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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:56
laconquetedelaplanetedessinges.jpgAurélie et moi avions commencé il y a quelques semaines le visionnage de la saga de la Planète des Singes. Pas la bouse de Tim Burton, mais bien la série de films sortie fin des années 60-début des années 70.

Quelques années après les évènements des Evadés de la Planète des Singes, nous retrouvons le fils de Zira et Cornélius, César, toujours en compagnie du directeur de cirque à qui on l'avait confié.
Depuis ces évènements, une épidémie a décimé les chiens et les chats et l'Homme s'est choisi pour nouvel animal domestique le singe. Sauf que rapidement, les chimpanzés sont passés du stade d'animal de compagnie à celui d'esclave. Livré à lui-même dans une société totalitaire, César va fomenter la révolte qui aboutira à la suprématie du singe sur l'Homme...

Nouvel opus, nouveau réalisateur, nouvelle direction artistique.
Jack Lee Thompson, auteur des Canons de Navaronne ou bien Des Nerfs à vif, abandonne l'humour du précédent volet et ne conserve que le pamphlet social. Mine de rien c'est une révolte qui nous est décortiquée. Difficile de ne pas en vouloir à l'être humain tant ce dernier est montré ici sous son plus mauvais jour. La civilisation humain n'existe que via un gouvernement fasciste qui maltraite les singes, les conditionnent à coups de lance-flamme. Les humains qui protègent les singes ne sont pas mieux traités: l'Etat est prêt à tout pour empêcher les singes de se révolter quitte à torturer.

Difficile aussi de ne pas y voir un parallèle avec la révolte des minorités qui a secoué Watts durant l'été 1965 aux USA (soit presque 5 ans avant la sortie du film). Il est impossible que le film n'y fasse pas référence, je pense. Ainsi le gouvernement aurait donc un comportement totalitaire par rapport aux noirs américains selon les scénaristes. La saga prend encore une fois une coloration politique importante.

Si bien que malgré le fait que ce film soit le 4ème de la saga, il constitue néanmoins une suite intéressante et intelligente des Evadés de la Planète des Singes, malgré le manque de moyens par rapport aux premiers opus. La société futuriste qui est décrite (c'est en 1991 selon un insert au début du film, lol) rappelle bien évidemment notre propre société et ses dérives. A ce sujet, rappelons que Watts sera justement frappé par de nouvelles émeutes en ... 1991-1992 !



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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 11:53
D'habitude je ne suis pas très friand des gros jeux de société tout public comme le Monopoly, le Cluedo ou le Trivial Pursuit. Je leur préfère largement la finesse de jeux de plateau de stratégie ou tactique. Donc forcément lorsque coincé par une après-midi pluvieuse, on me sort un Taboo XXL je n'étais pas spécialement aux anges. Mais allez, j'ai fais contre mauvaise fortune, bon coeur...

Et j'ai bien fait !

Taboo XXL mélange 4 jeux en un. Les équipes parcourent le plateau de jeu jusqu'à l'arrivée en se soumettant à différentes épreuves.

Il y a tout d'abord le Taboo standard ou vous devez faire deviner un mot ou une expression sans utiliser des mots bien précis et en un temps réduit. L'intérêt est de chercher comment contourner l'interdit pour faire deviner le mot à votre équipe. 

Ensuite, on trouve un ersatz du jeu tv Pyramide où vous devez faire deviner le plus de mots possible en 2 minutes et en utilisant seulement 15 mots en tout et pour tout. En gros, on essaye de se limiter à utiliser 2 mots pour en faire deviner un seul. Là aussi c'est intéressant.

Arrive un semblant de Pictionnary, où rebelotte vous devez faire deviner un mot en le dessinant. Oui, Dessinez c'est gagné n'est pas loin, vous avez raison. L'idée c'est que les personnes moins à l'aise avec les mots qu'avec le dessin s'y retrouveront.

Enfin, l'épreuve reine, celle qui fait marrer tout le monde, le mime avec une peluche. Vous devez utiliser Gros Bill, la peluche, pour mimer des expressions très précises. C'est très drôle mais aussi très difficile. Trop  même à tel point que l'épreuve devient rapidement aussi galère pour une équipe qu'elle est drôle pour les autres. En effet, mimer "Dégustation de vin" à son équipe, en sachant  qu'il faut vraiment faire deviner l'expression exact, ca devient rapidement  un désastre. Drôle. Mais frustrant. Aussi je pense qu'il faut prévoir une sacré dose de souplesse, et donc de fair-play pour éviter d'infinies engueulades...

Hormis cette épreuve, Taboo XXL est donc simplement un mix de jeux connus. Mais un mix réussit car on s'y amuse comme des fous et surtout, le jeu est extrèmement accessible même aux personnes néophytes aux jeux. Mettez grand-mère et votre petite cousine de 10 ans dans la partie, elles devraient s'en sortir aussi bien que vous. Et c'est tant mieux, non ?
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 12:21
planeteterreur.jpgChers amis, lorsque vous rentrerez dans la salle de Planète Terreur (car, oui,  vous allez le voir !), oubliez tous  vos critères qui différencient un bon d'un mauvais film : Planète Terreur n'y résisterait pas. Non. Aller voir Planète Terreur consiste à laisser volontairement son cerveau à l'entrée, du moins la partie amatrice des belles oeuvres artistiques, et à laisser surgir l'amateur de série B et Z, le pervers des nanars qui sommeille en vous. Si vous suivez mes délires réguliers sur les vieux nanars, me lisant sourire aux lèvres, croyez-moi, ALLEZ VOIR ce Planète Terreur, vous serrez comblés ! Laissez vos petits cousins aller voir Ratatouille de leur côté.

C'est donc par un lundi matin pluvieux de cet été que je me rendis à cette séance extraordinaire. Déjà, c'est bon signe : je suis seul lorsque  je rentre dans la salle, 5 minutes avant la projection. Au final nous serons... quatre.

Planète Terreur s'ouvre sur une fausse bande-annonce pour un faux film : Machete. Gros gros coup de coeur pour une BA typiquement nanar, dans le plus pur style des années 70, BA portée par un acteur qui a régulièrement travaillé avec Rodriguez, le réal de Planète Terreur. Ca commence bien, ca met tout le monde dans le bain pour ce qui va suivre. Je vous invite à découvrir Machete sur Youtube, vous allez rire (j'aime beaucoup la réplique "Dieux a des sentiments... pas moi... " Bang !) ; ca se regarde en cliquant ici .

Bon c'est pas tout ca, mais voyons voir Planète Terreur.
Dans une petite bourgade du Texas, une expérience dans un base militaire a mal tourné : un gaz extrémement dangereux va contaminer petit à petit la population, transformant ces braves personnes en dévoreurs de cervelles. Attention, pas des zombies. Non, non. Même s'ils en ont tout l'air, je vous l'accorde.
Le film nous montre donc une tripotée de personnages tout aussi barrés ou stéréotypés les uns que les autres, se démerder face à cette catastrophe.

Rose McGowan (vue dans Charmed) interprête Cherry, une stripteaseuse ayant décidée de raccrocher pour devenir comique. Son ex-petit ami est un délinquant, une petite frappe au grand coeur, qui se prend pour un héros malgré lui. Il y a aussi un couple de médecins qui vont profiter de la crise pour régler leurs comptes (madame trompe monsieur avec une femme, monsieur est à la limite du psychopathe sadique). L'un des scientifiques de l'armée (joué par l'irakien de Lost) collectionne les testicules dans un bocal. Bruce Willis joue un sergent totalement fou à lier. Je ne peux oublier Michael Bien (ex-collaborateur de James Cameron, qu'on a vu dans Terminator ou Aliens) en shérif dépassé par les évènements, qui s'engueule régulièrement avec son frère concourant pou devenir le meilleur "Monsieur Barbecue" des US. Qui dit mieux ? Bien entendu, tout ce beau monde cabotine et surjoue à mort (c'est le cas de le dire) pour notre plus grand plaisir.

Rodriguez, totalement habité par son sujet, travaille son film pour le rendre encore plus seventies : pellicule abîmée et parasitée, son saturant régulièrement, l'auteur pousse même le vice à interrompre une scène "hot" par un effet de pellicule fondue, et pour mieux sauter volontairement une bobine du métrage . Résultat : on reprend le film plus loin sans forcément avoir pu tout suivre (mais les dialogues permettent aisément de récoller les morceaux). Rodriguez n'oublie pas de saupoudrer le tout de répliques débiles et nanaresques. Devant une foule de "zombies", le sherif de sortir : "N'oubliez pas : vous descendez tout le monde !! Vous descendez tous ceux qui s'approchent !!! Et une dernière chose. J'allais oublier. Vous ne me descendez pas, moi !!!!". Autre scène classique du gars qui va mourrir et qui fait son mea-culpa style 'arrgh, Wray, si j'avais su qui tu étais réellement... argh...". J'en passe et des meilleurs... Un bonheur.

Enfin, Rodriguez ne craint jamais d'être too much (borderline diront certains), il est totalement en roue libre dans un métrage quasi-parfait dans le genre. On ne s'ennuit jamais. Il y a des petites pépées mignonnes. C'est complètement débile. Ca défouraille grave par moment. Ca gicle dans tous les sens. Les voitures explosent pour un rien. Tout fan de nanar se doit de l'avoir vu sur grand écran. Bref, un orgasme assuré pour tout amateur de Z.

J'en ai rêvé : Rodriguez l'a fait.

Et vous êtes toujours devant votre écran ? :o)



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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 12:03
eragon.jpgTiens voilà un film dont je n'attendais rien sinon un vague repompage infantile du Seigneur des Anneaux. Et poutant c'est curieux, un sentiment de frustration m'est apparu durant le générique final. Tiens donc.

Eragon brasse sans complexes tous les stéréotypes de l'heroic-fantasy. Pour peu que vous ayez ouvert un livre de ce genre durant les 30 dernières années, vous ne serez jamais perdu. Jugez plutôt :
Un jeune fermier  découvre par hasard un oeuf de dragon.  La légende dit qu'il va devenir dragonnier  et que son destin d'Elu est de sauver le royaume de l'emprise d'un maléfique tyran...

Donc rien d'original rayon scénario, tout est archi-standard pour moi qui fait du jeu de rôle dans ce genre d'univers depuis 20 ans. Reste que j'imagine que pour les néophytes l'ensemble doit être enchanteur et frais, surtout que mine de rien Stefen Fangmeier tourne son film sans génie mais avec un sacré talent pour rendre l'ensemble agréable, et surtout jamais ennuyeux. On ne connaissait de lui que son taf sur les effets spéciaux de Signes donc en somme pas grand chose, et c'est donc une bonne surprise. Effets spéciaux justement réussis, puisque le dragon d'Eragon, ou plutôt la dragonne, est tout à fait réussie.

Le casting est aussi un autre atout du film. Le jeune acteur principal apporte une certaine fraîcheur au rôle, sans forcément qu'il soit transcendant. Jeremy Irons prête sa trogne (que j'adore) à un rôle de vieux mage-guerrier roublard, genre de personnage que j'affectionne beaucoup. Et enfin John Malkovitch interprête le grand méchant roi qu'on ne voit que trop peu car jamais il ne plongera dans la bataille laissant cette tâche à son sous-fifre beaucoup moins convaincant (Robert Carlyle, pas à son avantage en restant poli).

Pas de confrontation avec le méchant vilain donc ? Ben oui, parce que le film fonctionne comme une grosse introduction à une saga plus vaste que ce petit début de bataille. Du coup, on a le sentiment que le film se termine au moment où cela commencait à devenir véritablement intéressant. Une suite doit donc être dans les starting-blocks même si je n'ai pu trouver que très peu d'infos à ce sujet.

Résultat : un bon moment d'heroic-fantasy mais une fin qui laisse comme un sentiment de revenez-y.
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 12:07
lesfilsdelhomme.jpgJ'avais entendu et lu beaucoup de bonne choses concernant Les Fils de l'Homme.  Ayant mis la main sur le film, je confirme : ce film est un très bon film d'anticipation, comme on en voit que trop rarement.

Grande-Bretagne, 2027.
Depuis des décénnies, l'Humanité est devenue stérile pour on ne sait quelle raison. Le monde sombre doucement mais sûrement dans le chaos, l'Angleterre est devenu un état totalitaire où le gouvernement n'hésite pas à distribuer des pillules "suicide sans douleur", et pose des bombes pour maintenir la population dans la frayeur et pour accuser les groupements d'opposition considérés comme terroristes. La rumeur court qu'il existerait un groupe d'illuminés appelé Renouveau Terrestre qui cherchent à re-créer une humanité meilleure. Rajoutez à tout ceci que le plus jeune être humain (18 ans) vient d'être assassiné...
Théo est un simple gratte papier, qui fut autrefois marié et père. Sa femme Julian l'a quitté lorsque leur  fils est décédé. Depuis Théo n'aspire qu'à vivre une vie tranquille. Au début du film, Julian réapparait et lui demande un service : accompagner une jeune fille, Kee. Théo commence par refuser mais un argument remet tout en cause : incroyablement, Kee est enceinte...


On le voit, le point de départ des Fils de l'Homme est original. Conscient de la qualité de son scénario, Alfonso Cuaron à qui l'on ne doit qu'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (le moins pire des Harry Potter au ciné, ok), élève son art pour shooter un film poignant, sans concession et au final totalement réussi.

Jamais Cuaron ne se la joue grande SF, vaisseaux spatiaux et lasers. Non. L'auteur préfère à cela ramener l'histoire dans un contexte très proche du notre, comme s'il avait simplement accentué les principaux maux de notre actualité : attentat, terrorisme, pollution, autoritarisme, épidémie, individualisme, violence urbain, émeutes, etc. Du coup, on n'est jamais perdu dans son Angleterre des années 2027 car cet univers, c'est presque le notre, en pire. La scène de course-poursuite se fait à bord d'une voiture qui refuse obstinément de démarrer. Les trajets en auto sont dangereux à cause des bandes de pillards.
On ne rigole donc pas beaucoup dans Les Fils de l'Homme, car Cuaron ajoute une dose de réalisme en tournant son film comme un documentaire, presque caméra à l'épaule. Les quelques scènes d'action gagnent alors une crédibilité apoustouflante (voir la scène d'action finale, balancant entre l'émotion et l'action, me faisant sursauter). Emotion aussi avec une scène d'accouchement à la fois éprouvante et merveilleuse, surtout lorsque penché au-dessus de l'épaule de Théo on guette le premier cri du petit...

L'autre point fort du film : les acteurs. Clive Owen prête sa tronche des sales lendemains de cuite au personnage de Théo, et ca lui va parfaitement. On le sent perdu, dépassé, paumé. Julianne Moore disparait trop vite de l'histoire mais y apporte son talent habituel. Michael Caine en père hippie post sixties est surprenant. Un casting irréprochable.

Au rayon des dommages et des "ils auraient pu mieux faire", on peut relever deux éléments. Tout d'abord le film s'étale sur un rythme un peu lent, alors qu'il aurait mérité un dynamisme qui l'aurait porté sur un souffle épique. L'autre regret : le manque de clarté concernant la destination de Kee et le rôle réel de Renouveau Planètaire, jamais vraiment expliqués.

Les Fils de l'Homme est donc un excellent film d'anticipation, au scénario, au casting et à l'ambiance quasi-parfaits. Fortement conseillé.

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 12:15
hotfuzz.jpgIl y a quelques années, les anglais Edgar Wright et Simon Pegg s'amusait à parodier les films de zombies ;  Shaun of the dead s'avèrait sympatoche sans forcément être exceptionnel. Les voici de retour  avec une nouvelle comédie, bien décidés à dynamiter les poncifs du film d'action ricain.

L'agent Angel est un crack, un inspecteur surdoué, totalement (trop) dévoué à son boulot. A tel point que ses collègues londoniens n'en peuvent plus de lui,  et l'administration décide de le muter dans un trou paumé de la campagne anglaise : Stanford. Stanford est un joli petit village dans lequel il ne se passe rien. Vraiment rien. Autant dire qu'Angel fait un peu tâche. Jusqu'au jour où Angel est persuadé qu'un serial-killer tourmente la bourgade ; à lui de convaincre les autochtones du danger...

J'aime beaucoup les films de zombies, et pourtant Shaun of the Dead ne m'avait pas laissé une grosse impression. Idem avec ce Hot Fuzz pourtant rigolo et sympa.

Simon Pegg (co-scénariste donc) est tordant en super-flic entouré de bouseux. Il a un je-ne-sais-quoi qui attire immédiatement la sympathie. Le casting du village est bien vu, avec des tronches pas possibles. La présence de Timothy Dalton (ancien 007) dans le rôle du coupable parfait et évident est croustillante.

Malheureusement tout tient sur quelques répliques et situations comiques, le reste du temps on s'ennuit tout autant que l'agent Angel. Dommage, car l'idée était marrante en plus d'être originale. mais le film est plombé par une première heure longuette, jouant trop sur la différence entre Angel (super-compétent) et ses collègues (fainéants et nuls). La seconde partie, tout en action et pétarade, vient à la rescousse pour nous sauver de l'enlisement. Les scènes d'action parodient assez finement le cinéma us, sans que ce soit non plus trop lourdingue.

Une impression mitigée donc, pour un film qui reste sympa mais sans plus. Dommage.
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:28
24hsaison2.jpgHop,  enfin, j'ai fini de regarder la seconde saison de  24 h chrono. Et attention, si vous ne l'avez pas vu, ne lisez rien de cette chronique, car je spoile à mort.

Et je ne suis pas déçu, loin de là ! J'en attendais beaucoup, et au final, j'y ai trouvé ce que je cherchais : plus de rythme, plus d'action, plus d'ambiguite, plus de maîtrise de la part des scénaristes et réalisateurs. On sent que dans cette seconde saison ils ont trouvé leurs marques, qu'ils se lâchent.

Du coup, la première saison passe presque pour un show intimiste. Je rigole, je rigole. N'empêche que le coup de la bombe nucléaire qui explose, ben j'avoue, je ne m'y attendais pas. Mieux encore, cet évènement sert à relancer l'intrigue sur tout à fait autre chose à un moment où la saison commencait tout juste à se ramollir. Et comme ma cousine vient tout juste de démarrer la saison 2, ca me fait sourire de l'entendre parler de cette satanée bombe, quand on sait qu'à la fin de la saison tout ceci n'a plus réellement d'importance et que l'intrigue est partie sur tout autre chose !

La mort de George Mason est aussi bienvenue. Non pas parce que je n'aimais pas l'acteur, au contraire je le trouvais sympathique, mais parce que je ne croyais pas que les auteurs allaient se permettre de le supprimer de l'histoire et nous auraient sorti une bonne vieille bêtise pour le sauver. Et bien non, on crève dans 24 h chrono de façon logique. L'idée de nous montrer le CTU lâcher petit à petit Bauer est aussi passionnante, surtout qu'on suit de façon omnisciente les évènements, comprenant les incidences de telles et telles décisions...

Autre satisfaction : le casting ! l'acteur qui joue David Palmer le fait très bien. On partage rapidement son point de vue, calme et réfléchi (tout à l'opposée de la boule de nerf qu'est Bauer jouée par un Sutherland nickel comme d'habitude). D'autres personnages continuent à accrocher notre sympathie (Tony Almeda) alors qu'on rêve de frapper d'autres : Cherry Palmer (die, bitch !) et Copel en tête. Faudrait que Bauer nous débarasse d'eux à un moment où un autre, une balle perdue étant si vite arrivée. Et je vous parlerai de Kim Bauer plus bas.

D'ailleurs en parlant de violence, la série atteint un point critique : dans cette saison 2, on ne cesse de se torturer à tour de bras, de façon sanglante et méchante, qu'on soit bon ou vilain. Voir Bauer torturer un terroriste, puis la soeur Warner, ca fait tout drôle. Bon, remarquez il y aura droit lui aussi vers la fin de la saison (d'ailleurs on notera que Bauer s'en remet rapidement de sa séance de torture, mais que voulez-vous le monde à besoin de lui).

Au rayon des "dommage, ca aurait pu être mieux", je regrette que Nina Meyers ne serve que durant la toute première partie avant de disparaître. Je pressens qu'on a pas fini d'en entendre parler, et que Bauer va bien la retrouver à un moment ou un autre. Los Angeles aurait pu être un brin plus montrée à feu et à sang : là hormis quelques séquences de journaux tv et une scène avec des américains bien cons qui manquent indirectement de déclencher une guerre mondiale en frappant un étranger, ca reste léger. J'aurais voulu vraiment le grand truc, l'émeute nationale avec le brave Bauer au milieu ramant contre une marée humaine...

Enfin, terminons par le gros point noir de la saison, la parasite qui m'énerve de plus en plus : je veux parler de Kim Bauer. Notre attrape-emmerdes fait encore des siennes dans cette saison 2, à un point tel que c'en est trop. Moi je veux bien qu'elle soit naïve, idiote et malchanceuse, mais là quand même : elle enlève une gamine violentée par son père (parce qu'elle est super quiche); puis elle fuit la menace nucléaire; avant de se faire gauler par la police ; la voilà devenu ennemi d'état numéro 1 ; elle fuit dans un bois, tombe dans un piège ; manque de se faire manger par un jaguar ( si si !) ; est sauvée par un survivaliste taré et parano  qui lui fait croire que la bombe nucléaire a sautée ; pour revenir flinguer le père violent du début à coup de flingue ; et ultime idiotie soupçonner la gentille soeur Warner... Bon. Comment le dire poliement. Messieurs les scénaristes de 24, si vous pouviez arrêter d'écrire des intrigues pour la fille Bauer, ca serait parfait, vous toucheriez au sublime de l'intrigue de show tv. Là ca fait tâche, on a l'impression que les histoires de Kim sont écrites avec les pieds, pendant vos pauses déjeuners. Non sans rire...

Allez, hormis ca c'est du tout bon, je cours chercher la saison 3... parce que Patricia m'a dit de regarder l'épisode 18. Si si... donc j'attends de voir.
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 13:34
Il ne faut jamais juger un livre à sa couverture, dit-on, et pourtant c'est bien la couverture de ce livre qui m'a interpellé. L'occasion donc de saluer le travail d'Anne-Claire Payet, qui signe là une très belle (et efficace !) jaquette.

Dans le royaume médiéval d'Aléséa, une jeune fille se découvre des pouvoirs magiques. Le seigneur maléfique du royaume désirant à tout prix mettre la main sur la jeune fille, il envoit des séides à sa recherche. Mais la jeune  Elena ne sera pas dépourvu de ressources face aux dangers qui l'attendent puisque des compagnons vont se joindre à elle pour la sauver et entamer une quête qui pourrait bien sauver le monde...

James Clemens signe avec Le Feu de la Sor'cière le premier volet d'une grande grande saga d'heroic-fantasy. Un premier épisode qui sonne comme une grosse introduction à l'aventure de plus de 400 pages. A la fin de celles-ci, tout reste encore à faire, mais un groupe d'aventuriers s'est formé prêt à combattre le Mal. Pas très original, me direz-vous? Vous avez tout à fait raison, et c'est bien la limite de ce livre : on y retrouve les poncifs habituels du genre et quiconque a lu Le Seigneur des Anneaux ne sera pas vraiment surpris par la tournure des évènements.

Mais, il faut admettre que Le Feu de la Sor'cière accroche. Tout d'abord parce que James Clemens ne laisse pas de répis au lecteur, enchaînant action, évènements, rebondissements et découverte, si bien qu'on arrive au bout du livre rapidement et sans vraiment s'ennuyer.

Ensuite, Clemens arrive à glisser régulièrement quelques petites touches d'originalités. Il existe par exemple une race de polymorphes, des hommes capables de se changer en loup ; l'un des ces êtres est maudit et ne peut plus quitter son enveloppe humaine, à son grand désarroi. Une autre race peut communier avec les plantes et la forêt, etc... Ca nous change des traditionnels nain, elfes et hobbits.

Enfin, l'auteur se permet même d'écrire une certaine élégance qui m'a beaucoup plu, on est bien dans l'histoire, et c'est plutôt bien écrit (et traduit !).

Le Feu de la Sor'cière n'est donc pas un grand livre d'heroic-fantasy, mais il s'agira de voir si le récit prend son souffle dans les volumes suivants, sachant qu'on ne tient ici qu'une grosse introduction. Un bon livre de plage en cette période !
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 20:09
J'anime une campagne du jeu de rôle Earthdawn depuis quelques mois. Oh ! on ne joue pas beaucoup à cause de nos emplois du temps pas toujours compatibles, mais on s'amuse beaucoup. Nous venons de terminer la première saga (Les Brumes de la Trahison, dont je vous parlais il y a quelques semaines), et vient forcément le moment où les joueurs doivent dépenser leurs points d'expérience !

Seulement l'autre soir, j'ai dit à tout le monde : "bon il est 2 h du matin, je vous ferais un topo pour que vous gériez tout ca par vous même entre les parties". Chose promise... Je dépose ici une première version de cette aide de jeu qui résume en gros une demi-douzaine de pages de règles du livre de base.

Je l'ai distribué à mes joueurs, j'espère que je n'ai rien oublié. Si cela peut vous être utile, n'hésitez surtout pas à la récupérer (j'ai un fichier pdf, mais Overblog n'accepte pas ce format, j'ai du convertir en jpeg).

Earthdawn-d--pense-des-points-de-l--gende-Page-1.jpg
Earthdawn-d--pense-des-points-de-l--gende-Page-2.jpg
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 22:14
lessimpsonslefilm.jpgForcément, lorsque Matt Groening (le créateur des Simpsons) a annoncé la mise en route d'une adaptation ciné de sa série, les fans pouvaient craindre le passage au grand écran : les auteurs allaient-ils pouvoir retranscrire l'esprit Simpson au cinéma ?

Réponse : oui. L'équipe de Groening arrive parfaitement son passage sur la grande toile. On y retrouve donc la même verve, le même esprit potache, les mêmes bons gags qui ont fait le succès de la série tv. Mais c'est aussi la limite du film, jamais il ne profite de ce nouveau format pour surpasser la série. On pouvait s'y attendre, mais les Simpsons au ciné n'apporte rien de plus qu'un épisode des Simpsons à la tv.

Ah si : des effets spéciaux 3D. Mais quel intérêt, puisque jamais le succès de la famille SImpsons n'a reposé sur l'aspect spectaculaire de ses visuels (sans vouloir remettre en cause l'excellent design de Groening).

Sinon, je dois avouer qu'heureusement le film ne dépasse pas l'heure et demi, car au-delà j'aurais décroché.

Hormis ces critiques, le film est marrant (Homer en tête, bien sûr) et c'est bien tout ce qu'on lui demande. J'éviterai de spolier les gags (nombreux), et l'on rigole beaucoup.

Enfin,  je conseille aux fans de rester durant le générique de fin. Non seulement ils auront droit à un  vibrant hommage à la Marseillaise, mais en plus, ils entendront les premiers mots de  Maggie. Certainement prémonitoires...
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