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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 18:29
zetman1.jpgJ'ai toujours aimé Masakazu Katsura. Je me rappelle avoir dévoré DNA² et Shadow Lady, et d'avoir démarré Video Girl Aï tout comme I"s, avant d'arrêter je ne sais plus pourquoi. J'aime beaucoup le côté "je ne me prend pas au sérieux de ce dessinateur", et, avouons-le, ces mignonnes nymphettes (le bougre prend il me semble un malin plaisir à dévêtir ses héroïnes dès que le scénario le lui permet).

Et bien dans Zetman, Katsura semble avoir voulu faire quelque chose de sérieux, puisque son ton change radicalement.

Nous découvrons donc Jin, un jeune SDF particulièrement doué pour la bagarre qui passe son temps à essayer de sauver des gens contre de l'argent. Jin n'a plus ses parents, mais un vieux clochard veille sur lui, le protège et l'éduque.
Au moment où débute notre histoire, la ville de Tokyo est remuée par les exactions d'un serial-killer, "le tueur au tranchoir" qui découpe ses victimes en plusieurs morceaux. Un vieil homme riche et ses gardes du corps recherche un homme avec une marque bien distincte sur la main ; ce personnage semble vouloir protéger la ville des "démons"...


Sous-titré "La naissance d'un Héros", Zetman n'est pas aussi léger qu'on pourrait le croire à première vue. Les personnages sont globalement ambivalents. Jin nous apparaît tour à tour comme un sauvageon ou comme un guerrier puissant. Son vieux  mentor en sait visiblement bien plus qu'il n'en dit. Jin rencontre une strip-teaseuse au coeur d'or qui l'acceuille comme son propre fils. Le "tueur au tranchoir" n'est pas véritablement un serial-killer mais un Démon... Bref on sent bien qu'il se trame quelque chose de vaste et que le scénario va se développer sur la durée.

Autre point : Zetman est un manga violent et par conséquent déconseillé aux enfants, à mon avis. Quelques passages sont violents et sauvages ; c'est bien dans le ton de ce début d'histoire mais ca fait tout drôle après les bleuettes auxquelles nous avait habitué Katsura.

Le dessin est lui-aussi une surprise : c'est encore plus beau que d'habitude ! Katsura n'abuse pas trop de ses pêchés mignons (voir introduction) et surtout son trait se fait plus précis et extrêmement détaillé. Une vraie surprise.

La série Zetman démarre très bien, je suis impatient de connaître la suite.
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 09:16
hypertension.jpgRien de particulier à faire hier soir, donc j'ai essayé de regarder ce film. Compte-rendu.

On se réveille avec Chev Chelios, un tueur à gage qui la veille au soir n'a pas rempli son contrat : assassiner un grand ponte de la pègre. Pourquoi ? Parce qu'il veut se la couler douce aux Bahamas avec sa copine (qui ignore sa véritable profession). Mais le réveil n'est pas sans douleur ! Car au cours de la nuit Ricky Verona un autre truand lui a injecté un poison chinois mortel "issu des dernières technologies" dixit le monsieur qui semble s'y connaître aussi bien que moi je m'y connais en physique thermo-nucléaire. Et puis le méchant truand il est pas bien malin, remarquez, une balle aurait suffit. Les plus perspicaces me répondront qu'il n'y aurait pas eu d'histoire.
Voilà Chev Chelios obligé de courrir dans tous les sens et de stimuler sa production d'adrénaline : impossible de rester immobile, il faut toujours se simuler... Et quand on est un tueur à gage recherché, ca devrait pas être bien dur.
Arrivé à ce moment de l'histoire, soit à peu près 10 minutes après le générique, j'ai hésité à arrêter le film et puis malgré tout, allez, une petite série B ca ne fait jamais de mal. On fait tous des erreurs, j'ai continué. J'aurais pas du.

Non, parce que dès lors, le scénario déjà pas mal léger, part carrément en vrille.
Oh, bon le héros il picole de la bière, histoire de se stimuler.
Oh, le héros il se shoote à la cocaïne, encore histoire de se stimuler. Il doit être super résistant le Héros parce que je pense que n'importe qui finirait déjà à l'hosto avec ce cocktail, m'enfin bon c'est le Héros. L'hosto justement il y va car il faut qu'il trouve... roulement de tambours... de l'adrénaline ! (y'en a trois qui suivent au fond, génial). Et ouaip Chev Chelios ne connaît pas les pharmacies, saloperie de système de santé ricain.

Donc ca bouge, ca tire dans tous les sens, ca se course-poursuite en voitures dans un supermarché et c'est filmé avec les pieds  comme un clip MTV raté sous acide. Alors c'est sûr c'est très hype, mais c'est du grand n'importe quoi, à croire qu'on a demandé aux réalisateurs (ils s'y sont mis à deux pour leur premier film, triste jeunesse) de tester plein de filtres et autres effets pourris de transitions... Rajoutez à cela une rasade de mauvais fonds musicaux hard-rock, c'est le bouquet.

Et puis c'est pas tout ça mais le métrage ne m'attends pas : Chev retrouve sa copine, elle aussi menacée de mort. Mais Chev, il veut pas dire à sa copine qu'il est tueur à gage, non non, alors il flingue les méchants quand elle a le dos tourné ou bien lorsqu'elle ramasse les affaires de son sac par terre. Parce que sa copine doit être sourde, mais on a oublié de me le dire.

Et le summum de cette daube intervient juste après : coincés en plein quartier chinois, Chev doit être stimulé sinon il va mourir. Et le voilà faisant l'amour (peut-on encore appeler ça comme ça d'ailleurs ?) à sa copine en pleine rue devant des chinois tout surpris... Navrant.

Ma main a alors entamé un vol plané express vers la télécommande pour appuyer sur la touche Off de mon téléviseur. C'était ce qu'il y a de mieux à faire, je pense devant tant de nullité.

J'aurais honte d'avoir tourné et vendu ce truc... Si vous voyez le DVD en magasin, brûlez les boîtiers, prévenez les clients, mais faites quelque chose.
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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 18:21
desperatehousewivessaison3-B.jpgDepuis quelques semaines nous rattrapons notre retard sur la saison 3 de Desperate Housewives, saison qui sera diffusée en France à la rentrée. Amateurs de la série, pas d'inquiètude, je ne dévoilerai rien de crucial dans cet article, afin de vous ménager le suspens.

Néanmoins, je me devais de revenir sur cette saison 3 qui pour le moment (nous en sommes à l'épisode 16 sur 24) me convient parfaitement. J'avais quelques appréhensions après une seconde saison à mon sens en demi-teinte. Ca y est, Desperate Housewives a retrouvé son rythme de croisière !

Pour ceux d'entre-vous qui ne suivrait pas la série, je vais faire un tout petit résumé de la série. Desperate Housewives nous conte les aventures de 4 femmes d'un quartier résidentiel américain. Nous suivons donc :
- Susan, éternelle gaffeuse divorcée, qui a la charge de sa fille ;
- Lynette, mariée à Tom, et mère de 4 enfants, travaillant dans la publicité ;
- Gabrielle, ex-mannequin totalement superficielle et intéressée uniquement par le shopping,
- et  Bree,  "psychopathe" au foyer, maniaque du rangement, des convenances et des apparences.


Outre l'affection qu'on finit immanquablement par porter à ces 4 femmes, la série fonctionne grâce à son cynisme affolant. La série n'hésitant pas à dénoncer l'hypocrisie et les façades : tout le monde s'efforce de faire croire qu'il est heureux, alors qu'en réalité chacun souffre (pour différentes raisons) mais personne ne veut le montrer.

Alors quoi de neuf dans cette saison 3 ?

Et bien les auteurs ont réussi à éviter le piège de la saison 2, où finalement, les 4 femmes évoluaient chacune dans leur coin. Si l'on avait aimé la première saison, c'était surtout pour les voir se réunir et papoter, monter des plans, etc. Chacune ayant sa vie developpée en intrigue secondaire.
Donc, ouf, ca y est nous les revoyons intéragir, s'adorer, s'engueuler, se détester.

La relation entre Susan et Mike va énormément évoluer avec l'apparition d'un troisième personnage. Julie, la fille de Susan, va grandir, s'affirmer.
Dans le couple de Lynette, c'est Tom qui va prendre de l'assurance, et leur relation (la plus "normale" de toutes) est la plus intéressante à suivre (et la plus émouvante). Leur famille va changer, pas forcément pour le meilleur d'ailleurs.
Gabrielle et Carlos, son époux, vont continuer leur petit jeu du "je t'aime moi non plus"
Bree quant à elle continue à attirer les psychopathes en tout genre. Orson (vive Kyle McLachlan !) va prendre une grande place dans sa vie, mais elle devra l'accepter comme il est réellement. Andrew son fils homosexuel va lui prendre une trajectoire... inattendue !
desperatehousewivessaison3-A.jpg
Je ne vous en dirais pas plus, simplement sachez que la saison est presque coupée en deux parties, avec un épisode "énorme" faisant la jonction (celui de la prise d'otages dans la superette, vous m'en direz des nouvelles : de notre côté, on a fini en larmes).

Desperate Housewives est donc toujours aussi bon, toujours aussi drôle et émouvant. Attention toutefois, amis scénaristes, à ne pas trop continuer car à la longue on pourrait se lasser : clôre à la fin de cette troisième saison me paraît être une bonne idée, par exemple. Car en effet à force de revirement, l'ensemble commence à devenir un vrai "n'importe quoi" indigeste à bien y réfléchir (2 personnages amnésiques, au moins une demi-douzaine de meurtres, etc. ca fait beaucoup pour un quartier seulement). En attendant, c'est du tout bon !
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 20:01
lenouvelangyoonchi1.jpgDans l'Asie médiévale, les Angyo Onshi étaient des justiciers sillonnant le Royaume de Jushin pour faire respecter les voeux de l'Empereur. Ils étaient appréciés par le peuple. Mais le Royaume n'est plus, l'Empereur a disparu et les peuples de l'ancien Jushin sont maintenant livrés aux mains de gouverneurs plus ou moins tyraniques. Mais la légende raconte qu'un Nouvel Angyo Onshi sillonne encore le pays...
L'histoire commence alors qu'une jeune voyageuse arrive dans un petit village dirigée d'une main de fer par une méchante sorcière. La jeune fille va-t-elle libérer le peuple opprimé ?


Voilà un manga coréen très surprenant. Surprenant parce qu'à la fin du premier épisode (le livre en contient 3), j'ai littérallement été pris au dépourvu et croyez-moi ca fait plaisir. Je m'en voudrais de vous gâcher la surprise mais croyez-moi l'histoire est loin d'être bateau !

Ce premier opus contient les 3 premiers épisodes, tous aussi plaisant les uns que les autres mais sans vraiment de rapport : ils s'agit de 3 histoires indépendantes n'ayant en commun que le personnage principal. Il semblerait qu'à partir du troisième volume les choses changent, mais pour le moment, c'est parfait. Chaque histoire repose sur une légende coréenne, et les auteurs se font un plaisir en fin d'épisode de nous expliquer la légende à l'origine de l'intrigue. Bien vu !

Graphiquement, j'ai trouvé le titre détaillé, globalement lisible même si certains passages m'ont paru un peu flou, notamment au cours des scènes d'action. Le design des personnages est soigné et bien vu. A noter que l'artiste a quelques petites trouvailles visuelles au niveau des bulles qui m'ont fait sourire (lorsque les personnages crient !).

Bref, ce premier volume m'a énormément plu et je vous le recommande donc chaudement : pour ma part je cours chercher le volume suivant !
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 14:26
lesevadesdelaplanetedessinges.jpgJ'avais fait un long texte, hyper-bien et tout et voilà qu'Over-blog me l'a bouffé... Je ne comprends pas : de toute manière, depuis la migration de ce blog en une nouvelle version, les pétouilles s'accumulent... Bref, je vais vous le refaire, en plus court.

Dans les Evadés de la planète des singes, nous retrouvons Zira et Cornelius, propulsés du futur dans notre présent. Forcément, lorsque les humains voient débarquer 2 singes savants doués de paroles, ca leur fait un choc. Véritables attractions médiatiques, les 2 singes sont véritablement reçus comme des stars. Mais rapidement certains scientifiques s'interrogent sur le futur de la Terre. Et lorsqu'ils apprennent que les singes vont dominer l'Humanité, la gloire va vite devenir éphémère...

Difficile de succéder aux deux grands films qui composaient les volets précédents. Les Evadés de la Planète des Singes tente vaille que vaille d'introduire de nouveaux éléments tout en conservant le ton.

Côté points négatifs, il faut bien dire que le budget semble plus mince : les maquillages sont un tout petit moins bon que dans les deux premiers films. Et puis l'idée de ramener l'histoire à notre époque m'apparaît plus comme une solution pour rogner sur le budget que comme une véritable trouvaille scénaristique.
Pire, les auteurs choisissent au cours de la première heure d'introduire un peu d'humour, ce qui créé un sentiment curieux pour une saga au sujet si grave (rien moi que l'extinction de l'espèce humain, quand même). Non, voir Cornelius et Zira s'habiller en humain ne m'a pas fait décrocher la machoire...

Mais le film est loin d'être un plantage intégral, surtout grâce une seconde partie qui se charge de ramener l'intrigue dans des chemins plus sérieux. Lorsque les humains apprennent que Zira et Cornelius ont dans leurs futurs disséqués des hommes, d'un coup le ton change, l'humanité décide qu'il faut éradiquer ces 2 singes et le bébé à naître (Zira est enceinte).
Mieux encore, les scénaristes glissent mine de rien en 5 minutes tout une explication à l'histoire de la disparition de l'espèce humaine et le développement de la civilisation simiesque. Eléments qui serviront de fondations aux 2 prochains films de la saga, d'ailleurs.
Enfin, dans cette dernière partie, le film renoue avec le pessimisme présent dans les 2 premiers volets : la fin est d'ailleurs incroyable toute empreinte d'une sauvagerie bien humaine.

Complètement bancal, Les Evadés de la Planète des Singes n'en reste pas moins un film très acceptable si l'on oublie sa première heure et les errements des scénaristes. La suite ? Dans la Conquête de la Planète des Singes !
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 13:31

lafindetousleschants.jpgpar Michaël Moorcock

Et voilà le dernier volet des aventures de Jherek Carnelian à la Fin des Temps. D'ailleurs il faut le dire vite, puisque nous retrouvons notre héros naïf aux tous débuts de la création, bien avant même la préhistoire, au "paléozoïque". Jherek et sa dulcinée, Mrs Amelia Underwood, avait échouée à cette époque après une panne de machine à voyager dans le temps. Rapidement, le couple d'infortune croise le chemin des Lats, extra-terrestres du futurs eux-aussi malchanceux. L'arrivée de voyageurs temporels va permettre à Jherek et Amelia de retourner dans le futur, où ils ils apprennent rapidement que la Fin des Temps, c'est véritablement pour bientôt...

Moorcock conclue sa saga des Danseurs de la Fin des Temps. Si ce dernier volume se lit avec plaisir, c'est surtout grâce à l'attachement que j'ai finit par porter aux personnages. Amelia Underwood devient un personnage très important, prenant presque le pas sur Jherek. L'intrigue est par contre un brin en dessous des 2 volumes précédents, notamment à cause d'une dernière moitié assez flou et laborieuse.

Heureusement, Moorcock nous apprend plus sur son univers de la Fin des Temps si original : le rôle des Vieilles Cités, et surtout sur les congénères insouciants de Jherek. Par contre, les Lats restent désespérement insipides tout comme quelques autres personnages secondaires qu'on aurait aimé voir développéq un peu plus. Dommage.

La conclusion de cette saga est tout de même satisfaisante et amusante. Il existe un quatrième livre, Légendes de la Fin des Temps, présenté sous la forme d'un receuil de 3 nouvelles indépendantes de l'histoire principale. Mais je me le réserve pour plus tard, j'ai envie de changer d'univers.

Guallimard collection Folio-SF
370 pages
ISBN : 9782070316151

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 14:55

No One lives ForeverIl y a quelques jours je vous parlais de No One Lives Forever 2 (voir ci-dessous) en concluant que j'avais bien envie de me remettre au premier épisode. Et bien c'est chose faite, puisque je viens de finir No One Lives Forever.

C'est donc dans la peau de la jeune espionne novice Cate Arsher que j'ai combattu contre le C.R.I.ME., une organisation criminelle internationale. L'ensemble du jeu vous propose donc d'effectuer des opérations de d'infiltration ou d'exfiltration dans divers endroits du globe, le tout dans une ambiance très sixties particulièrement drôle...

J'ai préféré No One Lives Forever (NOLF) à sa suite, aussi bizarre que cela puisse être. Bizarre car NOLF est beaucoup moins subtil que sa suite : pas de progression dans les compétences, plus linéaire, un poil plus bourrin aussi. Mais justement son gameplay ne se cherche pas, contrairement à la suite ; tout est parfaitement maîtrisé, sans faille. Mieux encore : les auteurs réussissent à saupoudrer le tout d'un humour ravageur de bon aloi.

Le jeu est long, très long même, surtout si on le compare à des jeux récents : comptez bien 20 h pour venir à bout de la campagne solo (sans comptez qu'il existe un mode multijoueur via internet).

L'un des défauts reste à mon avis des cinématiques souvent longuettes et redondantes : l'envie de zapper se fait rapidement pressante (heureusement, c'est tout à fait possible) !
Problème plus important : dans la version Best Steller (Game of the Year), Sierra ne propose qu'une version anglaise (alors que le boîtier est traduit en français, allez comprendre) qui plus est, non sous-titrée. Après quelques minutes de recherche, j'ai trouvé une solution à ce soucis à cette adresse http://www.nofrag.com/2004/fev/29/10186/ . Sur cette page, téléchargez le fichier de traduction proposé en cliquant sur le lien "chez moi" (attention c'est un fichier compressé au format zip). Le fichier "Lisez moi" vous indique la procedure à suivre et ça marche : cela permet d'avoir un sous-titre de bonne qualité.

Hormis ces deux petites réserves, NOLF est disponible à tout petit prix et ça serait dommage de se priver. Un très bon FPS, aussi drôle que prenant, qui ne nécessite pas un ordinateur de compèt'. Fortement recommandé.

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 17:01
reeker.jpg5 ados se rendent en voiture à une rave party. L'un d'eux, particulièrement débile, a même prix la peine de faucher des pillules d'extasy à son dealer, pas content du tout, vous imaginez.
A cause d'une panne, voilà nos 5 jeunes forcés de passer la nuit dans un motel en bord de route. Sauf que le motel est déserté et que petit à petit des spectres font leurs apparitions. Et le dealer rôde dans le coin pour récupérer son bien.
Le carnage peut commencer...


L'autre soir je me suis affalé dans mon canapé en me disant "tiens, si je regardais un petit film d'horreur"... j'aurais pas dû. Je dois être trop vieux pour ces conneries.

Le scénario tient sur un timbre-poste plié en quatre. Tout, tout, tout est déjà vu, revu, archi-revu pour peu qu'on ait déjà vu une dizaine de slasher-movie.
Les dialogues sont effarants. "Ca va ? Euh non, j'ai le bras coupé."
Les acteurs jouent mal. Au départ  l'idée d'intégrer un aveugle dans le groupe m'a plu (tiens pour une fois, pourquoi pas ?) et puis au final c'est aussi énervant que le reste du métrage.
Les effets spéciaux sont corrects, mais quel mérite y a-t-il à l'ère du numérique ? Et puis l'apparition "fantomatique" finale à la Prédator du pauvre, brrrr, j'en frémis encore... de rire !

Quant à la révélation finale... Comment dire ? Non seulement elle a déjà été utilisé dans d'autres films (et en bien mieux), mais comme elle constitue la seule originalité d'un film râté, elle tombe à plat.

Bref c'est débile, long et ennuyeux à mourir. Ca ne mérite même pas de figurer dans la rubrique Nanars, car ca n'est même pas drôle. Une honte.
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 11:21

lamaisondesfeuilles.jpgPar Mark Z. Danielewski

Attention, cette Maison des Feuilles est, dans la forme, un véritable OVNI littéraire : faisons le tour du propriétaire avant un éventuel eménagement...

John "Hoss" Errand est un tatoueur junky de Los Angeles. Lors d'un déménagement, il récupère le manuscrit d'un vieillard aveugle, Zampanõ. Dans ce manuscrit, le vieil homme réalisait une analyse méticuleuse d'un film étrange, le "Navidson Record",  vidéo pirate amateur circulant sous le manteau depuis quelques années et exposant les mésaventures de Navidson.
Navidson est photographe et a choisit de filmer son eménagement dans la nouvelle demeure familiale de Ash Tree Lane. Navidson installe tout une batterie de cameras pour ne rien manquer des faits et gestes de son épouse et de leurs deux enfants.
Seulement voilà : une porte apparaît dans une chambre du premier étage. Sans raison. Cette porte mène sur un couloir sombre et glacial. Mais ce n'est pas son apparition qui est le plus dérangeant : le couloir ne peut physiquement pas exister : Navidson mesure et re-mesure, les dimensions ne correspondent pas à celles des murs qui entourent le couloir. Navidson décide alors d'explorer le couloir plus attentivement, et découvre qu'un nouvel embranchement est apparu. Commence alors une exploration étrange et terrifiante dans les profondeurs insondables de cet espace impossible...


Vous êtes toujours là ? :o)

Dans sa forme, La Maison des Feuilles déroute. Cela commence par le témoignage de Johnny Errand, puis on lit le manuscrit de Zampanõ, qu'il a lui même annoté, et que Johnny a annoté à son tour. A travers le manuscrit et les annotations, on se retrouve donc à suivre parallèlement trois histoires : celle de Navidson dans sa maison, de Zampaõ (avec son analyse) et de Johnny (surtout son passé). Le livre se termine par presque 200 pages d'annexes composées de photos, de dessins, de poèmes, de citations, et des lettres de la mère de Johnny, enfermée dans un hopital psy.

Maintenant, si vous feuilletez le bouquin (je vous invite à vous rendre dans votre librairie), ca va vous faire tout drôle ! Car Danielewski a choisi de jouer avec le livre en lui-même (que vous tenez entre vos mains) et n'hésite pas à briser certaines règles d'écriture.
Pour s'y retrouver entre toutes ses intrigues et notes, l'auteur change régulièrement de police d'écriture afin de bien séparer les annotations de chaque narrateurs. Le manuscrit de Zampanõ n'étant pas forcément en très bon état, certains passages sont effacés, ou bien mal retranscrits. Quand Navidson parcourt cet univers qui s'ouvre à lui depuis l'étrange couloir, pour marquer la désorientation du personnage, le narrateur disperse ses mots sur la page. Le lecteur se retrouve donc obligé de tourner le livre dans tous les sens. srevne'l à tircé tse etxet el siofraP. Si Navidson grimpe

progression
cette
ressente
lecteur
le
que
afin 
verticalement
est
écrit
le texte

Quand l'auteur veut décrire la trajectoire d'une balle de fusil, il joue avec les pages pour créer un sentiment de ralenti



en                               écrivant                                un                            mot                        par                              page

Lorsque la mère de Johnny lui envoit de son hôpital des lettres, ces dernières sont codés, le lecteur devant trouver seul la solution pour lire ses messages : ethernet temps croissant ruelle orgue yeux eau zoo melon orchidée idée concept attendre pause rive emploi nature dé dire utiliser tenir escalade mime point seringue !

Bref vous aurez compris le principe, je pense. Danielewski livre un bouquin étrange tout à la fois ludique. Trop même parfois. Car avec tout ceci, je suis sorti de l'histoire vers la moitié du pavé, tant c'était contraignant.

L'histoire en elle-même est une version moderne de la maison hantée (mais sans véritablement de fantôme). Ce couloir étrange intrigue, on cherche à en savoir plus et rapidement, on sent que l'on aura pas de réponse précise sur le pourquoi du comment. Danielewski se garde bien de révèler l'origine de ce phénomène et se concentre sur les répercussions psychologiques qu'auront les évènements sur les personnages (quelque soit le niveau de narration du livre).

Comme l'analyse de Zampanõ porte sur la vidéo du Navidson Record, le livre est très "cinématographique" et très visuel même dans la narration (les chapitres suivent en fait le rythme de la vidéo). J'ai bien aimé cet aspect des choses.

Malheureusement, l'ensemble est trop verbeux, Danielewski se perdant dans des listes et des listes de mots par moment, nous assomant parfois avec des analyses pointues et inintéressantes car souvent hors sujet. A croire qu'il oublie parfois qu'il a une histoire à raconter. Dommage car toute la première partie du bouquin pose formidablement l'ambiance, mais dans la seconde l'auteur se repose sur ses lauriers pour conclure les intrigues de manière confuse et à mon avis médiocre.

J'avais lu tant de louanges qu'au final j'ai été un brin déçu car j'en attendais certainement beaucoup trop. La Maison des Feuilles reste tout de même un bon moment de lecture, inoubliable plus grâce à sa forme qu'au fond.


Denoël (collection Denoël & d'ailleurs)
709 pages
ISBN-10: 2207252000

Pour les fondus de ce livre, et ils sont nombreux, je vous conseille ce site web assez complet à première vue, résultat d'un travail impressionnant de relecture : http://lamorine.free.fr/ashtreelane/

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 11:20

danseursdelafindestempstome2.jpgPar Michael Moorcock

A la fin du premier volet des Danseurs de la Fin des Temps, Jerehk Carnelian est revenu à son époque, soit plusieurs milliards d'années dans notre futur. Mais Jerehk se languit de Mrs Underwood, restée à son époque d'origine, le 19ème siècle. Et ce n'est pas l'apparition des Lats, d'étranges musiciens-brigands extra-terrestres qui va le distraire ; non, décidément, Jehrek est amoureux et veut retrouver sa belle Mrs Underwood ...

Moorcock continue ici son épopée baroque et barrée. Les Terres Creuses sont presque un remake du premier volet avec la même structure en deux parties : ca démarre dans le futur pour se terminer à l'époque victorienne pour se terminer... surprise ! Entre-temps, Moorcock s'amuse et nous fait sourire grâce à Jehrek, son héros naïf. Rien de bien nouveau donc dans ce deuxième volet mais la lecture de ce tome constitue un petit moment de plaisir. Il est juste dommage que Moorcock ne se montre pas un poil plus original se contenter de décalquer le premier livre. Par contre la conclusion promet de sympathiques moments pour le troisième bouquins.

Editions Gallimard, Folio SF
270 pages
ISBN : 2070315991

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