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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 09:30

gantzGantz c'est tout d'abord un manga à succès. Puis ensuite le manga a été adapté en anime. Puis enfin en film avec des acteurs pour de vrais dedans. Gantz c'est aussi une histoire "de boule", c'est dire si j'étais impatient de voir le film... (roohh elle était facile celle-là   )

De nos jours, au Japon.

Deux amis d'enfance se font écraser dans une rame de métro. Surprise, ils réapparaissent dans un appartement qu'ils ne connaissent pas, en compagnie d'inconnus. Au centre de la pièce, une grosse boule noire qui leur intime l'ordre d'assassiner rapidement (20 min) un étrange personnage, probablement extra-terrestre...

Première inquiétude : est-ce que le passage de l'écrit à l'écran allait se faire sans trop de casse ? Pari tenu par le réalisateur qui livre un travail propre et net, qui respecte bien le matériel d'origine. "Gantz, au commencement" reprend les premiers tomes du manga, conserve des passages gores (ce qui est très étonnant d'ailleurs), et édulcore les passages osés. Mention très bien à la "boule noire" et aux téléportations, a priori assez casse-gueule à retranscrire sur grand écran. 

Le début du film s'avère en fait passionnant : on pense un peu à la "Quatrième dimension", et l'on cherche en même temps que les personnages à comprendre. Malheureusement au fur et à mesure que l'intrigue avance, et que les révélations s'enchaînent, l'histoire perd un peu de son intérêt pour se tourner vers l'action pure et dure. C'est un peu comme si passée la première heure, le film ne savait plus trop vers quoi aller, et on y perd en intensité. A noter une dernière scène d'action un peu molle du genou, et surtout des effets spéciaux un peu à la ramasse (alors que tout au long du film, ça se tient bien).

Autre soucis : le film n'a pas de vraie fin. Forcément me direz-vous puisque le manga est encore en cours de publication (les amateurs de bd nipponnes me confirmeront la chose). Du coup, on se retrouve à devoir attendre la suite. Un second film est déjà sorti au Japon, espérons que l'éditeur français le sortira rapidement. Mais quand bien même ! Verra-t-on jamais la fin de cette histoire ? Mystère...

Globalement, Gantz est un agréable film qui se laisse regarder avec un plaisir non-dissimulé. Conseillé.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:21

tonviceestunechambreclosedontmoiseulestlacleUn OFNI (Objet Filmique non-Identifié) qui nous vient d'un lointain passé (1972) et de l'autre côté des Alpes. 

 

Dans un village près de Venise, l'histoire nous conte l'étrange destin d'un couple hors du commun : lui, Olliviero, est un écrivain au creux de la vague, alcooliqu, débauché et pervers (un homme de goût donc diront certains) qui passe son temps entre séduire d'anciennes étudiantes et organiser des fêtes orgiaques avec des campeurs au cours desquelles il ridiculise Irène, sa femme. Elle, Irène donc, est proche de la folie après des années de soumission, soupçonne son mari de vouloir la tuer.

 

Jusqu'au jour où coup sur coup une des maîtresses d'Olliviero puis leur servantes noires sont assassinées sauvagement. Olliviero est aussitôt soupçonné. Et histoire de plonger tout ce beau monde dans le flou le plus total, déboule la nièce d'Irène, une jeune fille sexy, qui va entreprendre de séduire tout le monde...

 

Bon déjà à la lecture de ce (court) résumé, vous vous dites probablement "mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?". Non parce qu'avouez qu'on ne voit pas ce genre de truc souvent au cinoche.

 

Ton vice... appartient à un genre très précis du cinéma bis italien : le giallo. Genre situé entre le policier (le public cherche l'assassin en même temps que les personnages), le film d'horreur (on y tue à l'arme blanche, le sang bien rouge coule) et l'érotisme (les victimes sont souvent : des femmes, jeunes, belles, et peu vêtues). J'y ajouterai une pincée de Scoobydoo puisque la fin d'un giallo est souvent l'occasion de twists phénoménaux voire même de double-twists dans le meilleur des cas. Bref, le giallo c'est bon, mangez-en (surtout qu'on en fait plus de nos jours).

 

Ton vice... fleurte donc avec le genre. Le film est proprement incroyable puisqu'il réunit un casting fabuleux (tout le gratin du cinéma bis italien de l'époque y est), propose une réalisation propre et classieuse (Sergio Martino en bon artisan gère), et entretient tout du long une belle petite tension (on ne saura qu'à la fin qui est vraiment à l'origine de ces meurtres). Les actrices sont jolies (et le réalisateur laisse traîner sa caméra à hauteur de poitrine ou de jupe juste ce qu'il faut pour que ce ne soit pas vulgaire). A noter des plans de fous, puisqu'à l'époque on n'hésitait pas à tenter des trucs curieux : une caméra accrochée au manche d'un couteau lors d'une poursuite entre l'agresseur et sa victime. Et une scène rappelant furieusement ce que fera Kubrick dans Shining (une feuille dans la machine à écrire annonçant le destin funeste d'un perso).

 

Et puis il y a ce titre absolument fabuleux et parfaitement adapté à l'histoire : lisez le titre italien à voix haute (allez-y !), vous verrez ca fait du bien.

 

Enfin, signalons le chat, appelé Satan (!), qui représente le seul élément fantastique du film, et qui finira énucléé et emmuré. Un bonheur pour les amateurs du CCC (Comité Contre les Chats).

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 21:39

The Company MenOuverture musicale avec des paroles de M. Eddy Mitchell parfaitement dans le ton :
"Le grand chef du personnel
L'a convoqué à midi:
"J'ai une mauvaise nouvelle.
Vous finissez vendredi.
Une multinationale
S'est offert notre société.
Vous êtes dépassé
Et, du fait, vous êtes remercié."
Il n'a plus d'espoir, plus d'espoir.
Il ne rentre pas ce soir.
Il s'en va de bar en bar.
Il n'a plus d'espoir, plus d'espoir.
Il ne rentre pas ce soir."

The Compagny Men nous propose de suivre le destin de 3 cols blancs licenciés d'une grande entreprise de fret américaine. Les licenciements surprennent les 3 hommes, chacun à des niveaux différents : Ben Affleck joue un jeune loup prétentieux qui doit assurer le train de vie de sa petite famille, Chris Cooper un vieux salarié ayant grimpé la hiérarchie au fil du temps et de son expérience, et Tommy Lee Jones un chef de section soucieux de ses employés et mari volage. Comment ces 3 hommes vont-ils surmonter ce licenciement ? Et avec quels influences sur leurs vies ?

John Wells choisit intelligemment de donner à son film un aspect photo-réaliste : les tons gris et les cadrages font souvent penser à un documentaire, filmant ses personnages à hauteur d'homme sans chercher à enjoliver à tout prix la réalité. Mieux, il touche juste grâce à de petits détails sincères et émouvants comme Chris Cooper qui ne peut rentrer chez lui en journée, comme enfermé dehors, car son épouse ne veut pas que les voisins sachent qu'il a été licencié. Des petites choses qui font vrai, qui nous ramène à la triste réalité. Certes, cet éternel optimisme américain repointe le bout de son nez sur les dernières minutes, clairement en trop et probablement intégrées sous la pression du studio. L'auteur avouait en interview qu'il aurait bien coupé ces dernières scènes pour s'arrêter simplement sur un dialogue entre Jones et Affleck sur la condition du milieu ouvrier.

Joli film, simple, presque dépouillé, tenu par des acteurs qu'on aurait pas cru (Ben Affleck, sur lequel j'avais de gros à priori, et pourtant. A ce sujet, ruez vous sur ces 2 derniers films, Gone Baby Gone et The Town, excellents polars). Kevin Costner nous fait une petite apparition réussie en ouvrier beau frère de Ben Affleck (bon sang qu'il a pris un coup de vieux !).

Bref un très bon film, tout à fait dans l'air du temps. A voir.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 21:34

black swanVendredi, 14h00, je me pointe à la séance du début d'après-midi de Black Swan. Il y a dans la salle 4 petites vieilles, qui discutent en attendant le film. "Vous allez voir, c'est un film sur la danse, comme quoi c'est difficile d'être danseuse...". Je souris intérieurement : si Darren Aronofsky reste dans le même ton que ses films précédents ça va valoir le coup de jeter un oeil sur les petites vieilles pendant le générique de fin. Trépanation à la perceuse (dans π), shoot hallucinant (Requiem for a Dream), catcheur looser à la reconquête d'une gloire passée : le réalisateur ne fait pas franchement dans le consensuel et le grand public... Chouette !
16h00. La musique de Tchaïkovski se termine, le film aussi et j'ai les larmes aux yeux.
Du coin de l'oreille, j'entends des voix âgées : "C'était ... spécial." "Ah oui hein, c'est vraiment bizarre comme film, mais j'ai bien aimé !". Je veux mon n'veu ! 
Black Swan est une énorme claque. Que s'est-il passé pendant 2 h ?

Nina (Nathalie Portman, impressionnante) est danseuse classique dans un ballet réputé de New York. Timide, discrète, mais du genre travailleuse et perfectionniste, Nina a du talent. On doit lui donner le prochain grand rôle d'une nouvelle version du Lac des Cygnes. Problème : si elle sera à coup sûr parfaite en cygne blanc, le directeur de la troupe s'interroge : Nina saura-t-elle libérer son côté sombre pour danser comme un cygne noir ?...

Il y a plusieurs niveaux de lectures dans Black Swan.
Darren Aronofsky y convoque des influences des plus riches : Cronenberg (et son rapport masochiste au corps), De Palma (on pense à Carrie), Polanski (son inquiétante étrangeté et son Répulsion) et même Argento (Black Swan peut être vu comme une vision moderne de Suspiria). Mieux que la somme de toutes ces influences, Black Swan propose quelque chose de nouveau à mi-chemin entre le mélodrame et le film d'horreur. Darren Aronofsky nous propose de suivre Nina comme nous suivions Mickey Rourke dans The Wrestler, d'être à ses côtés sur scènes (les danses sont remarquablement filmés tout en fluidité aérienne) comme dans la vie. Nina a un gros soucis : elle cherche tellement à contrôler ses actions, la perfection, qu'elle ne "vit" plus. Coincée entre son métier et sa mère (elle même ex-danseuse qui a abandonné une carrière de danseuse pour l'élever), la psychée de Nina s'embrouille, se fissure (voir l'affiche) et Darren Aronofsky filme cette déchéance comme un film fantastique (nombreuses scènes d'horreur). Pour devenir le black swan, il lui faudra découvrir le sexe et la drogue, sortir d'elle-même, au risque de se brûler les ailes...
Les 20 dernières minutes sont exceptionnelles, entre une utilisation magnifique des effets numériques, et la grâce du ballet, Darren Aronofsky nous laisse comme transi d'émotion. Si on m'avait dit un jour que j'aurais pu frissonner devant un spectacle de danse classique, je n'y aurais pas cru.

Au-delà du film, la comparaison avec The Wrestler est immanquable et intéressante. Aronofsky utilise le même principe de suivre ses personnages caméra à l'épaule, comme pour mieux nous y faire croire. Comme dans The Wrestler, le rapport au corps, à la chair, est primordiale et la quête de la gloire un objectif aussi futile que fatal. Dans The Wrestler, le ring est un lieu de violence et de chaos, les vestiaires un lieu fraternel (où les catcheurs s'entraident). Dans Black Swan, c'est l'inverse : si la scène est lieu de pureté et de grâce, les coulisses sont un vrai nid de serpents. Les deux films explorent les relations enfants-parents (comme Requiem for a dream d'ailleurs d'une certaine façon). Et si Black Swan fonctionne très bien tout seul, il s'enrichit avec la comparaison.

Enfin, dernier niveau de lecture, très intéressant, Black Swan et The Wrestler proposent un "métafilm" à travers son casting. Nathalie Portman est Nina, c'est une actrice de talent, à l'image assez lisse et propre, mais qui n'a jamais eu son grand rôle (Léon ?). Mickey Rourke était son personnage, réellement. Un looser qui rêve de nouvelle gloire. Dans Black Swan, l'ancienne vedette du ballet, remplacée car jugée minable et dépassée, est jouée par... Wynona Ryder (méconnaissable), actrice dont la carrière est en chute libre depuis quelques années.

Le film connait un succès étonnant aux USA : ayant coûté moins de 10 millions de dollars il en a déjà rapporté 100 millions. Comme quoi, malgré un sujet difficile, le talent est parfois reconnu.

N'empêche, avec David Fincher et Christopher Nolan, on tient avec Darren Aronofsky l'un des plus grands réalisateurs des années à venir. Allez-y, courez-y, démerdez-vous, mais allez voir Black Swan.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 08:00

The FacultyA première vue, Herrington High est un campus comme les autres. Dans les couloirs se bousculent élèves sérieux et cancres notoires... Comme tous les adolescents, ils affrontent des parents qui ne les comprennent pas et des profs qui ne les ont jamais compris... Mais les étudiants se heurtent à un nouveau problème : un corps enseignant si étrange qu'il en devient inquiétant. Ils soupçonnent les professeurs d'appartenir à une autre espèce, de venir d'une autre planète. Quand l'école est finie, la résistance à l'invasion s'organise...

Une très chouette série B, avec des acteurs qui apparaissent juste pour le plaisir de tourner avec Robert Rodriguez : Salma Hayek en infirmière, Robert Patrick (le T-1000 !!!!) en prof de sport psychopathe, Famke Jensen (la méchant sexy de Golden Eye)... Et puis les débuts d'un certain Elijah Wood dans le rôle du nerd de service ! Si ! 

Sinon, le film propose un exposé assez marrant sur les rapports ados/adultes : les adultes sont uniformément des extra-terrestres (au premier et au second degré), insensibles à leurs soucis. Chose amusante, le film fini à priori bien (l'humanité est sauvé youpi !), mais ... mais... mais tous les ados héros du film rentrent dans le droit chemin, redeviennent banals. Le nerd devient un gars comme tout le monde, la bimbo superficielle quitte ses mini-jupes et porte des lunettes et des jeans, la solitaire limite gothique tomeb amoureuse du joueur de foot qui lui décide de reprendre ses études...
Finalement, pas sûr que l'invasion ait été évité, l'uniformisation persiste !:o)

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 21:30

suspiria1.jpgOubliez les films d'horreur américains, oubliez tous vos préjugés sur le genre, et laissez-vous glisser doucement dans l'un des plus fabuleux films fantastiques transalpin : Suspiria...

Susy, adolescente américaine, arrive en allemagne pour y suivre des cours de danse classique dans une école réputée. Mais lorsque Susy arrive, l'établissement est secoué par un drame : une des étudiantes vient d'être sauvagement assassinée par un maniaque. Une ambiance lourde et pesante s'installe dans l'école, d'autant plus que d'étranges phénomènes font leur apparition : pluie de vers, voix d'outre-tombe... 

Suspiria est souvent considéré comme l'un des plus grands films de Dario Argento, maître de l'horreur italienne dans les années 70 et 80. Si depuis le Maître a un peu perdu de son éclat et de sa notoriété, force est de reconnaître le talent d'un réalisateur totalement barré. Car Suspiria est un voyage à travers les sens totalement violent et sanguinolent. Ne touchez pas à votre écran : les couleurs sont volontairement saturées, les rouge explosent à l'image et contrastent avec les bleu glaçants. Suspiria avant tout chose est beau. C'est un film essentiellement graphique, basé sur l'utilisation des couleurs et du cadrage. Rapidement, on peut décrocher de l'histoire, somme toute classique, pour se concentrer sur la beauté de l'image, des décors, des architectures (avec des bâtiments de fous furieux). Un film très différent des autres, où la sensation est plus importante que l'intellect. Susy, "Alice" moderne, traverse le miroir de l'adolescence pour découvrir un monde étrange, et mortel.

Et il n'y aura pas que la rétine à fonctionner pendant la séance ! Argento a fait appel à un groupe appelé les Goblins pour composer la musique de sa fresque horrifique. La musique, très présente, très envahissante, nous accapare pour ne plus nous lâcher. La petite ritournelle tournera longtemps dans votre esprit après la vision du film.

Argento réussissait là un coup de génie. Wild Side a eu la bonne idée de restaurer le film, qui regagne des couleurs et du contraste. 
Un pur chef d'oeuvre.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 08:00

The ShadowDans la série des films de super-héros méconnus, je vais vous parler non pas du Fantome du Bengale (avec Billy Zane, le méchant de Titanic en costume moulant spandex violet ! ), ni de Sheera la Reine de la Jungle,ou de Dead Man (le galop d'essai de Sam Raimi avant Spider-Man)... Non, je vais vous parler du ... (à lire avec une voix guturale ) ... Shadow !

De jour, Lamont Cranston joue les play-boys désabusés à New York. De nuit, il se métamorphose en justicier traquant les criminels sous les traits d'un homme mystérieux au visage camouflé, capable de se transformer en ombre (" the shadow "). Cranston doit bientôt mesurer sa force à celle de Shiwan Khan, l'ultime descendant de Gengis Khan, qui ourdit le projet de conquérir le monde pour y faire triompher l'autorité de son illustre lignée. Or, Khan a été formé par le Tulku, ce mystique tibétain qui a enseigné à Cranston les pouvoirs de l'esprit. Le face à face s'annonce périlleux. 

Alex Baldwin joue donc le super-héros et l'on se rend compte qu'il aurait fait un parfait Bruce Wayne à l'époque de Tim Burton. Il le fait bien le milliardaire oisif et playboy le jour, justicier la nuit. D'ailleurs l'inspiration burtonienne est présente tout au long de ce Shadow, avec des vues en plongées sur la ville et ses gargouilles.
Au rayon acteurs et actrices, on retrouve aussi Tim Curry (The Rocky horror picture show), et Ian McKellen (notre Gandalf du Saigneur des Agneaux) dans un rôle de savant fou. Enfin, impossible de manquer la délicieusement superbe Pennelope Ann Miller qu'on se demande comment elle n'a pas mieux réussi à Hollywood tant elle rayonne... Bref.

Alors ce Shadow c'est comment ?

Ben c'est du super-héros à l'ancienne,pulp, mais on s'amuse. Oubliez les costumes moulants, qui plus est en cuir... Russell Mulcahy le réalisateur de Highlander (avec notre Christophe lambert national) se débrouille pour rendre le tout virevoltant et distrayant. 
Certes, ça ne va pas bien loin, mais on passe un bon moment, dans la lignée de The Rocketeer si vous voyez ce que je veux dire.

Franchement recommandable.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 08:00

next- Et coco, on fait un film d'action ? J'ai Nicolas Cage qui a pas foutu grand chose ces derniers temps, et il faut qu'il paie sa piscine.
- Euuuuh, ouais. T'as quoi comme histoire ?
- Ah oui mince, faut ce truc-là pour faire un film. Bon, ben, j'ai une idée : il y a quelques années Spielberg il a adapté une nouvelle de Philip K. Dick, un auteur de SF complètement barré. Tu vois, le genre de truc qu'on écrit quand on est shooté à mort ? Et ben c'est parfait ça. On achète les droits, on garde que ce qui nous plait et on fout des bagnoles qui voltigent dans tous les sens, des nanas canons, etc.
- Ouais tu sais moi je sors tout juste de la production du dernier truc bien bourrin d'Hollywood, j'aimerai bien qu'on évite de se foutre de ma gueule dans les revues ciné...
- T'inquiète, de toute manière personne pigera que dalle à l'intrigue. Et puis attends, je crois que ce Dick il a écrit un truc tarabiscoté avec un type qui voit son futur, enfin juste les 2 min à venir de son futur.
- Ouais pas mal.
- Ouuuaaaiisss, et puis du coup il peut jamais mourir, puisqu'il sait toujours ce qu'il va se passer. Mortel !
- Et comme actrice ?
- On va prendre une qui coûte pas cher ! Jessica Biel par exemple, tiens ! 
- Y'aura de la romance ?
- Un peu. Genre Cage va dire deux-trois trucs bien idiots, mais personne n'y verra que du feu ! Et comme dans sa vie professionnel il est magicien, il fera apparaître des roses, et la fille va craquer pour son regard épagneul.
- Bon OK alors.
- Chouette, je finis la nuit à écrire le scénar et on met ça en route !

Le lendemain.

- Dis-donc, je comprends rien à ce que t'as écrit.
- Moi non plus, mais rassure-toi
- Et cette fin, c'est quoi ce truc : en fait, la moitié du film c'est un rêve, et le gars se réveille et choisit de faire le bien, et puis The End. On s'en fout de savoir ce qui arrive vraiment. C'est ça ? 
- Super non ?
- Bennn, euh... On se fout de la gueule du public quand même un peu non ?
- On s'en fout, il a déjà payé sa place...
- Ah ouais pas con.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 08:00

Night and day 001Je me souviens qu'à la sortie du film "La Fin des temps", j'aavais songé que la carrière de Schwarzenegger était terminé, où du moins en train de prendre du plomb dans l'aile. L'avenir m'a donné raison. Et bien j'ai le même sentiment après visionnage de Night and Day, dernier film de Tom Cruise...

June rencontre Roy pas hasard. Il est séduisant, elle aussi, il va se passer un truc. Sauf que Roy est un agent secret qui vient de dérober une découverte primordiale pour l'avenir de l'humanité, afin qu'elle ne tombe pas en de mauvaises mains... et surtout celles de son collègue passé à l'ennemi. Et c'est parti pour un festival d'action...

Dès les première minutes, ca sent le roussi.
Rien ne fonctionne correctement : jamais le couple star Tom Cruise/Cameron Diaz ne créé l'étincelle nécessaire à la réussite du projet. C'est plat. Ca sent le plan markettng de deux stars sur le retour (c'est quand le dernier film potable de Cruise ?) : hop on met les deux ensembles dans un même film, un brin d'action et de romance, et emballé c'est pesé !

Justement tout est un peu trop ... pesant ! Cruise nous refait les petits regards charmeurs par dessus ses lunettes de soleil (copyrightés depuis Cocktail et Top Gun) 2-3 fois pendant le film, Diaz continue sa longue série de films où elle joue la jolie potiche. 

Pire, si on avait encore les scènes d'action pour faire passer le truc, mais même pas. Aucune originalité et cerise sur le gâteau, les effets numériques gâchent tout (on y croit jamais).

Pour illustrer le binz, je prendrais la scène où le couple est poursuivi par des taureaux numériques dans les rues de Séville. Cruise se retourne, lève ses lunettes de soleil, yeux exorbités et lâche "Oh la vache !". OK. Le fils spirituel de Sim et Garcimore s'est dissimulé dans l'équipe de dialoguistes... Et je n'avais pas encore lu le pitch de l'affiche ci-dessous, les rois du rire sont parmis nous !

Rien à sauver, ne perdez pas votre argent et évitez soigneusement ce truc.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:00

IronMan2Tête de Fer est de retour ! Rigolez pas c'est son petit surnom dans le milieu des fans de comics. 
Après un premier volet assez mou du genou, mais tout à fait regardable, j'étais assez curieux de voir ce que la suite allait donner.

Tony Stark a annoncé à la Terre entière qu'il EST Iron Man. Du coup, l'armée et le gouvernement américain veulent mettre la main sur sa création, sous prétexte qu'il représente "un danger pour la nation". Dans le même temps, deux autres vilains jurent d'abattre le milliardaire frimeur. Justin Hammer, un autre homme d'affaire, jaloux de la réussite insolente de Stark. Il va s'allier à un Russe génial et cinglé qui lui a juré de tuer Stark pour des raisons plus familiales (Stark le père aurait trahit le sien, de père).

Je suis toujours mauvais client des films de super-héros. Ce qui est paradoxal, puisque je lis mes comics chéris tous les mois depuis... houlaaaa, au moins 23 ans ! N'empêche, j'ai souvent du mal avec les adaptations qui en rendent que rarement le plaisir de lecture. Preuve en est une fois encore avec Iron Man 2...

Si le premier Iron Man m'avait paru poussif et un poil lent, c'est parce que j'imaginais que la mise en place prenait un peu de temps, qu'il fallait bien expliquer au spectateur néophyte les tenants et aboutissants du personnage. Hélas, dans cette suite, on retrouve la même impression qu'il ne se passe pas grand chose. Et quand enfin ! ça bouge un peu, on regarde sa montre et on s'étonne de voir qu'il ne reste plus que 20 min. Donc Iron Man 2 c'est longuet et pas rythmé. Pour dire, j'ai failli m'endormir devant.

Bon reste quand même une satisfaction : le casting. Robert Downey Jr. passe incroyablement bien dans le rôle de ce milliardaire flambeur. On ne pouvait rêver mieux. Scarlett Johanssen elle est projetée dans le film sans réellement de consistance : dommage, la Veuve Noire est un personnage sympathique, là elle est bien trop absente pour marquer les esprits (autrement que par son physique s'entend).

Bref, pas une catastrophe, pas une réussite, un film médiocre très semblable au premier dans son rythme. Dommage.

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