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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 21:53
battlestargalacticasaison2.jpgRetour à bord du Galactica, après une saison une qui avait su m'enthousiasmer petit à petit  pour finir sur un final flamboyant. C'est dire si j'attendais au tournant la deuxième saison...

Petit résumé pour ceux qui ne connaissent pas encore le principe de la série : dans notre futur, la race humaine est exterminée par des robots vindicatifs : les Cylons, capables de prendre apparence humaine.  Quelques dizaines de milliers de survivants embarquent à bord d'une flotte de fortune bien destinés à trouver un hyptothétique refuge, la Terre. Nous suivons le quotidien du BattleStar Galactica, un vieux vaisseau militaire,  escortant la flotte humaine.

Si l'on excepte tout le décorum hi-tech (vaisseaux spatiaux, robots hyper-sophistiqués, etc.) Battlestar Galactica n'est presque pas une série de SF. Non, les tirs lasers n'intéressent pas les auteurs. Non, les combats spatiaux n'intéressent vraiment pas les scénaristes. Non. Les scénaristes s'attachent à nous montrer les rapports entre la politique et l'armée, mais par dessus tout nous parle de l'Humanité à travers sa lutte vers un exil utopique.

La grande force de BG, c'est son intrigue. On sent le truc très peaufiné, l'histoire avance sûrement mais doucement, chaque élément se mettant parfaitement en place au fur et à mesure : que veulent réellement les Cylons ? Comment les Humains pourront-ils atteindre la Terre ?

Plus que la qualité d'écriture, ce qui m'a vraiment plus dans cette saison c'est le côté "le destin écrase les personnages". En développant l'aspect prophétique de la présidente de la flotte, les scénaristes ont créé une ambiance mystique et un côté prédestiné aux personnages qui les écrasent doucement mais sûrement. Starbuck devra faire un choix douloureux pour faire progresser l'Humanité vers la Terre. Peu à peu, cette force phénoménale enveloppe la série, la transporte, lui donne un côté quasi-mythologique impressionnant. Ca n'est alors pas une banale série de SF où des humains détruisent des robots à coups de laser, mais une jolie leçon scénaristique.

La saison 2 développe maintenant tranquillement sa foultitude de personnages, tous attachants. Il n'y a plus besoin de les présenter, nous les connaissons. Alors les scénaristes s'amusent à les développer. On en sait maintenant plus sur chacun d'entre-eux et ils suivent une voie toujours intéressante.

Les 13 premiers épisodes de cette saison sont rien moins qu'admirables. Puis la série reprend un peu son souffle, à travers une poignée d'épisodes indépendants (avec une partie du casting absent), pour mieux repartir entre les épisodes 18 à 20, vers un final passionnant !

La série Battlestar Galactica est comme le bon vin, elle se bonifie avec le temps. Et comme les auteurs ont annoncé l'arrêt de la série à la fin de la quatrième saison (je trouve louable d'arrêter lorsqu'on pense n'avoir plus rien à raconter), la certitude de voir cette saga se terminer m'encourage à aller jusqu'au bout. Essayez BG, même si vous n'aimez pas la SF, vous pourriez être surpris !

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 19:08
kubuntu03.jpgAttention les amis, ca se complique !

Oui, je cherche la difficulté. Vous allez comprendre.

J'ai installé dernièrement Beryl qui permet d'installer une application graphique qui donne des rendus impressionnants sur un pauvre PC comme le mien :  on se croirait sous Vista ! Hop, une fois mis en place, mes fenêtres  se tordent et se détordent lorsque je les déplace à l'écran. Lorsque je change de bureau (on a plusieurs bureaux sous Linux), j'ai un cube en 3D qui pivote sur lui-même : effet garanti !

Bon, pas peu fier de mes trouvailles, j'ai entrepris d'installer un jeu sous LInux. Pas un jeu natif de Linux, non non, un jeu vendu dans le commerce pour Windows. En l'occurence le génialissime Deux Ex. Pour cela j'ai installé un émulateur Windows appelé Wine, qui permet de faire tourner des applications Windows dans Linux. Ben oui, c'est con, mais j'ai encore plein de jeux (achetés dans le commerce) que j'aimerai pouvoir continuer à utiliser. Tenez, World of Warcraft par exemple.

Donc une installation de jeu ca  donne ceci :

installation-de-Deus-Ex-sous-Kubuntu.jpg

Une fois l'install terminée, j'étais assez curieux du résultat. Etonnant ! Tout a bien fonctionné, il me suffit de lancer Wine, de chercher dans l'arborescence le fichier exécutable qui lance le jeu et zou c'est parti. Si vous regardez si dessous, vous verrez donc ce que cela donne chez moi. Ca tourne bien , ca rame pas (bon c'est un vieux jeu, ok). Seul petit truc que je n'ai pas encore réglé : le jeu ne tourne pas en plein écran mais j'imagine qu'il s'agit d'un réglage.

Deus-Ex-sous-Kubuntu.jpg

Sinon, dans ma lancée, j'ai configuré  Kopete, qui est l'équivalent de MSN, Gtalk, Skype et cie sous Windows. Ici l'avantage c'est que c'est un tout en un, puisque vous pouvez configurer vos comptes dans un seul et même programme : ca marche ! Vous trouverez la manière de configurer un compte GoogleTalk à cette adresse ; http://manuc66.blogspot.com/2006/09/utiliser-google-talk-sous-linux-avec.html

Bon, comme vous pouvez le constater la migration avance doucement. Prochaine étape : installer WoW ? :o)
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 07:32
diehard4-1.jpgDifficle d'exprimer l'attente que génère Die Hard 4 auprès des amateurs de films d'action. Simple à expliquer : Die Hard (Piège de cristal) n'est rien moins que LE film d'action de ces 30 dernières années, celui qui aura redefini le genre, créé les codes, bref le chef d'oeuvre du genre. Mieux encore, ses suites n'auront jamais versé dans la facilité et se sont toujours avérées de qualité (jusqu'à  égaler l'original pour Die Hard 3).  Il est évident que Die Hard 4 suscitait pas mal d'inquiètudes auprès des amateurs car voir revenir Bruce 15 ans plus tard dans son rôle vedette, devant la caméra d'un jeunot, Len Wiseman, cela n'augurait rien de bon...

15 ans après les évènements de Die Hard 3, John McClane travaille à la police de New-York, ets toujours divorcé et se montre bien trop protecteur envers sa fille. Chargé de retrouver un hacker qui menacerait la sécurité de l'Etat, John se retrouve pris dans un engrenage bien dangereux : un groupe terroriste menace via les systèmes informatique de réduire la civilisation à néant. Et c'est parti pour 2 heures d'aventures...

Pari réussi pour Len Wiseman : son Die Hard est bon. Très bon même. Car le jeune homme est fûté : il reprend discrètement les codes qui ont accompagnés la saga Die Hard depuis ses débuts. John McClane est encore le pauvre gars qui n'a pas de pot et qui se retrouve au beau milieu d'un jeu de destruction bien malgré lui (et comme il le dit "il faut bien que quelqu'un fasse le boulot"). Comme dans Die Hard 3, on lui flanque un side-kick avec qui il va rapidement s'entendre. Comme dans tous les volets de la saga, John McClane est un véritable punching-ball humain, encaissant coup sur coup dans broncher, terminant toujours sur une réplique savoureuse. Bref si vous avez aimé les autres Die Hard, vous aimerez celui-ci, tant Wiseman est respectueux du mythe. Et comme en plus, le petit gars est loin d'être manchot, il shoot son film de fort belle manière, avec style, efficacité et discrétion (au passage, le monsieur a réalisé auparavent les deux forts sympathiques Underworld). Discrétion car il ne cherche surtout pas à nous faire un truc hype et clippé sous prétexte de faire moderne.

Les allusions aux autres films sont très discrètement disséminés dans le film, à tel point qu'un néophyte n'y verra rien. Les scènaristes font même allusion à une vieille histoire : John McTiernan (Die Hard) et James Cameron (Terminator 1 & 2) sont potes, et James avait rendu hommage à John dans T2. Souvenez-vous : le Terminator est dans un immeuble et la police envoit des véhicules blindés à l'assaut de l'immeuble. Ca vous revient ? Et bien la scène est un décalcage de celle de Die Hard, lorsque le FBI envoit des chars attaquer le Nakatomi Plazza. Oui, ils sont comme ça nos 2 réalisateurs, ils déconnent sur pellicule. Et bien Wiseman verse son obole dans Die Hard 4, puisque c'est une figurine du T1000 qui allume l'explosion d'un appartement dans les premières minutes du film. Impossible que ce soit un hasard, surtout quand on sait que McTiernan est à la co-production de ce Die Hard 4...

Alors de l'action, vous allez en avoir. La mécanique est bien huilée : ca parle un peu, puis pouf ! grosse scène, on laisse le spectateur se reposer, et hop ! c'est reparti ! Die Hard 4 c'est comme le grand huit. Et les scènes d'action sont réussies, on passe donc un beau moment. Personnellement, j'ai eu la sensation de redevenir l'ado que j'étais à la sortir de Die Hard 3, j'ai eu la banane pendant et après le film.

Bruce Willis est impeccable, mais qui en doutait, franchement ? Son personnage a évolué. John McClane est toujours un pauvre type gueulard et teigneux, mais on nous le présente aussi comme un dinosaure, un anachronisme. John écoute du vieux rock et les infos ; il ne pige rien à l'informatique ; il semble blasé de tout. La scène de combat entre lui et Mai, une asiatique pratiquant les arts martiaux est presque un énorme clin d'oeil du réalisateur. Elle, moulée dans une combinaison noire, sensuelle, nous rappelle les héroïnes modernes, ces bad girls du cinéma actuel (Underworld, Tomb Raider...). John, dans son t-shirt tout sale, la mine défaite, le visage en sang, un roc. Notre pauvre John se prend une volée monumentale en 2 temps 3 mouvements, avant de s'effondrer et de sortir "J'en ai plein le cul de ton kung-fu !" pour se relever et la massacrer à coups de poing ("tu dors toujours pas ?!"). Second degré ? Envie de dire au spectateur : "et bien finalement, ils sont bien nos vieux héros, non" ?

Bruce Willis traverse le film comme un "lonesome cowboy" urbain, le survivant d'un univers qui a changé sans lui (voir la scène où il explique à son side-kick son quotidien), ou bien d'un genre qui a évolué sans lui.
Le monde change, le cinéma évolue. Mais John McClane est toujours bel et bien là. S'agirait de pas l'oublier !
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 15:14

dossiersDresden01.jpgPar Jim Butcher

Harry Dresden est un magicien moderne, initié dans les arts des arcanes occultes. Il utilise ses pouvoirs pour être un parfait détective privé. Alors quand la police le lance sur une affaire de double meurtre et qu'une cliente lui demande au même moment de retrouver son mari disparu, le pauvre ne sait plus où donner de la tête.

Jim Butcher s'amuse ici à mixer le genre du polar noir avec de l'occultisme contemporain, le tout dans une ambiance humoristique. C'est clair, jamais il ne se prend au sérieux, et jamais nous ne pouvons prendre au sérieux les aventures de son personnage. D'abord parce que Jim Butcher aligne les poncifs et images d'épinales de la magie : son héros porte les prénoms de magiciens célèbres (Harry Blackstone Copperfield Dresden est son vrai nom) ; ensuite parce que le ton du livre est volontairement caustique. Harry Dresden ne cesse de placer bons mots sur bons mots, de lancer des vannes. L'accumulation des stéréotypes du polar noir participe à ce principe.

Autre bon point (pour moi) : on sent que Jim Butcher a fait du jeu de rôle ! Son histoire semble directement repompé d'une partie du Monde des Ténèbres, à tel point qu'elle pourait servir d'inspiration pour n'importe quel jeu occulte contemporain. Butcher fait même un gros clin d'oeil à Donjons & Dragons ! Bref vous y trouverez un décorum amusant constitué de fées, de vampires, de loup-garous, d'un Conseil de vieux mages intransigeants... Rigolo pour les lecteurs qui connaissent ces concepts depuis belle lurette, parce que totalement décomplexé.

Au final, Dans l'oeil du Cyclone ne constitue pas un excellent livre. Non, en fait c'est un sympathique roman de gare, avec moults suites (huit d'après ce que j'ai pu compter). Le principe colle parfaitement à une adaptation en série tv et justement la saga a été porté sur petit écran sous le titre The Dresden Files (voir ici). Un premier tome qui se lit vite, le sourire aux lèvres. 

Pas génial, mais je suis client pour lire le tome 2. A noter que l'éditeur Bragelonne propose un livre d'un format un peu supérieur à un poche, écrit gros (merci pour mes yeux) pour un tarif intéressant (9.99 euros).

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 19:14
kubuntu03.jpgAujourd'hui, je viens de régler mon problème de lecture de fichier MP3 avec le lecteur Amarok. En fait la solution n'était pas bien compliquée : je devais installer un package qui permette au programme de lire des mp3. Dans le doute j'en ai pris 2 : lib3kb2-mp3 et libarts1-xine.
La solution se trouvait à cette page . Comme quoi, dès qu'on prend un peu de temps pour chercher...

Ce matin, je me suis fait une frayeur en voulant installer les drivers de ma carte graphique. Au redémarage, plantage du système, impossible de retrouver l'interface graphique de Kubuntu. Après recherche sur le net, il s'avère que j'avais mal lu l'explication. Résultat, je me suis dépanné tout seul en suivant des indications. J'ai lancé Kubuntu en un truc qui ressemblait à un mode "sans échec", qui avait la forme d'une console de commande DOS. J'ai tapé un charabia (pour le moment, un jour je comprendrais), et après rebootage, hop ! Kubuntu était de retour comme neuf (enfin, presque, le clavier était passé en version  anglaise - mais je me suis débrouillé encore une fois).

Marrant : les problèmes surgissent mais on les résoud assez facilement si l'on persévère. J'attaque à nouveau ma carte graphique demain ! Et j'y arriverai !

PS : j'écris ce texte depuis le navigateur Firefox de Kubuntu (que j'ai installé comme un grand !).
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 14:48
kubuntu03.jpgCa me démangeait depuis quelques temps et ce week-end j'ai franchi le pas : j'ai installé une partition Linux sur mon ordinateur pour essayer.

J'ai choisi la distribution Kubuntu, variante d'Ubuntu. Et je dois avouer que j'ai été très satisfait.

En gros on télécharge un fichier iso que l'on grave sur un cd vierge. Ensuite on démarre le PC à partir de ce CD. Kubuntu se lance et l'on peut déjà l'utiliser sans rien installer : Kubuntu a reconnu tout le matériel et même ma connexion web sans soucis. C'était lent (normal ca tournait à partir du CD) mais ca marchait. L'interface est attrayante et pas trop différente de Windows, donc on est pas trop destabilisé.

Alors j'ai fait un peu le ménage et partitionné mes disques durs puis je me suis lancé : j'ai installé la version complète.

Maintenant, au démarrage, l'ordinateur me demande si je veux lancer Kubuntu ou Windows XP. Les deux  fonctionnent en parallèle sans problème après les modifications. Le démarrage de mon PC est juste un tout petit peu plus lent.
kubuntu02.jpg
Concernant Kubuntu, j'ai découvert l'environnement avec curiosité.
Pour un vieil utilisateur de Windows, c'est l'installation de programme qui est déroutante : on va dans un "gestionnaire de programme", on lui dit ce que l'on veut (on tape par exemple vlc media player), Kubuntu charge tout ce qui y ressemble de près ou de loin et l'on choisit ce que l'on veut installer. il se charge de télécharger et installer sans rien demander de plus (et prend même  les options que l'on aurait pu oublier). Clair, simple et rapide.
Autre aspect "curieux" : plus de Poste de Travail ! On navigue dans une arborescence. En gros, le répertoire Home ressemble à Mes Documents (càd que Linux propose par défaut d'y enregistrer ses travaux) ; et le répertoire Média contient tous les disques durs et partitions du système (on peut ainsi retrouver ses anciens fichiers créés sous Windows et les lire dans Linux). Les disques durs ne sont plus reconnus avec des lettres mais des intitulés type hdd1, hdd2, etc. Perturbant mais on s'y fait vite.
Par contre, pour le moment, je ne peux enregistrer que dans la partition Linux, impossible d'aller déposer un fichier dans une partitino Windows (normal, à priori... c'est peut-être possible mais pour l'instant, je découvre !).

Au début, j'ai eu des difficultés pour lire mes mp3 et mes divx. Amarok (le lecteur mp3 installé par défaut) me propose bien de télécharger le plugin mp3, mais ca ne marche pas. Alors avant de comprendre comment m'y prendre, j'ai installé vlc media player, et depuis pas de soucis (c'est identique à la version Windows).

J'ai installé Amule, une version Linux d'Emule qui permet de télécharger de la même manière. Encore une fois je ne suis pas perdu.
kubuntu01.jpg
J'essai maintenant de découvrir comment modifier les paramètres de ma carte graphique (les gammas de mes vidéos sont un peu sombres). De plus j'essai de trouver un pilote pour mon imprimante Canon Pixma IP2000 : impossible d'en trouver un d'officiel (Canon ne développe pas sous Linux) mais après 5 min de recherche sur des forums dédiés à Kubuntu on m'a indiqué que le pilote de l'imprimante BJ 7000 fonctionnait très bien.

Globalement, le choc n'est pas si rude que ça. Depuis pas mal de temps j'utilise des programmes open-source sous Windows donc petit à petit j'ai quand même acqui quelques reflexes qui me servent maintenant. Et puis en cas de pépins, je peux toujours re-travailler sous XP, c'est rassurant au départ.
Pas valeureux.
Mais rassurant.
Il y a quelques années j'avais tenté l'aventure Linux  et j'avais vite stoppé. Difficile à appréhender, drivers inconnus, bugs... Avec cette version Kubuntu, je change petit à petit d'avis.

Je vous tiens au jus de mes avancées  dans la découverte de Kubuntu.
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 20:38

esoterroristes.jpgRobin D. Laws est la coqueluche de quelques personnes dans le microcosm du jeu de rôle. Normal, puisqu'il nous a toujours habitué à des jeux de rôle bien conçus et aux thèmes originaux. Dying Earth, adaptation de La Terre Mourante, l'oeuvre de Jack Vance, faisait la part belle à l'aventure, aux bons mots et joutes verbales. Feng Shui s'arrêtait sur le rendu cinématographique typé d'Hong Kong dans nos parties. Avec Esoterroristes, Robin D. Laws s'attaque aux jeu de rôle d'enquête. Avec le même succès ?

Dans Esoterroristes, les joueurs incarnent les membres d'une société secrète luttant contre les Esoterroristes. Qui sont-ils ? Tout simplement des occultistes qui veulent faire basculer le monde dans le chaos en dévoilant à l'Humanité entière l'existence de la Magie et des Horreurs, créatures monstrueuses tapies dans l'ombre... Les personnage ssont des experts dans leurs domaines, tous reliés au monde de l'investigation. Ils forment un groupe chargé d'enquêter sur des exactions commis par les Esoterroristes, et de couvrir ces mêmes évènements. Une sorte d'X-Files à l'envers en quelques sortes puisque les joueurs doivent maintenir le citoyen lambda dans l'ignorance des Forces surnaturelles.

Robin D. Laws l'annonce dès l'introduction : il veut changer radicalement la façon d'aborder un jeu de rôle basé sur l'enquête. Pour cela, le bougre créé un système particulièrement malin basé sur un principe simple : le moteur du jeu ne doit pas être de découvrir des indices, mais bien de les interprêter pour faire avancer l'enquête. Fini donc les jets de dés pour rechercher un indice sur le lieu d'un crime : si un joueur annonce qu'il utilise une des ses compétences d'expert, il trouve automatiquement l'indice (cela aura été prévu dans le scénario). Aux  enquêteurs en herbe de réfléchir ensuite à  leurs découvertes. Un système malin donc, qui a pour avantage de ne jamais bloquer la partie à cause de jets manqués. Le tout avec un rendu "série télé" qui m'apparait assez séduisant après la lecture des règles.

Les règles justement, parlons-en. Elles sont simples, claires et rapides à expliquer. Coup de bol, c'est exactement ce qu'a voulu l'auteur. Le jeu de ne fait pas la part belle à l'action, ne vous attendez pas à avoir un système prévu pour gérer de gros combats bourrins. Non, dans Esoterroristes, les affrontements sont rudes et dangereux.

Un seul point vient noircir ce tableau sinon parfait : le background est malheureusement des plus minces. Si le jeu explique parfaitement la trame principale de l'univers, jamais on ne rentre dans le détail. Si bien qu'il reste un gros travail de préparation au MJ pour monter une longue campagne à moins de se limiter à une suite d'enquêtes  indépendantes. Dommage. Non pas que l'univers qui nous est décris soit follement original, mais parce qu'on reste du coup un peu frustré une fois les 80 pages du bouquin terminées.

Au final, Esoterroristes reste un succès si l'on regarde les objectifs que s'était fixé l'auteur. Reste que le faible nombre de pages font qu'il manque un peu de charisme et qu'il ne risque d'attirer que les joueurs en quête d'originalité et de changement.

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 09:49

spin.jpgpar Robert Charles Wilson

Comment décrire le plaisir que j'ai eu à lire Spin sans trop vous en dévoiler ? 

La Terre, dans un futur très proche.
Jason, Diane et Tyler sont trois enfants, unis par l'amitié. Jason et Diane sont frères et soeurs, Jason étant particulièrement choyé par son père, qui voit en lui, avec raison, un petit génie. Tyler habite dans le même quartier et est secrètement amoureux de Diane.
Une nuit, alors qu'ils contemplent le ciel, un évènement qui va boulverser l'humanité entière survient : les étoiles disparaissent, laissant le ciel d'un noir d'encre ! Pire : on découvre rapidement qu'un soleil artificiel a remplacé le nôtre. Pour quelles raisons ? Qui (ou quoi) a bien pu faire cela ? L'humanité l'ignore mais il va falloir maintenant vivre dans ces conditions.
Chacun des enfants va suivre sa voie : Jason devient un scientifique dans l'aéronautique (pour comprendre le mystère) ; Diane se tourne vers la spiritualité, alors que Tyler choisit de devenir médecin. Et le roman de nous montrer le parcours de ces 3 personnages, tout en développant les conséquences de cette incroyable nuit...

Robert C. Wilson construit ici un véritable chef d'oeuvre de la science-fiction. La première des qualités de ce roman est de ne jamais se reposer sur son pitch de départ pour l'étirer en longueur. Non, l'auteur développe ses idées et rebondit rapidement de découvertes en révélations. Si bien que je ne me suis jamais ennuyé, et j'ai apprécié que Robert C. Wilson aille jusqu'au bout, sans faire aucune concession. Attendez-vous donc à être surpris par ce mystère, à y réfléchir, et surtout à goûter au plaisir de la révélation progressive des tenants et aboutissants.

L'autre grosse qualité de ce roman est d'équilibrer à la perfection ses éléments. Oui, il y a une histoire d'amour, mais l'auteur n'en fait jamais trop, et l'utilise toujours à bon escient. Oui, il y a de la science-fiction technique, mais sans jamais perdre le lecteur dans des détails scientifiques incompréhensible. Tous les élèments s'entrecroisent pour développer un contexte extrêmement riche (pour vous dire, je pense à l'adapter en jeu de rôle), en s'appuyant sur des personnages attachants et profonds.

Spin est construit autour d'un personnage, Tyler, qui raconte les évènements qui ont conduit à la situation présente (soit 30-40 ans après la disparition des étoiles). Les chapitres passé et présent s'entrecroisent aussi, et, c'est une grande force, se font échos : ce que l'on apprend dans les uns mets en valeur ce que l'on découvre dans les autres. Tout simplement admirable.

Spin m'a vraiment transporté : j'ai lu les 150 dernières pages d'un traite, malgré ma promesse d'essayer de le lire petits bouts par petits bouts pour faire durer le plaisir. Mais l'envie de savoir à quoi rimait donc cette disparition des étoiles était trop forte. Et croyez-moi, l'écrivain se fait un plaisir de l'expliquer, pour rebondir encore sur une autre idée géniale.

Au final, le roman s'achève sur deux petites frustrations : celle de devoir abandonner ces personnages si attachants, et surtout le sentiment que l'auteur aurait pu encore poursuivre son histoire et qu'on aurait voulut que Spin soit le prélude à une saga encore plus vaste. Je vous rassure, tout est expliqué, la fin n'est pas bâclée, il n'y a pas nécessairement une suite à attendre, mais j'aurais voulu qu'il y en ait une.

Aussitôt lu, Spin devient pour moi un classique de la science-fiction, accessible à tous même au néophyte du genre. D'ailleurs il a reçu le prix Hugo 2006, et ca n'est pas un hasard. C'est de loin ce que j'ai lu de mieux depuis quelques années. Si vous ne savez pas quoi vous offrir comme lecture estivale, ne cherchez plus vous avez trouvé !

Denoël, coll. Lunes d'encre
550 pages
ISBN : 978-2207258040

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 14:40
newsupermariobros01.jpgSuper Mario, pour moi, c'est des heures passées dans les supermarchés quand j'étais gosse. Ben oui, à la maison point de console Nintendo, donc pour jouer aux aventures du plombier italien, il fallait bien que j'aille avec les autres gamins devant les consoles de démonstration des supermarchés. 

Forcément, ayant une Nintendo DS depuis quelques semaines maintenant, l'envie de retrouver mon pote à la salopette rouge est vite revenue. Voyons donc voir ce que donne ce "nouveau" super mario Bros sur la petite portable de chez Nintendo...

Tout d'abord, ce qui fait le bonheur de cette version DS c'est le plaisir (nostalgique) de manipuler à nouveau Mario dans de tout nouveaux niveaux. A moi donc les petits champignons qui font grandir, les fleurs qui permettent de lancer des boules, les étoiles qui rendent invincibles etc. Tout ce qui fait le charme de la saga Mario est concentré ici. Et plus même ! Car les créateurs ont eu la bonne idée de rajouter quelques idées supplémentaires. Vous avez récupéré une fleur et vous en trouvez une autre : hop ! la console la dépose en bas à droite de l'écran tactile pour que vous puissiez à tout moment appuyer dessus et en retrouver une autre plus rapidement. Le jeu prend alors un petit tour stratégique (dois-je troquer ma fleur contre un champignon, par ex. ?) fort plaisant. Le Mario géant en est un autre exemple : aussitôt avalé un énorme champignon, Mario se transforme en géant, prêt à ravager le niveau en cassant tout : tubes verts, monstres, briques, l'objectif devenant alors temporairement de faire le plus de dégâts possibles. Le genre de gameplay rigolo qui fait varier les parties. 

newsupermariobros02.jpg

Reste que Mario reste Mario : on commence à jouer en se disant "wouais, c'est rigolo, ce truc" et l'on y est toujours trois semaines plus tard, car on cherche désespérement à récupérer cette satanée médaille planquée dans tel monde. Le jeu vous propose dans un premier temps de finir les 6 niveaux  de base. Comptez environs 2-3 semaines pour en venir à bout si vous êtes manchot comme moi.  Mais le jeu ne s'arrête pas là : une fois les 6 niveaux bouclés, le titre vous propose de découvrir 2 nouveaux univers, et surtout vous pouvez maintenant sauvegarder à n'importe quel moment dans la partie (ouf !). Mieux encore,  les designeurs des niveaux du jeu sont particulièrement malignes et se sont amusés à planquer des bonus dans des endroits secrets et/ou impossibles à atteindre à première vue. Une fois les 6 mondes terminés, tout le plaisir devient alors de reprendre les différents niveaux pour en découvrir les secrets.

Petite particularité du titre : tous les décors sont dans une jolie 2D colorée alors que les personnages sont en 3D. L'ensemble donne un résultat fort plaisant et addictif. Les mélodies (classiques) soutiennent le joueur régulièrement et servent aussi d'indicateurs à certains moments.

newsupermariobros03.jpg

Pour achever de convaincre l'acheteur indécis, notons qu'il y a une pelleté de petits jeux "à la con" qui utilisent le stylet. Jeu de cartes,  d'adresse, de mémoire... rien de bien génial ou de très prenant, mais cela occupe toujours dans le bus ou le métro.

Bref, ce New Super Mario Bros est absolument génial et constitut sans problème un "must-have" pour tout possesseur de de Nintendo DS. J'y retourne !
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 16:47

lacdesmorts-vivants01.jpgAprès Emanuelle et les derniers cannibales, je me suis rendu compte que ça faisait pas mal de temps que je voulais vous parler d'une star française internationale par trop méconnue dans notre hexagone, d'un faiseur de film Z français, d'un homme qui parvient à conquérir l'Amérique cinéphile plus grâce à son courage et sa détermination que par son talent (véridique, il est apprécie aux States).
Certains d'entre-vous le connaissent déjà car ils ont déjà pu goûter au délice, que dis-je, au bonheur de voir un de ces films si marquant (car on s'en rappelle en général) : je veux bien entendu parler de notre compatriote réalisateur de nanar monumentaux, le pape frenchy du Z... Jean Rollin.

Pour tout vous avouer, j'avais déjà regardé un de ses films il y a quelques semaines, La Rose de Fer, mais comment dire... c'était à ce point mauvais que je n'y voyais pas grand chose de marrant à en dire sinon que c'était d'un ennui pas possible. Donc, pour vos délicates rétines, j'ai préféré passer la main et attendre une autre occasion, un film où le Jean Rollin s'exposait dans sa grandeur. C'est chose faite aujourd'hui puisque je m'en vais vous conter le plaisir cinéphilique qu'est le visionnage de ...Le Lac des Morts-Vivants (Zombie Lake)


Avant d'aller plus loin, petit retour sur Monsieur Rollin, histoire de vous présenter ce réalisateur hors norme. Jean Rollin c'est la victoire de la pugnacité et du courage sur le bizness system. Amoureux du fantastique et plus précisément des vampires, Jean Rollin aura tourné pas mal de films fauchés et totalement Z depuis les années 60, avec quelques détours vers le  porno soft comme Douces Pénétrations (j'en vois déjà dire 'Borderline, Stefff...', promis c'est fini pour aujourd'hui...). 
Jean Rollin c'est le système D à l'état pur : des tournages rapides, souvent avec des acteurs médiocres, des effets réduits à leur plus simples expressions (et souvent visibles), et surtout, surtout, un ton, un style, une patte : une espèce de torpeur lancinante, à la frontière de l'ennui, mêlée à une douce poésie certainement toute personnelle et malheureusement bien souvent hermétique.

Alors forcément quand le roi du Z français s'attaque à l'un de mes genres favoris (le film de zombies) je ne peux que faire partager le plaisir. Zou, c'est parti pour la rigolade...

Générique. Un cigne blanc sur un lac (poésiiiie... on ne rit pas svp).
Une jeune fille arrive sur la rive. Je ne sais pas pour vous, mais il ne me viendrait jamais à l'idée de me baigner à poil dans un lac. Pourtant, ni une ni deux, la donzelle se retrouve donc nue, et se dirige vers le lac. Elle doit avoir un grain, la dame, car en passant devant ce magnifique panneau lourd de signification :

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... non seulement elle l'ignore mais le détruit joyeusement mettant ainsi en danger les futurs nageurs ! In-con-sci-en-te ! Un si joli panneau... On verra que tout ceci aura une facheuse conséquence avec une équipe de basketteuses-volleyeuses, on ne saura jamais, mais attendez un peu...

Bon mine de rien, rapidement le manque de moyen se fait déjà sentir. De l'extérieur, le lac semble verdâtre et une fois la camera sous l'eau, tout devient bleuté ! Quel étrange mystère ! Et en plus, alors qu'il fait jour sur les plans extérieurs, d'un coup une fois la camera dans l'eau on a l'impression qu'il fait nuit...

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Bon tout simplement, le pauvre Jean Rollin doit filmer ses séquences aquatiques dans la piscine locale, tentant vaille que vaille de dissimuler les bords (si si regardez donc ci-dessus, on aperçoit même la reflexion des néons de la piscine en haut à droite).

La recette pour créer un zombie façon Rollin est très simple : coller 2-3 bouts de PQ sur le visage de l'acteur. Mélanger de la peinture à l'eau verte avec un brin de marron ou de bleu, histoire de varier les plaisirs. Peinturlurez uniquement, j'insiste, le visage et les mains de l'acteur, laissez à tout prix les avants-bras et le cou en couleur normale. Servez frais.
Attention, si vous trempez l'acteur dans l'eau, la peinture se barre, c'est fait exprès...

Personne dans le village voisin ne semble réellement s'inquiéter de la disparition de la donzelle, jusqu'à ce qu'une deuxième femme se fasse sauvagement trucidé aux abords du village. A ce moment là, arrive une journaliste venue enquêter sur le lac, qu'on appelle, comme de par hasard, le Lac maudit ou le lac des Maudits ; d'ailleurs à un moment le maire parle même de Lac maudit des maudits, et je ne saurais suggérer l'appelation Michelin de Maudit Lac Maudit des Maudits Maudits...

Forcément, Jean Rollin parfois a des problèmes de pellicules et donc les couleurs déconnent un peu, j'en veux pour preuve :
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... mais on ne va pas se fâcher pour si peu, non ?

Pire, alors que le Maire invite la Journaliste a s'assoir, la grossière erreur classique : le miroir. Si si, regardez bien dans le rond rouge ci-dessous, on aperçoit l'équipe de tournage. Magnifique !
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Bref hormis cela voilà l'occasion pour nous et la journaliste d'apprendre l'étonnante histoire de ce lac. On découvre au passage que nous sommes 10 ans après la Libération, chose étrange puisque nous avons aperçu patte d'ef et coupes au bol typiques des années 70, mais nous n'en sommes plus réellement à un anachronisme prêt.

Flash-back. Jean Rollin pioche deux-trois plans où l'on aperçoit quelques chars (très certainement filmés dans un meeting local, bref passons). Donc, il y a 10 ans, lors de la libération, les habitants du village ont trucidé les quelques soldats allemands restés dans le coin et se sont débarrassés des corps au fond du lac. A mais oui mais voilà, ce lac est corrompu depuis l'inquisition où des satanistes faisaient des messes noires et des sacrifices !
On apprend aussi qu'un soldat allemant, qu'on appelera Blondinet rapport à sa coiffure, est tombé amoureux d'une Française. Juste avant que le couple ne disparaisse (lui dans la tuerie, elle, d'ennui très certainement), est née Helena, fruit de l'union franco-allemande.

Retour au présent. Vous vous rappelez du panneau que la donzelle avait détruit ? Oui, ben voyez elle aurait pas du.
Car voilà qu'arrive au bord du lac maudit² une équipe féminine de basket ball dans une jolie camionnette. Pas de bol, jamais nous ne verrons de ballon de basket mais bien un beau ballon de volley. Voyez ci-dessous. M'enfin on est plus a ça près arrivé là...
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Inconscientes du danger qui les guette, les filles se déshabillent, et prennent un bain dans le lac.
Et là, on a droit à l'un des plus beau faux raccord de l'histoire du ciné. Attention, ca va aller très vite : première image, elles barbottent sur la rive, regardez bien, elles ont pied, n'est-ce pas ?
Seconde image, hop, les zombies attaquent par en-dessous, et elle n'ont plus du tout pied. Ouais ! 

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Je récapitule. Un lac maudit² l'est triplement : non seulement tout personne qui s'y baigne le fait à poil, les dimensions sont a géométrie variable et enfin lorsqu'on y plonge une camera, on se croirait dans une piscine. Le Lac magique qu'il aurait du s'appeler ce film...

Autre problème pour nos amis morts-vivants, les casques des acteurs leur tombent régulièrement sur le nez, et du coup, ils tentent vaille que vaille de remettre discrètement le casque sur le sommet de leur crâne.
Mieux, dans les séquences aquatiques de piscine on constate l'oeil rieur que les zombies remontent régulièrement à la surface, pour que les acteurs respirent, forcément.
En un mot : la cata.

Ajoutez à cela des acteurs totalement absents, la palme revenant à la petite Helena, âgée maintenant d'une dizaine d'année qui récite son texte comme à l'école. Pathétique...

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Bref, pour qui, pour quoi ? les zombies sortent de l'eau au bout d'une heure de métrage, histoire d'aller tout casser en ville. Si si, ils cassent facilement trois verres dans le bar de la place de l'eglise.

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Au final, bataille rangée en entre tous les villageois (au nombre de 4) et les 5 zombies. Malin, le Maire et la journaliste décide d'utiliser du napalm pour éradiquer la menace verte. Et là, on se dit "aïe, comment Rollin va nous faire du napalm ? Est-ce que ca être le Apocalypse Now zombiesque de Jean Rollin ?
Le Maire envoit Helena attirer Blondinet et sa horde dans le moulin (où elle a été conçu d'ailleurs) et alors qu'elle dupe son père avec un seau de sang frais couleur soupe à la tomate, voilà les villageois qui crament le bâtiment. Effet foireux de napalm, comme on pouvait s'y attendre, puisque Rollin brûle 2-3 mannequins de magasin...

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Les zombies sont morts, Helena pleure son vert de père sur ses belles paroles "ne nous oublie pas. Je ne t'oublierai pas...". Fin.

Je laisse la conclusion au maire du village qui nous sort à un moment :
"Les choses mineures n'existent que si le temps leur donne cette dimension". Une phrase qui récapitule la carrière de ce grand monsieur qu'est Jean Rollin, en quelque sorte.

SUPER Bonus !
Si vous suivez le lien ci-dessous, vous pourrez regardez la bande-annonce américaine du film (env. 2'00, un poil sombre). Vous tenderez particulièrement l'oreille à la musique, une cacophonie innomable qui dure tout le temps que les zombies sont à l'écran.

Mesdames, Messieurs, merci de m'avoir suivi.

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