Cinéma, bouquins, jeux de rôle et comics principalement mais pas que.
La croisade s’amuse…
Bon, faut que je vous l’avoue tout de suite : pour moi, Indiana Jones c’est mythique. L’arche perdue est l’un des tous premiers films que j’ai vu en salle. En sortant, je me souviens que je savais ce que je voulais faire comme métier plus tard : archéologue. J’ai compris ensuite que c’était plus Indiana Jones qu’archéologue que je voulais faire (non, les archéologues ne luttent pas contre les nazis, non, les archéologues ne pillent pas les temples perdus…). C’est donc avec une crainte énorme que j’attendais ce quatrième volet des aventures de mon héros favori.
Attention, cette chronique va révéler l’histoire du film parfois dans le détail, donc si vous voulez garder le plaisir intact, allez le voir et revenir la lire !
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal est un chouette film d’aventure. Voilà, c’est dit. Comprenez que c’est bien, mais pas extraordinaire et nous allons voir pourquoi.
Le sujet du film, tout d’abord. Pourquoi avoir choisi de nous montrer Indy sur la piste des extra-terrestres alors qu’il y a tant de légendes et de mythes sûrement plus attrayant ? Là pour le coup, c’est Indy contre les petits hommes verts. On se rappelle qu’un jeu vidéo avait proposé un sujet probablement plus excitant : Atlantis. Un exemple parmi d’autres… Mais si le sujet est mal choisi à mon avis, le traitement est à la hauteur. Nous sommes à la fin des années 50, l’ennemi des américains vient de l’Est, et Roswell est passé par là… On supprosera que Spielberg en profite donc pour confronter son héros à l’un de ses thèmes favoris, les extra-terrestres. Autre point positif, l’évocation nostalgique d’une Amérique fantasmée des années 50, avec les blousons noirs, cheveux gominés, espions russes…
Et Harrison Ford ? Et bien curieusement, l’illusion fonctionne dans les scènes d’action, alors que lors des scènes calmes, on voit bien qu’on a affaire à un papy. Ca me laisse un peu mitigé.
Pire, les autres rôles du film sont à la ramasse. Marion, déjà vue dans l’Arche Perdue, ne sert que le temps qu’une savoureuse scène de retrouvaille. Leur freluquet de fils ne sert que de side-kick un brin jaloux de son père.
La méchante russe (Cate Blanchett) aurait pu être l’une des meilleurs méchantes de la saga, si toutes les promesses avaient été tenue. Au début, elle semble douée à la rapière, et dotée de capacités télépathique. Au final, ses talents d’escrime ne servent pas vraiment (si un combat contre le fils d’Indy…), et les pouvoirs mentaux ne servent pas. Bon sang, il y avait matière à faire une scène d’action énorme, à base de pouvoirs mentaux (genre « ca ne sert rien de vous débattre, Dr Jones, je sais par avance ce à quoi vous pensez… ») !
Reste quelques beaux moments (les courses poursuites sont sympathiques), quelques beaux plans (ah, Indy en ombre chinoise devant la bombe A !), et surtout beaucoup de références aux 3 épisodes précédents (Indy poussant un « C’est intolérable ! »)et enfin et surtout la musique !
Au final, on est heureux de revoir notre héros sur grand écran dans une aventure inédite. Mais l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il est temps que notre héros prenne définitivement sa retraite…