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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 10:51
C'est peut-être un poil tôt pour prévenir, mais  je vous annonce que les deuxièmes 24 heures du jeu de Theix (56-Morbihan) se dérouleront les samedi 10 et dimanche 11 novembre prochains.

Le principe est simple : du samedi midi au dimanche midi, la manifestation vous proposera 24 heures de jeux ! Mais libre à vous de ne pas rester si longtemps si vous le souhaitez. En gros, le samedi après-midi sera réservé à l'acceuil du grand public (not. les enfants), alors que la nuit permettra aux "gros" joueurs de s'affronter dans des parties de jeux un peu plus compliquées.

Mais alors "à quels jeux peut-on jouer ? ", me direz-vous ? Comme lors de la première manifestation en mai dernier, le contenu est éclectique : jeux de société, jeux de stratégie, jeux de figurines, jeux  de plateau et jeux de rôle... Ouaip, avec tout ça, le moindre joueur doit pouvoir y trouver son compte.

Lors des premières 24 heures du jeu en mai dernier, on avait regretté que les jeux de rôle ne soient pas un peu plus présents. Et surtout, que rien n'ait été vraiment prévu pour initier les néophytes. Cette fois-ci, on veille au grain, puisqu'il y aura des ateliers d'initiation spécialement dédiés et conçus pour les débutants. En gros : des parties courtes, faciles d'accès, qui font le tour de la question. Lorsque vous quitterez la table, vous devriez avoir compris ce que c'était, en somme.

J'anime une des ces tables, autours d'un jeu de rôle ancien mais que je redécouvre avec plaisir ces derniers jours : l'Oeil Noir. L'univers du jeu est facile d'accès, les règles très très simples (comprises en 5 minutes), bref les petits nouveaux devraient s'y retrouver.

Donc il ne me reste plus qu'à vous proposer de venir nous rendre visite. Je mettrais rapidement en ligne un plan précis. Si vous ne faites rien ces jours-là, n'hésitez pas, l'ambiance est exceptionnelle ! A noter que le visuel de l'affiche a été réalisé par votre fidèle serviteur !
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 23:02
ldvelh01.jpgIl y a quelques temps,  je réfléchissaisà mes débuts dans le jeu de rôle sur ce blog. Et à bien y penser, il s'avère que je n'ai pas démarré directement par AD&D ou l'Oeil Noir, mais par tout autre chose. Quelque chose sans quoi j'aurais sûrement manqué ce fabuleux hobby qui consiste à lancer des dés bizarres devant des joueurs se bourrant de pizzas (comment ça j'ai l'air cynique ?) : le jeu de rôle (si vous ignorez ce que ca peut bien être rendez-vous donc ici)..

Approchez, jeunes joueurs, tonton Stefff va vous parler d'une époque révolue, où White Wolf n'existait pas, où le système d20 n'était même pas à l'état d'idée dans les cerveaux de Wizard of the Coast et où justement les cartes Magic brillaient par leur absence (on préfèrait les autocollants à collectionner Panini, mais c'est une autre histoire)...

l'autre jour, en me balladant un beau midi dans les rayonnages bouquins d'une grande surface, mes yeux se sont arrêtés il y a peu sur des livres que je pensais disparu depuis belle lurette. Quelle surprise de découvrir que "Les Livres dont vous êtes le héros" existaient toujours ! Et avec cette découverte je me remémorai les longs aprés-midi de ma jeunesse passés à lire ces aventures palpitantes...

Qu'est-ce que c'est un "Livre dont vous êtes le héros" ? C'est très simple : à la fin du premier paragraphe vous devez faire un choix qui vous renvoit vers un autre paragraphe. A vous de choisir ainsi la voie que vous souhaitez emprunter pour conclure l'intrigue. A ce concept de base s'ajoutent quelques éléments de nos jeux de rôle. Il y a une feuille de personnage ; dans certains cas vous pouvez même la personnaliser. Il y a régulièrement des combats à résoudre et il existe pour cela des règles précisent ; souvent il faut faire un jet de dé et comparer le résultat à un facteur de difficulté.L'intrigue était découpé en scénario pour construire une saga qui s'étalaient sur plusieurs livres (avec, dans ce cas, la possibilité parfois de reprendre son personnage d'une aventure à l'autre). Enfin, les thèmes abordés sont très étroitement liés avec nos jeux de rôle : med-fan, science-fiction, occultisme contemporain...
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Mine de rien, on l'a un peu oublié mais je me rappelle que ces livres connurent à l'époque un succès phénoménal. Les éditions Folio Junior en ont proposé un nombre incroyable, supportant souvent plusieurs collections différentes avec des univers dédiés et précis. La collection "Défis fantastiques" était une sorte de pot pourris regroupant plein de récits one-shot. "Loup Solitaire" (du med-fan pur et dur) était une collection au succès international incroyable et ... durable. Pour preuve un jeu de rôle inspiré de cet univers est sorti récemment en version originale.

Mais ce qui était amusant, avec le recul, c'est de constater que les éditeurs n'hésitaient pas à sortir des séries originales. Tenez, par exemple, la collection "La voie du tigre" nous emmenait dans un monde peuplé de ninjas, samourais, et karatéka, avec en plus des règles différentes en fonction de l'école d'art martial que vous aviez choisi.
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"Sherlock Holmes" nous placait dans la peau du héros de Conan Doyle et nous plongeait dans l'Angleterre du XIXème siècle, avec des histoires où la réflexion l'emportait sur les combats. Que de bons souvenirs je garde du premier volume, "Meurtre au club Diogène" !

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Plus fort encore : les deux romans de la collection "Les Portes Interdites" ("L'Horreur dans la vallée" et "Terreur hors du temps") vous emmenaient dans la région de Providence dans la peau d'un investigateur qui pourchassait des Horreurs indicibles. Une parfait introduction à HP Lovecraft !
Et sans eux, qui sait si je me serais intéressé au maître de l'horreur et donc joué à l'Appel de Cthulhu ?

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Fait amusant : le premier "livre dont vous êtes le héros" (Le Sorcier de la Montagne de Feu, paru en 1982 en vo et 3 ans plus tard en vf chez Folio Junior)a été écrit par Steve Jackson, à l'époque créateur et patron de Games Workshop. Il est devenu depuis patron de sa boîte d'édition Steve Jackson Games, qui publie GURPS notamment.

Dans un premier temps, les artistes réutilisaient les mêmes règles d'un livre sur l'autre, mais petit à petit chaque collection developpa son système dédié et souvent surprenant. Dans la saga "L'Epée de Légende", on pouvait se faire accompagner par des pnj pendant le déroulement de l'histoire. Ils nous accompagnaient et on pouvait utiliser leurs capacités spéciales (le mage pouvait nous aider en lancant des sorts, le voleurs pouvaient crocheter des serrures...). D'ailleurs L'Epée de Légende est carrément devenu un jeu de rôle à part en entière sous le nom de Terres de Légende.
"Double Jeu" permettait, plus fort, de vivre la même aventure mais à 2, avec un copain, chacun lisant son bouquin. N'ayant pas les livres sous les yeux, je ne peux vous rappeler les mécanismes utilisés, mais c'était dans mes souvenirs de gosse, incroyable.

Alors forcément, puisqu'on lisait tout seul son livre la plupart du temps, lorsqu'on nous demandait de lancer les dés, je trichais un peu, ou bien je choisissais le résultat pour avancer plus vite dans l'intrigue. Bon c'était le principal défaut, mais que voulez-vous mourrir dans un combat à cause d'un jet de dé... Franchement, comme j'étais seul et qu'il n'y avait pas de MJ, hein ? Rien ne m'empêchait de  modifier un peu le cours du Destin...

Comme je l'écrivais en introduction, c'est avec ces livres notamment que j'en suis arrivé au jeu de rôle. Parce qu'un beau jour, quelqu'un de chez Folio Junior a acheté les droits pour éditer au format poche l'Oeil noir. Sauf que l'Oeil noir n'était pas un livre dont on est le héros... Ma mère m'en avait ramené un parce que je l'avais chiné pour avoir un nouveau livre. Sans faire attention, elle me pris l'Oeil Noir, et bien entendu, j'étais assez perdu lorsque je commencais ma lecture : pas de paragraphe, ca se joue à plusieurs et pas tout seul... Etrange ! Je lisais le tout sans rien comprendre. Mais alors RIEN, nada ! Et je ne sais plus ca devait être les fêtes de Noël à ce moment, un beau jour je tombe en grande surface sur une boîte L'Oeil Noir éditée par Schmidt. Vous avez bien lu, du jeu de rôle en grande surface, ça a existé par le passé ! L'Oeil n'était d'ailleurs pas le seul puisque Pendragon fut aussi diffusé en version boîte en grande surface. Dans la même collection, on trouvait aussi Talisman, un jeu de plateau cette fois-ci, preuve que les responsables d'édition ne savaient pas forcément la différence entre le jdr et le jdp.

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Dans la boîte de L'Oeil Noir, il y avait tout pour démarrer : les règles complètes, un écran, des pions en guise de figurine et des dés, notamment un dé à vingt faces. Le livre de règle permettait de découvrir "le jeu d'aventure" en douceur, et beaucoup de vétérans se souviennent encore du premier scénario, "L'auberge du Sanglier Noir" avec son halfelin ravisseur de jeune fille.

C'en était fini de moi, ma vie allait changer à tout jamais à ce moment, mais je l'ignorais alors.

Reste qu'à bien y réfléchir, Les "Livres dont vous êtes le héros" avaient parfaitement préparé le terrain et m'ont permis de passer en douceur des plaisirs solitaires aux joies du plaisir en groupe des "vraies" parties de jeu de rôle.

Et s'il vous vient, grâce à ma bafouille, quelques souvenirs de Livres dont vous êtes le héros, n'hésitez pas à nous les faire partager via les commentaires...
Et pour poursuivre votre découverte des Livres... cliquez donc sur ce site très complet !
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 23:06
lamaisondes1000morts.jpgRob Zombie est l'ancien chanteur d'un groupe de métal, White Zombie. Mais le chanteur a du trop regarder Massacre à la tronçonneuse dans son enfance, puisqu'il nous sert ici un hommage étonnant mais aussi maladroit au classique de Tobe Hooper.

Deux couples de jeunes gens arrivent au Musée des Horreurs du Captain Spaulding, une attraction en bord de route, perdue au beau milieu de nulle part. Amusés les jeunes acceptent de visiter l'attraction et apprennent la légende du Docteur Satan, un tueur sadique du XIXème siècle, qui aurait disparu pas très loin. Ni une ni deux, voilà nos charmants héros prêts à faire un détour pour retrouver sa trace grâce à un plan de Spaulding. Pas de chance, ils vont finir dans une maison où vit une curieuse famille de cannibales satanistes (et peut-être même communistes, allez savoir) !

Rob Zombie signe là son premier film et cela se voit. L'auteur préfère en effet faire joujou avec la caméra, comme un gosse avec son nouveau jouet. Le film regorge donc de plans travaillés, à grands coups de filtres Adobe Premiere. C'est énervant, et ca donne vraiment l'impression que l'artiste hésite, et ne sait pas trop quoi faire pour faire monter la sauce : ralentis, couleurs inversées, images âbimées... Enervant.

Pourtant, son film, dans les limites du genre ("de jeunes citadins découvrent d'horribles bouseux de la campagne"), arrive à développer un univers bien personnel, glauque et  tout en décalage. Rob Zombie utilise l'imagerie enfantine (les évènements se déroulent le soir d'Halloween, le parc d'attraction du Capitaine Spaulding), et son film gagne un cachet certains malgré la débauche d'effets qui le desservent. Mieux, certaines scènes font preuve d'une vraie bonne ambiance éprouvante comme ce dîner abominable, repompage direct de Massacre à la Tronçonneuse certes, mais un repompage réussi.

Sinon, La Maison des 1000 morts est un film d'horreur pur jus, bien grand-guignolesque et malheureusement typique des années 2000. Je suis assez partagé : j'ai bien aimé cette recherche de style et d'ambiance, mais je trouve dommage qu'il soit si maladroit et privilégie systématiquement le répugnant et le dégoût, outils bien plus faciles à utiliser au ciné que l'ambiance.
Je dois devenir trop vieux maintenant (30 ans !) pour ce genre de conneries (pour paraphraser je ne sais plus quel Arme Fatale). Pour qui a vu Massacre..., rien de nouveau sous le soleil sinon que Tobe Hooper réussissait à faire mieux sans tomber dans le répugnant visuel (tout était en suggestion). C'est globalement ce que je reproche au cinoche d'horreur de ces dernières années, qui me déçoit de plus en plus : on ne cherche plus à faire mais à écoeurer et dégoûter.

Reste que Rob Zombie y met du sien, et je suis tout de même curieux de voir son film suivant, The Devil's Reject, semble-t-il plus abouti. A signaler que le monsieur s'est chargé du remake d'Halloween, le film de John Carpenter, qui devrait sortir bientôt.
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 22:52
nightside-t2.jpgPar Simon R. Green

Le premier volet des aventures de John Taylor, détective de l'étrange dans un Londres alternatif plus que barré, m'avait bien plu, et la curiosité m'a poussé à acheter le livre suivant. Pas vraiment une suite puisque les évènements de Vieux Démons ne sont qu'à peine évoqués.

John Taylor se retrouve sur une nouvelle enquête : retrouver le Saint Graal, recherché par toutes les puissances du Nightside à cause de sa puissance : qui détient la coupe sacrée pourrait bien détruire le monde ! Heureusement, John Taylor pourra compter sur deux atouts : la massacrante mercenaire Suzie Bang Bang et son Don, la capacité à retrouver n'importe quoi... Mais bien entendu, rien n'est jamais simple, surtout dans le Nightside !

Vous avez aimé le volume un ? Tant mieux, car le second volume en reprend toutes les qualités mais aussi tous les défauts !

Simon R. Green écrit une histoire totalement linéaire, dans laquelle les personnages suivent une ligne bien droite jusqu'à la fin. Ainsi ils passent par un point A, puis un point B, puis un C, et à chaque étape il leur arrive un problème. Simon R. Green développe donc son récit sur le rythme d'"un chapitre, un lieu, un ennui". Non pas que ce soit véritablement gênant, mais plutôt lassant, surtout que j'avais encore Vieux Démons en tête. Jamais l'écrivain ne pense à quitter son héros pour nous montrer les coulisses de l'histoire, jamais il ne s'attarde sur les lieux explorés ou les personnages rencontrés.

C'est comme si l'auteur était pris d'une frénésie d'idées. Et pour le coup, des idées, il en a ! L'envers vaut l'endroit en regorge chapitre après chapitre, à tel point que j'ai parfois eu l'impression que Green ressortait là encore toutes les petites idées qu'il avait eu mais qu'il n'avait jamais exploité dans ses autres romans. Coup de chance, ca sonne bien avec le ton du livre. Mais j'aurais parfois apprécié qu'il s'attarde plus sur tel détail intéressant ou telle idée intriguante. Heureusement, il y a son talent de narrateur, qui sait maîtriser le rythme de son histoire (250 pages finies en deux jours)

Ce deuxième livre de la série est aussi l'occasion pour Green de commencer à préciser l'intrigue de fond, qui va je pense traverser tous les romans : l'origine et le destin de John Taylor. Un grand mystère plane sur l'identité de ses parents, et Green commence ici tout juste à poser quelques indices à droite et à gauche. Et Taylor semble voué à un destin apocalyptique, rien que ça.

Pour les amateurs de jeu de rôle c'est encore une fois une avalanche d'inspirations pour des rencontres décalées, des lieux bizarres et des situations biscornues. L'idéal pour les meneurs de jeu d'Unknown Armies, de Mage, et de tout jeu ésotérique contemporain.

Maintenant, j'espère que Green va progresser un peu dans sa façon d'écrire cette série, car je pense que sinon on risque de se lasser assez vite de son héros. Et ca serait bien dommage !

Editions Bragelonne, collection
252 pages
ISBN : 978-2352940609


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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 15:53
mrbrooks.jpgEn tête d'affiche de ce Mr Brooks : Kevin Costner, Demi moore, et William Hurt. Autrement dit que des has-been, d'anciennes stars un peu oubliées ces dernières années. Demi Moore, ca fait belle lurette que je ne l'avais pas vu dans un film au cinoche. OK, Kevin Costner avait sorti la tête de l'eau grâce à Coast Guard, et puis que voulez-vous j'aime bien Kevin Costner ?!  Alors donc voyons ce que donne ce film qui sent bon le sapin...

Earl Brooks est un adorable mari et père de famille, doublé d'un homme d'affaire à succès.  Mais Earl Brooks dissimule un terrible secret : c'est un tueur en série. Sa conscience perverse le pousse à commettre des crimes sur de totals inconnus. Malheureusement, son dernier crime n'est pas parfait et un jeune serial-killer en puissance tente de le faire chanter : soit il lui apprend à tuer soit il le balance aux autorités. Brooks a un autre soucis : l'inspectrice Tracy Atwood est sur sa trace et compte bien le coffrer. Et par dessus le marché, Brooks se demande si sa fille n'aurait pas hérité de sa folie meurtrière...

Il y a beaucoup de choses dans Mr Brooks et pas que des bonnes. Le scénario foisonne d'intrigues et de pistes à tel point qu'il y en a même presque trop. Les intrigues s'entrecroisent mais ne s'alimentent jamais, du coup on est parfois un peu destabilisé de découvrir que telle piste ne mène en fait à... rien. Une construction casse-gueule donc pour un film qui aurait mérité d'être un poil plus clair; notamment sur le final. La contrepartie est qu'on a l'impression par moment d'être entraîné dans la folie du personnage. L'avantage de l'inconvénient en somme.

Le gros bon point reste donc Kevin Costner (j'avais prévenu dans l'intro, je ne prends personne  par surprise) qui démontre ici qu'il aurait pu faire un très bon acteur du côté des "méchants" sous son air petit père tranquille des familles. Sa prestation est relevée par l'alchimie qui se créé avec William Hurt (jouant sa "part des ténèbres"), particulièrement convaincante.

Mr Brooks reste un film un poil pantouflard, qui s'étire un peu (le film aurait  gagné à être réduit d'une demi-heure).  Le dernier quart d'heure est par contre étonnament sanglant (un égorgement à la pelle, un plantage de couteau dans la gorge, vi mon bon monsieur, c'est un peu gore tout de même).

Mr Brooks rate donc un peu le coche, mais n'en reste pas moins un film plaisant, idéal pour passer une bonne mais oubliable soirée
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:07
blackbook.jpgHollande,  sous l'occupation allemande. Rachel Steinn est juive et après la destruction de sa planque, n'a d'autre choix, pour elle ses parents, que de fuir les nazis. Hélas, le passeur s'avère être un traître et toute sa famille est décimée. Elle finit par rejoindre la résistance hollandaise. Par concours de circonstances, elle rencontre un officier allemand, Müntze, qui semble sensible à son charme. Pas de doute pour la résistance, elle doit profiter de la situation pour espionner le QG des allemands...

Black Book est réalisé par Paul Verhoeven, le réalisateur de Robocop, Total Recall, Basic Instinct, ou Starship Troopers. Des films à succès, et parfois sans concessions, mais qui flirtent généralement avec le fantastique. Le retrouver derrière la caméra de Black Book est donc pour le moins surprenant : il semblerait que le thème lui tenait à coeur puisqu'il est revenu des USA dans son pays d'origine (la Hollande) pour produire ce film.

Et le moins qu'on puisse est que le pari est réussi. Non seulement Black Book se laisse suivre agréablement porté par le charisme de son actrice principale, Carice Van Houten, mais Verhoeven n'abandonne pas pour autant son style direct, parfois brutal et cru. Mieux encore, il explore un thème méconnu, la résistance hollandaise.

Mais le succès du film tient à ce que Verhoeven traite son sujet avec finesse et ambiguité. Une juive amoureuse d'un officier allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale, voilà bien le coeur de l'intrigue de Black Book. Ainsi, Müntze s'avère par moment plus humain que les résistants, et il ne tarde pas à poindre une relation entre lui et Rachel.

Certes, tout n'est pas parfait, il manque un "je ne sais quoi" au scénario pour s'élever totalement , mais en l'état Black Book est un très beau film, sensible sur un thème original.
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 09:26
californication.jpgDepuis The X-Files, on avait plus vu David Duchovny, que le rôle de Fox Mulder a rendu célèbre. Et ceux ne sont pas ses quelques apparitions au cinéma qui contrediront cette impression que l'acteur avait un peu disparu de nos écrans (l'hillarant mais léger Apparitions en tant qu'acteur, Le prince de Greenwich Village de l'autre côté de la caméra, et puis c'est à peu près tout). Et le voici qui revient en tête d'affiche d'une série tv : Californication dont M6 a semblerait-t-il acqui les droits. Après visionnage du pilot et du premier épisode, impressions...

Hank Moody est un écrivain célèbre qui a plusieurs gros problèmes. Hank n'arrive plus à trouver l'inspiration depuis que sa femme l'a quitté. Ajoutons à cela qu'Hank se shoote et qu'il ne résiste pas à la moindre partie de jambe en l'air. Enfin, Hank est un casse-couille doublé d'un cynique. Alors forcément lorsqu'un journal lui propose de tenir un blog pour donner son point de vue sur sa vie à Los Angeles, il n'est pas forcément joyeux, mais il faut bien payer les factures...

Attention, les enfants, vous pouvez monter dans vos chambres, cette série n'est pas pour vous puisqu'on y cause le plus souvent de cul . Et puis pas forcément de la manière la plus polie qui soit ! La première scène est d'ailleurs bien à l'image de la série entière : Hank arrive à une église en voiture de sport, éteint sa clope dans un bénitier, croise une superbe nonne qui lui propose de lui faire une fellation. Proposition qu'il s'empresse d'accepter... pour se réveiller (tout ceci n'était qu'un rêve) entre les bras d'une belle jeune femme mariée rencontrée la veille au soir : hank fantasmait tout simplement sur elle déguisée en nonne !

Mais l'intérêt de Californication ne réside pas vraiment à mon avis dans la débauche de son personnage principal mais bien dans le ton de la série, insufflé par Hank. Un peu comme dans Dr House, où au final on s'en fout un peu des patients, c'est House qui nous intéresse, lui et son sale caractère. Idem dans Californication, où le cynisme de Hank soutient toute la série.

Bien sûr, il fallait un acteur costaud pour tenir le rôle. Et David Duchovny est parfait. Déjà dans X-Files on sentait l'acteur capable de jouer la comédie, puisqu'il avait amené pas mal d'humour dans son rôle sérieux de Fox Mulder. Du coup, dans Californication, on a vraiment le sentiment qu'il est comme un poisson dans l'eau, et qu'il y prend un vrai plaisir. Et certains passages sont très très drôles et très décalés soit dans les dialogues (Hank : "Ce n'est rien comme défaut, mademoiselle, vous auriez pu être scientologue..." Elle: "Mais je suis scientologue" Lui (fausement gêné) : " ah mince, bon faites comme si j'avais dit nazi, alors") ou dans les situations (faire l'amour complètement shooté avec la même scientologue).

Alors bon, passé l'humour décalé et cru, j'attends de voir où va nous amener la série. J'espère aussi que les auteurs ne vont pas se sentir obligé de nous mettre des scènes dénudées à chaque fois (en 2 épisodes de 30 min, j'en compte déjà au moins 6, c'est largement au-dessus de la moyenne). On a un peu l'impression que les belles femmes lui tombent toutes dans les bras systématiquement.

Californication : pas extraordinaire, mais très drôle si l'on accroche à cet humour particulier. J'attends maintenant de voir la suite.



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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 21:17
corrompue.jpgCorrompue ! est une aventure pour le jeu de rôle Earthdawn. Si vous ne connaissez pas ce jeu, je vous invite à lire le topo que je lui avais consacré il y a quelques temps.

L'idée de base de l'intrigue est relativement simple : les personnages des joueurs sont embauchés pour remettre du courrier aux habitants d'un petit village perdu dans une région sauvage. Sauf que bon, bien entendu rien n'est aussi simple... Et les joueurs vont le découvrir en arrivant sur place !
Le village a été mis en quarantaine par une bande de fous furieux bourrins, La légion du Crépuscule, qui a entendu dire qu'un monstre, une Horreur, se serait infiltré dans le village. Résultat : tant qu'ils ne l'ont pas exterminé, impossible de sortir du village si l'on y entre. Bien entendu, les joueurs détestent qu'on leur enlève leurs armures et leurs armes. Normal. Mais en plus les membres de la Légion sont pour certains de gros bourrins à même de mettre une raclée aux joueurs de bas niveau. 

Du coup, Corrompue ! devient rapidement un scénario très ouvert où les joueurs vont devoir revoir leurs automatismes et cogiter pour régler le problème. Ben oui.  Car cette histoire d'Horreur prétendument menaçante cache autre chose, bien plus intéressant ...

C'est à Robin D. Laws que l'on doit cette intrigue écrite il y a quelques années déjà, et le sieur se démarquera par la suite en créant Unknown Armies (l'un des meilleurs jeux de rôle jamais publier à mon avis, dont il faudra bien que je vous parle un jour). L'histoire change des classiques "Allez là-bas et tuez l'Horreur qui s'y trouve" et peut tout à fait être résolue en finesse et sans verser de sang... si les joueurs sont malins et pigent rapidement qu'ils auront fort à faire s'ils veulent prendre les lieux d'assaut (bon courage !). 

Bref, ça m'a beaucoup plu de le lire, et de le faire jouer : les joueurs sont souvent pris au dépourvu (je l'ai fait jouer 2 fois en un mois). Voilà une jolie réussite pour un jeu de rôle qui mérite d'être (re-)découvert.
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 19:50
madmovieshsgrindhouse.jpgJe dévore depuis quelques jours ce magazine. OK, Boulevard de la Mort et Planète Terreur m'ont bien plu et j'adore les nanars, donc c'est comme si Mad Movies prêchait un convaincu. Quoi qu'on puisse penser du mensuel (j'ai longtemps adoré, pour mieux le détester par la suite, pour ces derniers mois y rejetter un oeil à nouveau) les hors-séries sont souvent pas mal foutus. Chers mais bien documentés (7,90 € le mag, aïe !).

Au menu, donc, du cinéma d'exploitation dans tous les sens, du pire au meilleur. On démarre par une séquence nostalgie pour les cinémas de quartier parisiens qui passaient des double-programmes. Voir des photos d'affiches du "Peuple de l'Enfer", ou bien de "8 maîtres du kung-fu contre 18 hommes de bronzes", ca me tirerait une petite larme...

Suit une première partie consacré à la sexploitation. Non, pas les films de cul classés X, mais bien des films erotiques bizarres (pas genre M6 le dimanche soir quand j'étais jeune quoi !). Le sujet est traité avec sérieux  malgré, forcément, quelques petites blagouzes à droite à gauche. Tout y passe :  les films montrant des femmes en prison (le WIP - Women in Prison), la nunsploitation (film de couvent et de nonnes), la  nazixploitation (fictions dans lequels des gretchen torturent de pauvres prisonniers souvent tout nus, on est dans un film érotique tout de même, même si l'on a depuis longtemps dépassé le mauvais goût), etc...

Deuxième partie : l'horreur. Difficile d'être exhaustif mais comme pour le reste c'est plein de référence et l'envie de voir les films dont on parle (très durs à trouver pour certains) surprend le lecteur !

Autres chapitres:   la blaxploitation (films mettant en scène des noirs, dont s'inspire beaucoup Shaft) et les films de kung-fu.

Rien que de la série B, donc, et encore au mieux. Un bonheur pour moi, qui deviendra rapidement un must-have pour tous les amateurs de nanars et cinéma Z. Un parfait complément au visionnage de Planète Horreur en somme.
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 19:21
labatailledelaplanetedessinges.jpgSuite et fin de la célèbre saga, avec toujours Jack Lee Thompson à la réalisation (il conçu le précédent).

Une trentaine d'années après la révolte des singes menée par César, l'humanité est  quasi réduite à néant. Ne subsiste que quelques humains, dominés par les singes. La bombe nucléaire a explosé, ravageant les cités devenues interdites de visites.
César dirige les singes mais a fort à faire face au Général Aldo, un gorille qui aimerait prendre le pouvoir par les armes. César choisit de se rendre dans une ville pour en savoir plus sur ses parents, et il n'en faut pas plus à Aldo pour monter une rebellion, soutenue par une découverte que va faire César : des humains iradiés ont survécu sous la ville et n'attendent qu'une chose. Se venger des singes !


A première vue, Jack L. Thompson abandonne l'intellectualisation de la série qu'il avait entamé dans le quatrième épisode pour revenir vers le simple film d'aventure-action. En effet, on retrouve ici l'esprit du premier grâce à des décors qui rappellent les deux premiers épisodes : la vie quotidienne des singes, les humains dominés, les gorilles idiots, la zone interdite... Des images et des thèmes déjà abordés dans la saga mais que Thompson réintroduit ici pour une raison très simple : ce cinquième film doit faire le lien entre le premier et le précédent opus.

On découvre donc l'histoire qui amène petit à petit les humains en esclavage, l'ascention des gorilles, le début des dogmes religieux ("Un singe ne doit pas tuer un singe", règle qui va changer durant le film)... SI l'on ne peut qu'être  satisfait des élèments qui sont évoqués, on ne peut regretter que le côté "mythologique" du film ne soit pas plus poussé. La bombe nucléaire n'est qu'évoquée, mais qu'en a-t-il été réellement ? (et les retombées, pourquoi n'ont-elles pas touché les singes qui sont à 2 jours de marche de la ville irradiée ?). La communauté d'irradiés humains sont-ils réellement les ancêtres de ceux que l'on aperçoit dans le second épisode ? etc.

Sous couvert du Général Aldo, Thompson s'évertue à dénoncer la bêtise militaire et des solutions violentes, prônant le pacifisme.

Dommage que les moyens ne suivent pas et ne permettent jamais à Thompson de conclure sur une fin épique. Les décors sont pauvres, les maquillages déjà beaucoup moins réussis. Si le final est magnifique (et d'un pessimisme évident), dommage que cette Bataille de la Planète des Singes ne clôt pas la saga sur un feu d'artifice.
Reste un film agréable et malin.
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