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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 18:45
noonelivesforever2.jpgDepuis quelques temps, je me suis plongé dans un bon vieux jeu vidéo, mon PC n'étant pas un ordinateur de compétition et par conséquent incapable de faire fonctionner des jeux récents. Du coup je me tourne vers quelques "vieilleries", mais attention, cela ne veut pas dire "mauvais jeu".

Dans No One Lives Forever 2 (NOLF2), vous incarnez l'espionne Cate Archer dans un univers typiquement James Bond, saupoudré d'une large dose d'ironie et de parodie. Si bien qu'on se croirait régulièrement en plain Austin Powers ! Le jeu vous amènera donc combattre aux quatre coins du monde contre le C.R.I.M.E., une organisation criminelle internationale dirigée par un super-méchant classique... Vous affronterez des ninjas, des hommes de mains turcs, ou des super-soldats morts-vivants, le tout dans la joie et la bonne humeur.

Car on sourit beaucoup dans No One lives Forever 2. Très loin du sérieux de certains jeux de ce genre, ce jeu joue au contraire de ces références, multiplie les clins d'oeil et parodies, pour le plus grand plaisir du joueur (à la condition d'aimer le style "Austin Powers", bien entendu). C'est le seul jeu dans lequel j'ai poursuivit un nain sur le dos d'un anglo-saxon lui-même au guidon d'une bicyclette ! Le seul jeu dans lequel j'ai combattu au sabre une yakusa dans une maison emportée par un cyclone ! NOLF2 c'est du fun à l'état pur, sans se prendre la tête.
noonelivesforever2-1.jpg
Mieux encore, NOLF2 est un bon jeu en plus de faire rire. C'est un FPS, donc normalement on devrait tirer sur tout ce qui bouge. Mais... mais vous jouez une espionne et par conséquent les créateurs ont intégré une grosse partie d'infiltration dans le jeu. Si bien qu'on peut parfaitement y jouer en toute discrétion, passant de pièce en pièce sans se faire repérer. Le tout rappelle fortement Thief : The Dark Project ou Deux Ex, deux énormes chefs d'oeuvre du jeu vidéo (que je vous conseille fortement). Le jeu est par conséquent un peu plus malin que d'autres FPS, et il faut parfois se creuser la cervelle pour attirer les adversaires dans un coin pour passer dans leur dos par exemple. Les amateurs de jeu d'infiltration comme Splinter Cell devrait apprécier. Si vous ne voulez pas réfléchir et bourriner à tout va, ca peut aussi se faire sans problème, mais vous passerez à côté de tout le sel du jeu.
Graphiquement, le jeu tourne sans problème sur mon petit 1.15 GHz, 512 Mo, GeForce 5700FX, et c'est déjà fort joli. Question oreille, NOLF2 diffuse des sons typique années 60, c'est un plaisir.
noonelivesforever2-2.jpg
Rayon déception, je dirais que les auteurs n'ont pas assez peaufiné le gameplay : on peut choisir de jouer en finesse, mais au final peu importe votre style de jeu, le résultat sera le même. Si bien que parfois on a envie d'avancer un peu plus rapidement en fonçant dans le tas. J'aurais aimé que les auteurs aillent jusqu'au bout de leur idée. Ainsi, les 3/4 des gadgets délicieusement débiles du jeu ne servent à rien car jamais les créateurs ne créent de scènes obligeant le joueur à les utiliser. C'est marrant on essait 2 minutes le gaz hilarant ou le chat bionique et puis on revient aux bonnes vieilles fléchettes anesthésiantes... Dommage.
Enfin, au chapitre des regrets, le peu de diversité des décors. NOLF2 cache ce problème en obligeant le joueur à parcourir les niveaux dans les deux sens (aller et retour) mais on aurait aimé voir un environnement un peu différent que les quelques uns proposés.

Bref si vous tombez dessus et qu'il est à petit prix, n'hésitez pas un instant, vous ne devriez pas le regretter. Pour ma part, je file réinstaller le premier opus, histoire de rigoler encore un coup !
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 09:05
enferetparadis01.jpgCela faisait quelques mois que j'avais acheté le premier volume de ce manga, qui a aussi connu une version anime disponible en DVD.

Enfer et Paradis nous raconte l'histoire de Sōichiro et Bob, deux ados bagarreurs qui sème la panique dans chaque nouvel établissement scolaire qu'ils fréquentent. Leur objectif : affronter tout le monde et vaincre les plus forts.
Seulement voilà, dans leur nouvelle école, ils tombent sur un os : le Jyūkenbu club est un petit club d'arts martiaux qui va leur donner bien du fil à retordre. Le club est dirigé par Maya, sa sœur Aya et Masataka. Maya, en plus de son talent poru le combat, a la particularité de posséder deux apparences interchangeables : celle d'une petite gamine espiègle et celle d'une séduisante jeune femme. Aya, sa soeur, tombe amoureuse d'un des ados, Sōichiro, au grand regret de sa soeur, et surtout de Masataka, secrètement amoureux d'Aya...

Bon le moins que l'on puisse dire c'est qu'Enfer et Paradis a une intrigue ni originale ni passionnante. Le manga recycle toutes les idées habituelles du manga : combats que l'on imagine de plus en plus titanesque, adversaires originaux, triangle amoureux, etc. On est en terrain connu et jamais on n'est surpris par un scénario hyper-balisé. Ca a au moins de le mérite de reposer les neuronnes.

Curieusement, c'est ce manque d'originalité qui fait pour une fois la force de cet oeuvre. C'est comme de bons vieux chaussons qu'on a négligé pendant longtemps, on s'y sent bien, on est en terrain connu, c'est confortable, mais l'on ne fera pas un 100 mètres avec. Alors oui, l'intrigue à deux balles d'Enfer et Paradis m'a plu, les petites blagues et clins d'oeil m'ont fait sourire.

Graphiquement, Oh Great ! (de son vrai nom Ōgure Ito) rempli son manga de combats épiques, et de scènes mettant en valeur les formes des héroïnes (avec les traditionnels - et agacants - plans sur les sous-vêtements des filles que je déteste dans les mangas). A tel point que le manga verse parfois trop dans l'érotisme, sans qu'il y en ait besoin et surtout parce qu'il s'agit d'apâter le lectorat masculin.

Hormis ces réserves, le premier volet d'Enfer et paradis se lit bien, mais sans passion. Je lui donne quand même sa chance pour un deuxième volume.
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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:05

lesecretdelaplanetedessinges.jpgTourné deux ans après La Planète des Singes, le film de Ted Post partait avec deux lourds handicaps : succéder à un énorme film, devenu au fil des années un classique du cinéma, et ce d'autant plus que l'acteur principal, Charlton Heston, n'y fait que de la figuration. Les producteurs ont donc usés de moyens parfois grossiers pour faire cette suite, qui bizarrement, s'avère intéressante, bien loin du naufrage qu'on aurait pu craindre.

Brent, un autre astronaute (décidément), s'échoue sur la Planète des Singes, où il ne tarde pas à être capturé par les gorilles. Ayant réussi à s'échapper, il trouve refuge dans la Zone Interdite, un coin désertique dans lequel les singes refusent de pénétrer. Et pour cause : les descendants des survivants de la bombe atomique y ont trouvé refuge. Mais ils ont bien changé au fil des siècles ! Ayant atrocement mutés, ils ont developpé des pouvoirs psychiques impressionnants, et vouent maintenant un culte à leur Dieu : la dernière bombe nucléaire encore intacte, ultime vestige de la civilisation humaine.

Le Secret de la Planète des Singes s'il n'a pas la force du premier opus est jouissif. parce que le film est très généreux : jamais le réalisateur n'essait de nous refaire longuement le pitch du premier film, malgré un démarrage identique. Il expédie rapidement la rencontre avec les singes, pour amener Brent dans un nouvel endroit, peut-être bien tout aussi dangereux : auprès des Adorateurs de la Bombe. Cette générosité séduit, car il s'agit simplement de reprendre les grands thèmes de la Planète des Singes et de les retranscrire différemment, avec tout autant de malice, seulement peut-être moins de talent (et d'originalité). Voir Brent décourvrir les ruines de New-York, rencontrer les Adorateurs défigurés ; assister à l'invasion des singes dans cette civilisation secrète qui les dépassent, tout m'a bien plu.

Restait à régler le problème du final. Il était bien difficile de faire aussi bien que le premier volet. Et pourtant, les auteurs réussissent le tour de force de créer un final saisissant, rempli à la gueule de métaphores, et surtout d'une noirceur absolue qui respecte l'esprit du premier film. L'histoire ne retiendra pas ce final-là ; dommage, Le Secret de la Planète des Singes est pourtant la digne suite du chef-d'oeuvre.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 19:43

laplanetedessinges.jpgAujourd'hui je vais vous parler d'un immense classique du cinéma de science-fiction. Non je ne veux pas parler du pitoyable remake commis par Tim Burton il y a quelques années, mais bien du film original de Franklin J. Schaffner tourné en 1968. Parce que c'est un chef-d'oeuvre à voir et revoir et ensuite parce que ce fût un immense choc lorsque je le vis étant môme.

Suite à une expédition spatiale qui tourne mal, Taylor s'écrase sur une planète loin dans la galaxie. Surprise : sur cette planète, le singe est l'espèce dominante. Il sait parler, possède un rudiment de science, et surtout réduit en esclavage des Hommes très primitifs, bien incapables de parler.
Il est évident que l'arrivée de Taylor va mettre un sacré souk dans cette civilisation simiesque : l'apparition d'un homme capable de parler pourrait remettre en cause la suprématie des singes. Un couple de chimpanzés, scientifiques, se lit d'amitié avec l'astronaute.
Au terme de l'histoire, Taylor fera l'affreuse découverte. Son voyage spatial lui a fait traverser l'espace-temps, et cette planète n'est autre que la Terre : l'utilisation de la bombe atomique a détruit la civilisation humaine à laquelle les singes ont succédée !

Quarante ans après sa réalisation, La Planète des Singes n'a rien perdu de sa force. A cause d'une histoire passionnante, bardée de métaphores et de questionnements sur notre civilisation moderne. Plus que cela, la film de Schaffner est un plaidoyer contre l'utilisation de la violence, qu'une simple scène finale illustre avec une sacrée force d'évocation (la statue de la Liberté enfouie dans le sable).

Au-delà du simple intérêt intellectuel, le film est un vrai bon film d'aventure et de SF, bien rythmé, et surtout qui ne se repose jamais sur ses acquis. Le scénario avance, intrigue, questionne (on l'a vu) le spectateur, et lui en redonne généreusement : les 20 dernières minutes sont à ce titre exemplaires.

Mais La Planète des Singes c'est aussi de formidables effets spéciaux de maquillages, un vrai bonheur, inaltéré malgré les années. Oui, on y croit à ces singes interprétés par des acteurs grimés, jamais le film n'est véritablement pris à défaut sur ce point.

Parfaitement regardable après des dizaines d'années, blindé d'images et de reflexions, La Planète des Singes est toujours un joyaux inaltérable qui ne cessera de m'impressionner. Le film ayant eu le succès qu'il méritait, il connaîtra quatre suites directes au cinéma, de plus ou moins bonnes qualités, mais qui ont l'avantage dans la globalité de former une sacrée boucle ; mais nous en reparlerons bientôt ici même (d'ailleurs on démarre juste après par la suite : Le Secret de la Planète des Singes)...

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 12:46
ff-byrne81-82.jpgDepuis quelques mois, j'écris un gros dossier consacré au travail de John Byrne sur les 4 Fantastiques. Les plus jeunes ont du louper la publication de ces formidables aventures dans Nova, dans les années 80, aussi vous aurez droit via ce dossier à un rattrapage ! Je ne publie pas ce travail sur ce blog, car je l'ai fait pour le site web france-comics, dont je suis au passage l'administrateur (bien entouré d'une sacrée équipe, il fau tle préciser).

Quoiqu'il en soit, tout ceci m'a pris du temps et donné beaucoup de plaisir. Si cela vous intéresse, un seul clic à faire ! Et si vous découvrez les comic-books, n'hésitez pas à parcourir le site entier.

Je mettrais en ligne la suite le mois prochain
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 11:18
Les Brumes de la trahison est un scénario pour le jeu de rôle Earthdawn, dont je vous parlais il n'y a pas très longtemps dans ces colonnes. Comme je vais démarrer sous peu non pas une, mais 2 campagnes de ce jeu, je me suis attelé à la lecture du premier scénario officiel de la gamme Earthdawn.

Première impression très bonne : la couverture est bien cartonnée, les illustrations intérieures sont agréables. L'intrigue est conçue pour des joueurs et personnages débutants et propose son lot d'explorations, de combats, de dialogues. Rien que du classique, mais avec quelques petites touches d'originalité. Mieux encore, l'histoire amène les personnages à affronter une horreur tenace, et à déjouer un complot elfe dans le Bois de Sang. Tout ceci permettra de développer un peu le quotidien des joueurs débutants car le livret décrit (brièvement mais concrètement) la ville de Port-aux-Ruines. Cette jeune cité jouxte d'anciennes ruines hantées et maléfiques et sert de comptoir marchand aux valeureux aventuriers de Barsaive.

Le maître de jeu néophyte est choyé puisque le découpage du livret rend sa "digestion" facile : l'auteur y expose les situations, les intrigues, propose même des solutions au cas où les joueurs décidaient de ne pas faire ce que l'on attend d'eux. Les points techniques sont bien abordés et développés, les personnages principaux sont détaillés et illustrés, bref un bonheur puisqu'il n'y aura pas beaucoup de préparation à faire.

Les Brumes de la Trahison n'est certe pas original, mais c'est du solide, idéal pour démarrer une série d'aventures avec quelques amis si l'on est un jeune maître de jeu ou bien un vieux maître de jeu sur le retour.
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 23:02

par Michaël Moorcock

Plus d'un million d'années dans le futur. Il ne reste plus qu'une poignée d'humains sur Terre. Ils ont vaincu la mort et par conséquent sont immortels. Cet situation les a peu à peu au fil des siècles transformés en êtres insensibles, ignorants tout des sentiments, et décadents. La sexualité est complètement libre, on fait l'amour partout, devant n'importe qui et  l'inceste est complètement accepté (le héros du roman couche avec sa mère dès les premières pages)

La technologie avancée a donné la faculté aux humains de façonner le monde selon leurs souhaits et la Terre n'est plus qu'un patchwork d'univers et d'ambiances. Leurs loisirs ? Créer des ménageries privées dans lesquels ils font vivre des reproductions d'êtres humains des anciennes époques.
Et ils vivent ainsi tentant péniblement de se surprendre les uns les autres. Jherek Carnelian, le héros,  est un être à part puisqu'il est le seul véritable humain qui est né naturellement (et qui n'a pas été façonné directement par d'autres humains).
Un beau jour, son chemin croise celui de Mrs Amélia Underwood, une jeune femme téléportée depuis l'époque victorienne (par on ne sait quel mystère). Et Jherek en tombe immédiatement amoureux. Enfin du moins aimerait découvrir comment on tombe amoureux puisqu'il ignore ce sentiment. Il va donc tenter par tous les moyens de s'attirer les bonnes grâces d'une Amélia complètement perdue dans une époque impie selon les standards de l'Angleterre des années 1890. Mais l'affaire se complique quand une autre humaine s'approprie Amélia pour alimenter sa ménagerie privée...

J'ai connu Michaël Moorcock grâce à sa saga Elric, célèbre dans le domaine de la fantasy pour avoir renouvellé le genre au cours des années 70 en développant un anti-héros torturé par ses sentiments et possédé par une épée maléfique. Ca n'était pas spécialement très bien écrit, le premier volume étant intéressant, le reste se diluant très rapidement dans la médiocrité.

Allez donc savoir pourquoi cette Chaleur venue d'ailleurs m'a attiré ? Il s'agit du premier volet de la saga des Danseurs de la Fin des Temps, découpée en 3 volumes (plus un 4ème à priori optionnel).

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les néophytes auront beaucoup de mal à rentrer dans l'intrigue tant Moorcock fourmille d'idées étonnantes et barrées dans la première partie de ce premier livre. Michaël Moorcock reste en effet assez flou lorsqu'il décrit cette époque futuriste et il faut accepte pas mal d'informations dans les premières pages, sans chercher à trop comprendre (Ah, les humains peuvent refaire le monde comme ils le veulent ? Bon, ok; je ne demande pas comment...).

Mais, passé ce passage difficile où il faut rentrer dans une histoire bizarre située dans une époque baroque et décadente, si l'on s'accroche, on découvre une intrigue amusante et intéressante. Amusante, parce qu'on sent l'auteur s'amuser comme un petit fou derrière sa plume, glissant de çi de là quelques bons mots et situations cocasses (surtout dans la seconde partie). Intéressante car en developpant un univers étrange, il se permet de surprendre régulièrement le lecteur. Enfin, voir ce héros, Jherek, s'interroger sur "qu'est-ce qu'être humain ? Qu'est-ce que l'amour ? la haine ? la douleur ?", renvoit forcément le lecteur à des questionnements personnels sur notre propre civilisation.

Bref, une bien belle surprise, d'autant plus que c'est, contrairement à Elric, assez bien écrit. J'attaque Les Terres Creuses, le deuxième volume, immédiatement. Je reviendrais vous en donner des nouvelles.

Editions Galllimard - Folio SF n°174
270 pages
ISBN : 2070315568

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 13:57

Dans un futur lointain.
Les hommes ont colonisé une demi-douzaine de mondes et vivent en paix depuis la fin de la guerre qui les opposait aux Cylons, des robots qu'ils ont créé il y a des siècles et qui se sont rebellés contre leurs créateurs.
Mais cette paix est hélas éphémère :  les Cylons décime l'humanité ! Les quelques 50 000 survivants embarquent à bord d'une flotte guidée par un vieux vaisseau-musée désarmé : le Battlestar Galactica. Le Commandant Adama, un vieux briscard, dirige le Galactica, et a bien l'intention de mener la flotte jusqu'à l'ultime espoir de l'humanité : la Terre !

Voilà bien une série dont je n'attendais pourtant pas grand chose et qui m'a surpris !

J'avais eu l'occasion de visionner le pilote de 3 heures il y a quelques mois et si j'avais trouvé le tout très convainquant je n'avais pas été spécialement charmé. Et puis à force de lire dans quelques forums que Battlestar Galactica était une excellente série, je me suis un peu forcé à regarder la première saison. Et j'ai très bien fait !

La première chose qui frappe c'est le luxe de cette série. Rarement la science-fiction n'aura pas paru si réaliste. Le budget doit être énorme car les combats spaciaux et les décors intérieurs sont particulièrement soignés. Les réalisateurs ont visiblement apporté beaucoup d'attention à créer une ambiance moderne et réaliste. Par moment, la caméra se comporte un peu comme celle d'un journaliste avec petits zooms légers sur le sujet, ce qui nous donne l'impression par moment d'assister à un documentaire. Lors des combats spatiaux (pas très fréquents car ca n'est pas une série d'action), seul le silence et quelques rythmes de tambours accompagnent l'action, instaurant un climat déroutant au départ puis véritable marque de fabrique de la série.

Les personnages sont eux-aussi tout aussi soignés et fouillés. Le casting est vraiment impeccable et petit à petit au cours de la saison, on s'attache à ces héros pas toujours aussi roses qu'on l'aurait cru. Gaïs Baltasar, par exemple, est un grand savant qui a survécu à l'apocalypse cylon car il a involontairement trahi l'espèce humaine. Son seul objectif : cacher la vérité tout en essayant d'aider au mieux les siens. Tâche ô combien difficile puisqu'il a des hallucinations embarassantes : une Cylon fort séduisante ne cesse de le charmer et de le détourner de son travail.
Le commandant Adama tente de diriger l'armée humaine mais il a fort à faire face à des Cylons mieux armés et particulièrement efficaces. Il doit de plus répondre de ses agissements à la toute nouvelle présidente qui compte bien servir l'humanité avec le plus de sagesse possible. Et lorsque politiciens et militaires ne sont pas d'accord, ca fait des étincelles !
Tous les personnages ont un passé ou des défauts qu'ils cherchent à cacher, et dont ils devront assumer les conséquences. Rajoutez à cela que les Cylons peuvent imiter les humains et que la flotte a été infiltrée par des copies, vous imaginez l'ambiance paranoïaque qui peut régner à bord des vaisseaux...

Curieusement, Battlestar Galactica ne démarre pas pied au plancher. Au contraire même, puisque la série débute tranquillement. il faut au moins une demi-douzaine d'épisode avant que l'histoire générale deviennent vraiment passionnante. Petit à petit les scénaristes développent leur intrigue générale, tout en explorant des thèmes forts de notre époque (la politique, la place de la religion, le rôle de l'armée, le respect de l'autre, etc). Si bien qu'on est très loin d'une bête série de SF, ici la réflexion est très présente.  Les 13 épisodes (seulement) de cette saison un véritable crescendo : la fin de la saison est carrément flamboyante !

Mon opinion sur cette série a donc bien changé : Battlestar Galactica est bourré de qualité mais cette série demande un peu de temps et de patience pour qu'elle les révèle. Conclusion : une magnifique série et une sacrée envie de voir la saison 2 !

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 16:26
Une fois n'est pas coutume, nous allons aujourd'hui parler jeu de rôle, et plus précisément du jeu que j'entame ces jours-ci avec divers amis : Earthdawn. Si vous ne savez pas ce qu'est un jeu de rôle (ou jdr) je vous conseille la lecture de ce petit guide destiné aux néophytes !

Earthdawn est un jeu américain qui m'a séduit pour plusieurs raisons.

Tout d'abord l'univers du jeu me paraît suffisament original pour me donner envie d'y raconter des sagas incroyables.
Il s'agit d'un monde médiéval-fantastique, Barsaive, qui a subit il y a plusieurs centaines d'année un terrible cataclysme : des créatures monstrueuses ont ravagé le monde ! Pour se protéger les peuples se sont réfugiés dans des villes-souterraines qu'ils ont scellées. Ainsi plusieurs communautés ont survécu sous le sol, attendant patiemment que la surface redevienne vivable. L'histoire que les joueurs et moi-même allons raconter se déroule une centaine d'année après que les divers peuples soient sortis de leurs retraites... et bien entendu il subsiste encore quelques bestioles de çi de là ! L'autre intérêt de cet univers de jeu est que Barsaive était une annexe d'un empire tyrannique, qui compte bien reprendre par la force ce qui lui semble appartenir de droit. Bref Earthdawn propose un univers med-fan (comme on dit) suffisamment classique pour ne pas trop désorienter les néophytes (il y a des nains, des elfes, des orks, des dragons...). Mais les auteurs se sont amusés à disperser quelques petites touches originales qui font tout le charme du jeu (les nains sont la race principale, tout le monde maîtrise la magie, et ce petit côté rebellion contre empire omnipotent).

Le système de jeu m'a tout de suite plu. Je n'aime pas les jeux de rôle où il y a plein de règles dans tous les coins. Ca m'embrouille l'esprit, et je n'aime pas cela, car je préfère me concentrer sur l'histoire que l'on raconte, et l'ambiance de la partie.
Et bien même si le livre de règles est imposant (un beau pavé de 300 pages) il s'avère qu'Earthdawn est finalement très simple à gérer une fois les automatismes prit. Chaque action ou évènement se gère selon le même principe, et c'est très confortable.

Je voulais un jeu de rôle où l'on fasse rouler des dés. Ca paraîtra bête, mais Donjons & Dragons avec son système dit "d20" m'agace parfois à n'utiliser qu'un seul dé. Oui, j'aime les brouettes de dés qui roulent, j'aime le son qu'ils produisent, j'aime le sentiment d'excitation qui monte lorsqu'on lance plein de dés ensembles !

Enfin, Earthdawn est peu onéreux, alors qu'en général les jeux de rôle ça coûte cher (comptez 40-50 euros le premier livre pour démarrer puis environs 20 euros par suppléments). N'allez pas croire pour autant que le jeu et sa gamme soit ridicule. En fait, l'éditeur français a coulé et l'on trouve maintenant la gamme entière (de quoi jouer pendant plusieurs années) pour 50 malheureux euros !
Mon banquier a apprécié.

Bref je commence à être MJ de ce jeu de rôle et j'ai bien hâte de voir ce que cela va donner !
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 18:19
par Joshua Mowll.

Après le terrible A l'estomac (de Chuck Palahniuk, dont je vous parlais il y a peu), j'avais envie de me plonger dans une histoire plus simple, plus gentillette. Je me suis donc plongé sur Opération Zoridium, le premier volet de la trilogie des Les Aventuriers du Cercle.

Les années 20, Shanghaï.
Rebecca et Doug sont à la recherche de leurs parents, mystérieusement disparus dans une expédition dans le contre de la Chine. Mais les deux ados sont de véritables garnements. Oh, pas vraiment méchants, mais c'est bien simple, ils n'écoutent pas et n'obéissent jamais. Heureusement, ces deux-là sont expiègles et malins ce qui leur permet de se sortir de pas mal de situations cocasses. Alors lorsqu'ils embarquent sur l'Expedient, le navire de leur oncle Fitzroy, ils se disent qu'ils vont avoir la belle vie. Hélas pour eux, les voilà embarqués dans une aventure qui les amènera à affronter un terrible pirate chinois, peut-être bien en relation avec le destin de leurs parents...

Ici, le maître-mot, c'est AVENTURE. Ce roman fonce à 100 à l'heure et ne vous laisse que rarement souffler. Malgré ses 300 pages, le texte est gros et espacé ce qui facilite le confort, mais explique aussi pourquoi on avale les pages très facilement. Au programme : scientifique français un peu fou, machines et engins technologiques, fraternité spirituelle samourai... Les deux enfants sont emportés par le rythme de l'intrigue tout comme nous lecteurs.

Rajoutez à cela une présentation luxueuse au possible : dessins, croquis, extraits d'articles de presse, diagramme, extrait de journal intime de Rebecca, etc. Mowll, l'auteur, ne lésine pas lorsqu'il veut plonger le lecteur dans l'histoire ! Du coup, ce livre est un plaisir pour les yeux.

Seul petit défaut : cela reste un livre pour ado (12 ans et plus) et du coup, parfois, l'histoire paraît un brin gentillette. Remarquez c'est ce que je cherchais vous me direz (si si relisez l'intro...), mais j'aurais apprécié un peu plus de hargne, de machiavelisme chez les "méchants". Autre point négatif : si tout est luxueusement détaillé, finalement l'intrigue n'avance pas beaucoup, à commencer par la recherche des parents de DOug et Rebecca. On imagine que les 2 autres romans combleront ce défaut et qu'il faut voir là un livre d'introduction.

Reste une bonne impression générale mais qui ne pousse pas à lire la suite immédiatement. Opération Zoridium pourrait cependant séduire pas mal d'ados en quête d'aventures...

Editions Flammarion
304 pages
ISBN : 2081631164
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