Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:00

skin walkersJ'enfournais le DVD de Skin Walkers sans beaucoup d'espoirs : un énième film de loup-garous, réalisé par Jim Isaac, à qui l'on doit notamment House 3 et Jason X, le dizième opus de la saga Vendredi 13.

Vu comme ça, effectivement, Skin Walkers était bien parti pour se faire démolir par votre fidèle serviteur.

A notre époque co-existent deux races de loup-garous : les "méchants" considèrent leur lycanthropie comme une bénédiction, la possibilité de tuer, de manifester de façon extrême leurs pulsions violentes. Les autres, les "gentils", voient en leur état une terrible malédiction : ils essaient de rester le plus humain possible, et lorsque la nuit tombe s'aliènent à l'aide de harnais spécialement conçus, afin d'éviter de faire du mal aux autres.

Une légende raconte qu'un jour, un enfant né d'une humaine et d'un loup-garou, lorsqu'il atteindra son 13ème anniversaire permettra d'annihiler la lycanthropie...
Skin Walkers démarre, alors que la lutte entre les bons et les mauvais commence : ces derniers veulent mettre la main sur le gamin de la légende, les bons feront tout pour les en empêcher...


Très franchement, les bons films de loup-garous se font assez rares. J'ai en tête deux titres très réussis (Hurlements de Joe Dante et Le Loup-garou de Londres de John landis), le reste de la production naviguant entre le moyen (Wolf) et le très mauvais (avec des effets spéciaux tout pourris à base de moumoutes et de poils artificiels...). Et les anciens films avec Lon Cheney Jr ou Paul Naschi ont pris un sacré coup de vieux, avouons-le.

Skin Walkers s'avère une très bonne surprise.
On sent que les scénaristes développent l'idée de clans de loups-garous qui s'affrontent. Ca change du brave gars maudit qui est pourchassé par des villageois en colère. Et Jim Isaac y ajoute une pincée d'ambiance western : ruelles poussièreuses, fusillades, campagne profonde... On serait presque dans le Far West, manque plus qu'un accord d'harmonica à la Morricone.

 

skin walkers1

Et même à poils, ils sont dangereux...

 

La traque est agréablement rythmée, on ne s'ennuie pas pendant les 80 minutes. Et c'est là en fin de compte le principal souci : 1 h 20 pour développer l'histoire, les enjeux, et les personnages, c'est un peu court. Et du coup, le film qui aurait pu être épique se retrouve avec une ambiance un brin mineure et des personnages souvent esquissés. On a plus l'impression d'assister à la lutte entre 2 bandes de 5 loup-garous qu'à une épopée légendaire qui concerne la race entière. Dommage.

 

Dommage, d'autant plus que les effets spéciaux, discrets et rares, sont réussis. Stan Winston est fidèle à sa réputation de grand truqueur, et pour Skin Walkers parvient sans problème à être crédible sans trop en faire. Petit coup de chapeau aux designs, originaux et plutôt bien vus.

 

Bref, si Skin Walkers ne parvient pas à s'écarter de son statut de série B (mais Isaac le voulait-il, seulement ?), le film est sympathique, jamais ennuyeux et parvient à proposer une alternative à Underworld, autre film dans la même veine (j'ai essayé de ne pas la faire, c'te blague, mais j'ai pas pu m'en empêcher). Car malgré son affiche qui annonce un film sanglant, Skin Walkers est plutôt soft et mise plutôt sur l'ambiance.

 

Enfin, les amateurs du jeux de rôle Werewolf y trouveront aussi une inspiration pour créer quelques scénarios, voire même une campagne. 

Que demande le peuple ?

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 10:35

Futuroscope

En un an, cela fait 2 fois que je vais Futuroscope.

Profitons-en pour faire un petit billet sur les nouvelles attractions de cette année 2010. Ben, oui, cette fois j'ai eu le temps de m'arrêter sur les nouveautés, sans me presser.

 

Commençons par le plus impressionnant : Arthur, l'aventure 4D.

Pour le coup, les concepteurs ont pensé à chiader le temps d'attente : on évolue dans des cavernes joliement sculptées, avec pas mal de détails et très probablement dans le ton des films (que je n'ai pas vus). Ca reste une file d'attente, mais on apprécie l'immersion dans cet univers d'enchantement.

Futuroscope-Arthur Aventure 4D-04

Une fois le parcours terminé, direction un ascenseur qui nous mène jusqu'au simulateur Imax 3D à écran hémisphérique. On embarque à bord de nacelles, et c'est parti pour l'aventure ! Il s'agit en fin de compte d'un simple cinéma dynamique, dans le même genre que la "Vienne Dynamique", une autre attraction du parc, mais avec quelques innovations.

Futuroscope-Arthur Aventure 4D-01

Des ventilateurs renforcent l'immersion, et régulièrement vous vous retrouvez aspergé d'eau et de bidules. C'est rigolo, ça bouge, ça atteint son objectif, mais c'est un simple cinéma dynamique en fin de compte, rien de révolutionnaire.

 

 

Autre nouveauté : Blues sur la Louisiane

Alors, ça j'étais curieux de voir puisque cette attraction remplace L'Aventure du Nil, l'ancienne attraction que j'aimais beaucoup.

On s'installe face à un immense écran hémisphérique, mais plus ancien que celui d'Arthur, l'aventure 4D : on aperçoit beaucoup trop les liaisons entre les différentes dalles de l'écran ! Si bien que parfois cela m'a "sorti" du film. Reste que le court-métrage Hurricane on the Bayou propose des paysages magnifiques, et la musique blues est superbe. Le film revient bien évidemment sur les dégâts de la tornade, et le contraste est saisissant.

Futuroscope-Louisiane

Bref je n'ai pas été déçu, même si ce n'est pas impressionnant du tout (mis à part les dimensions de l'écran, gigantesque). Séduit par la bande-son j'ai acheté le CD audio du film, composé de jolies balades blues.

 

 

Enfin, dernière nouveauté : Moi Van Gogh

Autant dire que j'y allais à reculons : je craignais d'assister à un documentaire pompeux et ennuyeux. Et bien pas du tout !

Futuroscope-moi-van-gogh-a-la-geode reference

Le court-métrage est rudement bien fait : on découvre la vie de l'artiste, avec des indications jamais assomantes. Et surtout les procédés mis en oeuvre sont intéressants : on voit littéralement les peintures et dessins se composer devant nos yeux. Un sacré travail, pour très joli résultat. Enfin, la diffusion sur grand écran, que dis-je un gigantesque écran, donne toute leurs puissance aux peintures.

Quel bonheur de voir tous ces détails, invisibles en musée !

 

Trois belles attractions, pas révolutionnaires, mais très intéressantes !

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 07:40

Trone-de-Fer-integrale-j-ai-lu-01b1Par George R.R. Martin
Traduction : Jean Sola


Nos librairies sont envahies depuis des années par de nombreuses sagas d’heroic-fantasy, dont J.R.R. Tolkien (Le Seigneur des Anneaux), Michael Moorcock (la saga d’Elric) et Robert E. Howard (la saga Conan) ont été les précurseurs et surtout les modèles. Avec l’avènement du Seigneur des Anneaux sur grand écran, on trouve donc nombre de romans de ce genre, tous dans le même moule, avec le même genre d’histoire. En gros, la tram classique est la suivante : un jeune homme, souvent de classe modeste, découvre un objet magique/un pouvoir/une arme légendaire ; il croise la route de vaillants guerriers qui se joignent à lui pour l’aider, et ils vont sauver le monde/délivrer la princesse/vaincre le Mal avec un grand M.

Alors j’avais entendu beaucoup de bien du Trône de Fer, comme quoi il se démarquait du lot. Profitant de la réédition en intégrale, je me suis lancé dans l’aventure.

Le monde des sept royaumes est un monde médiéval, très légèrement teinté de magie. Il y a de nombreuse années avant le début du roman, le monde était menacé par un seigneur maléfique, mais un groupe d’aventuriers a réussi à anéantir le malin et fait exiler sa descendance. Puis ils se sont partagé le continent en royaumes, tout simplement.
Le Trône de Fer commence alors que tous ces anciens héros sont rangés : ils sont devenus des seigneurs, l’un d’eux le Roi, et tout ce beau monde vit dans la nostalgie d’un lointain passé légendaire et sous le poids des responsabilités.
Nous suivons les aventures d’Eddard Stark, seigneur du royaume du nord. Après un attentat contre son fils, qu’il suppose fomenté par la famille Lannister, réputée pour sa traîtrise, « Ned » comprend qu’il doit se rendre auprès du Roi Robert, son ancien compagnon d’armes, pour tirer cette histoire au clair. Débute alors une saga de traîtrise et d’alliances…


Malin, George R.R. Martin ! L’auteur évite subtilement les clichés de l’héroic-fantasy en nous proposant une saga familiale plus proche des Rois Maudits que du Seigneur des Anneaux. Ici, pas trop d’action, ni de combats (le premier commence au bout de 300 pages !), mais du complot et de la diplomatie.

George Martin déroule tranquillement son intrigue en prenant bien soin de décrire ses personnages et ils sont nombreux. Si bien qu’au début on se perd parfois entre les personnages secondaires, l’auteur prenant un malin plaisir à nommer le moindre d’entre-eux.
Heureusement, les principaux sont bien campés. Martin utilise une technique simple mais efficace : un chapitre par personnage. Nous en suivons ainsi une demi-douzaine, ce qui permet de s’y attacher progressivement et de mieux comprendre leurs réactions. A noter aussi la variété des personnages principaux : un vieil héros devenu seigneur, une reine discrète mais forte, une fillette aventureuse, sa sœur plutôt « précieuse », un nain bien malin, etc.

L'idée d'utiliser des personnages qui ont déjà un vécu, ce côté "vieux rois usés par le poids des ans et des intrigues de cour" est une des grandes forces de l'histoire, ce qui la rend originale.

Les descriptions sont intéressantes, jamais trop longues, mais Martin prend son temps. Le récit met du temps à se lancer, l’auteur place ses personnages sur l’échiquier, mais en même temps oublie un peu le rythme de son histoire, si bien que par moment on peut être tenté d’abandonner (j’ai eu le temps de lire Psychose de Robert Bloch pendant que je faisais une pause). Dommage car à la fin du premier tome tout s’accélère.
Cette intégrale comprend les 2 premiers romans d’une saga en 12 livres. J’ai terminé le premier, et j’attendrai un peu pour me lancer dans le second (Le Donjon Rouge).

Un mot maintenant sur le gros point noir : la traduction. Rarement j’aurai vu traduction aussi rébarbative ! Jugez plutôt :
Tout d’abord, le terme « direwolf » est traduit par loup-garou, probablement par que le terme « direwolf » ressemble beaucoup à « werewolf ». Un direwolf est tout simplement une race de grands loups. Dans l’une des premières scènes, une grosse louve met ainsi selon le traducteur au monde des … loup-garous !? Je n’ose imaginer la confusion que cela peut créer dans l’esprit des lecteurs qui n’auront pas été chercher le renseignement sur le net.
Dans le même genre, le terme « kraken » est traduit par … « seiche » ! Beaucoup moins mythique, n’est-ce pas ?
Pire, certains passages passent d’un niveau de langage à un autre très rapidement, ou bien les descriptions sont parfois si ampoulées qu’il m’a fallu relire certaines phrases pour les comprendre, ou bien vérifier que la syntaxe était correcte. Consternant ! Ici la traduction joue contre le lecteur et c'est bien dommage !

La traductrice s’est exprimée lors d’une interview sur le net et ses réponses sont pour le moins laconiques. Pourquoi avoir choisi loup-garou au lieu de « grand loup » ou « loup » tout court ? Réponse « faute de mieux ». OK... Tout devient plus clair lorsqu’on apprend qu’il s’agit là de son premier travail de traduction. On peut donc espérer que cela va aller en s’arrangeant au fil des tomes.

Si vous êtes lassé par l’heroic-fantasy courante, le Trône de Fer est une agréable alternative qui, je pense, se transforme en très bon roman au fur et à mesure que l’histoire avance. Il faut savoir cependant que la saga est longue (12 romans !), et à ce jour inachevée.

 

Si vous êtes intéressés par cette saga, un seul site : www.lagardedenuit.com

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 08:15

borderlandsDans notre futur. Vous êtes un chasseur de prime débarqué sur la planète Pandore. Désertique, poussiéreuse, la planète est laissée à l’abandon par les gouvernements : les pillards et gangs y règnent en maître, dans une ambiance d’après fin du monde (genre Mad Max). Les autochtones sont terrorisés par les bandits et vivent retranchés dans quelques villages perdus. Et il n’y a pas que les humains dont il faut se méfier : les skaggs, sortent de loups du désert, rôdent.
Vous débarquez sur Pandore pour une raison simple mais nébuleuse : vous avez des visions ! Une jeune femme vous demande de trouver l’Arche, sans que vous  sachiez ce que c’est réellement. Les habitants du coin pensent qu’il s’agit d’un conte pour enfant. Mais bon, vous êtes un chasseur de prime, et là ou ailleurs, il y a du pognon à se faire…

Borderlands est un objet assez curieux dans le monde du jeu vidéo actuel ultra-formaté. Le jeu mêle plusieurs styles : le FPS (jeu de tir), le hack’n slash (dont Diablo est le plus connu des représentants) et le MMORPG. Un pari surprenant donc, à l’heure où les éditeurs, plutôt frileux, préfèrent une énième suite à Call of Duty ou un énième Command & Conquer.

Restait à prendre le meilleur de ces trois styles de jeu pour en faire une bonne mixture. Coup de chance, les cuisiniers de Gearbox, l’éditeur, sont plutôt doués.

Le FPS de Borderlands est assez classique et ne recherche pas la simulation à tout prix. Vous ne pourrez pas vous pencher derrière un obstacle par exemple. C’est le fun qui est ici recherché à tout prix, et avouons que les phases de combat sont plutôt amusantes, sans être révolutionnaires. L’arsenal mis à la disposition du joueur est très diversifié, et chacun pourra y trouver son compte, de l’amateur du fusil sniper au furieux préférant le fusil à pompe. Et pour affiner le tout, les munitions sont, elles aussi, diversifiées : explosives, corrosives (pour attaquer les armures), etc.

C’est du côté des ennemis qu’il faudra trouver une première faille à Borderlands : il y a très peu de « models » différents, si bien qu’on se retrouve souvent à tirer sur les mêmes personnages et créatures tout au long du jeu. On aurait aimé un peu de variation, ne serait-ce qu'au niveau des couleurs par exemple. Reste que certains « models » sont assez déjantés et amusants (les gnomes cannibales sont très funs). Certains boss sont aussi impressionnants.

Au hack’n slash et au MMORPG, Borderlands emprunte le « loot » et les quêtes.
Mais qu’est-ce que le « loot » ? En gros, lorsque vous tuez un adversaire, celui-ci « lâche » de l’équipement, qui va permettre d’améliorer le vôtre, d’équipement. Parfois, c’est un objet inutile, et quand vous avez beaucoup de chance, c’est un objet très rare et efficace. Bon, on fermera les yeux sur un point totalement illogique : comment un loup du désert peut transporter un fusil d’assaut ou ne serait-ce que des munitions… Cet aspect du jeu est un petit plaisir dans Borderlands, puisque vous démarrez un combat avec l’espoir de récupérer un petit quelque chose qui vous sera utile.
Quant aux quêtes, comme dans les MMORPG, vous croiserez des personnages qui vous confieront des missions à accomplir. A vous de vous rendre au bon endroit, de faire ce que l’on vous a demandé et de revenir toucher votre prime. Les quêtes sont assez diversifiées et l’on évite l’abus de mission « fedex » (apporter ceci à untel). Très rapidement, vous pourrez utiliser un véhicule, ce qui réduira considérablement les trajets et accélèrera le jeu.


borderlands1
Il existe quatre classes de personnage dans le jeu, vous choisissez la vôtre dès les premières minutes. Chaque mission, en plus de vous rapporter du matériel ou de l’argent, est récompensée par des points d’expériences. Ces points vous permettent de développer vos compétences et vous spécialiser dans certains domaines de votre classe de personnage. J’ai choisi la classe Sirène, qui permet de se rendre invisible pendant quelques secondes (le temps de fuir un combat mal engagé par exemple). Au fur et à mesure, mon pouvoir de classe s’est amélioré : le temps d’invisibilité augmente, j’émets une aura incendiaire lorsque je sors de l’invisibilité, etc. Si bien que rapidement, on ne prend au jeu de développer son personnage, pour devenir de plus en plus efficace et affiner ses tactiques de jeu.

Un mot sur le fil rouge du jeu, la fameuse quête de l’Arche. La fin du jeu m’a un peu déçu : je m’attendais à quelque chose de plus épique, de plus délirant. C’est sec, abrupt, et l’on reste sur sa faim. Dommage. D’autant plus que les dernières secondes, si elles proposent un petit délire, restent bien floues…


borderlands2
Si vous jetez un œil aux photos, vous constaterez que Borderlands a un cachet graphique inhabituel. Il s’agit du « cellshadding », un rendu bande-dessinée très agréable, et original. Ce n’est pas le premier à le faire (déjà, le jeu XIII en son temps l’avait utilisé) mais ce style graphique colle parfaitement à l’ambiance déjantée de Pandore. Basé sur le dernier moteur Unreal, le jeu tourne parfaitement sur mon Qosmio G50-122.

Un bémol sur l’interface. On sent que le jeu a été conçu pour les consoles de jeu de salon. Si bien que l’interface de l’équipement est pénible à manipuler et l’on voit rapidement que l’utilisation de la souris a été rajouté à la va-vite.

La partie solo est complète, le multijoueur un peu moins à priori.
Ici pas de cartes pour jouer en réseau : à la place vous pouvez jouer n’importe quelle mission en coopératif avec 3 autres joueurs. Du coup, on peut imaginer de jouer avec 3 potes, chacun choisissant un perso d’une classe différente, et parcourir les étendues de Pandore main dans la main. Les ennemis seront plus coriaces, le jeu plus difficile, mais le butin sera plus important. Là encore Borderlands propose donc une option originale, et ne verse pas dans la facilité.


borderlands3
Mais, cerise sur le gâteau, Borderlands est assez long (une quarantaine d’heures pour finir le jeu et toutes les missions). Une fois terminé, vous pouvez recommencer le jeu au début, avec des adversaires plus féroces, en conservant votre niveau et votre équipement. Ou bien vous pouvez acheter un DLC, notamment L’Île des zombies du Dr Zed, mais j’y reviendrai bientôt.

Borderlands est un très bon jeu, fun, distrayant, avec une ambiance unique.
Recommandé.


Quelques conseils aux nouveaux arrivants sur Pandore

  • Fouillez tout ce que vous pouvez. Non seulement vous récupérerez de l’argent, mais aussi des munitions, ce qui évitera d’en acheter.
  • Spécialisez-vous rapidement dans quelques types d’armes (qui font mal). Personnellement, j’ai choisi le fusil sniper, le fusil d’assaut et le fusil à pompe. Il n’est pas plus efficace d’essayer de monter toutes les compétences de tir.
  • Récupérez du matériel et revendez-le dans les bornes. Le loot se divise en plusieurs niveaux de rareté : blanc, vert, bleu, violet, orange (du plus commun au plus rare).
  • Gardez toujours un flingue d’une catégorie que vous n'utilisez pas souvent. Une fois à court de mes munitions habituelles , j’ai souvent été heureux de prendre un pistolet qui traînait au fond du sac à dos pour achever un ennemi car je n'utilisais jamais les munitions du revolver.
  • Justement : le sac à dos. Il est bien petit au début du jeu. Je vous conseille de faire les quêtes liées aux petits robots dès que vous le pouvez. La récompense permet d’agrandir le sac à dos. C’est pratique.
  • Utilisez efficacement le quad, ce n’est pas qu’un moyen de transport : servez-vous en pour écraser les bestioles et autres ennemis. Vous économisez ainsi des munitions… et du temps.
  • Chaque ennemi a un point faible qu’il est bon d’exploiter. Tirez dans la gueule d’un skagg et vous comprendrez. Cherchez les points faibles, ça vous facilitera le boulot.
  • Utilisez à fond la boussole : elle vous indique TOUJOURS la position des ennemis et une évaluation de leur distance, même ceux que vous ne pouvez pas voir (encore une aberration…). C’est un moyen efficace pour vérifier que vous avez «nettoyé» une zone et éviter une embuscade.
Partager cet article
Repost0
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:00

lachevaucheedesbannisEn décembre 2009, Wild Side démarrait une nouvelle collection DVD intitulée Classics Confidential.  Destinée à accueillir les fleurons du cinéma, cette collection propose un grand nombre de compléments destinés à éclairer et analyser les œuvres proposées, dont un livre d’une centaine de pages. Le deuxième volume de la collection est sorti cet été 2010 : La Chevauchée des bannis d’André DeToth est un western trop méconnu.

Wyoming. Le rude hiver bat son plein.
Un petit village est sous tension : deux fermiers, Starrett et Hal, se disputent le cœur d’une jeune femme, Helen, ainsi que le droit de passage sur quelques terres. L’issue semble inéluctable : un duel départagera les deux hommes. C’est à ce moment que surgit une bande de hors-la-loi qui fuient l’armée : ils ont en effet pillé une garnison ! Les poches pleines d’or, le Capitaine Bruhn, chef des bandits, décide de prendre le village en otage, le temps de trouver un moyen d’échapper aux soldats. Malheureusement, difficile de tenir ces hommes à cran qui ne demandent qu’à boire de l’alcool et violer les femmes du village. Starrett et Hal pourront-ils mettre de côté leur différend pour sauver le village ?

Rude.
C’est le mot qui vient à l’esprit après le visionnage du film. La Chevauchée des bannis est un western âpre, tourné dans des paysages magnifiques. On imagine que le tournage ne fut pas une partie de plaisir, à voir les chevaux peiner dans les étendues enneigées. Et cela a servi le film qui retranscrit parfaitement les conditions. Même les décors semblent dépouillés : rarement aura-t-on vu un saloon et une épicerie aussi spartiates !
lachevaucheedesbannis3
André DeToth livre ici un travail magnifique, ciselant chaque scène méticuleusement, réussissant à économiser les mouvements de caméra via les cadrages, sans que le rythme du film en pâtisse. La photographie est,  elle aussi, splendide, surtout dans les extérieurs. Le noir et blanc est une volonté du réalisateur, qui voulait à tout prix éviter le côté « carte postale ». A noter enfin le nettoyage de l’image,  absolument parfait, qui permet de profiter d’un film qui paraît flambant neuf !
lachevaucheedesbannis4
La tension grandit peu à peu grâce à des enjeux intelligents et bien gérés : les villageois se retrouvent ainsi à devoir sauver le capitaine Bruhn pour s’assurer que les bandits se tiendront à peu près. Starrett et Hal doivent mettre leurs désaccords de côté, sans oublier : qui finira par conquérir Helen ? L’histoire devient peu à peu prétexte à explorer la personnalité des 4 personnages principaux. La résolution et la conclusion du film empruntent quelques éléments au film noir (Helen = femme fatale ?,   la perversion des bandits), baignant ce western dans une originalité surprenante pour l’époque (1959).

Détail amusant : Tina Louise, embauchée notamment pour ses mensurations affriolantes, est couverte de manteaux pendant tout le film, désamorçant forcément quelque peu son sex-appeal. Une facétie du réalisateur, que les producteurs contourneront en mettant des photos un poil plus dénudées dans les publicités du film pour attirer le public ! Un détail qui montre l’intégrité de DeToth.
lachevaucheedesbannis5
« La Chevauchée des Bannis » est un western insolite et magnifique qu’il faut redécouvrir rapidement sous peine de rater un des meilleurs westerns jamais tournés.

Un mot sur l’édition DVD de Wild Side. Non seulement la copie du film est parfaite, mais les bonus nombreux et de qualité, difficile d’être plus exhaustif :

  • Un livre de 80 pages de Philippe Garnier qui analyse le film et revient sur la pré-production, les conditions de tournage.
  • Un commentaire audio du réalisateur qui parle du tournage.
  • Une interview de Bertrand Tavernier, à l’enthousiasme communicatif. D’ailleurs, je vous conseille son blog, un vrai délice : http://www.tavernier.blog.sacd.fr/
  • Un entretien entre DeToth et Patrick Francis au sujet du film.
  • Un paquet de photos du film.lachevaucheedesbannis2
Partager cet article
Repost0
30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 10:22

inceptionJe l'attendais au tournant, Christopher Nolan !

Non parce qu'après des films comme « Memento » ou « Le Prestige », le réalisateur s'était permis de revisiter avec brio le personnage de Batman avec « Batman Returns » et dans une plus grande mesure « Batman The Dark Knight ». Autant dire qu'après l’énorme succès de ce dernier (et la pluie de billets verts qui s’en suivi), l'homme avait les coudées franches auprès de la production pour bosser sur un projet personnel sans être ennuyé. Et au vu du concept même d’ « Inception », croyez bien que sans ce succès jamais « Inception » n’aurait vu le jour tant il est tordu.
 
Notre futur proche.
Une nouvelle technologie est apparue : l' « extraction ». Le principe consiste à se brancher sur l'esprit de quelqu'un et d'évoluer dans ses rêves afin de lui soutirer des renseignements : numéro de compte, secrets inavouables, etc. Certaines sociétés se sont spécialisées dans ce genre d’espionnage mental et Cobb (Leonardo di Caprio, impeccable) en est un spécialiste.
Mais Cobb a deux problèmes majeurs : premièrement, il ne peut rentrer aux USA rejoindre ses enfants, car on l'accuse d'avoir tué son épouse. Et deuxième souci : pendant certaines « extractions », Cobb a des visions de son ex-femme qui viennent perturber son boulot, qui nécessitent pourtant une certaine délicatesse (on ne navigue pas dans l’esprit de quelqu’un comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, au risque de gravement déséquilibrer la psyché de la victime).
La dernière mission de Cobb se termine mal : il se retrouve obligé de tenter une extraction, mais d'un genre nouveau : une « inception ». Plus question ici d'aller chercher des infos. Il s'agit d'y implanter une idée, le plus naturellement possible. De faire germer dans les rêves de la victime une idée, sans que cette dernière  s’en rende compte, afin que, une fois éveillée, elle ne soupçonne même pas que l’idée lui a été implantée.
Et si Cobb réussit, son commanditaire lui promet qu'il pourra retrouver ses enfants...

Ca vous paraît tordu comme principe ? Attendez de voir le film !
Premier bon point donc, Nolan propose une histoire originale, à notre époque où les blockbusters sont souvent des suites (Toy Story 3, Shreck 4, Twilight 3... rien que ces temps-ci). Si on pense rapidement à « Matrix » ou « Existenz » (avec une plongée dans une autre réalité), le film de Nolan se démarque rapidement de ces deux références. L’intrigue se complexifie et propose de perdre le spectateur : Cobb et son équipe imaginent des rêves imbriqués dans d’autres rêves sur plusieurs niveaux ! Et c’est parti pour un joyeux méli-mélo, où le public est constamment sollicité pour comprendre et s’y retrouver entre les niveaux de rêves.
inception1
Dans « Le Prestige » ou « Memento », Nolan adorait jouer avec le spectateur à travers un montage tordu. Dans « Inception », il pousse donc la chose jusqu'à proposer une intrigue dans 4 réalités différentes, chacune avec sa propre temporalité. En effet, le temps s’écoule plus doucement dans les rêves que dans la réalité. Alors, si l’on imbrique des rêves dans d’autres rêves, on peut y passer beaucoup de temps. Mieux : les conditions du sommeil se répercutent dans les rêves. Si vous dormez dans une voiture et qu’elle fait une embardée, dans votre rêve le monde va se mettre à trembler, voire à pencher. Je vous laisse imaginer : pendant le film on se retrouve à repositionner les scènes. Sommes-nous dans la réalité ? Dans un rêve ? Prévoyez l’aspirine !

Vendu comme un film d’action à la « Matrix », « Inception » s’avère bien plus psychologique que violent. Nous assistons en effet à la catharsis de Cobb, et s’il y a bien des scènes un peu animées, c’est loin d’être la grande force du film. Déjà sur « Batman Returns » on sentait que Nolan n’était pas forcément à l’aise sur les grosses scènes d’action, ici encore on sent qu’il fait un effort, mais c’est pas encore ça. Et tant mieux, puisqu’il compense par un scénario haletant (les 2h30 passent à une vitesse folle), qui intrigue de bout en bout, jusqu’à la dernière seconde.
inception2
J'en suis sorti enthousiasmé, ravi, heureux, bref un film comme on aimerait en voir plus souvent. « Inception » est un film fin, malin et qui va permettre aux cinéphiles de lancer des discussions sans fin sur le concept de réalité (voir la fin du film !).

Im-man-qua-ble !

 

////////////SPOILERS//////////////

Attention, ce qui suit révèle pas mal de secrets du film, et donc est réservé à celles et ceux qui ont vu le film !

Voilà mes réflexions sur le principe du film, après un seul visionnage en salle.

 

La fin du film semble laisser le spectateur en suspens.

Pour ma part, il s'agit d'un leurre. Car la toupie de Cobb n'est pas son totem personnel, c'est celui de son ex-femme (et un totem ne peut appartenir qu'à une personne). Son totem serait plutôt son alliance. Que la toupie tourne infiniment ou pas ne voudra pas dire grand chose.

J'ai plus remarqué la scène d'avant, lorsque Cobb arrive à l'aéroport américain. On pourrait croire que cette scène est dans la suite logique du film, juste après la mission. Sauf qu'il y a un souci. N'avez-vous pas trouvé étrange que tout le monde se retourne sur son passage et sourit à Cobb ? Même Fischer, sensé être la victime de l'opération ? Etrange, non ? De plus, tout le monde lui sourit sans exception.

A mon avis, toute cette histoire est un rêve, destiné à soulager les problèmes de Cobb, notamment son sentiment de culpabilité suite au suicide de son épouse. L'homme souffrait trop et a décidé d'être la cible d'une Inception visant à faire disparaître chez lui le poids de la culpabilité.

L'équipe a créé donc tout un scénario, imbriquant les rêves dans d'autres rêves, afin que tout semble naturel à Cobb. L'homme appelé Fischer est probablement une nouvelle recrue de l'équipe afin que Cobb ne se doute de rien.

Tout le film nous montre les rêves de Cobb, même la scène de fin où il revoit ses enfants.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:35

undernierverreavantlaguerreDe Dennis Lehane
Traduit par  Mona de Pracontal


Dennis Lehane est un écrivain qui a le vent en poupe : trois de ces romans ont été portés sur grand écran, notamment par Clint Eastwood (« Mystic River ») et Martin Scorcese (« Shutter Island »), excusez du peu. Si je ne vous ai pas parlé de « Shutter Island », le premier roman de Lehane que j’ai lu il y a quelques semaines, c’est que j’attends de revoir l’adaptation ciné qu’en à faite Scorcese. Et aussi parce que je suis resté un poil sur ma fin, mais je reviendrais plus tard sur mes raisons.

« Un dernier verre avant la guerre » est le premier roman de Dennis Lehane mettant en scène les deux détectives privés préférés de l’auteur : Patrick Kenzie et Angie Gennaro. Tous deux forment un couple d’enquêteurs cyniques et blasés car marqués par leurs passés respectifs. Lui a du subir pendant son enfance les violences physiques de son père ; elle est battue par son époux. Deux sénateurs américains racistes leur demandent de l’aide pour retrouver des documents secrets qu’une domestique noire aurait dérobée avant de s’enfuir. Une affaire à priori dans les cordes des héros ; mais bien entendu ce sera un peu plus compliqué que cela…

Ce roman marque d’abord par les héros de Lehane. On sent que l’auteur aime ses personnages, il les bichonnent. Rapidement on s’attache à ces deux écorchés de la vie qui tentent de remettre de l’ordre là où ils peuvent. Les bons mots fusent, les relations entre les deux personnages sont compliqués et j’ai pris un gros plaisir à les voir évoluer dans cette intrigue.

Intrigue qui justement ne souffre d’aucun temps mort. L’action se développe rapidement, pas de chichis, c’est tendu du début à la fin. Jamais je n’ai ressenti le moindre ennui et j’ai avalé les 350 pages très rapidement (et j’en redemande). Cerise sur le gâteau c’est bien écrit, et bien traduit.

Si j’ai senti Lehane bien dans ses personnages, il m’a paru aussi très à l’aise avec la ville qui sert de décor au roman : Boston. On sent que l’auteur connaît les lieux, aiment retranscrire les ambiances de certains quartiers et de certaines communautés.

Et après avoir vu « Mystic River » et « Shutter Island », puis lu « Un dernier verre avant la guerre », je crois que je cerne mieux les thèmes récurrents de l’auteur : l’innocence brisée, les séquelles du passé, et les relations amitié/haine dans les communautés urbaines. L’artiste a clairement quelque chose à dire, « Un dernier verre pour la guerre » est d’ailleurs très engagé sur les derniers chapitres.

Distrayant, mais loin de se limiter à cela, « Un dernier verre pour la guerre » est un vrai bon petit roman bien sombre. C’est aussi la première apparition d’un duo que j’ai bien envie de retrouver rapidement (dans le roman suivant : «Ténèbres, prenez moi la main »).

Partager cet article
Repost0
26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 10:12

delautrecotedulitHugo (Dany Boon) est persuadé qu’Ariane, vendeuse de bijoux, passe ses journées à ne rien faire. Ariane est sûre que le métier d’Hugo, chef d’entreprise, est épanouissant. Leur couple bat de l’aile : ils décident d’échanger leurs vies.

Les producteurs ont du croire à la bonne idée : dans le même film, l’acteur principal de « Bienvenue chez les ch’tis » (méga carton national) avec l’actrice principale de « LOL » (beau succès au box-office français). Sauf que non, ça ne fonctionne pas. Mais alors pas du tout.

Intervertir les rôles, placer des personnages dans des situations inconnues, c’est un des grands classiques du cinéma comique. Sauf qu’ici, jamais on n’y croit. Dany Boon a la part la plus facile : il passe de PDG à père à vendeur. Ca passe sans trop de problèmes. Quant à Sophie Marceau il ne lui suffit pas de se teindre en brune et porter des lunettes pour que d’un coup, miracle, on croit qu’elle est une PDG, même une PDG minable.

Pire, la scénariste et réalisatrice, Pascale Pouzadoux, essaie de nous y faire croire coûte que coûte : et vas-y que je vous met un huissier qui surveille et coache le couple, et puis tant qu’à faire, il tombe amoureux de la mère de Sophie Marceau, ça fera toujours une intrigue supplémentaire.

La réalisation ne sauve pas le film au contraire : tout est gros, énorme à base d’effets de caméra et de montage. Un flop. Surtout quand Sophie Marceau en rajoute des caisses.

« De l’autre côté du lit » ennuie, ne fait pas rire, et m’a laissé sur cette pensée : comment peut-on produire, réaliser, scénariser ce machin ?

 

Partager cet article
Repost0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 13:29

laconspirationdestenebresDe Théodore Roszack

Traduit par Edith Ochs


C'est en fréquentant un cinéma de quartier que Jonathan Gates découvre, par hasard, un film d'un réalisateur inconnu : Max Castle. Si le film n’est qu’une série Z, Jonathan se prend de passion pour le cinéaste et entreprend de lever le voile sur sa vie. Max Castle, né en Allemagne, s’est expatrié en Amérique du nord avant la seconde guerre. Il espérait y poursuivre une carrière prometteuse, malheureusement son travail n’a jamais été reconnu et il fut obligé, pour gagner sa vie, d’accepter des projets de plus en plus minables. Jonathan ne tarde pas à considérer Castle comme un génie du cinéma contemporain, car l’artiste parvient à faire passer des sensations étonnantes de noirceur dans ses films. Bien déterminer à découvrir tous les secrets de Max Castle, Jonathan Gates se lance dans une très longue enquête qui va l’amener à reconsidérer l’origine du cinéma et son impact sur ses contemporains…

 

J’ai été accroché par ce roman grâce à une petite phrase en quatrième de couverture : « Un grand bonheur en perspective pour ceux qui aiment le cinéma, le mystère et la littérature ». Je me suis senti un poil concerné !

 

La Conspiration des Ténèbres est un gros pavé de 800 pages. Et autant dire que ces 800 pages sont entièrement dédiées à Max Castle, ce cinéaste maudit inventé pour l’occasion par Théodore Roszack.  Le roman du coup ressemble à un pavé monolithique : si l’on accroche pas rapidement à la quête entreprise par Jonathan Gates, on risque de se lasser assez vite.

 

Heureusement, l’écriture de T. Roszack est vive, et donne une impression de belle érudition dans le domaine de l’histoire du cinéma. C’est une des grandes qualités du roman : on pénètre avec bonheur dans les coulisses du Hollywood des années 40-50. L’auteur développe pas mal d’idées et de connaissances intéressantes qui interpellent. Par exemple j’ai toujours appris, et donc crus, que les inventeurs du cinéma était les Frères Lumières. L’auteur nous présente un certain Louis Aimé Augustin Le Prince (voir sa fiche sur Wikipedia), qui aurait inventé avant tout le monde un système cinématographique. Reste qu’il s’agira de prendre toutes ces connaissances avec des pincettes, puisqu’il est souvent difficile de démêler la vérité de ce que l’auteur à inventé pour l’occasion.

 

Le roman se décompose en 2 grandes parties assez distinctes : les 500 premières pages sont intégralement consacrées à l’enquête de Gates, puis après un passage à vide, les derniers chapitres sont l’occasion pour T. Roszack de terminer son histoire de manière surprenante.

 

On pourra, à juste titre, remarquer pas mal de ressemblances avec Da Vinci Code. Sauf que La Conspiration des Ténèbres date de 1991, soit bien des années avant le carton de Dan Brown.

 

En fait, l’une des faiblesses du roman vient justement son âge. Si en 1991 les principes de manipulation du public via les films étaient encore inconnus du grand public, 20 ans plus tard on ne peut pas se dire réellement surpris de ce qu’on découvre sur le travail de Max Castle. Dommage, la découverte des trucages de Castle s’est émoussée au fil du temps.

 

Heureusement, la puissance du final rattrape le tout et permet de conserver le plaisir de lecture. L’auteur pousse son idée à fond, même si c’est un poil improbable, on se laisse porter par le fil de l’histoire.

 

Un mot sur la version française. Commençons par le titre, pas forcément très flatteur. Le titre original, Flicker, est intraduisible et fait référence à un point précis des techniques de Castle. Mais franchement La Conspiration des Ténèbres, ca fait un peu trop série B à mon goût. Ensuite, la couverture. Les éditions du Cherche-midi ne se sont pas bien cassé la tête : une couverture toute noire, avec le titre (je n’y reviens pas) vaguement menacant. Alors que les couvertures originales des différentes éditions avaient au moins le mérite de proposer un visuel. Jugez par vous-même ci-dessous.

 

La Conspiration des Ténèbres est un bon pavé, qui se mérite mais qui apporte en fin de compte un sacré plaisir de lecture. Franchement recommandé.


laconspirationdestenebres-flicker1
laconspirationdestenebres-flicker2
laconspirationdestenebres-flicker3
laconspirationdestenebres-flicker4

Partager cet article
Repost0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 14:03

lamerditudedeschosesGunther Strobbe est écrivain, ses romans dorment dans ses tiroirs : il ne trouve pas d'éditeur qui accepte de le publier. Alors il entreprend d'écrire une autobiographie. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la réalité dépasse parfois la fiction !
Car l'adolescence de Gunther n'a pas été simple. A 13 ans, la vie de Gunther semble prendre le même chemin que celle de son père et de ses oncles. Beuveries, drague éhontée, glande permanente... La famille de Gunther est décidément bien spéciale !


La Merditude des choses est un film bien spécial. Le scénario n'est pas compliqué, l'intrigue minimale, et il s'agit surtout de montrer un instant de la vie du jeune garçon.

L'environnement est inhabituel au cinéma : un village paumé de la Belgique flamande ! Un paysage pas fréquent dans le cinéma actuel. Et qu'est-ce qu'il se passe ? Rien. Des glandeurs qui se soûlent, des pères qui ne s'interessent pas à leurs enfants, des fils qui ne respectent pas leurs familles, bref, ça craint. Rapidement le je-m'en-foutisme des personnages prend des proportions incroyables, ça ferait presque froid dans le dos de se dire qu'il doit y avoir des  ! Et puis petit à petit on se laisse prendre par le film, il y a un côté bon enfant malgré tout, et au final le réalisateur parvient à faire qu'on s'attache à ces personnages. Ils sont moches, ils sont idiots mais on les aime bien.

Cela ne fait que renforcer la violence des sentiments qui émerge régulièrement. C'est triste et drôle à fois, j'en suis sorti étonné de ne pas avoir vu le temps passer. Ce mélange de rigolade et de misère morale et sociale fonctionne à plein régime. Certes ses oncles et son pères sont des crétins, mais ils sont plus bêtes que méchants.

lamerditudedeschoses01
Le film est construit à partir de flashbacks réguliers entre le présent et la jeunesse de Gunther. Ses actes de maintenant prennent leurs racines dans le passé, on comprend petit à petit mieux ses réactions.

La Merditude des choses est un petit film modeste, mais qui m'a transporté, m'a interrogé et m'a surpris. A voir !

Je vous laisse avec la bande-annonce.




Partager cet article
Repost0