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Cinéma, bouquins, jeux de rôle et comics principalement mais pas que.

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Suspiria

Après « L’Oiseau au plumage de cristal », je poursuis ma découverte du cinéma de Dario Argento. Un gros morceau cette fois-ci : « Suspiria » !

Suzy (Jessica Harper), une jeune danseuse américaine, débarque à Fribourg pour suivre des cours intensifs de danse au sein d’une prestigieuse école. Mais rapidement la jeune femme se rend compte que quelque chose ne va pas : dès son arrivée, une élève est sauvagement assassinée par un maniaque. Rapidement, une ambiance lourde et trouble va s’installer sur l’école, et les évènements macabres ne vont pas manquer de se succéder. Suzy parviendra-t-elle à résoudre se mystère ?

Suspiria se ressent plus qu’il ne se regarde.
La musique des Goblins contribue en partie à créer une atmosphère inquiétante, à base de feulement, de cris, et de bruissements que vient percer un thème mélodieux et envoûtant.
Au-delà de la musique, c’est la couleur qui frappe à la vision de Suspiria : quel choc visuel ! Argento ose des couleurs très soutenues (bleu, rouge, ou vert) qui viennent nimber le décor et renforce l’ambiance fantastique du film.

Et, après la vision de « Suspiria » et de « l’Oiseau au plumage de cristal », se dessinent plusieurs constantes dans le cinéma d’Argento.

L’importance du décor.
Dans « L’oiseau… », je me souviens de la scène avec cet escalier qui monte de manière triangulaire et qu’Argento avait pris un malin plaisir à mettre en avant. Dans « Suspiria », TOUTE l’école de danse est un décor fabuleux, baroque, et flamboyant ; un terrain d’exploitation propice aux expérimentations du réalisateur.

L’importance d’un détail dont il faut se rappeler.
Rappelez-vous dans « l’Oiseau… », c’est la scène d’agression qui est la clé de l’énigme. Ici, les propos que tient la première victime lorsqu’elle croise Suzy permettront à cette dernière de pénétrer au cœur du mystère.

La violence et la sang.
Argento aime filmer le sang, quitte même à saturer la couleur. Les meurtres sont toujours spectaculaires, j’en veux pour preuve le premier double-assassinat, saisissant.

Les références à Hitchcock.
Argento semble vouloir dans les deux films rendre hommage. Dans « Suspiria », il filme un siphon de la même façon qu’Hitchcock à la fin de sa célèbre scène de la douche.

Et plus je regardais Suspiria, et plus je pensais au Shining de Stanley Kubrik. On y retrouve des atmosphères qui se ressemblent (enfermement dans un lieu unique, la menace ancestrale, importance de la mise en scène, caméra flottante et hyper-dynamique), et je me demande si Kubrik n’aurait pioché allègrement.

Quoiqu’il en soit, Suspiria est un film magnifique, un choc visuel. Et si vous avez la chance de vous procurer l’édition spéciale « Les Introuvables Fnac », n’hésitez pas : non seulement vous profiterez d’une version remarquablement remastérisée et aussi de bonus très intéressants (intervention de Jean-Baptiste Thoret, interview…). Passionnant de bout en bout.


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