Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 11:37

Brian Yuzna a placé la barre assez haut dans le Retour des Morts-vivants 3. Non seulement le réalisateur réalisait alors le meilleur opus de la saga, mais en plus développait des thèmes originaux et personnels. C’est à Ellory Elkayem (Eclosion, Arac Attack) qu’incombe la délicate tâche de faire aussi bien que son prédécesseur…

Hybratech est une grosse corporation aux projets très variés (chimie, nourriture, jeux vidéo) ; dont la récupération des cuves de trioxyne dispersées sur le territoire américain. Mais ce travail n’est pas aussi altruiste qu’on pourrait le croire : Hybratech travaille en secret à la conception de zombies robotisés en tant qu’armes de guerre !
Alors qu’un de leurs potes (seulement inconscient) risque d’être utilisé comme cobaye, Julian et sa bande décident d’aller le libérer du centre de recherche. Et c’est parti pour de nouvelles aventures…


Si Elkayem reprend le thème du zombi arme de guerre du troisième épisode, il fait table rase du passé. Fini donc l’humour des deux premiers volets, oubliée la zombie sexy et sentimentale, terminé les messages écologiques. Elkayem ne produit qu’un simple spectacle calibré pour adolescents : ici on ne réfléchit pas un seul moment, non on préfère se délecter du spectacle d’ados tirants dans les crânes des morts-vivants (le même type d’effet spécial est repris une dizaine de fois). Pire, le film met 50 minutes à introduire l’histoire, et sur 1 h 20 (on frôle le court-métrage), ça fait très très long : le sommeil menace de gagner.

Le Retour des Morts-vivants 4 ressemble plus à un jeu vidéo qu’autre chose. Les héros avancent dans les couloirs du centre, tirent sur des zombis, n’ont plus de balles, combattent à mains nues, retrouvent des armes dans une réserve, retirent sur les zombis, recourent dans les couloirs, n’ont plus de balles… jusqu’au boss de fin de film : les parents soi-disant décédés de Julian transformés en machines de combat, sulfateuse ou scies circulaires en guise mimines (merci Nemesis de Resident Evil !). Bref ça ne va pas chercher bien loin.

Si encore les personnages étaient attachants. Notre « Scoobydoo gang » est composé d’un jeune homme rebel (motard, attention !), d’une latino sérieuse, d’une bimbo (qui fait dont de son corps pour aider l'équipe à pénétrer le centre), d’un black intello, d’un garçon manqué, et d’un enfant technicien (il construit un lance-flamme dans le dos de son oncle). Bien sûr, lorsque ces gamins tombent sur des fusils mitrailleurs, tout le monde ou presque sait s’en servir et se délecte à mitrailler tout zombi qui bouge : à croire que la National Rifle Association a financé le film…

Et pourtant on tenait là la possibilité d’un joli mélodrame avec cette histoire de parents zombis transformés en cyber-soldats : la confrontation avec leurs enfants pouvait donner lieu à des scènes intéressantes. Mais non, le réalisateur applique bêtement le cahier des charges du film de zombis. Et encore pas très bien, puisque les morts-vivants sont soit idiots soit très intelligents et capables de paroles. Comme ce copain de Julian revenu d’entre les morts pour se venger car il pense qu’il se tape sa copine. Et hop une scène de combat à main nue, bla bla en prime, alors que bon c’est bien connu les zombis c’est le cerveau qu’ils veulent…

Bref, Le Retour des Morts-vivants 4 : Necropole est un foirage complet, qui vu le final (l'oncle se barre avec une cuve de trioxyne) appela une suite : Le Retour des Morts-vivants 5, sous-titré « rave mortel ». J’aurais écrit « mortelle » pour ma part, mais je reprends la jaquette texto. Perso la v.o. me fait aussi beaucoup rire : « Rave to the Grave ». Chronique à lire bientôt ici même bien entendu (et ça c’est du teaser !) .

Partager cet article
Repost0

commentaires