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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 17:43
Londres, 1920.
Lorsque Walter, médecin bactériologiste, croise Kitty dans une soirée mondaine, il craque pour la jeune femme et ne tarde pas à lui demander sa main. La jeune femme accepte : elle n'éprouve pas de sentiment pour le jeune homme, mais ce mariage lui permet de soustraire à la tutelle de ses parents qui lui reprochent sans cesse de ne pas trouver de "bon parti".
Seulement Walter doit partir pour Shanghai et la jeune femme est obligée de le suivre. Elle y rencontre Charlie, un jeune homme marié avec lequel elle va avoir une aventure. Walter l'apprend rapidement et contre toute attente propose le divorce. Sa seule condition : il ne dévoilera pas l'adultère à la condition que Charlie accepte d'épouser Kitty. Charlie abandonne Kitty et lorsque Walter, devenu distant, doit se rendre dans la campagne chinoise pour stopper une épidémie de choléra, Kitty n'a d'autre choix que de le suivre...

J'ai entendu parler de ce film car j'aime beaucoup les deux principaux acteurs du film : Naomi Watts (vue dans Mulholland Driver ou récemment dans King Kong) et Edward Norton (Fight Club, Au nom d'Anna, Braquage à l'italienne...). Coup de chance, le couple passe formidablement bien à l'écran et c'est un plaisir de les voir évoluer devant la caméra. Bien entendu, leur talent d'acteur apporte un gros plus à l'intrigue.

Intrigue qui a d'ailleurs besoin de leurs talents. Le Voile des illusions souffre d'un manque de rythme, au bout d'une heure et demi, le film subit un gros coup de mou car il ne se passe pas énormément de choses, ou du moins rien de vraiment surprenant. Normal, puisque le film s'interesse aux sentiments des personnages perdus dans la campagne chinoise, pris entre deux dangers : la contagion et le ressentiment des chinois contre les anglais. Et comme le film suit les rails classiques du drame sentimental et du film romantique, cela n'arrange rien.

Mais je suis un brin dur, car le film possède une sorte de puissance, de grandeur, qui ont emporté mon adhésion malgré mes réserves ci-dessus. Les paysages chinois sont magnifiques, relevés par une musique somptueuse (et composée par le français  Alexandre Desplat, cocorico !). Mieux, le film esquive toujours les pièges du mélo grandiloquent. Si bien que, paradoxalement, le film passe vite.

Bref, Le Voile des illusions c'est bien. Si le film romantique et dramatique est votre tasse de thé, courrez-y !
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:44

par Chuck Palahniuk

"Retraite d'écrivains : mettez votre vie de côté pendant trois mois. Disparaissez. Brisez les entraves qui vous empêchent de réaliser votre chef-d'oeuvre ! Le boulot, la famille, la maison, autant de contraintes, autant de distractions. Faites une pause pendant TROIS MOIS. D'autres partagent vos aspirations : venez vivre avec eux cette expérience dans un cadre propice au travail. Si vous êtes sélectionné, le vivre et le couvert vous seront offerts. Tentez votre chance, mettez en jeu ce petit bout de vie et assurez-vous un autre futur : une carrière de poète, de romancier, de scénariste. Vivez vos rêves avant qu'il ne soit trop tard ! Places limitées."

23 écrivains écrivains amateurs ont répondu à cette annonce... et se retrouvent en enfer ! Car ils se retrouvent dans un vieux théâtre délâbré et sous-terrain, avec pour mentor un vieillard inquiétant. D'après lui, la règle est simple : ils sortiront dans 3 mois si ils ont écrit le chef d'oeuvre de leur vie ! Ainsi, à la manière d'un atelier d'écriture déviant, chacun essait de se mettre au travail.
Mais rapidement, l'enfermement pousse tout le monde à la crise de nerf, personne n'arrive à travailler correctement dans ces conditions. La folie gagne les participants : ils saccagent leur stock de nourriture, détruise la chaufferie, essaient de s'évader. Rien n'y fait, le vieillard tient bon. dans une crise de folie, ils finissent par le trucider... mais personne ne vient pour les sauver.

Tout le théâtre bascule alors dans la folie. Les auteurs se persuadent qu'ils participent involontairement à une émission de tv-réalité déviante. Chacun imagine qu'ils en sortiront riche et célèbre. Et d'autres idées folles germent : s'auto-mutiler pour susciter la pitié des spectateurs, créer de fausses histoires romantiques pour attirer l'attention sur soi, harceler les autres pour les pousser à se suicider... Pire, les conditions de vie se dégradent rapidement, et les auteurs auront recours au moyen les plus sordides pour survivre.

Et régulièrement, chacun lit aux autres ses travaux littéraires, bien entendu de plus en plus fous.

Lire un roman de Chuck Palahniuk, c'est souvent se prendre une énorme claque dans la gueule. A l'estomac n'y fait pas exception.

Parlons de la forme, tout d'abord. A l'estomac se présente sous la forme d'un recueil de nouvelles reliées entre-elles par une intrigue globale. Chaque historiette peut se lire indépendament des autres. Cela serait quand même se priver de quelques finesses puisque Palahniuk fait transparaître dans leurs écrits petit à petit les conditions de vie extrême des auteurs.
Mais c'est aussi la plus grande faiblesse de son livre. A enchaîner les nouvelles, le lecteur finit forcément par en préférer certaines, et du coup l'ensemble est assez déséquilibré. Parfois certaines nouvelles sont tellement fortes qu'on aurait presque préféré rester dessus, plutôt que revenir sur l'intrigue principale.

A la lecture du résumé ci-dessus, vous avez pu vous dire "c'est barré comme truc". Vous n'auriez pas tord. Comme souvent avec Palahniuk, l'auteur met en scène des personnages frappadingues et hallucinés. J'avais lu 3 romans de cet auteur (Monstres Invisibles, Survivant, Fight Club) auparavent et A l'estomac est de loin le plus sordire. Sordide, parce qu'il pousse les personnages dans leurs derniers retranchements : Palahniuk se montre très précis dans les descriptions des souffrances et cela rebutera plus d'un des lecteurs.

Par contre, s'il y a bien une composante de son style qui ne varie pas, c'est le cynisme et l'humour noir . Tout le roman baigne dans cet humour particulier, tranchant et nerveux qui me plait tant. Et comme d'habitude, Palahniuk poursuit sa mise en abîme de notre société contemporaine. N'écrit-il pas : "Le Rêve Américain, c'est ça : trnasformer ta vie en quelque chose que tu peux vendre." Précisément ce que font les personnages de cette histoire.

Du côté des petites nouvelles, certaines sont vraiment de magnifiques petits trésors d'inventivité et d'idée. Ce type a des idées, vraiment plein d'idées et il les utilise. Certains auteurs aurait fait d'une d'entre-elle un roman de 500 pages, et Palahniuk nous en fait qu'une petite nouvelle de 20 pages, parfaitement ciselé sans tirer sur la corde. Au programme de ces nouvelles: un ado bien trop amateur des plaisirs solitaires, des policiers bien trop amateurs de manequins anatomiquement réalistes, la découverte du Paradis biblique et les répercussions, des bourgeois s'amusant à devenir clochards, des masseurs qui maîtrisent leur technique au point de pouvoir tuer...

C'est ce qui fait de cet auteur un de mes écrivains favoris : je n'arrive jamais à anticiper ses intrigues, je suis perdu dans l'histoire et cela me plaît. A l'estomac est un roman puissant, terrible, mais difficile et déséquilibré, décidément pas à la portée de tout le monde.

Editions Denoël et d'ailleurs
536 pages
ISBN : 2207257037

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:26

Un MMORPG, c'est un jeu vidéo en ligne dans un univers virtuel. Chaque joueur créé un avatar et parcourt un monde virtuel, croisant régulièrement d'autres joueurs, liant alliance ou bien combattant.
Et figurez-vous qu'un jeu de ce type imaginé d'après l'univers de J.R.R. Tolkien est en cours de finalisation, c'est-à-dire de test. En gros, les éditeurs filent le jeu gratuitement à quelques "privilégiés" tirés sur le volet pour qu'ils testent le jeu, répertorient les erreurs et pétouilles afin que l'éditeur puisse faire une ultime correction avant le lancement du jeu.

Et figurez-vous qu'un des mes potes fait partie de ces fameux testeurs. Et, mieux encore, il a créé un blog afin de détailler son expérience du jeu, ce qui lui a plu et déplu. Si le sujet vous intéresse, n"hésitez pas à consulter le blog d'Antoine à cette adresse : http://lotro-info.blogspot.com/

Et j'en profite au passage pour lui faire un petit coucou !

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:53

Dimanche pluvieux, donc direction les salles obscures !

Pour être franc, je suis rentré dans la salle avec un gros gros à-priori négatif sur ce film. Jugez plutôt : un film sur le destin d'un groupe de soul-music, dans leque jouent Beyonce (chanteuse-star US du moment), Eddie Murphy (ancienne star d'Hollywood) et Jennifer Hudson (totale inconnue, toute droit sortie d'une sorte de Star Academy US)... Bref ca ne m'enchantait pas.

Et je le reconnais, finalement, c'était bien mieux que ce que je craignais. Bon, disons-le tout net, Dreamgirls n'est pas un chef d'oeuvre. Le film est trop long : 2 h 15 avec un gros coup de mou au bout d'1h30. Ensuite, Dreamgirl est parfois déroutant. Alors que toute la première partie du film est filmée de manière classique (scènes standards avec parfois des chansons sur scène), d'un coup d'un seul et sans aucune raison le film se transforme en comédie musicale. Le film devient alors maladroit, notamment lors d'une (trop) longue scène de rupture entre les chanteuses. Notons enfin pour clore le sujet que la version française oublie carrément de sous-titrer certains passages des chansons, qui, comme dans toute bonne comédie musicale qui se respecte, représentent les sentiments des personnages. Dommage car quelques allusions et finesses passent à la trappe...
Dernier point négatif, l'actrice Jennfier Hudson. Ca n'est pas qu'elle joue mal, mais la plupart de ces prestations chantées en solo m'ont cassé les oreilles : cette femme confond "chanter" et "gueuler". A un point tel que j'avais envie de trouver un bouton volume et de baisser le son...

Sinon, hormis ces quelques réserves, Dreamgirls assure un spectacle divertissant. Jamais le film ne quitte un chemin très balisé : le groupe se forme dans la joie et l'allégresse, et puis peu à peu, des conflits apparaissent, les coups-bas pleuvent et le groupe se divise. Au final, tout le monde se rend compte de ses erreurs et l'ensemble finit dans la joie, le pardon et la rédemption.

Malgré ce classicisme, le scénario montre quelques problèmes de l'industrie musicale. Jamais on ne dénonce vraiment, mais on souligne ces points. Le conflit entre l'aspect artistique et l'aspect créatif. Le rejet de la culture noire et sa réapropritation par les blancs. Le pouvoir et l'argent qui corrompt. L'importance du physique dans le métier de chanteuse. La dépression et la drogue. Bref c'est pas mal foutu, car les messages ne sont pas trop lourdingues.

Pour finir, un mot sur les acteurs. Jamie Foxx (vu dans Miami Vice dernièrement) tire presque toute la couverture à lui. Dans toutes les scènes où il est présent, il s'impose.
Eddie Murphy est étonnant dans un rôle dans lequel je ne l'attendais pas. Et j'ai été heureux de revoir Danny Glover (ah, l'Arme Fatale...). Beyonce assure dans un rôle pas franchement difficile (la gentille super-gentille qui aime tout le monde et qui a du succès).

Bref, Dreamgirls, ben finalement c'était pas mal du tout et j'ai passé un bon moment.

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 09:11
Une soir dans dans une grande ville américaine. Le magasin d'un prêteur sur gage.
Un homme s'apprête à acheter une clé, apparement celle d'une chambre d'hôtel, pour la somme de 2 millions de dollars. Intervient un homme "armé" d'un stylo bille. Plan général du magasin, vu de la rue. Un grand flash, des cris.
Générique.
Joe Miller, inspecteur, entre en scène sur les lieux du crime. Rapidement, il met la main sur la précieuse clé. Et pour cause : Joe découvre que cette clé permet d'ouvrir n'importe quelle porte munie d'une serrure et de se transporter dans une étrange chambre d'hôtel, pour ressortir par n'importe quelle autre oprte.
La chambre n°9 est étrange car inaltérable : dès que l'on revient dans cette pièce, elle retrouve son agencement. Défaites le lit, sortez, puis revenez ; la chambre sera à nouveau dans un état impeccable. Pire : apportez-y un objet, déposez-le puis revenez quelques secondes plus tard, l'objet aura disparu...
Cette clé, aux propriétés extraordinaires, est convoitée par beaucoup de monde et rapidement, Joe Miller, se retrouve au beau milieu d'un conflit entre diverses factions mystiques et autres cabales occultes, bien décidées à remettre la main sur cette clé.

The Lost Room est une mini-série diffusée sur Sci-Fi, une chaîne américaine spécialisée dans le Fantastique. Par mini-série, comprenez que l'histoire est complète et que la série compte un nombre bien précis d'épisodes, en l'occurence 3 segments d'1h20. Cette première caractéristique est un gros plus : on regarde cette série avec le bonheur de savoir que les scénaristes ne vont pas étirer l'intrigue sur plusieurs saisons (comme dans Lost, par exemple, que j'aime beaucoup mais qui m'agace parfois).

Le premier charme de The Lost Room, c'est son originalité. J'avoue : cette histoire de clé mystérieuse m'a intrigué jusqu'au bout. Rapidement, on se rend compte qu'il s'agit que d'une toute petite partie d'un ensemble encore plus passionnant. Je dois même me retenir de ne pas trop vous en dévoiler afin que vous ayez vous aussi quelques surprises ! Sachez simplement que la clé n'est qu'un objet parmi d'autres, chacun avec des propriétés étonnantes, et que les groupes occultes auront chacun leur manière d'interprêter l'existence et la raison d'être de ces objets.

L'ambiance du feuilleton est trouble, étrange et occulte. Notre héros est pris entre plusieurs groupes puissants... et totalement barrés. Chaque personnage est bien campé, et surtout bien interprété. J'ai reconnu l'acteur principal de Six Feet Under, Peter Krause, dans le rôle de Joe Miller ainsi que Julianna Margulies, vue dans les premières saisons d'Urgence ou bien dans Etat d'urgence.

Bien entendu, chaque réponse apportée par les scénaristes nous amènent à réfléchir et à comprendre le secret de cette chambre n°9. Ce qui m'a énormément plu, c'est que les concepteurs jouent parfaitement avec ce plaisir du spectateur, lui apportant régulièrement des éléments nouveaux pour qu'il s'accroche. Au final, on ne voit pas les 4 heures passer, et, cerise sur le gâteau, les scénaristes se permettent, chose rare, d'amener une conclusion à la fois assez précise pour satisfaire le spectateur et assez ouverte pour se permettre une éventuelle suite. Savoir s'arrêter au bon moment, voilà une qualité rare dans les séries américaines (je pense à Alias, Lost, X-Files et cie...)



Graphiquement, la réalisation est impeccable. Les effets visuels soulignent juste comme il faut les capacités étranges des objets. On notera un gros travail sur la couleur et la lumière, particulièrement travaillées. Mais ca n'est pas vraiment une surprise, puisque la chaîne Sci-Fi assure en général de ce côté (Battlestar Galactica par exemple, tiens encore un truc dont il faudra que je vous parle un de ces 4 matins).

Pour l'amateur de jeu de rôle que je suis, on a dans cette mini-série l'exemple parfait de l'ambiance d'une partie du jeu de rôle Unknown Armies, dont je vous parle régulièrement en filigrane dans mes articles. Il faudra décidément qu'un jour je détaille cette oeuvre, mais pour le moment, The Lost Room est à la télévision ce qui s'en rapproche le plus.

Bref, si vous avez l'occasion de voir cette série, n'hésitez pas un seul instant, c'est une réussite totale. J'ai été scotché de bout en bout !

A ma connaissance, aucune chaîne française n'ayant acheté les droits de diffusion, il ne reste plus qu'à espérer une sortie en DVD.
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 11:55

par William Reymond

Après une série de roman de fiction (Star Wars, Fight Club), j'avais envie de me changer les idées. Et lorsque j'ai aperçu ce Coca-Cola, l'enquête interdite, j'ai tout de suite été attiré par ce bouquin. Pas de raison particulière, hormis d'en savoir un peu plus sur l'histoire et les pratiques de cette entreprise gigantesque. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu.

William Reymond a découpé son livre en trois parties distinctes. Cela commence par les origines de la marque, une période qui couvre la fin du 19ème siècle jusque les années 30. On y découvre notamment comment Coca-Cola a ré-écrit son origine pour lui donner un caractère mythique. La réalité est bien plus féroce, puisque le créateur du Coca-Cola se serait en réalité fait dépouiller de sa formule secrète (elle-même fort inspirée du vin Mariani) par les créateur de la The Coca-Cola Compagny. Une première partie très historique et particulièrement détaillée.

On continue ensuite avec l'ennemi de toujours : Pepsi. L'auteur revient sur les affrontements entre les deux marques, suite de coup-bas et coups tordus tout au long du 20ème siècle.

La troisième partie revient sur les relations entre Coca-Cola et la France. A priori, jamais notre pays n'aurait porté chance à Coca-Cola et serait même devenu une sorte de mètre-étalon des ennuis commerciaux pour la société. Une façon pour elle de tirer des leçons des embûches pour mieux réussir sur d'autres marchés.

Enfin, l'ultime partie s'acharne à démontrer les rapports entre Coca et le régime nazi durant la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi Coca-Cola tout en se drapant dand la robe du patriotisme US aurait continué à rafraîchir les troupes allemandes jusqu'au derniers jours de la guerre. Bien entendu, un pan de son histoire que Coca met rarement en avant et tente de cacher au mieux.

Ce livre est un parfait concentré de cynisme économique et démontre jusqu'où une société est prête à se compromettre moralement pour réussir à s'imposer. Si l'ensemble est très documenté et annoté, le livre se laisse lire sans problème, n'est jamais ennuyeux. Mieux, William Reymond manie régulièrement une ironie discrète, qui met parfaitement en valeur les paradoxes des dirigeants de Coca-Cola.

Passionnant.

Je vous conseillerai de poursuivre votre lecture par la partie du site de William Reymond, consacrée à ce livre : http://www.williamreymond.com/coca.html

Editions J'ai Lu
446 pages
ISBN-10 : 2290355534

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 12:40
Juste en passant, pour dire à quel point je suis content du cadeau que m'a fait hier soir Aurélie pour mes 30 ans.

Cela faisait de nombreuses fois que je passais devant cette photo dans la galerie marchande de Carrefour en disant à Aurélie à quel point j'appréciai cette photo, et que j'aurais aimé la voir encadrée dans notre salon. Et bien c'est maintenant chose faite.

Il s'agit d'une photo où l'on voit Jacques Brel, Léo Ferré, et Georges Brassens au cours d'une émission de radio en 1969. On a surnommé cette photo "La Table Ronde". Je ne sais dire vraiment pourquoi j'apprécie cette image, n'étant admirateur acharné d'aucun des ces trois grands. Mais je l'adore.

Il me tarde maintenant de pouvoir l'afficher dans notre salon de l'appart' d'Auray !
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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 10:19
Et là voici, cette fameuse journée où tout mon entourage familial va me téléphoner pour me dire "Bon anniversaire ! Alors qu'est-ce que ca fait d'avoir 30 ans ? Maintenant tu te diriges vers la quarantaine...".

Donc, aujourd'hui, j'ai 30 ans. Tout rond.
Et très sincèrement, ça ne me fait pas grand chose. J'aurais bien aimé dire à tout le monde que oui, je me sentais un peu plus vieux, oui, que ca passait vite. Et bien pas vraiment. Je suis toujours un grand gamin dans ma tête, mes synapses sont toujours couleur rose bonbon, et ma matière grise s'apparente plus à un arc-à-ciel qu'à la couleur qui la caractérise. Décidément, non, aujourd'hui, selon l'état civil j'ai 30 ans, mais sinon, hormis sur les papiers, et bien rien n'a vraiment changé.

Alors rendez-vous à tout le monde dans 10 ans, pour vraiment les fêter, ces fameux 30 ans !
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 15:19
par Chuck Palahniuk

En 1999, sortait dans les salles un film incroyable : Fight Club. Lorsque je suis entré dans la salle, rien ne m'avait préparer au spectacle que j'allais voir. Le film était réalisé par David Fincher (tout juste sorti du succès de Seven) et avait pour têtes d'affiche Brad Pitt (alors star montante d'Hollywood) et Edward Norton (idem, mais dans une moindre mesure). Et croyez-moi : jamais je ne pensais être bousculé à ce point. Visuellement, le film fait preuve d'une maestria éclatante servant parfaitement les propos pessimistes et noirs de l'histoire. Plus : jamais je n'avais encore été surpris et étonné à ce point par une intrigue. Bref, le coup de poing dans la gueule.

J'ai donc entrepris ce week-end la lecture du roman d'origine.
Et mon sentiment est partagé.
Pour en venir au principal, c'est-à-dire "pourquoi mon plaisir n'a-t-il pas été aussi grand que prévu ?", je vous dirais que le film est l'exacte réplique du roman jusque dans certains petits détails. Et c'est ce qui m'a gêné : je savais tout à l'avance, aucune scène n'était vraiment nouvelle (ou presque). Bref l'effet de surprise n'y était plus (et ceux qui parmi vous ont lu ou vu Fight Club savent à quel point l'élément de surprise est important dans l'histoire). Bref, j'enrage d'avoir vu le film avant le livre : si j'avais su, j'aurais à tout prix fait l'inverse.

Sinon, hormis ce problème, le livre livre les mêmes impressions que le film : difficile de résumer une intrigue aussi alambiquée. Je vais quand même essayer.

Le personnage principal du roman est un petit employé de bureau, expert en assurances automobiles, la trentaine et célibataire. Malheureusement pour lui, sa vie monotone lui pèse, à un point tel qu'il souffre d'insomnie. Seul façon pour lui de guérir de ce mal : cotoyer des groupes d'entraides style Alcooliques Anonymes. Et contempler la détresse des autres lui permet de retrouver une certaine "paix intérieure"... et dormir.
Au détour d'un voyage d'affaire, il rencontre Tyler Durden, un fabricant de savon mi-anarchiste mi-terroriste qui rejette la société de consommation. Les deux hommes se lient d'amitié et créent ensembles le Fight Club où des hommes se battent à mains nues. Une certaine façon de retrouver le sens de la vie, loin de la publicité et des médias...

Fight Club est un roman anti-conformiste et particulièrement acide. Palahniuk critique la société de consommation (qui ordonne de nouveaux besoins superficiels et inutiles), le développement du "paraître" sur l'"être", et le besoin d'auto-destruction. Le tout enrobé dans un ton particulièrement noir et avec un style moderne.

Extraits :

"Sur une échelle remporelle suffisamment longue, le taux de survie de tout un chacun retombe à zéro."

"Tu as une classe entière  de jeunes hommes et femmes forts et solides, et ils veulent donner leur vie pour quelque chose. La publicité les fait tous courir après des voitures et des vêtements dont ils n'ont pas besoin. Ils travaillent dans des métiers qu'ils haïssent, par générations entières, uniquement pour pouvoir acheter ce dont ils n'ont pas vraiment besoin.
Nous n'avons pas de grande guerre dans notre génération, ni de grande dépression, mais si, pourtant, nous avons bien une grande guerre de l'esprit. Nous avons une grande révolution contre la culture. La grande dépression, c'est nos existences. Nous avons une grande dépression spirituelle."

"Nous sommes les enfants de l'histoire, entre aînés et cadets, élevés par la télévision dans la conviction qu'un jour nous serons millionnaires, vedettes de cinéma, stars du rock, mais cela ne se fera pas. Et nous sommes simplement en train d'apprendre ce petit fait , dit Tyler. Alors ne déconnez pas avec nous."

"Ce n'est qu'après avoir tout perdu, dit Tyler, qu'on est libre de faire ce que l'on veut."

"Peut-être que l'amélioration de soi n'est pas la réponse.
Tyler n'a jamais connu son père.
Peut-être que la réponse, c'est l'auto-destruction."


Différences entre le film et le roman :

Maintenant pour ceux d'entre-vous qui ont vu le film et qui s'interrogent sur les différences avec le roman sans vouloir investir (vous avez tord), quelques petits trucs que j'ai relevé ici ou là. Bien entendu, si vous n'avez vu ou lu ni l'un ni l'autre, ne lisez pas (ou bien lisez mais vous ne pigerez pas grand chose).

- La rencontre entre le narrateur et Tyler Durden est complètement différente. Dans le film, ils se rencontrent dans un avion ; dans le roman, c'est sur une plage nudiste.
- Les actions de Tyler en tant que serveur-terroriste sont plus détaillées dans le roman.
- La scène où Tyler se fait tabasser par le patron du sous-sol (dans le film) n'existe pas ici. Il s'agit dans le roman de son patron, chef d'un syndicat de projectionnistes. Idem lorsqu'Edward Norton se fait "tabasser" par son patron de bureau, ici c'est par un restaurateur.
- Dans la scène de l'accident de la route, dans le film, Tyler est présent dans la voiture. Ici non. Mais les complices de Tyler (les Singes de l'espace) offrent un gâteau d'anniversaire au narrateur.
- Les Singes de l'espace réalisent des sacrifices humains, au lieu de simplement provoquer des gens dans la rue.
C'est la fin du film qui diffère le plus du roman :
- le narrateur tente de ne plus dormir avec l'aide de Marla en se bourrant de cachetons.
- Il a une grande discussion avec Marla qui n'existe pas dans le film.
- Les ravages causés par les combats sont bien plus impressionants dans le roman. Le narrateur termine l'histoire avec un trou énorme dans la joue suite à un combat trop violent.
- La toute fin est très différente et bien moins floue. La scène du building n'existe pas. Dans le roman, le narrateur est enfermé dans un hôpital psy. Un infirmier vient le voir pour lui confirmer que le plan est toujours en cours d'éxécution.

Et n'oubliez pas : la première règle du Fight Club est on ne parle pas du Fight Club...

Edition Folio SF
ISBN : 2-07-042240-2
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 08:32
J'ai revu hier soir ce film avec Aurélie.
Ca faisait très longtemps que je ne l'avais pas regardé, au moins 10 ans. Lorsque j'avais voulu lui montrer Robocop, j'avais été déçu par le coup de vieux qu'avait prit le film de Paul Verhoeven. Et je craignais un peu la même chose pour Blade Runner.

Alors qu'en fait, non. Blade Runner tient encore sacrément la route, question effets visuels. C'est ce qui m'a le plus étonné. Le film a très peu vieilli, et la description de cet univers futuriste accroche, étonne, grâce notamment à un sens artistique de la décoration incroyable et un soucis du détail permanent.

Revoir Harrison Ford dans son rôle de chasseur de Replicants est encore un régal. Sean Young est toujours aussi belle, et, surtout, le chef des Replicants, interprêté (ou plutôt presque "habité") par Rugter Hauer, toujours aussi impérial. La fin du film, ce combat entre Deckard et Roy, sous la pluie, touche à des choses si essentielles qu'il se termine sur un instant de beauté et de poésie absolu. Ce bref passage où Roy s'arrête magnifié dans un ralenti sublime restera à jamais comme un des beaux moments du cinéma fantastique.

Ridley Scott prend son temps, pose ses personnages, interroge le spectateur sur la nature des sentiments, le sens de la vie et la relation de l'Homme envers ce qui lui est différent. Il y a comme quelque chose de magique dans ce film, comme si une émulsion avait emporté toute l'équipe du tournage, les avait amené à donner le meilleur de chacun : acteurs, accesoiristes, designers, compositeur...
Vingt-cinq ans après sa sortie au ciné, Blade Runner est toujours un monument.


Le film est ressorti en DVD en novembre 2006 dans une version restaurée, director's cut (en gros, sans le plan final en rase campagne commenté par une voix off qu'avait imposé la production en 82). Question bonus, nada, que dalle, rien à la hauteur du travail général réalisé par l'équipe du film. Messieurs les éditeurs, à quand une version Deluxe avec reportage sur la création de l'univers Blade Runner, ses décors, les castings acteurs, etc ?
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