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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 16:29
tombraiderlegend.jpgVous savez quoi ? Non ? Ben j'ai joué à un Tomb Raider !
Et croyez-moi ça faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé : j'avais joué il y a des années au tout premier, avant d'abandonner vite fait, face à la difficulté du jeu et la précision dont il fallait faire preuve pour avancer. J'avais trouvé cela pas mal, sans plus.
Et les suites, pour ce que j'en avais lu, ne m'avait pas donné envie. Alors quand j'ai lu que le fondateur de cette saga était revenu sur le titre, avec un nouveau volet, et avec l'intention de renouveler le style, je me suis dis, pourquoi pas ?

Et grand bien m'en a pris ! Car le premier bon gros point de Legend c'est d'être maniable. Enfin. Enfin guider Lara Croft n'est plus un calvaire. Enfin on prend du plaisir à diriger le personnage. Si l'on manque un saut, on n'a pas forcément tout à recommencer. Lara Croft est devenue souple, maniable, un vrai bonheur, même pour un handicapé du pad comme moi. Du coup, on s'amuse immédiatement, car c'est un vrai plaisir. Et par dessus le marché, le didacticiel (le premier niveau) est rudement bien foutu pour s'immerger en douceur.

Ensuite, on y trouve un petit parfum d'aventure à la Indiana Jones, avec farfouillage dans des tombeaux perdus et ruines antiques. Il y avait déjà de ça dans les épisodes précédents, remarquez ; mais ici les graphismes sont à la hauteur, même sur ma bonne vieille bobox. A noter quand même quelques niveaux moins passionnants, moins réussis aussi techniquement parlant : ceux sont souvent les parties qui se déroulent dans des lieux contemporains (immeuble hi-tech, base dans taïga...).

Autre très bon point : fini les passages rébarbatifs à déplacer des blocs de pierre. Oh, il y en a encore quelques uns, mais ils sont astucieusement insérés dans la progression, et ça ne semble pas (trop) artificiel.

Et puis mine de rien, le jeu nous mène doucement jusqu'à la conclusion et à un sentiment de "ben mince, j'en aurais bien fait un peu plus". Pari réussi donc pour le créateur, et je serais assez curieux de voir la suite.

Au prix des jeux bobox actuels (c'est à dire faible), un très bon achat.
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 18:30
castlevaniaportraitofruin.jpgSoyons clair : je ne connais que très peu la saga à rallonge Castlevania. Saga intergénérationnelle, saga inter-console, bref c'est une longue épopée éditoriale. Moi, je n'y connais rien, hormis un vague souvenir d'essai chez un ami qui avait une Megadrive. Et donc, je tombe sur ce Castlevania : Portrait of Ruin en occasion à pas cher (15 euros) (merci Yannick ;o)), et je me suis dis : "tiens, ne mourrons pas idiot, essayons !". E vous savez quoi ? Grand bien m'en a pris, puisque je m'amuse comme un petit fou !

Castlevania, c'est un jeu de plate-forme mélangé à du jeu de rôle. On retrouve le principe du jeu de plate-forme de base : progression sur plusieurs niveaux, découverte de passages secrets. Côté jeu de rôle, il y a bien entendu la gestion du personnage et de son équipement (Avec quelle arme l'équiper ? Quel sort lui faire lancer ? etc.). Rajoutez à cela des boss de fin de niveau, et une intrigue (légère l'intrigue tout de même), et c'est parti.

Et aussi simple que cela puisse paraître cela fonctionne. Les concepteurs ont vraiment bien chiadé leur gameplay : même moi j'arrive à déplacer les personnages facilement, les faire combattre, lancer des sorts, etc. Si, si. Même que parfois on peut faire intervenir un deuxième personnage, géré par la console, pour nous porter secours. Et encore une fois, ca fonctionne bien, parce que jamais l'autre nigouille ne vient nous gêner (contrairement à d'autres jeux avec des bots dont j'ai mémoire sur PC).

Le plus impressionnant dans Castlevania, ceux sont les boss. Et là on est servi ! Je suis resté comme un idiot devant un boss magnifique : une boule formée de cadavres humains, que l'on doit démolir à coups de hache, avec pluie de cadavres en prime. Oui je sais ca a l'air un poil gore dit comme ça, mais croyez-moi, c'est bluffant, même sur le tout petit écran de la DS.

Sinon, le jeu est assez répétitf malgré tout. La plupart du temps, on cherche un passage qu'on aurait manqué. On le suit jusqu'au bout, on affronte un gros monstre, et hop les nouvelles capacités que l'on a récupéré nous permettent d'atteindre d'autres passages secrets, qui nous mènent à d'autres monstres. De temps en temps, on fait un tour chez le marchand pour acheter potion, soins et cie. Du classique.

Mais servi par un gameplay aux petits oignons qui jamais ne gêne le joueur, ce Castlevania est une excellente surprise. Et dire que j'ai Zelda dans un coin et que je ne l'ai toujours pas inséré dans ma DS...

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 09:20
obrother.jpgJe me rappelle être allé voir ce film au cinéma. C'était à la fin de l'été 2000, soit plus de 7 ans. Bon sang, 7 ans ! Et je n'avais pas revu O'Brother depuis. L'occasion de revoir l'ami George dans un film hallucinant...

Durant la Grande Dépression, 3 prisonniers s'échappent pour partir en quête d'un trésor. Et voilà Everett McGill, le simplet Delmar et le râleur Pete sur les routes du Missouri. Mais le chemin va être long et semé d'embûches...

Les Frères Coen démarrent leur film en citant Homère, tout simplement parce que le film est une adaptation libre de l'Odyssée. Tout au long de métrage, on va retrouver des allusions plus ou moins évidentes à l'oeuvre antique. Ulysse, c'est Everett (campé par l'hillarant George Clooney) et nos compères vont croiser des Sirènes en pleine baignade, un Cyclope vendeur de bible... J'en passe, le film mériterait certainement une analyse pointue pour retrouver les références disséminées tout au long du récit.

Mais au-delà de l'intelligence de l'adaptation, O'Brother est très agréable. Le genre de film qui vous met la patate, après une journée de travail. Et qui en plus, donc, vous la met intelligement. Car c'est un vrai plaisir de voir nos trois compagnons silloner les routes, poursuivis par le shérif du coin, à la recherche d'un fabuleux trésor. Les frères Coen naviguant entre nostalgie et comédie musicale (les Sirènes, le Baptème, le KKK), inspirent petit à petit la joie chez le spectateur. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les couleurs, absolument magnifiques du film.

Et au final, O'Brother s'avère une vraie friandise cinématographique, le genre de film qui vous met le sourire, et vous fait vous sentir bien. Impossible de ne pas taper du pied en ryhtme dès que nos "Culs Trempés" se mettent à chanter.

Allez...
"OOOOoohhh, IIIIII aaamm a mennnnnnnnn
o' constant sorrooooooowwww...


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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 13:59
Cela fait quelques temps que je n’avais pas fait une petite chronique nanaresque comme vous l'aimez, je le sais bandes de petits coquins. Si, si, à force de lire des chroniques, vous l’ignorez encore mais se développe en vous un amour sans bornes pour le Z et le bis. Alors pour cultiver cette passion nanaresque, quoi de mieux qu’un petit voyage ensemble, une plongée dans un film de Jess Franco, un classique absolu qui a redéfini les limites du nanar. Comme le dit l’affiche, « un terrifiant voyage au cœur de l’enfer » (pour le public, c’est certain)…


Alors ouaip, vu comme ça, ca fleure bon le film tout pourri. Les mots « vierge » et « morts-vivants » nous laisse à croire que l’artiste… pardon l’opportuniste réalisateur va mixer allègrement deux sous-genres du 7ème art : le film coquin mais sans zizi ni fesses, donc érotique. Reste à savoir ce que l’on met réellement derrière… enfin je veux dire derrière le mot érotisme, mais je m’égare. Donc on pourrait penser que l’ami Jess va mélanger le film érotique avec le film de zombies. Et là je vous arrête tout de suite, ami(e)s des morts-vivants et de la polissonnerie, vous allez être dessus car le film ne tient aucune de ses promesses, comme nous le verrons. Au risque de vous gâcher la surprise, ici, pas beaucoup de coquineries et encore moins de zombies…

christinaxx7.jpg
Le film de Jess Franco est aussi sorti sous les autres titres de « Christina, princesse de l’érotisme » et (hop, on fait un mélange) « Christina chez les morts-vivants ». Jess Franco avouera plus tard dans une interview que s’il avait eu le choix, il aurait appelé son film « La nuit des étoiles filantes », et malgré un visionnage ô combien attentif, j’ignore encore les raisons de ce choix. Et puis avouez que le choix des producteurs est nettement plus drôle… Pour être complet, le film connaîtra plusieurs jaquettes que voici (attention, prenez note) : Virgin Among the Living Dead, , Le Labyrinthe, Comme Apocalypse, I Desidiri Erotici di Christina, Exorcismo per una Vergine, Eine Jungfrau bei den Lebeden Toten, Eine Jungfrau in den Krallen von Zombies, Los Suenos Eróticos de Christine, Una Virgen en Casa los Muertos Vivientes, Zombie 4, Among the Living Dead. Ouf.

En plus, ces titres ne dépareillent pas dans la filmographie d’un réalisateur coupable de « Vampyr Lesbos », « Les avaleuses », « Killer Barbys vs Dracula », « Oasis of the zombies », « Deux espionnes avec un petit slip à fleur » (non je ne blague malheureusement pas), «Je brûle de partout » (aussi appelé « Rapt de nymphettes »), « Les nonnes en folie », « La fille au sexe brillant », « Mais qui donc a violé Linda ? », « Exploits érotiques de Maciste dans l'Atlantide », « Les amazones de la luxure », « Les maîtresses du Dr Jekyll », ou « Necronomicon » (moins drôle, mais faut bien faire plaisir au lectorat rôliste cthulhien…). J’arrête là quoique je vous remettrais bien un petit « Trois filles nues dans l'île de Robinson ») puisque Jess Franco a plus de 200 films à son actif, tous plus ou moins autour du même thème : un décalquage vaguement érotique d’un genre à succès. Du grand cinéma vous l’aurez compris.


Premier plan et premier choc, puisque Jess Franco ouvre son film avec des images issues sans doute d’un film de vacances. L’ensemble est accompagné d’une musique épouvantable, franchement post-moderne, mais trop pour tout individu à peu près sain d’esprit. En comme l’image est dégueulasse, même sur la version DVD, c’est forcément un bonheur.


Mais, chut ! l’intrigue démarre sur les chapeaux de roue !
Christina Benton, qu’on suppose vierge d’après le titre (mais peut-on vraiment s’y fier, puisqu’elle serait aussi la « princesse de l’érotisme », hum ? Me voilà tout perdu dans ma tête), Christina donc arrive dans une auberge, pour passer la nuit. On apprend qu’elle veut se rendre dans le manoir familial, perdu dans une vallée du Honduras. Pour la petite minute pédagogique de cet article, apprenez chers amis que le Hondura se situe en Amérique Centrale, au sud du Mexique. Voilà. Ca n’aura aucun intérêt pour la suite, mais vous n’aurez pas lu ce billet pour rien. Mais pourquoi Christina veut-elle se rendre dans ce château de Montésératé tout paumé ? Et bien parce que son père, qu’elle n’a jamais connu, vient de décéder et qu’elle doit assister à la lecture du testament.

Renseignement pris auprès de l’aubergiste, il semblerait que cette vallée soit un haut lieu touristique où je ne m’y connais pas : « Il n’y a pas âme qui vive dans cette vallée ! Vous n’êtes pas sérieuse… Vous ne voulez pas aller là ?! Je vous aurais prévenu, hein. » Je travaillerai à l’Office de Tourisme du coin, j’en connais qui se ferait tirer les bretelles. On apprend au passage qu’un certain Basilio doit venir la chercher pour la conduire jusqu’à Montéséradé.

Troublée Christina va dormir. Troublée jusqu’à faire des cauchemars. Alors Christina se lève pour aller papoter dans la salle commune de l’auberge. L’occasion pour le public de découvrir que la forêt amazonienne était encore loin d’être complètement débroussaillée. Un vrai drame capillaire… Curieux cette façon de descendre avec ce genre de petite culotte, sans craindre le regard des autres, non ? Ralala, ce sacré Jess trouve là un moyen d’introduire un peu d’érotisme dès la 5ème minute. Malin.

img02amazoniezi6.png
Dans la foulée, donc oui en pleine nuit, Basilio arrive.

Basilio est le majordome de la famille, un type un peu grassouillet, la moustache et un air général très typé « Beauf » de Cabu. Notez que Basilio est joué par Jess Franco himself. Se trouver en petite tenue n’a pas l’air de décontenancer plus que ça Christina (c’est son côté princesse de l’érotisme, c’est sûr). Et nous découvrons que Basilio est muet, tout juste arrive-t-il à placer quelques onomatopée forts convaincantes.


Et Basilio d’amener Christina au château, avec le cortège d’images style film de vacances. Mieux Jess Franco filme caméra à la main depuis la place arrière le paysage qui défile.

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Et, là, attention, l’artiste s’essait au monologue intérieur, avec l’envie évidente de mettre en place l’ambiance pesante de la vallée. On y va je vous tiens la main pour ne pas tomber : « Voilà une heure que nous roulons vers le fond de la vallée. Et j’ai l’impression de vivre un rêve (pause)… étraaaange. Le chant des oiseaux ne m’est plus (pause) … familier. Il me semble (pause)… que j’aperçois des oiseaux de proie. Des oiseaux de proie [ouais ben on a compris] (pause)… Mais voyons, c’est impossible ! Au fond d’une vallée ?! (ben oui, idiote, pff). Et ces fleurs… [ah, non hein, ca suffit maintenant]… ces plantes [d’après mon dico des synonymes tu peux aussi dire ces végétaux, mais vas-y continue]… qui respirent la vie. Et pourtant, quelles couleurs (pause)…bizarres ! Quels parfums (pause)… troublants ! (pause)…Inconnus ! Que sommes-nous donc ? [Mademoiselle, va falloir partir maintenant, on ferme !] Quel est cet univers ? [Vous voulez un coup de main, mademoiselle ?] Ouaté d’ombres et de sileeeeence. Triste. Comme un cimetière. Par un matin d’automne. » Ouf, on a failli s’ennuyer.

Christina arrive au château ce qui permet à Franco de nous offrir une belle image en contre-plongée, comme si les lieux allaient écraser Christina. A partir de cet instant le film prend une tournure pour le moins, comment dire ? décousue. Les scènes s’enchaînent dans le plus grand désordre, m’ayant souvent fait demandé si le monteur n’avait pas mit bout à bout les pellicules sans s’inquiéter de la cohérence de l’ensemble.

Globalement donc, pour ce que j’en ai compris, le film nous montre Christina qui rencontre plusieurs habitants du château. On pige qu’ils sont tous plus ou moins timbrés, et qu’ils sont reliés par une malédiction liée à un étang située à deux pas du manoir. Pire, ceux sont certainement des fantômes. Le père de Christina a dû être assassiné par eux, de leurs vivants. C’est du moins les hypothèses que je fonde après un visionnage dès plus minutieux. Car il faut bien dire que le montage n’aide en rien, comme je l’ai dit, mais qu’en plus le film a été charcuté plusieurs fois par l’éditeur : « Christina, princesse de l’érotisme » est le nom d’origine du film, mais lorsque « La Nuit des morts-vivants » de G. Romero reçu un certain succès quelques années plus tard, l’éditeur opportuniste décida de remonter le film en plus de le re-titrer « Une vierge chez les morts-vivants ». Comme il manque cruellement de zombies dans l’histoire, on fait appelle à Jean Rollin (oui, oui, le même qui a commit « Le lac des morts-vivants ») et on lui file une après-midi pour shooter 2-3 scènes avec des zombies qui sortent d’un étang. Il en résulte une jolie pagaille dans la cohérence de l’ensemble, vous imaginez bien.

Voyons donc ensembles, si vous êtes toujours là, quelques scènes troublantes et étranges, censées créer une atmosphère bien particulière. D’ailleurs tout le film baigne dans une torpeur et un ennui total.

Bon tout d’abord Christina passe son temps à se mettre nue. Curieux ça. Elle dort : hop elle est à poil et Jess Franco s’arrange pour qu’on puisse la voir confortablement sans trop se contorsionner. Christina va se baigner dans l’étang : hop, elle le fait toute nue. D’ailleurs elle croise à cette occasion un simple mateur, un type qui passait dans le coin sans aucun intérêt pour le film, mais qui nous donne l’occasion d’admirer la profondeur des dialogues.
img06mateurxq5.png
Lui : « Mademoiselle ! Vous savez que le nudisme ici c’est défendu !
Elle : C’est un jardin privé non ?
Lui : Oui mais on peut vous voir de là haut
Elle (sourire aux lèvres) : Je l’ignorai… merci.
Elle s’en va.
Lui : Attendez ! Est-ce que vous habitez par ici ?
Elle : Oui je suis au château
Lui : Le château n’est pas habité
Elle : Tu ne sais pas ce que tu dis : il y a toute ma famille
Elle s’en va à nouveau. Il reste comme un con.
Lui : Eh ! Attendez !
Il la rejoint.
Elle : Qu’est-ce que tu veux encore ?
Lui : Savoir qui vous êtes.
Elle : Et toi qu’est-ce que tu fais ici ?
Lui : Moi je suis né ici
Elle : Tu travailles ?
Lui : Pas en ce moment.
Elle : Ecoute : voilà ce que l’on va faire. Tu vas m’accompagner jusqu’au château. Comme ça tu seras bien obligé de te rendre à l’évidence. Tu veras, ma famille est étrange… mais sympathique. Alors tu m’accompagnes ?
Lui : Oui mais je n’entrerai pas.
Elle : mais pourtant le château est très beau.
Lui : Oui peut-être, mais je préfère ne pas entrer.
Elle : Tu ne vas tout de même pas me dire que tu as peur, hein ?
Arrivé au château, le jeune homme se fait botter le cul sur un vibrant « fous le camp petit salaud ».

Christina rentre dans sa chambre et découvre des chauves-souris mortes sur son lit. Ah, ca vous foutrait les boules ça hein ? des chauves-souris mortes. Ben à elle, oui. Elle court chercher quelqu’un et tombe sur deux femmes. L’une est en train de lécher du ketchup étalé sur un sein de l’autre. Bizarre, mais Christina ne se formalise aucunement de savoir d’où vient le ketchup, dans une vallée si isolée.
Un peu plus tard, Basilio arrive tendant devant lui une peluche de souris. Idem. Figurez-vous que jamais ô grand jamais Christina ne se pose LA question essentielle : où trouvent-ils toutes ces fournitures dans une vallée perdue ?

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Les scènes soit-disantes « sensuelles » s’enchaînent, et l’on assiste médusé au spectacle de la tante (une blonde vulgaire) se roulant par terre en robe de soirée sur un fond de mélodie jouée au piano. Surréaliste.

Mais le spectateur halluciné n’a pas encore tout vu, arrive ensuite LA scène du film. Christina se réveille et découvre un gros godmiché noir sur le sol. A genou, la jeune fille tend la main vers le god pour le jeter violemment à travers la pièce. Et là, une tante aveugle, assise dans un coin de la pièce que nous n’avions pas vu (et Christina non plus sans aucun soucis de cohérence spatiale), s e x-clame (oui, je suis fatigué): « Mais qu’est-ce que tu viens de faire ? Malheureuse que tu es ! Sache qu’il ne fallait pas détruire le grand phallus ! Le malheur est sur nous. Pour tous, l’heure est venue. » Et Christina de résumer la pensée du public : « Je n’y comprends rien ». Nous non plus, Christina, nous non plus…
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Puis, la lecture du testament du père se déroule enfin. Mais on restera déçu puisqu’on apprend en fait que Christina est l’héritière du château, et qu’elle décide de rester là. Même pas peur la petite. Pendant la lecture du testament par l’avocat, Basilio dort et ronfle. Personne ne semble remarquer ce détail. Etrange.


Puis le fantôme du père de Christina apparaît dans le salon, avant de partir vers l’endroit où repose son cadavre. C’est l’occasion pour Jess Franco de nous servir un des rares bons plans du film : une poursuite tout en lenteur entre un pendu et une Christina terrorisée. Rapidement, nos amis les fantômes du château font Christina prisonnière pour la faire participer de force à une incantation. Incantation du pauvre d’ailleurs comme vous pouvez le constater ci-dessous, mais une cérémonie bien rigolote avec un fond musical vaguement disco. Les femmes du château finissent par poignarder Christina devant les yeux des autres membres de la famille, père inclu.


Reste le twist final pitoyable, censé peut-être apporter un brin de cohérence à ce capharnaüm. Christina se réveille en sueur à l’auberge : tout ceci n’était qu’un rêve. Ah bah ca va, je suis soulagé. Quoique… En effet, elle reste catatonique. Plan final : toute la famille s’avance dans l’étang pour y disparaître sur une voix off poétique « Nous retournerons pour toujours sur les rives du Styx, errants dans les marais sans jamais atteindre l’autre rive. Que le Destin s’accomplisse ».

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Voilà, voilà. Il ne me reste plus qu’à clore par cette magnifique phrase issue du film, qui résonne comme une philosophie ou uine poésie étrange : « Le temps passe aussi vite la nuit que le jour ».

Merci de m’avoir suivi et rendez-vous au prochain nanar ! Ce qui avec mes petits achats du week-end passé va venir assez vite ! (Ah oui, The Barbarians en DVD, tout de même...)
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 09:09
thething.jpgParfois, cela fait du bien de retrouver de bons vieux classiques du cinéma fantastique. Profitant qu'Aurélie ne l'avait jamais vu, j'ai profité de l'occasion pour revoir La Chose...

Début des années 80, dans une base scientifique au pôle.
Des hommes à bord d'un hélicoptère cherchent à tuer un chien qui fuit. Le chien est sauvé in extremis par les membres de la base scientifique, alors que les hommes de l'hélicoptère sont tués. Mais rapidement, nos scientifiques comprennent que le chien n'est pas ce qu'il semble être et qu'il est contaminé par une créature apparemment capable de revêtir n'importe quelle apparence. La traque commence...


Ce film est un véritable bonheur. Une jolie pépite cinématographique.

Carpenter nous propose là un film d'horreur qui fait mouche. Oh, on n'est rarement transi d'effroi pendant la film, mais La Chose réussit à distiller une ambiance tendue et angoissante, car le scénario sait habilement jouer avec les stéréotypes du genre.

Les personnages principaux ne sont pas une bande d'ados boutonneux (d'ailleurs il n'y a pas un seul personnage féminin dans le métrage). Ici, les "héros" sont des adultes, qui plus très sérieux puisque en plein travail, en plus assez pénible (vivre isolé du monde, relevé toutes les x semaines...). Mieux, ils forment une micro-société. Carpenter bien sûr, en grand amateur d'Howard Hawks, ne peut s'empêcher d'y intégrer quelques éléments du genre western, confondant d'autant plus le spectateur.

Le monstre n'est pas véritablement définit puisqu'il peut revêtir n'importe quelle forme. Au mieux, c'est une "chose" informe, sans réelle logique anatomique. Au pire, la "chose" c'est nous, ou vous ; la ou les personnes qui vous entourent. Pas de gros Alien baveux, pas de Freddy affreux, pas de Jason avec son hachoir. La Chose eut virtuellement être n'importe qui, revêtir l'aspect de n'importe quel personnage du film. C'est là-dessus que Carpenter repose son ambiance : qui est qui ? Qui la Chose a-t-elle contaminé ?

Autre stéréotype habituel du film d'horreur : en général ce genre de film se déroule dans des endroits sombres et inquiétants. Ici, c'est une banale base polaire depuis longtemps habitée par les membres de l'équipe qui y ont leur habitude. Ca n'est pas un groupe qui explore un lieu inconnu et dangereux, c'est l'horreur qui pénètre dans le quotidien de cette micro-société bien établie.

Enfin, Carpenter ne laisse aucune place à l'espoir. Nous assistons désemparé à la lutte d'un groupe d'hommes contre une créature qui menace d'anéantir l'Humanité, nous sommes sur un champs de bataille décisif. Décisif mais pas ultime, puisque le film fonctionne de manière cyclique : la fin nous ramène au début, la chose a sûrement survécue et attendra son heure pour réattaquer un autre groupe d'hommes (même musique au début et à la fin, ce battement sourd et menaçant : un coeur ?). Le sacrifice de nos "héros" aura été bien inutile, tout comme la traque de l'hélicoptère au début du film. Pour Carpenter, l'humanité est perdue.

Un film saisissant, qui malgré le temps (bon sang, 25 ans tout de même !) n'a presque pas pris une ride. Un bonheur, je vous dis !
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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 19:26
linuxpratiquehs12.jpgSi vous avez envie de changer de système d'exploitation, mais que vous vous tâtez encore à savoir si vous allez y arriver, si ca n'est pas trop dur, si ça marche bien, etc. je vous conseille vivement ce petit hors-série tout juste sorti en kiosque .

LInux Pratique (très chouette mag' au passage) consacre son hors-série numéro 12 (du mois de décembre 2007-janvier 2008) à la découverte d'Ubuntu. Au menu : explications sur ce qu'est Linux et plus particulièrement Ubuntu, détail des différentes versions (pour vous aider à choisir celle qui vous convient le mieux), détail de l'installation, et tout un tas d'infos pour s'en sortir.

Bien entendu, c'est loin d'être exhaustif, mais ça permet de commencer à se familiariser avec son nouveau système sans trop paniquer. Ajoutez à cela l'excellente base de documentation www.ubuntu-fr.org, un must en matière d'infos, et son forum (indispensable !), et vous avez toutes les cartes en main pour commencer en douceur !

A noter que Linux Pratique fournit la dernière version (la 7.10, surnommée "Gutsy Gibbon") sur CD-rom, que vous pouvez aussi aller télécharger par vous même sur www.ubuntu-fr.org pour le graver ensuite.
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 08:54
programmeentrainementcerebral.jpgJ'ai acheté ce jeu uniquement pour  y jetter un coup d'oeil, intrigué par le battage publicitaire fait autour (chez nous, Nicole Kidman fait de la pub pour ce jeu à la tv).

Première impression : techniquement c'est pas extraordinaire. Deuxième impression : on s'en fout, c'est pas le but. Le jeu vous propose une série de petits exercices afin de faire travailler votre cerveau : mémoire, concentration, observation, etc.

Globalement, c'est plutôt bien fait et la présentation sobre. Le jeux , oups ! pardon les exercices, sont généralement sympathiques à faire quoique rapidement répétitifs. Ben oui, à force de faire des séries de calculs, on s'ennuit ferme. D'autres exercices assez rigolos viennent se greffer aux séries de départ, au fur et à mesure de votre progression.

Malheureusement, la jouabilité gâche parfois le plaisir. Combien de fois ai-je râté certaines opérations car la DS a mal analysé mon résultat (tracé avec le stylet) ? Combien de fois ai-je foiré l'exercice des syllables, parce que le jeu est mal expliqué ? Au fur et à  mesure, ce qui n'était qu'agacant au début devient rédhibitoire.

Certains trucs sont plutôt bien vu, comme lorsque le programme vous demande ce que vous avez mangé la veille au soir. Vous écrivez, surpris par la question. Une semaine après, il vous redemande la réponse, pour tester votre mémoire. Rigolo !

Finalement, au bout d'un mois, je m'en suis lassé.  Je retourne de ce pas le revendre : ça n'est pas mauvais, mais à petite dose le jeu ne permet pas de s'amuser pleinement. Il faut y jouer souvent pour débloquer de nouveaux jeux, et du coup je trouve que ça devient rapidement lassant de refaire les mêmes opérations, les mêmes exercices, etc...
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 14:48
lemessiededune.jpgPar Frank Herbert

Après le fabuleux Dune, je me suis attelé à lire la suite de ce chef-d'oeuvre. Une suite malgré toute ses qualités un brin en demi-teinte et qui n'arrive pas à atteindre la splendeur d'un premier volet extraordinaire...

Dans à la fin du premier roman,Paul Atréides est devenu Muad'Dib, le chef des Fremens, le peuple des sables de la planète Arrakis. Le Messie de Dune démarre au moment où Paul, devenu Empereur, règne sur la Galaxie. Il a conquit les planètes grâce à ses troupes Fremens et son don de prescience qui lui permet deviner l'avenir. Mais une fois à la tête de l'Empire, le futur s'assombrit rapidement car de nombreuses factions voudraient déjà sa tête. Le Bene Gesserit tout d'abord, voudrait qu'il s'accouple à sa soeur afin de perpétuer ses capacités spéciales. Le Bene Tleilax aimerait récupérer le contrôle qu'il exerce sur la CHOM et va essayer de le tromper et faire chanter... Bref, Paul est entourer d'adversaires, et son Don ne lui montre qu'un avenir sombre et violent. Quelle solution a-t-il pour échapper à son destin ?

Frank Herbert ne se repose pas sur ses lauriers. On aurait pu craindre qu'il tente de reproduire ce qui avait fait le succès de Dune. Que nenni : l'auteur s'aventure dans des thématiques bien différentes qui apportent une teinte bien sombre à la sage.

Le pessimisme est ici de rigueur. Car tout aussi fabuleux que soit le destin de Paul, il est en permanence contraint et harcelé par un avenir semble-t-il inéluctable à tel point que le suicide paraît le seul moyen d'y échapper. 
Pire : être Empereur n'est pas de tout repos ! Petit à petit, le roman nous montre comment, malgré toute la bonne volonté de ses dirigeants, un empire qui s'effrite à cause de l'oisiveté, la corruption, l'aveuglement ou la bêtise. Triste constat que nous livre ici un Frank Herbert radical, malheureusement parfois pas très clair dans ses descriptions : certains passages sont assez confus.

Dans Dune, le premier roman, on découvrait avec Paul Atréides, Arrakis, une planète terriblement originale et son peuple, les Fremens. Dans le Messie de Dune, on reste sur cette planète pour connaître le destin des personnages du premier volet. Mais Herbert introduit régulièrement pas mal de notions et de concepts venant d'autres planètes, si bien qu'on devine un univers fabuleusement riche, qu'on ne nous décrit jamais véritablement. D'où un petit sentiment de frustration. Espérons que les romans à venir nous permettront de nous déplacer ailleurs dans la galaxie pour découvrir Caladan ou bien les mondes d'origine du Bene Tleilax (ordre qui prend rapidement la place de gros méchants prêt à tout).

Comme pour Dune, Herbert termine son roman dans la précipitation (le destin de certains personnages comme la Princesse Irulan, épouse de Paul, se joue dans l'avant-dernière page en 3 lignes ! Certains personnages n'apparaissent pratiquement pas, comme Jessica,la mère de Paul). Mais l'ensemble est suffisamment enthousiasmant pour qu'on ait envie de lire la suite. Pourquoi ? Car Herbert nous propose tout simplement de découvrir le destin de la descendance de Paul, et l'on comprend que la saga Dune consiste à nous montrer l'histoire d'une famille sur plusieurs générations. La suite se déroule dans Les Enfants de Dune.

Note : Je possède la version France-Loisirs de ce roman, version qui compile Le Messie de Dune et la suite, Les Enfants de Dune. Un grand merci à la personne qui a rédigé les résumés de 2nde et 4ème de couverture : on y dévoile rien moins que TOUTE l'histoire du Messie. Merci.
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 17:02
C'est marrant, parce que sans y faire attention, j'ai regardé en moins de deux semaines deux films au sujet très similaire, mais vraiment très différents.

The Woods et Five Girls (ou 5ive Girls histoire de faire branché) nous montre donc  chacun à sa manière un institut pour jeunes filles difficiles. on nous montre donc l'utorité de la direction, les coups vache entre nénettes, et puis d'un coup, l'irruption d'un évènement surnaturel qui va faire monter la tension et créer un climat de psychose dans l'établissement.

Si les deux films se ressemblent beaucoup  du point de vue de l'histoire, les comparaisons s'arrêtent là. En effet, là où Five Girls verse, on va le voir, dans la facilité, The Woods est un film bourré de qualité.

5ivegirls.jpgFive Girls, pour commencer, si vous le voulez bien.
La présence de Ron Perlmann pouvait laisser croire qu'on aurait droit à un bon film. Hélas, l'acteur cachetonne allègrement dans un rôle qui ne lui va pas du tout : le prêtre. Franchement, on le préfère en colosse sans cervelle mais attendrissant, le brave Ron. Ensuite, le réalisateur, semble-t-il conscient qu'il réalise un film médiocre, s'accroche comme il peut pour donner un semblant d'intérêt. Alors, hop, c'est parti pour les effets télékinésiques à 2 balles et précipités (merci Carrie, au passage) et sorcellerie de bas étage (merci Dangereuse Alliance, par ailleurs bien plus réussi)
Ensuite, réalisant que ça ne fonctionne, l'auteur rajoute une rasade d'érotisme léger mais démago à fond (une fouille corporelle, une fessée à coups de bâton, de nombreux plans des jeunes filles en sous-vêtements). Non pas que ça ne me dérange outre-mesure, mais comme on s'ennuit ferme malgré ses "efforts" du réalisateur, le décrochement de de machoire dû au baillement s'accentue rapidement. A tel point qu'on appuierait bien sur la touche STOP de la télécommande.



the-woods.jpgNon, décidément, rien de commun avec The Woods.
Parce Lucky McKee, à qui l'on doit l'honnête May, est un  réalisateur qui prend son film au sérieux de bout en bout, et qui réussit à le sortir du train routinier dont Five Girls est le représentant pur jus. Dans l'institut de The Woods, le soucis n'est pas la possession et toute une mythologie originale prend place doucement, très doucement, mais savoureusement. Le film enchaîne fausse pistes, faux semblants, fait monter la pression avec pas grand chose, mais efficacement. Ca m'a pas mal rappelé Les Autres d'Amenabar, la perfection dans ce genre de film d'horreur. Si bien qu'on entre et s'enferme progressivement dans l'épouvante en compagnie de l'actrice principale. L'atmosphère générale est parfaitement dosée, toujours originale et le dénouement se permet même d'être très satisfaisant.

Donc, en gros si vous voulez voir ce genre de film, préférez largement The Woods, bien meilleur en tout point à l'ennuyeux Five Girls.
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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 10:16
ump-sarko.jpgOui c'était le leitmotiv de notre président il y a quelques temps. Bon il avait juste oublié de préciser que cela ne s'appliquerait qu'à lui seul et pas aux Français. Ben, le petit Nicolas on le voit partout depuis son élection, à croire qu'il bosserait plus que l'ancien, même. Il est sur tous les fronts ces derniers temps : divorce, coupe du monde de rugby, Arche de Zoé, etc... A tel point que je ne peux plus regarder les infos tv sans savoir ce qu'il a fait dans la journée. Remarquez j'apprécie assez que notre président se démène, mais là c'est trop. Ou trop médiatisé.

Et donc le petit NIcolas, ben comme il semble bosser plus, il voudrait gagner plus. Et puis tant qu'à faire, tripler son salaire (à la base de 6 000 €). Comme ça. Hop ! On nous dit qu'il s'agit de s'aligner sur le salaire des ministres et des secrétaires d'Etat (respectivement 13 000 € et 12 000 €). On tente même de nous faire croire que le petit NIcolas est le plus mal lotti des présidents de ce coin de la planète : les médias se sont empressés de faire des comparatifs. Mais à bien y réfléchir, un président ça ne pait rien. Mieux même on le loge gratis, il mange gratis, il est lavé gratis...Donc finalement c'est 6 000 € (et bientôt 13 000 €) d'argent de poche par mois ! Comme m'a dit un beau jour un ami en parlant des notaires : c'est un beau métier, faut qu'il le garde.

Mais lorsque je réfléchis un peu je n'arrive pas à m'enlever de la tête que ca reste des salaires de luxe. OK, président et ministres ont des responsabilités. Pas de problème. Mais combien d'autres dans notre pays travaillent tout autant sinon plus et gagnent... beaucoup moins !? Ne fallait-il pas plutôt revoir à la baisse les salaires des ministres et des secrétaires d'Etat pour "aligner" l'ensemble ?

Alors quand ce matin, je regarde les infos et que je vois l'asso Droit au Logement à laquelle on n'apporte aucune solution viable, je trouve cela scandaleux. Je paie des impôts comme pas mal de monde, et je préfèrerai que cet argent aille à l'aide aux sans-logis que sur le compte bancaire du président. Et entendre des membres des ministères dire qu'il faut étudier des solutions, que c'est pas simple de trouver des moyens immédiatement : mais bordel ! ça fait belle lurette que le problème existe ! Qu'est-ce qu'ils ont attendu ces dernières années pour ne serait-ce que réfléchir aux soucis ? Ils les dévouvrent maintenant ? Pourtant il y a un an, le problème avait déjà été posé, lorsque des tentes fleurissaient au bord du canal St matrin. Ben merde, au prix où ils sont payés, avoir la mémoire si courte, c'est dommage...

Autre histoire qui m'énerve : le conseil des ministres décentralisé. Encore une fausse bonne idée. Si j'apprécie qu'on pense aux provinciaux, je trouve incroyable qu'on dépense de l'argent pour balader les ministres en Corse ou en Outre-Mer à une époque où il y a tant de problème en France.

L'autre soir, on nous montrait le petit Nicolas visiter un hôpital, et une des membres du personnel l'ainterpellait : "il nous faudrait plus de moyens, Monsieur le Président !". Et le petit Nicolas de répondre : "mais je finance comment, madame ?". Tiens d'un coup j'ai trouvé une solution, et vous ?

Ouaip, à plus de 10 000 € par mois de salaire, j'imagine qu'on arrive pas à concevoir que des gens ont du mal à se loger dans notre beau pays.

"Pauvre" France.
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