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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 08:23
Le marketing de la Personne aux deux personnes était franchement excellent et a provoqué pas mal de fous rires nostalgiques (allez voir le faux clip de Gilles Gabriel ici, ça vaut le détour). Et si cela m’avait donné envie de voir le film, j’y avais renoncé. Et si le teaser était meilleur que le film lui-même ?

Gilles Gabriel est ancien chanteur à succès des années 80, Ranu (Daniel Auteuil), un petit employé de bureau mal dans sa peau. Par un concours de circonstance, l’esprit de Gilles Gabriel va habiter celui de Ranu. La co-habitation de deux personnalités aussi différentes ne se fera pas sans mal…

« La personne aux deux personnes » a l’immense mérite d’être une comédie qui ose l’originalité. Passons vite sur la confrontation Gabriel/Ranu, le duo Chabat/Auteuil fonctionne à plein régime, et sans tomber dans le cabotinage lourdingue. C’est l’une des grandes forces du film que de réussir à nous attendrir sur ces deux loosers.

On reconnaîtra la « patte » Chabat dans les décors puisque Ranu en est resté aux années 80. L’occasion d’une série de gags qui n’échapperont pas aux trentenaires.

Reste le gros écueil du film : les dernières 20 minutes ! Car les auteurs se sont senti bien de nous fourguer un twist lourdingue. Je ne spoilerai pas mais j’ai trouvé que cela ne servait strictement à rien. Du coup le film finit sur une sensation bizarre, comme si les auteurs ne savaient pas vraiment comment conclure et qu’il fallait à tout prix proposer quelques chose d’original (alors qu’on était déjà conquis, pas de chance !).

Dommage mais heureusement l’ensemble se laisse regarder avec le sourire aux lèvres.
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:31
A force de lorgner sur le blog de l’ami Bastien, un sacré coco qui vous cause comics et cinéma de genre, fallait bien que je zieute quelques giallo. Car pour moi le cinéma italien fantastique c'était surtout Bruno Mattei et Lucio Fulci *rires nerveux*.
J’ai donc commencé par « L’Oiseau au plumage de cristal ». Pourquoi ? Tout simplement parce que : ça remonte à quand la dernière fois que vous avez vu un si joli titre de film ?

Sam Dallas est un écrivain américain fauché qui s’est expatrié en Italie. La veille de son retour aux USA, il est le témoin d’une scène peu banale : dans une gallerie d’art, une jeune et jolie femme se fait agresser au couteau par un maniaque vêtu d’un imperméable noir au visage masqué. Il sauve bien malgré lui la demoiselle, mais l’agresseur parvient à s’enfuir.
Rapidement, Sam se retrouve embarqué dans une sombre enquête : en effet l’agresseur n’en était pas à son premier meurtre…


J’avoue bien humblement ma méconnaissance quasi-totale du genre « giallo ». Pourtant j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce premier film de Dario Argento. Car si le film date maintenant de 40 ans (bon sang, 40 ans !), il n’a pas pris une ride. Esthétiquement, Argento s’en sort haut la main et son film est visuellement très soigné avec des passages magnifiques.
Si l’on sent que le jeune réalisateur veut rendre hommage à Hitchcock (deux passages évidents), son film n’ennuie jamais et les 110 minutes passent très rapidement.

Le film propose au spectateur un challenge, qui consiste à deviner l’identité du tueur. Bien sûr, Argento fait tout pour semer de fausses pistes pendant les trois-quarts du film, histoire de bien nous faire mariner. Et si la conclusion est un brin rapide et lourdingue, cela n’entache pas le plaisir.

Les scènes d’agression sont très soignées, et Argento soigne particulièrement les moments qui précèdent la violence (tout comme Leone avec ses instants qui précèdent les duels). Le fétichisme est très présent (tenues de cuir, victimes ligotées et/ou bâillonnées), le couteau étant un succédané du sexe masculin. « L’oiseau au plumage de cristal » est un film éminemment sexuel et donc à ne pas mettre entre toutes les mains.

J’en ressors curieux de voir si les autres films du réalisateur sont de ce niveau. J’ai entendu dire que petit à petit Argento perd en qualité (« La Terza madre » serait un désastre), mais je pense que je vais essayer de me faire une opinion par moi-même.
« Suspiria » et « Les Frissons de l’Angoisse » sont dans ma besace !
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 17:13
Dimanche soir, soirée nanar... J'étais seul chez moi hier soir et l'envie de me regarder un petit film d'horreur sympatoche m'a d'un coup surpris. J'aurais pas du.

Ted est un étudiant en médécine légale, un surdoué. Et le voilà affecté dans une nouvelle école. Rapidement il s'attire l'inimitié des étudiants plus anciens, parce qu'il sait tout mieux que tout le monde. Et ted de découvrir que certains de ces même étudiants se livrent à un jeu dangereux : réaliser le crime parfait, qui ne laisserait aucune trace, que même le plus brillant des médecins légistes ne pourra comprendre.
Et faut pas trop tenter Ted, parce qu'il pourrait bien y participer à ce jeu...


Le réalisateur, Marc Schoelermann (son premier film au compteur visiblement), tenait là un sujet fort sympatoche et original. L'occasion de parler du pouvoir du médecin, de la sacralisation de l'acte médical, bla bla bla. Que dalle. Schoelermann ne retient que l'aspect morbide du pitch de départ pour en faire un vague thriller où l'ennui pointe vite le bout de son nez.

Ben oui parce que le brave ted on ne comprend pas vraiment pourquoi il se lance dans ce jeu à la con, surtout avec des abrutis pareils ! Et puis le réalisateur, surfant sur la vague morbide post-Saw (beurk), ne se prive pas de rajouter tripes, boyaux et cervelets, sans vraiment s'ennuyer à essayer de créer une atmosphère.

Devinez quoi ? Au bout d'une heure j'ai failli m'endormir ! Allez hop au lit, je ne verrais jamais la fin, mais ca n'est vraiment pas bien grave... A noter l'affiche du film, au design bien dans le ton et assez réussie. Mais c'est bien tout ce qu'il y a à sauver : passez votre chemin, il n'y a rien à voir.
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 13:10
Casino Royal avait mis tout le monde d’accord : James Bond est de retour ! L’acteur Daniel Craig, et malgré toutes les craintes suscitées, avait su camper un Bond physique et à l’humour à froid, ce qui contrastait avec le jeu sourire au coin de l’œil de Pierce Brosnan. La suite, Quantum of Solace, suscite donc beaucoup d’attente. Le contrat est-il rempli ? Voyons cela.

Quantum of Solace démarre précisément quelques minutes après Casino Royal, avec un Bond s’évadant en voiture juste après qu’il ait enlevé M. White. C’est clair : il vous faudra avoir Casino Royal en tête pour comprendre tous les tenants et aboutissants de sa véritable suite. L’ombre de Vesper (Eva Green) plane sur tout le métrage, puisque nous allons assister à la traque de Bond, qui cherche qui a pu assassiner sa bien aimée. Une enquête qui va le mener à Dominic Green, un bien étrange magnat de l’écologie, qui appartient à une organisation mondiale dédiée au crime…

Cela ne fait pas 10 minutes que Quantum of Solace a démarré que vous aurez déjà deux scènes d’action dans les mirettes. Il ne faut pas être allergique car pendant 1h47 on en mange de l’action. Ca bouge dans tous les sens, Bond traverse les continents, poursuite, bagarre, fusillade, bref le cahier des charges est rempli, pas de soucis de ce côté. Presque un peu trop même, puisque l’intrigue et les seconds rôles pâtissent forcément de l’omniprésence de l’action : difficile de concevoir un scénario complexe et de développer des personnages en un temps réduit. Et on ne s’ennuie pas un instant.

Olga Kurylenko incarne une jeune femme assoiffée de vengeance, tout comme Bond, et passe très bien dans son rôle mais avouons que passer derrière Eva Green n’a rien de simple. Vestige de l’époque Brosnan, Judi Dench campe une M comme on les aime, toujours à engueuler Bond tout en sachant qu’au fond, elle l’aime bien. Felix Leiter fait une apparition superficielle : à quoi sert-il hormis pour le clin d’œil aux fans ?

Puisqu’on en est aux détails, allons-y. Pas de gadgets, comme dans Casino Royal. Daniel Craig impeccable comme dans Casino Royal. Un générique de début graphiquement réussi sauf que le duo vocal ne fonctionne pas très bien à mon goût. Une allusion à Goldfinger grosse comme le nez au milieu du visage. Et un « James Bond will return » à la fin du générique qui nous assure un troisième opus.

Au chapitre des regrets, la méchante organisation du crime n’est pas vraiment mise en valeur (malgré la scène de l’opéra qui repose sur une bonne idée, très mal exploitée), Matthieu Amalric n’est pas assez machiavelique à mon goût, et le combat final est bien trop expédié. Et puis le montage est le plus gros défaut du film : c’est rapide, hyper-hâché, cut, bref par moment pas très plaisant à suivre.

Quantum of Solace est un James Bond survolté, sûrement pas le meilleur, mais qui confirme sans peine qu’on peut dorénavant compter avec 007. A quand le prochain ?


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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:49
Ma critique du film est lisible sur France-comics par ICI !
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 17:54


Pete est un reporter américain en ginguette en Australie. Et comme il a du temps à perdre (ses bagages sont paumés), il décide de faire une petite visite pour touristes : aller voir des crocos au cours d'une balade sur une rivière. Pas de chance : la croisière se change en cauchemar quand l'équipage se retrouve coincé sur une petite île à la merci d'un gigantesque et mythique crocodile. Pire : la marée monte et il va bien falloir traverser pour espérer s'en sortir...

Bon, Solitaire c'est du film de croco pur jus. Mais oubliez Lake Placid (plus ennuyeux tu meurs...) ici, c'est Greg McLean, l'auteur de Wolf Creek, apparement assez estimé dans le milieu mais que je n'ai pas vu. Solitaire nous propose du solide, et du sérieux : ici pas d'ados déconneurs, pas de blondinette sexy au t-shirt trop court, non des persos un poil prévisibles mais plutôt passe-partout ce qui renforce l'identification et l'immersion.

Ce qui frappe de prime abord dans Solitaire, c'est la beauté des images : on sent que McLean aime le pays ! La photographie du métrage suffirait presque à justifier le visionnage tant c'est joli.

Il faut bien ça car le scénario ne réserve pas de surprise majeure : on est dans un survival-horror classique. Le monstre menace en permanence le groupe, qui se réduit petit à petit à peau de balle... jusqu'à l'affrontement final en guise de cerise sur le gâteau. Ames sensibles s'abstenir : le final est sanglant, on ne rigole pas un seul instant.

Enfin, la star du casting, composé d'inconnus, est Michael Vartan, oui le neveu de Sylvie, qu'on connaît par ici pour avoir joué le rôle de Vaughn dans la série tv Alias. Ici, il campe un reporter cynique mais héroïque comme il faut, j'ai accroché.

Solitaire n'est pas un grand film, non, plutôt une bonne série B du samedi soir ; mais force le respect par le sérieux de sa réalisation. On trouverait presque dommage que l'ensemble soit au fnial si modeste.


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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 16:45
Alan Johnson est dentiste à New-York, il mène une vie rangée avec sa femme et sa fille. Un soir, il croise son ancien colocateur, lorsqu'il était à la fac : Charlie Fineman. Mais Charlie a bien changé : depuis que sa famille est décédée suite à l'attentat du 11 septembre 2001, il vit reclut sur lui-même, tentant de noyer sa douleur dans la solitude et l'oubli. Alan est persuadé de pouvoir lui redonner goût à la vie...

Porté par un casting impeccable, A coeur ouvert propose une touchante reflexion sur l'amitié et les effets du 11 septembre.

Je ne suis en général par fan d'Adam Sandler, mais il faut bien avouer qu'ici il est carrément bluffant dans le rôle de Charlie, être torturé de douleur et solitaire. De l'autre côté, Don Cheadle, joue parfaitement son rôle d'homme marié. L'alchimie entre les deux acteurs porte le film et le propulse bien au-delà du simple film sentimental opportuniste (à la World Trade Center) qu'on pouvait craindre.

Car Reign over me ne s'interesse pas qu'à Charlie et son deuil. Le personnage de Johnson est intéressant puisqu'il représente l'homme rangé, enviant la liberté de son pote célibataire Charlie. Du coup, l'échange ne fonctionne pas qu'en sens unique : les deux hommes ont autant à s'apporter l'un à l'autre.

En découle un très beau film sur l'amitié, parfois un brin bancal (arrivé au 3/4 du film, le rythme retombe un peu) mais toujours subtil. Une jolie réussite, complètement inattendue, à telle point que le film n'est jamais sorti en France.

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 14:44

A Girl.

A Machine Gun.

A Revenge.

Le sous-titre US annonce la couleur…

 

Amy, étudiante nippone, élève son frère Yu seule depuis la mort de leurs parents. Sauf que Yu se frotte un peu trop à un gang de yakusa local et il se créé de gros problèmes. Si gros qu’il fini par être assassiné avec son pote Yakashi. Dès lors, la jeune Miki jure de se venger des yakusas et de leur faire payer chèrement leurs meurtres…

 

The Machine Girl est un petit film apéro fort agréable mais aussi très limité : à vouloir systématiquement traiter la moindre scène de manière outrancière, Noboru Iguchi plombe son film tout en le rendant drôle.

Dans The Machine Girl, qui se déroule dans un Japon typé manga, les personnages sont soit bons (et niais) soit méchants (et sadiques). Point barre. Pas de juste milieu.

Les acteurs jouent tous mal, et l’on sent bien qu’on est dans la gaudriole assumée. Les combats sont le point d'orgue : on voit nettement que les coups ne sont pas portés ! Reste l’actrice principale, sur laquelle le réal’ n’hésite pas à faire quelques plans culottes. Pas de quoi effaroucher l’actrice,  Minase Yashiro (zieuter ou ici), coutumière des magazines de charme light japonais.

 

L’héroïne ne tarde pas dans sa vengeance à se faire couper un bras (après se l’être fait frire, vous verrez…). Diantre ! Difficile de poursuivre sa vendetta ? Que nenni puisque la famille du pote de son frère vont lui construire un bras mitrailleuse ! Et accessoirement, un bras tronçonneuse !

 

Et c’est parti pour environ 30 minutes de violence, avec flinguage gore en règle et tronçonnage en gros plan. Ca charcle, ça tue, ça saigne, on y croit pas un instant mais on rit bêtement tant c’est trop, beaucoup trop : mais on était bien venu pour ça non ?

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 07:13
La chronique que j'ai écrite au sujet de Dark Knight a été publié sur France-Comics. Afin de ne pas faire doublon en la recopiant ici, je vous invite à la lire en cliquant ici.

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 08:50

Il aura fallu attendre 7 ans avant de revoir les 2 plus célèbres agents du FBI de la télé sur grand écran. Mais si Scully et Mulder avaient le vent en poupe en 2001, à l’occasion d’un film qui se payait le luxe de faire le lien entre 2 saisons, aujourd’hui les 2 agents sont bien plus discrets, puisque disparus du petit écran. Alors lancer un film dans cette situation relève alors de l’opportunisme nostalgique.

Un agent du FBI a disparu et l’enquête piétine jusqu’à ce qu’un prêtre pédophile prétend avoir des visions et guide les policiers jusqu’à un bras enterré dans la glace. Problème : le bras n’est pas celui de la victime. Vous avez dit étrange ? Justement, il est temps de remettre en selle le duo spécialisé dans ce genre d’enquêtes aux frontières du réel : Mulder et Scully !

Conscient que l’intérêt du film repose en grande partie sur les épaules du duo d’acteur, Chris Carter soigne leur introduction. Non seulement, il parvient en quelques minutes à caractériser les 2 personnages, mais les vieux de la vieille des affaires non-classées prendront un délicieux plaisir à revoir Mulder et Scully. Une Scully d’entrée de jeu fidèle à elle-même, alors que David Duchovny se la joue un peu Californication dans les premières scènes avec des répliques grossières et cinglantes. Heureusement, tout rentre dans l’ordre rapidement et Duchovny rentre rapidement dans la peau de notre Mulder préféré.

Avec un budget réduit au minimum (décors limités à 3-4 lieux, quelques effets spéciaux discrets), Carter ne peut réaliser un film de grande envergure impliquant ET et complots gouvernemental comme c’était le cas pour le premier film. Malin, il nous shoote un simple « loner », c’est-à-dire un épisode sans continuité, qui pourrait se situer dans presque n’importe quelle saison. X-Files : Régénération est une banale enquête de Mulder et Scully qu’on se le dise, et n’espérez surtout pas y trouver la Vérité, comme le proclame les pubs. Reste que ce qui faisait la qualité de la série, c’était aussi ces épisodes loners et pour le coup Régénération parvient à se hisser à un bon niveau, à condition de revoir ses attentes de fans transis à la baisse. Donc ici, pas de soucoupes volantes, pas de Men in black, pas de politiciens véreux trafiquants dans l’ombre. Carter opte pour une intrigue qui, au final, n’a presque rien de paranormale, hormis qu’elle tourne autour du thème de la foi,qu’on se le dise, .

Si bien qu’au final on a le sentiment d’avoir vu un gros épisode télé qu’on aurait un peu allongé pour atteindre 1h40. Comme c’est plutôt pas mal, on ne va pas râler, mais je comprends la déception de certains fans. D’ailleurs le film n’a pas le succès escompté ni aux States ni en France. A noter : l’horrible affiche française.

Et Carter de mettre à mon avis un point final à sa série dans la toute dernière scène du film, pendant le générique de fin (restez sur vos sièges). On y aperçoit Mulder et Scully faisant bronzette sur une barque tout en faisant coucou à la caméra qui les survole: X-Files, c’est fini, nos héros sont partis en vacances, le message est clair !

 

 

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