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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 12:35
28semainesplustard.jpgJ'avais beaucoup apprécié le film de Danny Boyle, 28 jours plus tard. Tout d'abord l'approche sobre et "réaliste" du film m'avait enthousiasmé, et mine de rien, Boyle nous faisait une relecture de l'oeuvre de Geroges Romero à peine masquée (oui, 28 jours plus tard n'est finalement qu'un remake de la trilogie de la Nuit des Morts-vivants). Alors forcément, j'ai regardé avec suspicion l'arrivée de cette suite au film de Boyle, en me demandant ce qu'il pouvait y avoir de plus à faire ou à dire : avouons-le, le film de Boyle ne demandait pas véritablement de suite...

Petit rappel des faits.
28 jours plus tard nous montrait comment Londres et sa banlieue étaient ravagées par une épidémie de rage, transformant les civils en de féroces bêtes sauvages, sautant sur n'importe qui afin de les contaminer.
28 semaines plus tard, nous montre la situation 7 mois plus tard, sans que l'on retrouve les même personnages. L'armée américaine est intervenue, et semble avoir eradiqué la menace. Londres redevient doucement habitable, mais sous forte surveillance militaire et dans des quartiers bien précis.
On suit le parcours de Don (Robert Carlyle), retranché avec son épouse dans une maison qui ne tarde pas à être ravagé par des contaminés. Don est obligé d'abandonner son épouse à la meute monstrueuse et s'enfuit vers Londres, où il retrouve ses enfants...

Wow ! Les premières 10 minutes du film sont absolument tétanisantes ! Quelle tension dans cette première scène terrible qui impose d'entrée de jeu une ambiance désespérée et horrifique sur l'ensemble du métrage. Quelle claque ! C'est brutal, sauvage, dur, pessimiste, émouvant. Un leçon d'introduction pour tout cinéaste à mon sens. Dommage d'ailleurs que le rythme s'étiole un peu au milieu du film, pour redevenir à nouveau tendu dans sa dernière demi-heure.

La vision d'une Londres sous contrôle militaire est impressionnante, et les quelques plans larges aériens nous montre une capitale vide, petit à petit réhabitées. L'armée s'acharne à contrôler la situation, mais il apparait évident que la menace de contamination va doucement revenir. Une petit faille dans le système et la situation va vite dégénérer à nouveau, transformant cette fois-ci le père en créature sanguinaire. Carlyle est bluffant, à frémir de crédibilité (bon sang, quel visage, quel regard !).

28 semaines plus tard s'avère au final une très bonne surprise, qui n'a finalement pas à rougir de son statut de "simple suite". Le réalisateur, l'espagnol Juan Carlos Fresnadillo, annonçait dans une interview de Mad-Movies (revue sur le cinéma fantastique) qu'il n'avait vu que très peu de films d'horreur. Bravo bonhomme, car apparemment tu as tout compris sur ce coup-là et tout seul. Chapeau !
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 14:30
un-jour-sur-terre.jpgCa n'est pas souvent que nous allons voir  un documentaire au cinéma.  Pour le coup, nous avons fait une exception, alléchés par les très belles images de la bande-annonce.

Alors donc, Un jour sur Terre nous propose de découvrir la beauté de notre planète à travers un périple qui nous amène d'un bout à l'autre des pôles. Le pari est sans conteste réussi : les images sont magnifiques, et l'on suit avec amusement, effroi, ou surprise les animaux que le voyage nous fait rencontrer : des canards sautant de la cime d'un arbre sur un tapis de feuilles mortes, le périple d'éléphants africains, la terrible lutte d'une ours polaire...

Rafraîchissant, instructif, le documentaire mérite tout un tas de louanges. Quelques réserves aussi, malheureusement. Ainsi, j'ai trouvé que le film manque un peu de liant, on saute d'une zone à une autre, sans forcément comprendre la logique sous-jacente. Enfin, le message final, écolo en diable - normal ! - du style "Bon ben maintenant vous avez vu hein, si vous continuez à rouler avec vos voitures toutes nazes, ben les ours polaires ils ne pourront pas survivre" (ah bon ?). C'était presque inévitable, mais en même temps ça m'a paru tellement évident (même avant le film) que bon ça m'a un peu gonflé. Dommage.

Cela n'enlève en rien aux qualités du film, que vous devez aller voir. Vous verrez, ca change de Bruce Willis et de Terminator. Si, si.
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 14:25
labyrinthedepan.jpgEspagne. 1944.
Carmen et sa petit fille Ofélia s'installe chez son nouvel époux, Vidal, un capitaine de l'armée franquiste. Alors qu'Ofélia doit se faire à sa nouvelle vie, et à son nouveau beau-père, elle découvre un curieux labyrinthe en ruine pas très loin de la maison. Rapidement, elle reçoit la visite de fées, qui la conduise à un faune : il révèle à Ofélia qu'elle est la princesse d'un monde parallèle et que pour rentrer chez elle, elle devra passer 3 épreuves. Pendant ce temps, Vidal met tout en oeuvre pour massacrer les résistants espagnols...


Guillermo Del Toro nous a habitué à des films de bonne qualité sans forcément être époustouflants. Oui, L'Echine du Diable était un très bon film ; oui, Hellboy est sympatoche ; oui Blade 2 est un très bon film d'action. Donc l'homme sait manier une caméra et raconter une histoire.

Et Le Labyrinthe de Pan ne fera pas tâche dans sa filmographie, bien au contraire ! Car Del Toro réussit là le tour de force de faire un vrai conte de fée pour adulte. Son film ne se destine jamais aux enfants : les thèmes abordés sont bien trop compliqués, et la violence visuelle trop accentuée pour que les petits s'amusent au visionnage du film. A noter qu'en France, le film n'a été interdit qu'"aux moins de 12", ce qui est une honte, vu la violence et la sauvagerie de certains passages.

C'est d'ailleurs dans cette violence que réside à mon sens le défaut du film. Del Toro veut montrer la brutalité de ce capitaine franquiste, mais avait-il besoin d'aller si loin ? A mon avis : non. Du coup le film est par moment dur et bascule juste après dans la féérie, ce qui lui donne un cachet original, c'est certain.

Le Labyrinthe de Pan est donc un film dur, mais qui raconte une bien belle histoire, une sorte de remake par ailleurs du Voyage de Chihiro, le tout à la sauce Del Toro, sauce épicée donc (Del Toro est mexicain, hé hé). Dans son final, le film touche une certaine grâce et nous laisse pensif quand à notre époque. En ce sens, Del Toro remlpit parfaitement ses objectifs : faire un conte de fée pas con et loin d'être infantilisant, en plus d'être joli.

Au final, voilà un très beau film, mais peut-être pas aussi bon que je l'avais espéré dans sa globalité. D'où une (toute petite) déception.
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 23:06
lamaisondes1000morts.jpgRob Zombie est l'ancien chanteur d'un groupe de métal, White Zombie. Mais le chanteur a du trop regarder Massacre à la tronçonneuse dans son enfance, puisqu'il nous sert ici un hommage étonnant mais aussi maladroit au classique de Tobe Hooper.

Deux couples de jeunes gens arrivent au Musée des Horreurs du Captain Spaulding, une attraction en bord de route, perdue au beau milieu de nulle part. Amusés les jeunes acceptent de visiter l'attraction et apprennent la légende du Docteur Satan, un tueur sadique du XIXème siècle, qui aurait disparu pas très loin. Ni une ni deux, voilà nos charmants héros prêts à faire un détour pour retrouver sa trace grâce à un plan de Spaulding. Pas de chance, ils vont finir dans une maison où vit une curieuse famille de cannibales satanistes (et peut-être même communistes, allez savoir) !

Rob Zombie signe là son premier film et cela se voit. L'auteur préfère en effet faire joujou avec la caméra, comme un gosse avec son nouveau jouet. Le film regorge donc de plans travaillés, à grands coups de filtres Adobe Premiere. C'est énervant, et ca donne vraiment l'impression que l'artiste hésite, et ne sait pas trop quoi faire pour faire monter la sauce : ralentis, couleurs inversées, images âbimées... Enervant.

Pourtant, son film, dans les limites du genre ("de jeunes citadins découvrent d'horribles bouseux de la campagne"), arrive à développer un univers bien personnel, glauque et  tout en décalage. Rob Zombie utilise l'imagerie enfantine (les évènements se déroulent le soir d'Halloween, le parc d'attraction du Capitaine Spaulding), et son film gagne un cachet certains malgré la débauche d'effets qui le desservent. Mieux, certaines scènes font preuve d'une vraie bonne ambiance éprouvante comme ce dîner abominable, repompage direct de Massacre à la Tronçonneuse certes, mais un repompage réussi.

Sinon, La Maison des 1000 morts est un film d'horreur pur jus, bien grand-guignolesque et malheureusement typique des années 2000. Je suis assez partagé : j'ai bien aimé cette recherche de style et d'ambiance, mais je trouve dommage qu'il soit si maladroit et privilégie systématiquement le répugnant et le dégoût, outils bien plus faciles à utiliser au ciné que l'ambiance.
Je dois devenir trop vieux maintenant (30 ans !) pour ce genre de conneries (pour paraphraser je ne sais plus quel Arme Fatale). Pour qui a vu Massacre..., rien de nouveau sous le soleil sinon que Tobe Hooper réussissait à faire mieux sans tomber dans le répugnant visuel (tout était en suggestion). C'est globalement ce que je reproche au cinoche d'horreur de ces dernières années, qui me déçoit de plus en plus : on ne cherche plus à faire mais à écoeurer et dégoûter.

Reste que Rob Zombie y met du sien, et je suis tout de même curieux de voir son film suivant, The Devil's Reject, semble-t-il plus abouti. A signaler que le monsieur s'est chargé du remake d'Halloween, le film de John Carpenter, qui devrait sortir bientôt.
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 15:53
mrbrooks.jpgEn tête d'affiche de ce Mr Brooks : Kevin Costner, Demi moore, et William Hurt. Autrement dit que des has-been, d'anciennes stars un peu oubliées ces dernières années. Demi Moore, ca fait belle lurette que je ne l'avais pas vu dans un film au cinoche. OK, Kevin Costner avait sorti la tête de l'eau grâce à Coast Guard, et puis que voulez-vous j'aime bien Kevin Costner ?!  Alors donc voyons ce que donne ce film qui sent bon le sapin...

Earl Brooks est un adorable mari et père de famille, doublé d'un homme d'affaire à succès.  Mais Earl Brooks dissimule un terrible secret : c'est un tueur en série. Sa conscience perverse le pousse à commettre des crimes sur de totals inconnus. Malheureusement, son dernier crime n'est pas parfait et un jeune serial-killer en puissance tente de le faire chanter : soit il lui apprend à tuer soit il le balance aux autorités. Brooks a un autre soucis : l'inspectrice Tracy Atwood est sur sa trace et compte bien le coffrer. Et par dessus le marché, Brooks se demande si sa fille n'aurait pas hérité de sa folie meurtrière...

Il y a beaucoup de choses dans Mr Brooks et pas que des bonnes. Le scénario foisonne d'intrigues et de pistes à tel point qu'il y en a même presque trop. Les intrigues s'entrecroisent mais ne s'alimentent jamais, du coup on est parfois un peu destabilisé de découvrir que telle piste ne mène en fait à... rien. Une construction casse-gueule donc pour un film qui aurait mérité d'être un poil plus clair; notamment sur le final. La contrepartie est qu'on a l'impression par moment d'être entraîné dans la folie du personnage. L'avantage de l'inconvénient en somme.

Le gros bon point reste donc Kevin Costner (j'avais prévenu dans l'intro, je ne prends personne  par surprise) qui démontre ici qu'il aurait pu faire un très bon acteur du côté des "méchants" sous son air petit père tranquille des familles. Sa prestation est relevée par l'alchimie qui se créé avec William Hurt (jouant sa "part des ténèbres"), particulièrement convaincante.

Mr Brooks reste un film un poil pantouflard, qui s'étire un peu (le film aurait  gagné à être réduit d'une demi-heure).  Le dernier quart d'heure est par contre étonnament sanglant (un égorgement à la pelle, un plantage de couteau dans la gorge, vi mon bon monsieur, c'est un peu gore tout de même).

Mr Brooks rate donc un peu le coche, mais n'en reste pas moins un film plaisant, idéal pour passer une bonne mais oubliable soirée
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:07
blackbook.jpgHollande,  sous l'occupation allemande. Rachel Steinn est juive et après la destruction de sa planque, n'a d'autre choix, pour elle ses parents, que de fuir les nazis. Hélas, le passeur s'avère être un traître et toute sa famille est décimée. Elle finit par rejoindre la résistance hollandaise. Par concours de circonstances, elle rencontre un officier allemand, Müntze, qui semble sensible à son charme. Pas de doute pour la résistance, elle doit profiter de la situation pour espionner le QG des allemands...

Black Book est réalisé par Paul Verhoeven, le réalisateur de Robocop, Total Recall, Basic Instinct, ou Starship Troopers. Des films à succès, et parfois sans concessions, mais qui flirtent généralement avec le fantastique. Le retrouver derrière la caméra de Black Book est donc pour le moins surprenant : il semblerait que le thème lui tenait à coeur puisqu'il est revenu des USA dans son pays d'origine (la Hollande) pour produire ce film.

Et le moins qu'on puisse est que le pari est réussi. Non seulement Black Book se laisse suivre agréablement porté par le charisme de son actrice principale, Carice Van Houten, mais Verhoeven n'abandonne pas pour autant son style direct, parfois brutal et cru. Mieux encore, il explore un thème méconnu, la résistance hollandaise.

Mais le succès du film tient à ce que Verhoeven traite son sujet avec finesse et ambiguité. Une juive amoureuse d'un officier allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale, voilà bien le coeur de l'intrigue de Black Book. Ainsi, Müntze s'avère par moment plus humain que les résistants, et il ne tarde pas à poindre une relation entre lui et Rachel.

Certes, tout n'est pas parfait, il manque un "je ne sais quoi" au scénario pour s'élever totalement , mais en l'état Black Book est un très beau film, sensible sur un thème original.
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 19:21
labatailledelaplanetedessinges.jpgSuite et fin de la célèbre saga, avec toujours Jack Lee Thompson à la réalisation (il conçu le précédent).

Une trentaine d'années après la révolte des singes menée par César, l'humanité est  quasi réduite à néant. Ne subsiste que quelques humains, dominés par les singes. La bombe nucléaire a explosé, ravageant les cités devenues interdites de visites.
César dirige les singes mais a fort à faire face au Général Aldo, un gorille qui aimerait prendre le pouvoir par les armes. César choisit de se rendre dans une ville pour en savoir plus sur ses parents, et il n'en faut pas plus à Aldo pour monter une rebellion, soutenue par une découverte que va faire César : des humains iradiés ont survécu sous la ville et n'attendent qu'une chose. Se venger des singes !


A première vue, Jack L. Thompson abandonne l'intellectualisation de la série qu'il avait entamé dans le quatrième épisode pour revenir vers le simple film d'aventure-action. En effet, on retrouve ici l'esprit du premier grâce à des décors qui rappellent les deux premiers épisodes : la vie quotidienne des singes, les humains dominés, les gorilles idiots, la zone interdite... Des images et des thèmes déjà abordés dans la saga mais que Thompson réintroduit ici pour une raison très simple : ce cinquième film doit faire le lien entre le premier et le précédent opus.

On découvre donc l'histoire qui amène petit à petit les humains en esclavage, l'ascention des gorilles, le début des dogmes religieux ("Un singe ne doit pas tuer un singe", règle qui va changer durant le film)... SI l'on ne peut qu'être  satisfait des élèments qui sont évoqués, on ne peut regretter que le côté "mythologique" du film ne soit pas plus poussé. La bombe nucléaire n'est qu'évoquée, mais qu'en a-t-il été réellement ? (et les retombées, pourquoi n'ont-elles pas touché les singes qui sont à 2 jours de marche de la ville irradiée ?). La communauté d'irradiés humains sont-ils réellement les ancêtres de ceux que l'on aperçoit dans le second épisode ? etc.

Sous couvert du Général Aldo, Thompson s'évertue à dénoncer la bêtise militaire et des solutions violentes, prônant le pacifisme.

Dommage que les moyens ne suivent pas et ne permettent jamais à Thompson de conclure sur une fin épique. Les décors sont pauvres, les maquillages déjà beaucoup moins réussis. Si le final est magnifique (et d'un pessimisme évident), dommage que cette Bataille de la Planète des Singes ne clôt pas la saga sur un feu d'artifice.
Reste un film agréable et malin.
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:56
laconquetedelaplanetedessinges.jpgAurélie et moi avions commencé il y a quelques semaines le visionnage de la saga de la Planète des Singes. Pas la bouse de Tim Burton, mais bien la série de films sortie fin des années 60-début des années 70.

Quelques années après les évènements des Evadés de la Planète des Singes, nous retrouvons le fils de Zira et Cornélius, César, toujours en compagnie du directeur de cirque à qui on l'avait confié.
Depuis ces évènements, une épidémie a décimé les chiens et les chats et l'Homme s'est choisi pour nouvel animal domestique le singe. Sauf que rapidement, les chimpanzés sont passés du stade d'animal de compagnie à celui d'esclave. Livré à lui-même dans une société totalitaire, César va fomenter la révolte qui aboutira à la suprématie du singe sur l'Homme...

Nouvel opus, nouveau réalisateur, nouvelle direction artistique.
Jack Lee Thompson, auteur des Canons de Navaronne ou bien Des Nerfs à vif, abandonne l'humour du précédent volet et ne conserve que le pamphlet social. Mine de rien c'est une révolte qui nous est décortiquée. Difficile de ne pas en vouloir à l'être humain tant ce dernier est montré ici sous son plus mauvais jour. La civilisation humain n'existe que via un gouvernement fasciste qui maltraite les singes, les conditionnent à coups de lance-flamme. Les humains qui protègent les singes ne sont pas mieux traités: l'Etat est prêt à tout pour empêcher les singes de se révolter quitte à torturer.

Difficile aussi de ne pas y voir un parallèle avec la révolte des minorités qui a secoué Watts durant l'été 1965 aux USA (soit presque 5 ans avant la sortie du film). Il est impossible que le film n'y fasse pas référence, je pense. Ainsi le gouvernement aurait donc un comportement totalitaire par rapport aux noirs américains selon les scénaristes. La saga prend encore une fois une coloration politique importante.

Si bien que malgré le fait que ce film soit le 4ème de la saga, il constitue néanmoins une suite intéressante et intelligente des Evadés de la Planète des Singes, malgré le manque de moyens par rapport aux premiers opus. La société futuriste qui est décrite (c'est en 1991 selon un insert au début du film, lol) rappelle bien évidemment notre propre société et ses dérives. A ce sujet, rappelons que Watts sera justement frappé par de nouvelles émeutes en ... 1991-1992 !



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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 12:21
planeteterreur.jpgChers amis, lorsque vous rentrerez dans la salle de Planète Terreur (car, oui,  vous allez le voir !), oubliez tous  vos critères qui différencient un bon d'un mauvais film : Planète Terreur n'y résisterait pas. Non. Aller voir Planète Terreur consiste à laisser volontairement son cerveau à l'entrée, du moins la partie amatrice des belles oeuvres artistiques, et à laisser surgir l'amateur de série B et Z, le pervers des nanars qui sommeille en vous. Si vous suivez mes délires réguliers sur les vieux nanars, me lisant sourire aux lèvres, croyez-moi, ALLEZ VOIR ce Planète Terreur, vous serrez comblés ! Laissez vos petits cousins aller voir Ratatouille de leur côté.

C'est donc par un lundi matin pluvieux de cet été que je me rendis à cette séance extraordinaire. Déjà, c'est bon signe : je suis seul lorsque  je rentre dans la salle, 5 minutes avant la projection. Au final nous serons... quatre.

Planète Terreur s'ouvre sur une fausse bande-annonce pour un faux film : Machete. Gros gros coup de coeur pour une BA typiquement nanar, dans le plus pur style des années 70, BA portée par un acteur qui a régulièrement travaillé avec Rodriguez, le réal de Planète Terreur. Ca commence bien, ca met tout le monde dans le bain pour ce qui va suivre. Je vous invite à découvrir Machete sur Youtube, vous allez rire (j'aime beaucoup la réplique "Dieux a des sentiments... pas moi... " Bang !) ; ca se regarde en cliquant ici .

Bon c'est pas tout ca, mais voyons voir Planète Terreur.
Dans une petite bourgade du Texas, une expérience dans un base militaire a mal tourné : un gaz extrémement dangereux va contaminer petit à petit la population, transformant ces braves personnes en dévoreurs de cervelles. Attention, pas des zombies. Non, non. Même s'ils en ont tout l'air, je vous l'accorde.
Le film nous montre donc une tripotée de personnages tout aussi barrés ou stéréotypés les uns que les autres, se démerder face à cette catastrophe.

Rose McGowan (vue dans Charmed) interprête Cherry, une stripteaseuse ayant décidée de raccrocher pour devenir comique. Son ex-petit ami est un délinquant, une petite frappe au grand coeur, qui se prend pour un héros malgré lui. Il y a aussi un couple de médecins qui vont profiter de la crise pour régler leurs comptes (madame trompe monsieur avec une femme, monsieur est à la limite du psychopathe sadique). L'un des scientifiques de l'armée (joué par l'irakien de Lost) collectionne les testicules dans un bocal. Bruce Willis joue un sergent totalement fou à lier. Je ne peux oublier Michael Bien (ex-collaborateur de James Cameron, qu'on a vu dans Terminator ou Aliens) en shérif dépassé par les évènements, qui s'engueule régulièrement avec son frère concourant pou devenir le meilleur "Monsieur Barbecue" des US. Qui dit mieux ? Bien entendu, tout ce beau monde cabotine et surjoue à mort (c'est le cas de le dire) pour notre plus grand plaisir.

Rodriguez, totalement habité par son sujet, travaille son film pour le rendre encore plus seventies : pellicule abîmée et parasitée, son saturant régulièrement, l'auteur pousse même le vice à interrompre une scène "hot" par un effet de pellicule fondue, et pour mieux sauter volontairement une bobine du métrage . Résultat : on reprend le film plus loin sans forcément avoir pu tout suivre (mais les dialogues permettent aisément de récoller les morceaux). Rodriguez n'oublie pas de saupoudrer le tout de répliques débiles et nanaresques. Devant une foule de "zombies", le sherif de sortir : "N'oubliez pas : vous descendez tout le monde !! Vous descendez tous ceux qui s'approchent !!! Et une dernière chose. J'allais oublier. Vous ne me descendez pas, moi !!!!". Autre scène classique du gars qui va mourrir et qui fait son mea-culpa style 'arrgh, Wray, si j'avais su qui tu étais réellement... argh...". J'en passe et des meilleurs... Un bonheur.

Enfin, Rodriguez ne craint jamais d'être too much (borderline diront certains), il est totalement en roue libre dans un métrage quasi-parfait dans le genre. On ne s'ennuit jamais. Il y a des petites pépées mignonnes. C'est complètement débile. Ca défouraille grave par moment. Ca gicle dans tous les sens. Les voitures explosent pour un rien. Tout fan de nanar se doit de l'avoir vu sur grand écran. Bref, un orgasme assuré pour tout amateur de Z.

J'en ai rêvé : Rodriguez l'a fait.

Et vous êtes toujours devant votre écran ? :o)



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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 12:03
eragon.jpgTiens voilà un film dont je n'attendais rien sinon un vague repompage infantile du Seigneur des Anneaux. Et poutant c'est curieux, un sentiment de frustration m'est apparu durant le générique final. Tiens donc.

Eragon brasse sans complexes tous les stéréotypes de l'heroic-fantasy. Pour peu que vous ayez ouvert un livre de ce genre durant les 30 dernières années, vous ne serez jamais perdu. Jugez plutôt :
Un jeune fermier  découvre par hasard un oeuf de dragon.  La légende dit qu'il va devenir dragonnier  et que son destin d'Elu est de sauver le royaume de l'emprise d'un maléfique tyran...

Donc rien d'original rayon scénario, tout est archi-standard pour moi qui fait du jeu de rôle dans ce genre d'univers depuis 20 ans. Reste que j'imagine que pour les néophytes l'ensemble doit être enchanteur et frais, surtout que mine de rien Stefen Fangmeier tourne son film sans génie mais avec un sacré talent pour rendre l'ensemble agréable, et surtout jamais ennuyeux. On ne connaissait de lui que son taf sur les effets spéciaux de Signes donc en somme pas grand chose, et c'est donc une bonne surprise. Effets spéciaux justement réussis, puisque le dragon d'Eragon, ou plutôt la dragonne, est tout à fait réussie.

Le casting est aussi un autre atout du film. Le jeune acteur principal apporte une certaine fraîcheur au rôle, sans forcément qu'il soit transcendant. Jeremy Irons prête sa trogne (que j'adore) à un rôle de vieux mage-guerrier roublard, genre de personnage que j'affectionne beaucoup. Et enfin John Malkovitch interprête le grand méchant roi qu'on ne voit que trop peu car jamais il ne plongera dans la bataille laissant cette tâche à son sous-fifre beaucoup moins convaincant (Robert Carlyle, pas à son avantage en restant poli).

Pas de confrontation avec le méchant vilain donc ? Ben oui, parce que le film fonctionne comme une grosse introduction à une saga plus vaste que ce petit début de bataille. Du coup, on a le sentiment que le film se termine au moment où cela commencait à devenir véritablement intéressant. Une suite doit donc être dans les starting-blocks même si je n'ai pu trouver que très peu d'infos à ce sujet.

Résultat : un bon moment d'heroic-fantasy mais une fin qui laisse comme un sentiment de revenez-y.
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