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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 17:04
24hsaison2.jpgAprès une première saison fort réussie, j'attendais donc la saison 2 au tournant. Non pas que j'avais un mauvais à priori, bien au contraire. Mais la saison une m'a laissé l'impression d'être une sorte de répétition générale, avant que les auteurs se sentent en confiance, en phase avec le public, bref près à se lâcher.

J'ai fini de voir les 5 premiers épisodes  de cette saison, et pour l'instant je suis très convaincu. Si si., même si mon titre d'article se voudrait un brin moqueur, je suis emballé.

Pour faire simple, rappelons les faits : un après après les évènements de la première saison, une nouvelle menace terroriste plane sur Los Angeles. Sauf que maintenant ca n'est plus le sénateur Palmer qui est menacé, mais la ville entière, puisque des terroristes menacent de faire sauter une bombe nucléaire artisanale en son coeur.
Jack Bauer, après la mort de sa femme, a quitté l'agence de contre-terrorisme, et Palmer est devenu président. Et c'est justement lui qui rappelle Jack dans l'agence, car quand il y a une vraie menace, c'est Jack qu'il lui faut...


Mon titre débile est en fait du aux premières minutes du show où l'on aperçoit Jack Bauer mal rasé et en grosse chemise épaisse style bûcheron canadien.  Forcément Jack finit par revenir dans l'action, et choisit de se raser avant de repartir en guerre ...

Mais Kim Bauer, me direz-vous, hum ? Que devient notre attrape-emmerdes favorite ? Pas grand chose de neuf, elle s'attire des ennuis, et il faudra bien à un moment que son père la dépatouille du bordel dans lequel elle s'est empêtrée... Tout ca pour dire que l'actrice et le personnage sont toujours insupportables...

Mine de rien, le show fonctionne à plein régime et les cliffhangers fleurent bons la tension, le suspens. "Ah, tiens Jack infiltré parmi des bandits se retrouve à faire sauter l'Agence !", "Ah, tiens, Nina Myers est dans le coup !".  L'épisode 5 possède un joli morceau de tension, quelques secondes formidables, lorsque Jack se demande s'il ne devrait pas la flinguer sur place  : après tout, il n'y a qu'un petit garde pour surveiller la pièce dans laquelle on l'a enfermé pour l'interroger (oui, elle est liée à tout ce bazar terroriste...).

Bref, on retrouve le punch de 24 h chrono, mais avec une storyline toute neuve, et pour le moment le feuilleton tient en haleine. Que demander de plus ?

Ok, j'y vais, voici mes souhaits :

- que Kim Bauer passe l'arme à gauche, mais ca vous le savez
- que la population de Los Angeles apprenne ce qui se passe, que cela fasse une pagaille monstrueuse et que le boulot de Jack et ses copains devienne encore plus difficile
- que Bauer réussisse à coller une balle à Nina Myers. Non, 2 balles plutôt.
- que Mason (le patron de l'agence exposé à des radiations à fortes doses) survive je ne sais pas comment mais n'importe quoi me ferait rire. Quoique non, finalement.

Rendez-vous dans cinq épisodes pour savoir si mes voeux se réalisent...
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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 15:14
24.jpgAh, ah ! Ca y est, j'ai fini de visionner ce week-end dernier les derniers épisodes de la première saison de 24 H chrono.

Allons-y franco, j'aime beaucoup la fin, même si j'y ai trouvé quelques petites pétouilles. J'en avais déjà parlé, le GROS problème de la série, à mon sens, c'est la famille de Jack.  Attention, juste en dessous je vais dévoiler le gros truc de fin de la première saison, donc si vous voulez conserver l'effet de surprise ne reprenez qu'au paragraphe suivant. Le cas de Terry Bauer est réglé, d'un coup de flingue sèchement asséné par une Mina traîtresse. Wow ! Bien vu, même si on m'avait spoilé la fin , j'ai trouvé cela bien vu. Cela nous permet non seulement d'avoir une image finale magnifique (le héros pleurant tenant sa belle dans ses bras), mais en plus amène tout un tas de questions sur la saison 2. Pour en revenir à la traîtresse, Mina, à la reflexion ca fait plusieurs génériques que Jack en voix off nous signale qu'il y a une taupe dans l'organisation avec le visage de Mina qui apparaît à ce moment-là... Genre, on vous prend pas en traître finalement.

Quand à la fille la plus idiote de l'univers, j'ai nommé Kim Bauer, et bien j'attendrai patiemment qu'elle quitte la série.  tant pis, je vais devoir me la farcir dans la seconde saison, après je  n'en sais rien et ne veux pas savoir. Mais une balle perdue arrivant si vite...

Le tout dernier épisode est palpitant, j'ai a-do-ré la fusillade nocturne sur les docks. Bauer est persuadé que les terroristes ont assassiné sa fille et n'hésite pas une seconde pour les descendre froidement. Logique. Et complètement satisfaisant vu le ton de la série et l'idée que je me faisais de Bauer. J'espère simplement que les réalisateurs sauront garder ce ton dans les saisons à venir.

Bilan ?

Ben, 24 H première saison ressemble beaucoup à mes yeux à un galop d'essai. A un rôdage du genre. Comme si les auteurs ne savaient pas trop s'ils pouvaient se permettre telle ou telle chose. Avec une première fournée ayant remporté un succès incroyable, je les attends au tournant dans la seconde saison, qui devrait, croisons les doigts, leur permettre d'exprimer leur plein potentiel.
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 11:23
suspectes.jpgAurélie et moi avons acheté un décodeur TNT, surtout parce que je voulais pouvoir regarder iTélé, la chaîne d'infos en continue que j'apprécie beaucoup. Et du coup, l'autre soir, nous avons voulu inaugurer notre nouvel engin en regardant "un truc à la tv". Pas de chance, nous sommes tombés sur les deux premiers épisodes de Suspectes, la nouvelle saga de M6.

Si vous ne connaissez pas l'histoire, voici en gros ce qu'il s'y passe : trois femmes différentes (et leurs familles) sont menacées par un mystérieux tueur. Seul façon de s'en sortir : découvrir le lien qui les unit toutes les trois. Pour cela, elle devront apprendre à se connaître et à se faire confiance. Et comme le dit le sous-titre l'indique "Chaque femme a un secret..."

Bon, je vais être franc, je n'aime en général pas du tout les séries TV française. Surtout pas les machins qui passent sur TF1 genre Navarro, Mimie Mathy, et cie. Alors bon c'est un peu forcé que je me suis mis devant Suspectes, sans en attendre grand chose.

Et j'ai bien fait, car il n'y avait rien à voir. Suspectes n'est pas désagréable en soi, mais c'est bourré de petits trucs qui m'énervent.

Ingrid Chauvin dans un premier temps. Je ne l'aime pas. Pas du tout, même. Il y a des actrices comme ça, qui suffisent à me gâcher un film ou un feuilleton (autre exemple en tête, Andy mcDowell que je ne supporte pas). Et puis son rôle de gentille mère aussi à l'aise face à un tueur qu'à ses enfants, suuuuper...

Ensuite, il y a les ficelles débiles utilisées par les scénaristes. Exemple énorme : la fille d'Ingrid est partie de l'école par elle-même sans attendre sa mère. Panique. Ingrid court vite chez elle, pour trouver la maison à priori vide (mais ouverte). Elle s'empare d'un couteau à viande dans la grande tradition des Vendredi 13. Musique lancinante genre "attention, il va y avoir du danger". Gros plan sur un placard sous l'évier. Il y a quelque chose de caché. Ingrid ouvre : sa fille s'était mise sous l'évier "pour écouter de la musique tranquille" ! Ouais, vive la fausse piste pas géniale du tout. Merci Messieurs les scénaristes.

Enfin, on touche le fond dans la une scène se situant dans un cimetière, scène destinée à faire rire (les filles se plantent sur l'identité de la personne enterrée), mais comme c'est super lourd et répétitif, et bien ca tombe à plat.

Non franchement, ca ne vaut pas un bon vieux "Desperate Housewives".
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 12:49
24.jpgBon j'ai poussé mon visionnage jusqu'à l'épisode 17 de la première saison. Depuis, pour cause de "j'ai plein de cartons sur le sol de l'appart et de toute manière je n'ai pas encore de canapé", c'est le calme plat. Je compte m'y remettre dès ce week-end et finir cette satanée première saison.

Bon alors, que dire ?
Qu'effectivement, comme on me l'avait dit, ca me plait beaucoup. Finalement, le gimmick du "raconté en temps réel par tranche d'une heure" me botte pas des masses, mais j'aime bien le rythme soutenu de la série. Ca avance, on a pas vraiment le temps de souffler, il se passe toujours un truc. Et comme le faisait remarquer Renaud dans une discussion, il y a une gestion de la luminosité très intéressante.

Kieffer Sutherland est toujours aussi bon, pas de soucis.

Seuls deux petits détails me chagrinent dans cette deuxième partie de saison.
Le premier, c'est le coup de la femme de Jack Bauer qui devient amnésique. Lorsque j'ai vu le truc arriver, je me suis : "bon là, on se fout de ma gueule". Même pas une saison, et déjà, un personnage perd la mémoire. C'est le genre de truc qui ne convient pas vraiment au style de cette série. Autant dans Desperate Housewives, où l'on en est à 3 amnésies en 3 saisons, ca me dérange moins, ca fait parti du genre un peu soap. Autant dans 24, je pense que les scénaristes auraient pu se creuser un peu plus pour trouver quelque chose de mieux.
Le deuxième détail : Elisha Cuthbert. Je ne la supporte plus, l'actrice comme le personnage. Son air de midinette à deux balles m'énerve. Et son personnage devient petit à petit assez insupportable (et des amis me disent qu'il faudra bien que je m'y habitue, misère). Non, parce que franchement, je veux bien que c'est la fille de Jack Bauer, elle est perturbée parce qu'elle a sur vécu à un enlèvement, mais tout de même, que fait-elle une fois libre ? Elle appelle un de ses ravisseurs, parce que... elle est amoureuse de lui. Oh, même pas sûr, remarquez. Peut-être qu'elle éprouve un petit quelque chose pour lui. C'est téléphoné, c'est idiot, ca m'a énervé.

Dommage qu'il y ait ces deux pétouilles, car sinon c'est excellent.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 19:19
24.jpgJack l'Eboueur de terroristes, bien entendu...

Me voilà donc embarqué dans la série 24 h chrono. Ca y est. Il m'aura fallu 10 épisodes pour y arriver mais je commence à comprendre pourquoi tant de personnes m'ont encouragé à regarder les aventures de Jack Bauer contre les vilains terroristes qui en veulent à la peau d'un candidat black à la présidence.

C'est rudement bien fichu leur truc tout de même. Pas toujours très crédible comme le faisait remarquer une petite voix du Japon dans un commentaire d'aujourd'hui, mais bougrement prenant. Kiefer Sutherland campe un agent de la cellule anti-terroriste attachant : que voulez-vous, il ne lui arrive que des tuiles ! Et surtout, ce qui m'a plu c'est le côté un peu énervé du personnage, prêt à craquer... et on ne le serait à moins après 24 h sans dormir ! Premier bon point.

Ensuite, si certaines intrigues secondaires sont courues d'avance, d'autres sont surprenantes. Quel sentiment agréable que d'être surpris devant une série, non ?

Enfin, j'y trouve avec plaisir quelques acteurs de Desperate Housewives et c'est rigolo de les voir à contre-emploi (not. l'acteur qui interprête Mickael York dans 24 et le mari de Susan dans Desperate).

Par contre, au début de la saison on nous disait que "ces évènements sont filmés en temps réel", et puis quelqu'un a du se rendre compte que personne n'y croyait donc il ont chinté ce préambule.^^

J'en suis à la moitié de la saison, soit le 12ème épisode, et pour le moment, je pencherai bien pour un joli "mais la méchante c'était la femme de Mickael Palmer le candidat". Mais en même temps, comme le but des scénaristes est de brouiller les pistes, ca reste très ouvert...

Tiens allez, ce soir je regarde une poignée d'épisode. Ca y est, chuis foutu...
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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 18:21
desperatehousewivessaison3-B.jpgDepuis quelques semaines nous rattrapons notre retard sur la saison 3 de Desperate Housewives, saison qui sera diffusée en France à la rentrée. Amateurs de la série, pas d'inquiètude, je ne dévoilerai rien de crucial dans cet article, afin de vous ménager le suspens.

Néanmoins, je me devais de revenir sur cette saison 3 qui pour le moment (nous en sommes à l'épisode 16 sur 24) me convient parfaitement. J'avais quelques appréhensions après une seconde saison à mon sens en demi-teinte. Ca y est, Desperate Housewives a retrouvé son rythme de croisière !

Pour ceux d'entre-vous qui ne suivrait pas la série, je vais faire un tout petit résumé de la série. Desperate Housewives nous conte les aventures de 4 femmes d'un quartier résidentiel américain. Nous suivons donc :
- Susan, éternelle gaffeuse divorcée, qui a la charge de sa fille ;
- Lynette, mariée à Tom, et mère de 4 enfants, travaillant dans la publicité ;
- Gabrielle, ex-mannequin totalement superficielle et intéressée uniquement par le shopping,
- et  Bree,  "psychopathe" au foyer, maniaque du rangement, des convenances et des apparences.


Outre l'affection qu'on finit immanquablement par porter à ces 4 femmes, la série fonctionne grâce à son cynisme affolant. La série n'hésitant pas à dénoncer l'hypocrisie et les façades : tout le monde s'efforce de faire croire qu'il est heureux, alors qu'en réalité chacun souffre (pour différentes raisons) mais personne ne veut le montrer.

Alors quoi de neuf dans cette saison 3 ?

Et bien les auteurs ont réussi à éviter le piège de la saison 2, où finalement, les 4 femmes évoluaient chacune dans leur coin. Si l'on avait aimé la première saison, c'était surtout pour les voir se réunir et papoter, monter des plans, etc. Chacune ayant sa vie developpée en intrigue secondaire.
Donc, ouf, ca y est nous les revoyons intéragir, s'adorer, s'engueuler, se détester.

La relation entre Susan et Mike va énormément évoluer avec l'apparition d'un troisième personnage. Julie, la fille de Susan, va grandir, s'affirmer.
Dans le couple de Lynette, c'est Tom qui va prendre de l'assurance, et leur relation (la plus "normale" de toutes) est la plus intéressante à suivre (et la plus émouvante). Leur famille va changer, pas forcément pour le meilleur d'ailleurs.
Gabrielle et Carlos, son époux, vont continuer leur petit jeu du "je t'aime moi non plus"
Bree quant à elle continue à attirer les psychopathes en tout genre. Orson (vive Kyle McLachlan !) va prendre une grande place dans sa vie, mais elle devra l'accepter comme il est réellement. Andrew son fils homosexuel va lui prendre une trajectoire... inattendue !
desperatehousewivessaison3-A.jpg
Je ne vous en dirais pas plus, simplement sachez que la saison est presque coupée en deux parties, avec un épisode "énorme" faisant la jonction (celui de la prise d'otages dans la superette, vous m'en direz des nouvelles : de notre côté, on a fini en larmes).

Desperate Housewives est donc toujours aussi bon, toujours aussi drôle et émouvant. Attention toutefois, amis scénaristes, à ne pas trop continuer car à la longue on pourrait se lasser : clôre à la fin de cette troisième saison me paraît être une bonne idée, par exemple. Car en effet à force de revirement, l'ensemble commence à devenir un vrai "n'importe quoi" indigeste à bien y réfléchir (2 personnages amnésiques, au moins une demi-douzaine de meurtres, etc. ca fait beaucoup pour un quartier seulement). En attendant, c'est du tout bon !
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 13:57

Dans un futur lointain.
Les hommes ont colonisé une demi-douzaine de mondes et vivent en paix depuis la fin de la guerre qui les opposait aux Cylons, des robots qu'ils ont créé il y a des siècles et qui se sont rebellés contre leurs créateurs.
Mais cette paix est hélas éphémère :  les Cylons décime l'humanité ! Les quelques 50 000 survivants embarquent à bord d'une flotte guidée par un vieux vaisseau-musée désarmé : le Battlestar Galactica. Le Commandant Adama, un vieux briscard, dirige le Galactica, et a bien l'intention de mener la flotte jusqu'à l'ultime espoir de l'humanité : la Terre !

Voilà bien une série dont je n'attendais pourtant pas grand chose et qui m'a surpris !

J'avais eu l'occasion de visionner le pilote de 3 heures il y a quelques mois et si j'avais trouvé le tout très convainquant je n'avais pas été spécialement charmé. Et puis à force de lire dans quelques forums que Battlestar Galactica était une excellente série, je me suis un peu forcé à regarder la première saison. Et j'ai très bien fait !

La première chose qui frappe c'est le luxe de cette série. Rarement la science-fiction n'aura pas paru si réaliste. Le budget doit être énorme car les combats spaciaux et les décors intérieurs sont particulièrement soignés. Les réalisateurs ont visiblement apporté beaucoup d'attention à créer une ambiance moderne et réaliste. Par moment, la caméra se comporte un peu comme celle d'un journaliste avec petits zooms légers sur le sujet, ce qui nous donne l'impression par moment d'assister à un documentaire. Lors des combats spatiaux (pas très fréquents car ca n'est pas une série d'action), seul le silence et quelques rythmes de tambours accompagnent l'action, instaurant un climat déroutant au départ puis véritable marque de fabrique de la série.

Les personnages sont eux-aussi tout aussi soignés et fouillés. Le casting est vraiment impeccable et petit à petit au cours de la saison, on s'attache à ces héros pas toujours aussi roses qu'on l'aurait cru. Gaïs Baltasar, par exemple, est un grand savant qui a survécu à l'apocalypse cylon car il a involontairement trahi l'espèce humaine. Son seul objectif : cacher la vérité tout en essayant d'aider au mieux les siens. Tâche ô combien difficile puisqu'il a des hallucinations embarassantes : une Cylon fort séduisante ne cesse de le charmer et de le détourner de son travail.
Le commandant Adama tente de diriger l'armée humaine mais il a fort à faire face à des Cylons mieux armés et particulièrement efficaces. Il doit de plus répondre de ses agissements à la toute nouvelle présidente qui compte bien servir l'humanité avec le plus de sagesse possible. Et lorsque politiciens et militaires ne sont pas d'accord, ca fait des étincelles !
Tous les personnages ont un passé ou des défauts qu'ils cherchent à cacher, et dont ils devront assumer les conséquences. Rajoutez à cela que les Cylons peuvent imiter les humains et que la flotte a été infiltrée par des copies, vous imaginez l'ambiance paranoïaque qui peut régner à bord des vaisseaux...

Curieusement, Battlestar Galactica ne démarre pas pied au plancher. Au contraire même, puisque la série débute tranquillement. il faut au moins une demi-douzaine d'épisode avant que l'histoire générale deviennent vraiment passionnante. Petit à petit les scénaristes développent leur intrigue générale, tout en explorant des thèmes forts de notre époque (la politique, la place de la religion, le rôle de l'armée, le respect de l'autre, etc). Si bien qu'on est très loin d'une bête série de SF, ici la réflexion est très présente.  Les 13 épisodes (seulement) de cette saison un véritable crescendo : la fin de la saison est carrément flamboyante !

Mon opinion sur cette série a donc bien changé : Battlestar Galactica est bourré de qualité mais cette série demande un peu de temps et de patience pour qu'elle les révèle. Conclusion : une magnifique série et une sacrée envie de voir la saison 2 !

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 09:11
Une soir dans dans une grande ville américaine. Le magasin d'un prêteur sur gage.
Un homme s'apprête à acheter une clé, apparement celle d'une chambre d'hôtel, pour la somme de 2 millions de dollars. Intervient un homme "armé" d'un stylo bille. Plan général du magasin, vu de la rue. Un grand flash, des cris.
Générique.
Joe Miller, inspecteur, entre en scène sur les lieux du crime. Rapidement, il met la main sur la précieuse clé. Et pour cause : Joe découvre que cette clé permet d'ouvrir n'importe quelle porte munie d'une serrure et de se transporter dans une étrange chambre d'hôtel, pour ressortir par n'importe quelle autre oprte.
La chambre n°9 est étrange car inaltérable : dès que l'on revient dans cette pièce, elle retrouve son agencement. Défaites le lit, sortez, puis revenez ; la chambre sera à nouveau dans un état impeccable. Pire : apportez-y un objet, déposez-le puis revenez quelques secondes plus tard, l'objet aura disparu...
Cette clé, aux propriétés extraordinaires, est convoitée par beaucoup de monde et rapidement, Joe Miller, se retrouve au beau milieu d'un conflit entre diverses factions mystiques et autres cabales occultes, bien décidées à remettre la main sur cette clé.

The Lost Room est une mini-série diffusée sur Sci-Fi, une chaîne américaine spécialisée dans le Fantastique. Par mini-série, comprenez que l'histoire est complète et que la série compte un nombre bien précis d'épisodes, en l'occurence 3 segments d'1h20. Cette première caractéristique est un gros plus : on regarde cette série avec le bonheur de savoir que les scénaristes ne vont pas étirer l'intrigue sur plusieurs saisons (comme dans Lost, par exemple, que j'aime beaucoup mais qui m'agace parfois).

Le premier charme de The Lost Room, c'est son originalité. J'avoue : cette histoire de clé mystérieuse m'a intrigué jusqu'au bout. Rapidement, on se rend compte qu'il s'agit que d'une toute petite partie d'un ensemble encore plus passionnant. Je dois même me retenir de ne pas trop vous en dévoiler afin que vous ayez vous aussi quelques surprises ! Sachez simplement que la clé n'est qu'un objet parmi d'autres, chacun avec des propriétés étonnantes, et que les groupes occultes auront chacun leur manière d'interprêter l'existence et la raison d'être de ces objets.

L'ambiance du feuilleton est trouble, étrange et occulte. Notre héros est pris entre plusieurs groupes puissants... et totalement barrés. Chaque personnage est bien campé, et surtout bien interprété. J'ai reconnu l'acteur principal de Six Feet Under, Peter Krause, dans le rôle de Joe Miller ainsi que Julianna Margulies, vue dans les premières saisons d'Urgence ou bien dans Etat d'urgence.

Bien entendu, chaque réponse apportée par les scénaristes nous amènent à réfléchir et à comprendre le secret de cette chambre n°9. Ce qui m'a énormément plu, c'est que les concepteurs jouent parfaitement avec ce plaisir du spectateur, lui apportant régulièrement des éléments nouveaux pour qu'il s'accroche. Au final, on ne voit pas les 4 heures passer, et, cerise sur le gâteau, les scénaristes se permettent, chose rare, d'amener une conclusion à la fois assez précise pour satisfaire le spectateur et assez ouverte pour se permettre une éventuelle suite. Savoir s'arrêter au bon moment, voilà une qualité rare dans les séries américaines (je pense à Alias, Lost, X-Files et cie...)



Graphiquement, la réalisation est impeccable. Les effets visuels soulignent juste comme il faut les capacités étranges des objets. On notera un gros travail sur la couleur et la lumière, particulièrement travaillées. Mais ca n'est pas vraiment une surprise, puisque la chaîne Sci-Fi assure en général de ce côté (Battlestar Galactica par exemple, tiens encore un truc dont il faudra que je vous parle un de ces 4 matins).

Pour l'amateur de jeu de rôle que je suis, on a dans cette mini-série l'exemple parfait de l'ambiance d'une partie du jeu de rôle Unknown Armies, dont je vous parle régulièrement en filigrane dans mes articles. Il faudra décidément qu'un jour je détaille cette oeuvre, mais pour le moment, The Lost Room est à la télévision ce qui s'en rapproche le plus.

Bref, si vous avez l'occasion de voir cette série, n'hésitez pas un seul instant, c'est une réussite totale. J'ai été scotché de bout en bout !

A ma connaissance, aucune chaîne française n'ayant acheté les droits de diffusion, il ne reste plus qu'à espérer une sortie en DVD.
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 11:51
Le Dr House n’est certainement pas le médecin que l’on rêverait tous de consulter. Définitivement, non. Tout simplement parce qu’il déteste ses patients : pour lui, tout le monde ment, et une bonne radio en dira bien plus sur un malade qu’une longue discussion. House traîne sa canne (suite à un problème à une jambe) dans les couloirs de l’hôpital de Princeton, où il exerce en tant que responsable de la section recherche. Derrière un visage ni rasé ni coiffé, des yeux bleus perçants de fou, et des sarcasmes grinçants, Grégory House dissimule toutes ses connaissances et compétences : c’est un excellent médecin, sinon le meilleur. Seulement, l’homme est associable, antipathique, à un point tel qu’il ferait tout pour rater une séance de consultation.
Aussi l’homme se retranche derrière son équipe, qui doit aussi supporter les humeurs de ce personnage étonnant.

Voilà le pitch de base de cette série curieuse, située entre « Urgences » et « Les Experts », mais qui réussit l’exploit de dégager une originalité étonnante, notamment grâce à son héros homonyme.

« House, MD » se déroule à 95% du temps dans l’hôpital, voire même dans le service de recherche. Le pré-générique nous montre toujours le patient sombrer, terrassé par la maladie ou un accident. Le générique, magnifique, porté par la musique de Massive Attack, nous amène jusqu’au service de House. Très souvent d’ailleurs ce dernier refuse le patient, jusqu’à ce qu’un collègue ou la directrice réussisse à le convaincre de s’occuper du « cas ». Commence alors une véritable enquête, au cours de laquelle la vie du patient est mise à nue. Jusqu’à la conclusion qui verra ce dernier survivre... ou pas.

On découvre dans un premier temps ce mix étrange entre Urgences et Les Experts, comme je le disais. « Urgences » vient tout de suite à l’esprit (forcément, pour une série se déroulant à l’hôpital...), notamment au fur et à mesure qu’on s’attache aux personnes secondaires. « Les Experts » sont la deuxième référence : recherche absolue du réalisme médical (avec des vues internes du corps humain réalisé en 3D pour expliquer certains passages), déroulement d’une enquête médicale avec ses trouvailles, ses bonnes idées et ses impasses.

Mais là où les producteurs réussissent leur pari, c’est en créant une série originale, portée à elle seule par Hugh Laurie, l’acteur traînant la canne de Grégory House. Son nom ne vous dit rien ? Pas étonnant, puisque Laurie n’a pour lui que de petites apparitions dans « L’homme de Masque de Fer » ou dans la série « Friends ». Rien de glorieux, jusqu’à ce rôle, qu’il endosse à la perfection. Il « est » House, c’est une évidence au bout du premier épisode. Tour à tour, caustique, irritant, misanthrope, noir, attendrissant et antipathique, l’acteur nous livre ici un travail de haute volée, qui mérite à lui seul le visionnage de la série. Régulièrement, les traits d’humour du personnage traversent l’épisode, provoquant rire jaune ou franches rigolades (la VO est d’ailleurs parait-il encore supérieure à la version française de très bonne qualité). Et au final, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, House est un homme qui souffre et qui malgré l’impression qu’il dégage fait preuve d’une humanité impressionnante.

Ensuite, la série réussit l’exploit d’avoir une qualité d’écriture de scénario et de dialogue constante. S’il y a bien quelques épisodes qui sortent du lot par l’émotion qu’ils suscitent, tous les épisodes sont d’une excellente qualité et d’une finesse rare. Jamais je n’avais vu des sujets si graves abordés avec une telle intelligence : rapport avec le patient, avec la famille des patients, aspect social, rien n’est épargné au spectateur qui devra s’attendre à quelques scènes difficiles.

Enfin, pour achever de vous convaincre (mais vous l'êtes déjà, dites ?!), la série est produite par Bryan Singer, jeune prodige réalisateur de Usual Suspects, Un Elève doué, et les deux premiers opus de la saga ciné X-Men ; rien que ça ! L'auteur fait d'ailleurs un petit cameo au milieu de la saison. On retrouve tout le talent de l'artiste dans le pilot de la série, avec des teintes orange et acier qui servent parfaitement la série. Malgré un sujet difficile, "House, MD" fait parti des 10 séries les plus regardé aux US : il existe deux saisons complète, une troisième est en cours aux States réunissant plus de 25 millions de téléspectateurs.

La série a été diffusée dernièrement sur TF6 et devrait, miracle !, atteindre les grilles de programme de TF1 le 28 février prochain : un évènement à ne manque sous aucun prétexte.
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