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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 10:44

the town

Que devait attendre d'un film de Ben Affleck, le type qui a nické la licence Daredevil au ciné ? Le sieur arrive donc derrière (et devant) la caméra avec un lourd passif cinématographique pour le lecteur de comics que je suis. Et ... surprise !

Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre. Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.
Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel. [résumé copier-coller d'Allocine]

The Town est en fait le deuxième film de Ben Affleck, après Gone Baby Gone, un polar noir adapté du roman homonyme de Dennis Lehanne (auteur de Shutter Island). Confirmation donc que Bennie (oui je suis intime avec lui) aime les ambiances sombres.

Et sur The Town il réussi un petit tour de force : marier la comédie sentimentale (à petite doses tout de même) et le film de braqueurs. Et curieusement, malgré ce projet casse-gueule au possible (ben oui parce nian-nian de la comédie sentimentale et guns du polar font rarement bon ménage), il parvient à rendre un film de bonne qualité, bien filmé, intéressant de bout en bout. On en reste même surpris.

La grande force de The Town c'est son attachement à détailler une zone de Boston, Charlestown, particulièrement touchée par la criminalité. C'est à travers le prisme du relationnel d'un groupe de gamins devenus adultes qu'il nous embarque dans son histoire. Affaires de potes, affaires de familles, affaires de coeur, tout fini par s'entremêler. L'esprit de clan est plus important que la loi et la justice. Et on ne quitte ni son passé, ni Charlestown, sauf les pieds devant et en trahissant tout le monde. En un sens, le film fait vaguement penser à Mystic River (déjà écrit par Denis Lehanne, tiens donc).

Hormis cette peinture sociale d'un quartier rongé, Benou filme des scènes d'action (braquage, poursuite, gunfight) de façon certes classique mais diablement efficace. Pas d'effets stylés, pas de ralentis, c'est sobre, à l'ancienne presque.

Un nouveau passage derrière la caméra réussi donc, pour un homme qui finalement pourrait bien être plus talentueux derrière que devant.

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