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Cinéma, bouquins, jeux de rôle et comics principalement mais pas que.

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Enfin veuve

undefinedLa vie de couple d'Anne-Marie (Michelle Laroque) est un désastre : marié à un chirurgien dentiste plus intéressé uniquement par la plastique (vieillissante) de son épouse et son caniche. Pas étonnant qu'Anne-Marie trouve donc la passion entre les bras d'un amant, Léo, armateur de bateau. Jusqu'au jour où son époux décède : une mort sensée marquer le début d'une nouvelle plus palpitante. Mais c'était sans compter la gentillesse de sa famille, persuadée qu'il faut soutenir Anne-Marie au cours de cette dure épreuve...

Enfin veuve ! n'est pas aussi bon, aussi fin et aussi plaisant que Je vous trouve très beau. Pour son deuxième film, Isabelle Mergault commet quelques erreurs de dosage qui déstabilise son film. La finesse de certaines scènes est malheureusement plombée par de nombreux passages, plus dignes du théâtre de boulevard (globalement toutes les scènes où la famille veille sur Michelle Laroque, impeccable). Non pas qu'on aime pas le boulevard, mais ça n'est pas forcément ce qu'on venait chercher.

Pire, par moment le film devient lourd à vouloir exposer clairement les double-sens et sous-entendus (qui du coup ne le sont plus vraiment). Exemple : le dialogue entre Michelle Laroque, son fils (Tom Morton, excessivement tête à claque) et Jacques Gamblin.

Au début du film les amis et la famille sont persuadés du bonheur du couple d'Anne-marie, ignorant toute la détresse de femme désirant connaître une passion perdue depuis longtemps. Contrainte par l'envie de ne pas décevoir les proches, elle reste avec son époux qui a fini par la dégoûter (la scène du retour en voiture).

Après le décès, qui aurait pu signifier la libération, c'est la morale qui l'empêche de connaître le bonheur promis, la volonté de ne pas décevoir sa famille, en annonçant la relation extra-conjugale. On touche au sublime lors de cette scène où Michelle Laroque entreprend de dire la vérité à sa famille avant d'y renoncer par peur de les décevoir. En un regard baissée de l'actrice on comprend ses sentiments. Isabelle Mergault apporte une réponse toute personnelle à la problématique du film.

Dommage donc que le film oscille entre le magnifique et le lourdingue. Mais comment critiquer un film qui démarre et se conclue sur « Et si tu n'existais pas » de Joe Dassin ?

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