
Le marketing de la Personne aux deux personnes était franchement excellent et a provoqué pas mal de fous rires nostalgiques (allez voir
le faux clip de Gilles Gabriel ici, ça vaut le détour). Et si cela m’avait donné envie de voir le film, j’y avais renoncé. Et si le teaser était meilleur que le film lui-même ?
Gilles Gabriel est ancien chanteur à succès des années 80, Ranu (Daniel Auteuil), un petit employé de bureau mal dans sa peau. Par un concours de circonstance, l’esprit de Gilles Gabriel va habiter celui de Ranu. La co-habitation de deux personnalités aussi différentes ne se fera pas sans mal… « La personne aux deux personnes » a l’immense mérite d’être une comédie qui ose l’originalité. Passons vite sur la confrontation Gabriel/Ranu, le duo Chabat/Auteuil fonctionne à plein régime, et sans tomber dans le cabotinage lourdingue. C’est l’une des grandes forces du film que de réussir à nous attendrir sur ces deux loosers.
On reconnaîtra la « patte » Chabat dans les décors puisque Ranu en est resté aux années 80. L’occasion d’une série de gags qui n’échapperont pas aux trentenaires.
Reste le gros écueil du film : les dernières 20 minutes ! Car les auteurs se sont senti bien de nous fourguer un twist lourdingue. Je ne spoilerai pas mais j’ai trouvé que cela ne servait strictement à rien. Du coup le film finit sur une sensation bizarre, comme si les auteurs ne savaient pas vraiment comment conclure et qu’il fallait à tout prix proposer quelques chose d’original (alors qu’on était déjà conquis, pas de chance !).
Dommage mais heureusement l’ensemble se laisse regarder avec le sourire aux lèvres.