les loners, et j'attends avec impatience de voir le dernier.

Graphiquement, la série s'amuse à représenter graphiquement les observations de Holmes : c'est assez indescriptible là maintenant, mais vous verrez c'est amusant. La couleur est léchée, le rythme tient en haleine, bref c'est un carton plein ! Pour finir, c'est produit par le producteur de Dr Who

J'en suis encore tout enthousiaste !

A voir absolument.

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 16:53

Thewalkingdead01Du zombi, on en bouffe beaucoup ces derniers temps, quelque soit le média : films, jeu vidéo, et même jeu de rôle (voir la sortie de Z Corps au 7éme Cercle le mois dernier). Restait la série tv, relativement épargnée par le genre.Pour mémoire, il y a bien eu Dead Set, une série anglaise, mais on était plus proche du gros feuilleton coupé en épisodes, que de la bonne vieille série standard (ce qui n'empêche pas Dead Set d'être de très bonne facture, j'en avais dis du bien ici).

 

Alors imaginez un peu la tête de tous les amateurs de chairs mortes lorsqu'on apprit il y a quelques mois que Frank Darabont , réalisateur de La Ligne Verte, les Evadés et The Mist, se lançait dans le projet improbable d'adapter rien moins que le meilleur comic-book du genre, The Walking Dead, au format série TV ! Ca bavait d'impatience ! Le résultat allait-il être à la hauteur de l'attente ? Réponse donnée à Halloween dernier, date de diffusion du premier épisode aux États-Unis...

 

Les zombis ont envahi le monde. Pour qui ? Pourquoi ? Nul ne le sait. Il ne reste plus que quelques survivants, dont le shériff d'une bourgade, qui se réveille au beau milieu d'un hôpital. Rapidement, il se rend compte de la situation et entreprend de rejoindre Atlanta, où, parait-il, il y aurait une grosse communauté de rescapés. Et surtout sa femme et son fils...

 

The Walking Dead impressionne. Darabont a parfaitement compris les attentes des amateurs du genre et réalise un premier épisode parfaitement calibré. Jamais on ne rit, jamais on ne desserre les fesses, tellement l'ambiance est sombre. L'ambiance post-apocalyptique est parfaitement rendue, à la hauteur même de ce que l'on avait pu voir sur grand écran (on pense parfois à 28 jours plus tard, parfois à Je suis une légende, ou au Livre d'Eli pour l'ambiance fin du monde). Si bien que la série est rapidement crédible, et jamais il n'y a de distanciation comique relâcher la pression.

 

Les acteurs eux-mêmes semblent habités par l'envie de bien faire et le rôle principal est tout simplement parfaitement tenu.

 

Un premier épisode qui donne envie, qui interroge (qu'y a-t-il à Atlanta ?) et surtout qui adapte avec une belle fidélité le matériel d'origine. Sans jamais le trahir, ni l'édulcoré.

 

Car The Walking Dead est violent et sanglant. Surprenant pour une "grande" série tv US. Ca gicle, ca charcle, les balles explosent les boîtes crâniennes. Rien que le prégénérique laisse stupéfait : le shériff met une balle dans la tête d'une fillette zombie !

 

Et c'est bien là tout le problème, la limite de The Walking Dead, en fin de compte. A trop vouloir respecter le genre, Darabont livre un premier épisode mature et nickel... mais uniquement pour le public ciblé ! Malheureusement toute la qualité de la série ne sera certainement jamais appréciée par Tante Josette, qui fuiera devant des scènes assez dures. Dommage. Dommage car il y avait matière à créer là le tout premier film de zombie accessible au grand public, si l'on avait évité quelques ralentis gore et explosions de cervelles. Dommage de voir toutes ces qualités narratives échapper au grand public.

 

En attendant, les amateurs de morts-vivants peuvent foncer, c'est réellement très prometteur.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:00
Olivia Dunham est une agent du FBI particulièrement douée et perspicace. Elle est recrutée au sein d'une cellule spéciale, chargée d'enquêter sur des évènements surnaturels. Elle sera aidée dans son travail par Peter Bishop, un jeune homme touche-à-tout, et son père, Walter, un scientifique bizarre et pour cause puisqu'il a passé 17 années en hôpital psy. Rapidement, leurs investigations les ramènent régulièrement vers une corporation mystérieuse : Massive Dynamics. Quel rôle joue-t-elle ? Et qui est réellement son directeur qu'on ne voit jamais (et accessoirement ancien collègue de Walter Bishop) ?

Fringe, c'est la dernière série tv en date de Jeffrey Jacob Abrams ("JJ" Abrams pour les intimes, le type qui a déjà produit, écrit et en partie réalisé les séries Alias et Lost.

Premier constat, Fringe doit beaucoup à The X-Files, la célèbre série fantastique des années 90. On y retrouve les mêmes principes (des agents fédéraux agissant en marge des autorités), le même goût pour le fantastique, et surtout les manipulations et la paranoïa. Mais Abrams a tiré les leçons des écueils de X-Files, et l'on sent son intrigue plus construite et pensée sur le long terme. Car Fringe veut nous amener quelque part, c'est sûr, et le dernier épisode de la première saison nous amène à penser que cette saison n'était qu'une énorme introduction.

Seulement, Fringe n'est pas exempt de défauts. Le pire de tous ? Un pilote pas très attrayant, limite soporifique, qui présente les personnages mais ne donne pas forcément tout le sel de la série, ni l'envie d'aller voir plus loin. Il faut se forcer et alors, on découvre une série intéressante.

Autre défaut, une écriture certes réfléchie sur le long terme, mais hasardeuse sur le moyen terme. Ainsi tout le début de la première saison va porter en bonne partie sur le décès du petit ami d'Olivia. Puis sans raison, on n'en fera plus mention dans la seconde moitié de la saison. Autre exemple : la soeur d'Olivia apparaît, reste une poignée d'épisodes, puis disparaît sans qu'on  sache réellement pourquoi. Etrange.

Mais ce qui m'a le plus agaçé dans Fringe, c'est la brusque chute de qualité des scénarios le temps d'un épisode, la faute au savant fou de l'équipe, Walter Bishop. Sous prétexte que monsieur est un scientifique de génie (mais taré) les ssénaristes l'utilisent dans la première moitié de la saison comme prétexte à dénouer des situations bloquées. Exemple : dans un épisode, un personnage important d'une enquête meurt. Mince, c'était la seule personne pouvant donner des infos. Que nous font les scénaristes ? C'est bien simple : voilà Walter qui déboule nous annoncant que par le passé il avait inventé un système pour récupérer les informations directement dans le cerveau d'un cadavre. Et hop, 10 minutes plus tard, l'enquête peut reprendre. Ou comment prendre les spectateurs pour des gogos. Heureusement, ce travers s'estompe progressivement, même si au détour d'un épisode  les scénaristes nous prennent encore parfois en traître. Bon, passons.



Le gros point fort de Fringe, ce sont les personnages. Olivia Dunham est une héroïne moderne, forte, intelligente, et l'actrice participe pour beaucoup au succès de la série. L'acteur chargé de jouer le savant fou s'en sort aussi très bien, sur un terrain pouvant pourtant le faire facilement glisser vers la cabotinerie. Le moins bon reste finalement l'acteur incarnant Peter, sans réellement de profondeur, ni d'utilité, hormis d'être le "héros" masculin du show.

L'autre atout de Fringe, c'est de tisser progressivement une grosse intrigue à suivre sur toute la saison. C'est rudement bien fichu et l'on se prend au jeu facilement. Mieux, la fin de la saison est enthousiasmante, avec un twist final qui laisse présager du meilleur.

il faut donc passer sur quelques défauts pour pleinement apprécier Fringe, mais progressivement la série témoigne d'un potentiel intéressant. Essai à transformer au cours de la saison 2, Monsieur Abrams !
Partager cet article
Repost0
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:04
C'est le soir du prime de Loft Story (Big Brother en anglais), et tout le monde s'impatiente : qui va sortir du loft ? Pendant ce temps le producteur flippe : les actualités pourraient bien annuler son émission. En effet, une catastrophe a eu lieu, on parle d'une épidémie, et même de morts qui reviendraient à la vie.
Mais coûte que coûte, il compte bien diffuser son prime-time et faire de l'audience.
Trop tard : les morts-vivants envahissent les coulisses, l'Angleterre, et ... le monde entier ! Parmi la poignée de survivants, les candidats au jeu, réfugiés dans le loft, à l'abri. Mais pour combien de temps ?


Les anglais n'ont décidément rien à envier aux américains lorsqu'il s'agit de réaliser une série tv. Dead Set en est une nouvelle fois la preuve.

Le principe de départ, s'il peut laisser penser que l'on va se marrer, s'avère en réalité très sérieux, et si l'on rigole par moment, la série s'avère réaliste et d'une noirceur incroyable. Dead Set  profite de son format court (5 épisodes de 30 minutes) pour développer une intrigue simple mais efficace (les candidats vont-ils réussir à survivre ?) et exploiter un fond particulièrement ambitieux. Car bien entendu, c'est bien le spectateur qui est visé par cette série, et son rapport à la télévision et à la télé-réalité.

Il y a dans Dead Set un passage bluffant. Kelly, une assistante de production, parvient à survivre et rentre dans le loft pour y trouver refuge et prévenir les candidats du jeu. Il faut l'imaginer rentrant dans le loft couverte de sang, un couteau à la main. Et là, pendant quelques minutes, les candidats la regardent curieusement : la rencontre entre les deux réalités (d'un côté l'apocalypse, de l'autre le cocooning et la bêtise télévisuels) est saisissante. ils prennent Kelly pour une nouvelle candidate, imaginent qu'elle est totalement folle et qu'il s'agit d'un rebondissement du jeu, bien entendu ne croient pas un mot de ses explications. Jusqu'à ce que, bien entendu, ils se rendent compte qu'elle a bien raison. Mise en abîme rare de la télévision qui se regarde elle-même comme la seule vérité possible puis se confronte à l'inconnu...

Attention, Dead Set est étonnamment violent pour une série télé. Le sang coule à flot, et il faut parfois avoir le coeur bien accroché. De plus, par moment la réalisation a tendance à abuser de la caméra portée, ce qui rend les cadrages saccadés. Cela participe à l'ambiance, mais c'est parfois énervant lorsqu'on ne saisit pas tout ce qu'il se passe à l'écran.



Les morts-vivants ont la cote depuis longtemps dans de nombreux médias, chaque trimestre voit son lot de zombies envahir  les jeux vidéo, ou bien les bandes-dessinées, les jeux de rôle ou bien entendu les grands écrans. Mais Dead Set possède une qualité rare : celle de ne pas tomber dans la gaudriole et de croire en ses ambitions.

Pour les amateurs, Dead Set est indispensable.

La bande-annonce est disponible sur Youtube (en version originale) cliquant ici.
Partager cet article
Repost0
11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:50
La toute fin de la saison 4 annonçait de grands changements, via un procédé narratif simple : faisons un bon de 5 ans en avant et voyons ce que sont devenues nos héroïnes. Certes c'est un peu facile comme méthode mais c'est à priori efficace. Mais l'on va voir que rien ne change vraiment à Wisteria Lane.

Wisteria Lane,  5 ans plus tard donc. Les personnages ont évolué et ne ressemblent plus tout à fait à ceux que nous connaissions : Susan n'est plus avec Mike, Bree est devenue une femme d'affaire qui a réussi, le couple de Lynette a (enfin !) donné naissance à une petite fille, et Gabrielle a elle aussi reçu la visite des cigognes.

C'est donc avec plaisir que l'on découvre une nouvelle configuration. On se dit que le terrain de jeu va être d'autant plus amusant. Et justement les scénaristes ont la bonne idée de faire revenir Eddie Britt, nouvellement mariée. C'est justement son époux, Dave, qui va être au centre de toute la saison : il débarque avec Eddie à Wisteria Lane pour se venger discrètement de quelqu'un. Qui ? Et va-t-il arriver à ses fins ? Ce sont les deux questions qui vous tarauderont pendant 24 épisodes.

Passé l'amusement de voir les personnages dans une nouvelle configuration, le changement s'avère très positif car moteur de l'intrigue. Dave a une bonne et sérieuse raison de se venger, qui trouve son origine dans ce trou narratif de 5 ans. Il fera tout pour être bien vu de ses voisins tout en fomentant sa vengeance dans l'ombre.

Autour de ce pivot scénaristique, la saison en fera voir de belles à tous les personnages, comme d'habitude.

Alors, tout est parfait dans cette saison 5 ? Pas vraiment, malheureusement. Car toute la saison va consister à ramener plus ou moins les personnages dans leur configuation initiale (c'est-à-dire celle des 4 premières saisons). Cela se fait doucement, insidieusement même et au final dénote d'un sérieux manque de créativité de l'équipe scénaristique. Reste l'installation à long terme de Catherine, personnage mystérieux et intriguant de la saison 4, qui rejoint les héroïnes d'origine. Pas vraiment convainquant, on a le sentiment que c'est pour préparer le départ d'une des actrices principales (et pour cause...).

Bref une saison sympathique et plaisante, mais qui ne va pas au bout de son idée, et c'est bien dommage.
Partager cet article
Repost0
31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 21:36
Cela faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas revu mes copines de Fairview, malgré une très sympathique saison 3 qui remettait la série sur de bons rails. Et voilà que justement M6 diffuse cet été la quatrième saison de la série : est-ce l'occasion de s'y remettre ?

Et bien disons-le tout de suite : oui !
Car retrouver Linette, Susan, Bree et Gabriel est un vrai plaisir. Rien ne change vraiment dans Desperate Housewives et justement l'un des plaisirs est de retrouver ces personnages hauts en couleur.

L'intrigue générale de la saison va tourner autour d'une nouvelle voisine, Catherine, ancienne amie de Susan. Et comme toujours dans Desperate Housewives : à nouveaux voisins, nouveaux mystères... Car Catherine dissimule un passé sûrement trouble. Pourquoi sa fille ne reconnait-elle plus personne alors qu'elle est sensée avoir vécu à Whisteria Lane au début de son enfance ? Pourquoi Catherine ne veut-elle rien dire sur le père de sa fille ?
Et s'il n'y avait pas Catherine, les sous-intrigues sont suffisament gratinées : Mike, l'époux de Susan, va-t-il découvrir que Hodge, l'époux de Bree, a tenté de l'écraser (occasionnant indirectement ses troubles de mémoire) ? Gabriel va-t-elle supporter longtemps son mari, riche maire de la ville mais absent et froid comme la glace ? Et comment Bree va-t-elle s'y prendre pour cacher que sa fille est enceinte ? Linette viendra-t-elle à bout de son cancer ?


Dit comme ça, si vous ne regardez pas Desperate Housewives, vous devez penser que cette série est un ersatz de Dallas ou des Feux de l'amour... Et vous n'auriez pas totalement tort, puisqu'arrivée à la quatrième année la série perd toute crédibilité (déjà qu'elle n'en n'avait pas beaucoup). Fort heureusement c'est sans compter le charisme des actrices et l'humour des auteurs qui supportent le show.

Le gros point positif de cette saison c'est d'être presque la dernière. Car à la fin des 17 épisodes, toutes les intrigues sont bouclées. On pourrait très bien s'arrêter là, tout est expliqué, rien n'est caché. Sauf que les 30 dernières secondes annoncent de grands changements, ce dont la série avait besoin.

Parmi les défauts, notons simplement que tout va un peu trop vite et que les surprises fusent de toute part : 2 décès importants, 2 naissances (...balle au centre !^^).

Rendez-vous pour une saison 5 qui s'annonce toute neuve et par conséquent sous les meilleurs auspices...
Partager cet article
Repost0
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 15:19
Il y a parfois des paris fous qu’on se lance, et que l’on ne tiendra probablement jamais.

Aussi aujourd’hui j’inaugure mon saut à l’élastique culturel, qui va m’amener probablement à descendre de plus en plus vers l’absence de qualité, je veux parler d’une rétrospective sur une des séries mythiques des années 90, je veux parler de Baywatch, retitrée « Alerte à malibu » par TF1.

« Alerte à Malibu » évoque invariablement tout un ensemble de stéréotypes. Pamela Anderson et sa poitrine opulente mise en avant par des maillots de bain 3 tailles en dessous. De jeunes et beaux sauveteurs courant au soleil sur le sable chaud. Et des intrigues débiles.

J’avoue que curieusement je n’ai jamais été adepte de la série pendant son âge d’or. Je suivais l’évolution du casting de loin, plus intéressé par le choix des actrices (souvent issues de l’écurie Playboy) que par le reste. Aussi me paraît-il intéressant de revenir presque 20 ans plus tard sur ce phénomène médiatique (rappelons que la série connut les audiences les plus importantes de son époque). Voilà donc le premier d’une série d’articles qui tentera de percevoir l’évolution de la saga Baywatch dans le temps, son intérêt et surtout si les a priori sont justifiés.

Baywatch (oui, je préfère le titre original) propose au spectateur de suivre les aventures d’une équipe de sauveteurs sur la plage de Malibu à Santa Monica, Californie (voir la page officielle des VRAIS sauveteurs ). Au début de la première saison l’équipe se compose de 3 sauveteurs expérimentés et 2 nouvelles recrues :
- Mitch Buchannon (David Hasselhoff), le chef d’équipe qui n’a pour seul problème que la garde de son fils Hobie (Brandon Call) suite à un divorce.
- Craig Pomeroy (Parker Stevenson), partagé entre son métier d’avocat et sa vocation de sauveteur.
- Jill Riley (Shawn Weatherly), sauveteuse sérieuse et consciencieuse.
- Eddie Kramer (Billy Warlock), un petit gabarit un peu farouche au bon cœur, mais sans le sou car il vient juste d’arriver à Malibu.
- et enfin, Shauni McClain (Erika Eleniak), une jolie jeune femme un brin naïve mais volontaire.
L’équipe travaille régulièrement avec des personnages récurrents, tels qu’un sauveteur sur une plage privée, un flic local, ou bien un vieil instructeur nostalgique.
Et pas de Pamela Anderson ? Non. Elle n’arrivera que plus tard dans la série.

La structure narrative de chaque épisode est classique et récurrente : un évènement principal en rapport avec le sauvetage et un évènement plus mineur (voir deux) en rapport avec la vie privée d’un des personnages.

Sur la plage, ça ne chaume pas, il y a du boulot ! En fin de compte, les noyades ne sont pas si nombreuses puisque les scénaristes varient les soucis. La série essaie tant bien que mal de pointer du doigt quelques problèmes de société : la violence conjugale, le divorce, les politiciens véreux, l’absence de réglementation concernant les scooters des mers (rappelons que nous sommes en 1989), la prise de stéroïdes pour tricher, la protection du littoral, etc. Oh rien de trop complexe, mais c’est bel et bien là, quoiqu’on pouvait penser des stéréotypes sur cette série. Parfois même la série lorgne du côté de la série policière avec kidnapping et cie : pas simple de toujours trouver une raison de faire du sauvetage !

Côté vies privées, rapidement les interactions se créent entre les personnages : Eddie vient vivre chez Craig et sa conjointe, le même Eddie commence à éprouver quelques sentiments pour la jolie Shauni, Mitch se bat pour conserver la garde d’Hobie dont la mère est mutée en Ohio, etc.
L’ensemble ne fonctionne pas trop mal pour le moment, surtout permet au spectateur irrégulier de suivre l’intrigue sans trop de mal.

Rappelons que Baywatch a 20 ans ! Et si à l’époque c’était une série dans l’air du temps, cette dernière a fait son office, et il faut bien constater que les vêtements, coiffures et équipements font maintenant bien kitsch : sacs bananes, téléphones à fil, sweets fluos, grandes paires de lunettes de soleil, coiffures permanentées. Bouh, que tout ça a mal vieilli ! C’était inévitable, bien entendu, mais franchement parfois on ne peut s’empêcher un petit sourire en coin.

A noter, enfin, le générique (la chanson « Save me » par Peter Cetera) n’est pas le même que celui des saisons à venir.

Cette première moitié de première saison s’avère donc parfaitement regardable avec un brin d’indulgence. Ca n’est pas transcendant, mais ça se laisse regarder car c’est classique et carré. Vivement la suite !



 
Partager cet article
Repost0
30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 18:47
Mick est un vampire, Beth une journaliste d’investigation. Ils s’aiment sans se l’avouer, mais leurs conditions les opposent. Mais leurs destins vont être liés…

Je l’avoue : le pitch de base de Moonlight ne me plaisait pas énormément. Lorsqu’on touche au mythe du vampire, il s’agit de mettre des gants et d’amener le truc en douceur si l’on veut obtenir quelque chose d’intéressant. Coppola y est arrivé avec "Bram Stocker’s Dracula" ;  Patrick Lussier s’est gamelé avec "Dracula 2000".

Dès le pilote on comprend rapidement qu’il ne faudra pas chercher la qualité du côté de la réalisation, pas mauvaise mais franchement aussi insipide qu’un « Experts ». Idem côté acteurs. Mick St John le héros vampire détective privé gentil, ce qui commence à faire pas mal d’adjectifs, est interprété par un bellâtre pas spécialement taillé pour le rôle. Sophia Myles, la blondinette journaliste, en fait parfois des tonnes, et le pire du casting Jason Dohring, tout droit sorti de « Veronica Mars », passe mal dans la peau d’un vampire plusieurs fois centenaire…

Mais alors quelless sont les qualités de cette série et pourquoi je l’ai suivi sur (déjà) 8 épisodes, me direz-vous ? J’aime le jeu de rôle « Vampire la Mascarade ». Justement la série emprunte régulièrement des concepts à ce jeu de rôle (et accessoirement aux romans d’Anne Rice). Et Moonlight réussit à rendre accessible au grand public des concepts intéressants comme la dualité intérieure du vampire sans être trop lourdingue. Passé le premier épisode, assez fade, la série prend doucement de l’envergure en développant doucement un univers vampirique intéressant. Ils vivent parmi nous, mais cachés : ils veulent à tout prix rester dans l’ombre (hop, le concept de la Mascarade issue du jeu de rôle ! ). Les vampires sont organisés en petits groupes de connaissances et s’opposent souvent les uns au autres via des manipulations et des trahisons (voir l’excellent sixième épisode Black Crystal). Les plus anciens veulent dominer les plus jeunes. Lorsque vous créez un vampire, vous devez l’éduquer… Des notions fidèles à ce que j’ai pu lire dans « Vampire La Mascarade » et « Anne Rice ».

Deuxième bon point, c’est que la série réussit curieusement à développer des intrigues à deux niveaux : la romance sous-entendue entre Mick et Beth intéressera la ménagère de moins de 40 ans, alors que moi l’historique des personnages me plait bien plus. Car Mick est devenu vampire parce qu’il s’est marié il y a 60 ans à Coraline, une damnée qui l’a mordu et dont il s’est vengé. Enfin du moins le croyait-il, puisqu’elle revient, bien décidé à faire de sa vie un enfer. J’aime quand des intrigues qui prennent racine dans le lointain passé viennent bouleverser le quotidien des personnages. Le monde des vampires s’y prêtent bien.

Et donc doucement mais sûrement Moonlight développe son univers et s’avère intéressant alors que graphiquement et techniquement rien ne sauve la série. Si bien qu’au bout de 8 épisodes, je suis curieux de connaître la suite.

A noter que les vampires ont décidément la côte sur les écrans de séries américaines, puisque True Blood mais aussi à l’honneur des suceurs de sang, dans un style à priori plus poisseux et glauque. A surveiller aussi : dès que j’en aurai vu un peu, je vous fais signe.
Partager cet article
Repost0
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 08:22
Leonard et Sheldon sont deux génies de la physique quantique, capables de vous parler des heures de toutes les théories scientifiques. Si Leonard reste encore à peu près sociable, Sheldon ne prend tout le temps les choses au premier degré. Ils partagent leur temps avec leurs deux autres potes : Wolowitz, un juif dragueur manqué, et Koothrappali, un indien si timide qu’il ne peut parler aux femmes. Et nos quatre amis sont d’indécrottables geeks : ils se passent les DVD de BattleStar Galactica en boucle (avec les commentaires), organisent des soirées consoles à toue de bras, adorent participer à des cosplays… Des « nolife » !
Le quotidien de nos 4 vieux garçons va être sérieusement bousculé par l’arrivée de Penny, l’adorable voisine de palier de Sheldon et Leonard. L’un d’entre-eux arrivera-t-il à conquérir le cœur de la belle ?


Si vous aimez les sitcoms type Friends, The Big Bang Theory a déjà tout pour vous plaire. On y retrouve la même dynamique : des personnages bien typés, qui réagissent à des situations nouvelles à chaque épisode, le tout enrobés de dialogues percutants et drôles. L’originalité de The Big Bang Theory, c’est de faire appel à toute une culture moderne, la culture « geek ». Ainsi les références aux comic-books, aux jeux vidéo, aux mangas, à Internet, et au cinéma fantastique fusent de toutes part, que ce soit dans les dialogues ou même les décors.

L’autre point admirable c’est que les auteurs parviennent à nous faire rire avec ces nolife, incapables de s’intégrer à la société, et non pas à leurs dépends. Et quand bien même le téléspectateur ne pigerait pas toutes les allusions, la trame générale reste parfaitement compréhensible.

Les personnages sont tous soigneusement choisis : Penny joue le rôle de Candide au pays des geeks, toujours paumée mais si gentille. Leonard amoureux transi de cette dernière tente désespérément de la conquérir. Sheldon est un scientifique pur et dur, qui plus est névrosé et incapable de communiquer avec son prochain normalement. Wolowitz fait toujours étalage de son prétendu romantisme à deux balles (il faut le voir en vo parler en français), et Koothrappali a une bouille impayable !

The Big Bang Theory c’est drôle, c’est frais, et l'on regarde 6 épisodes d'affilé sans voir le temps passer : vous devriez vous y mettre !
Message personnel à Loïc : FONCE !!


Partager cet article
Repost0