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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 22:24

undefined Regardons d'un peu plus près le générique de Veronica Mars.


La musique tout d'abord. Il s'agit d'une adaptation de « We used to be friends », un morceau des Dandy Warhols. Titre qui convient parfaitement à la série puisque toute la chanson repose sur la thématique de la rupture et de la nostalgie d'un passé révolu. Comme de par hasard, il s'agit précisément d'un des thèmes de Veronica Mars : à la fois les rapports entre Veronica et ses ami(e)s (et Lilly en premier lieu) mais aussi ses liens avec sa mère.

« A long time ago, we used to be friends

But I haven't thought of you lately at all

If ever again, a greeting I send to you,

Short and sweet to the soul I intend.

Come on now, honey,

Bring it on, bring it on, yeah.

Just remember me when

You're good to go,

Come on now, sugar,

Bring it on, bring it on, yeah.

Just remember me when. »

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Le générique démarre par un plan sur l'héroïne toute souriante. Un plan directement tiré de la série, sûrement d'une des nombreuses discussions entre elle et son meilleur ami, probablement dans la cour de l'école de Neptune High. Tout porte à croire à priori que nous avons à faire à une banale série pour ados.

Puis l'image se déchire pour découper l'écran en 2 parties. On va retrouver cette structure tout au long du générique : une (classique) portion nous montre des images de la série, l'autre un dessin.undefinedBien entendu, tout cela a un sens. La déchirure de la feuille de papier, rapidement identifiable à une feuille de cours ramène forcément au lieu principal de l'action : l'école. La déchirure concentre tout le drame de la série. Et le dessin va créer un fil conducteur dans le générique. Qu'avons nous en premier lieu ? Un couple dans son intimité observé de loin par une fenêtre. Ce dessin fait bien entendu référence à la double vie de Veronica (détective) et fixe l'attention du spectateur sur une thématique voyeuriste (oui nous saurons tout sur les secrets de la communauté de Neptune High, même les pires).
undefinedLa séquence suivante est consacrée à son meilleur ami : Wallace. Chose amusante, il connaît une trajectoire ascendante au cours de cette première saison : du statut de petit nouveau souffre-douleur il devient joueur primordial de l'équipe de basket-ball. Et le premier plan du générique nous le montre s'élevant dans les airs. Le dessin du cahier de notes nous montre cette fois-ci les contours d'un cadavre, tels qu'on en voit dans moultes série policière. Veronica Mars nous parle visiblement d'un meurtre.

Mais en reliant ce dessin au précédent (le couple observé) commence alors à se dessiner une intrigue : quel lien peut-il y avoir entre ce couple et ce meurtre ? Bien sûr, on apprendra rapidement dans la série qu'il y a un couple qui s'est vu en secret, et sur lequel portent de sérieux soupçons.
undefinedSéquence suivante, on découvre Duncan Kane, l'ex-petit ami de Veronica. Le dessin nous montre une caméra de surveillance, créant un écho évident sur le thème du voyeurisme du premier dessin. Et surtout cela nous offre la suite de notre petite histoire illustrée : il y a un meurtre, un couple est suspect, et une caméra a enregistré quelque chose.

S'ensuit alors dans le générique une accélération du rythme musical (qui était jusque là assez doux) : on fait une pause dans le feuilletage de ces dessins, et l'on découvre des plans de nuit, où Veronica est en planque dans des coins pas très nets (pipe-show, etc.). Le danger apparaît.
undefinedLogan, l'ex-petit ami de la victime (Lilly) apparaît ensuite. Ceci explique les notes un brin fleur bleu du cahier, qui nous apporte une précision sur la victime dont on a aperçu les contours du cadavre : il s'agit de Lilly Kane.
undefinedCette séquence à venir est la plus curieuse puisque ce personnage est très secondaire dans la première saison : il s'agit d'une prof' de Neptune High, sans lien avec la méta-intrigue. Toujours est-il que la plaque d'immatriculation suggère une poursuite, une enquête, bref que la mort de Lilly va déclencher des investigations.
undefinedLa séquence suivante est amusante car le personnage utilisé est celui d'Elly, le bad boy de service, la petite frappe et ami de Veronica. Le dessin nous indique clairement qu'un coupable va être appréhendé, mais vu le personnage utilisé, il s'agira peut-être d'une erreur.
undefinedHeureusement, le plan suivant nous indique clairement que justice va être faite, d'autant plus qu'on nous montre le père de Veronica, au demeurant fort sympathique. Le sourire semble indiquer que tout finira pour le mieux ? Pas si sûr si l'on regarde le dernier plan déconfit de Veronica...
undefinedPlan final : le titre, tout simplement. Crayonné. Regardez bien : on dirait une vieille astuce classique qui consiste à gratter au crayon un bloc note pour lire ce qu'il y avait d'écrit sur la feuille du dessus. Et cette astuce nous révèle le titre de la série. C'est de Veronica Mars que viendra la (ré)solution.

 

Mine de rien, en 30 secondes, les auteurs ont su condenser les thématiques principales et l'intrigue de la série, tout en présentant les personnages. Mieux encore, le ton général de la série est amorcé : acidulé (couleurs criardes), rythme, ambiance faculté matinée de polar. Pour une « banale » série américaine, c'est déjà pas si mal...

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 09:39

undefinedShining est l'une des premières expériences importante de steadicam de l'histoire du cinéma (après Rocky ou Marathon Man en 1976). Le principe technique est simple : permettre au réalisateur via un harnais de porter sa caméra tout en marchant ou en courant, sans que l'image soit saccadée ou tremblée. 

Kubrick va utiliser  ce procédé dans Shining pour briser le formalisme très strict qu'il s'est imposé dans la mise en scène (voir l'abondance des plans symétriques). L'Overlook , l'hôtel hanté, dans lequel Jack, son épouse Wendy et leur fils Danny sont enfermés, est bien entendu une métaphore pour dénoncer la stabilité de façade du couple. De façade puisque sous l'influence de l'hôtel, Jack devient fou furieux.

Car entre Jack et Wendy, dès le départ, on sent un malaise : Jack regarde de manière trop appuyée les employées de l'hôtel qui partent en vacances. Jack se sent enfermé dans cette vie de père de famille qui aliène sa carrière. Mais en surface le couple semble banal et sans histoire, tout comme l'hôtel Overlook.

Kubrick s'acharne à filmer un hôtel très (trop) symétrique, pour mettre de l'ordre, pour représenter un univers stable (à priori). Stable mais étouffant, puisque les images se resserrent sur leurs sujets, et l'Overlook se coupe progressivement du reste du monde (tempête de neige, moyen de communication coupés). Et lorsque l'irrationnel apparaît, Kubrick utilise la steadicam comme outil de chaos dans un monde organisé. Tel un spectre hantant les couloirs nous pouvons suivre Danny sur son petit vélo, pédalant dans les couloirs. Kubrick aime semer le trouble puisque rapidement il va mêler à ses vues "spectrales" des vues objectives de Jack. 

Crescendo de folie et de violence : Kubrick développe cette notion à travers une gestion du temps efficace, à base d'inserts ("L'entretien", "Le dernier jour"," Mardi"...). Kubrick propose au début du film des inserts qui permettent aux spectateurs de situer l'action dans le temps. La durée est très espacée, les ellipses nombreuses : on passe de l'entretien d'embauche à l'aménagement en un insert. On imagine que le temps entre ces deux évènements est assez long : quelques semaines. Et puis petit à petit, les ellipses se raccourcissent, les inserts évoquant les journées (Mardi, Vendredi) pour finir par nous donner l'heure précise. Enfin, Kubrick supprime définitivement les inserts, le temps narratif est continue, on suit les évènements de la dernière partie minutes par minutes.

Au fur et à mesure que la folie monte, Jack devient un instrument appartenant à l'hôtel : il répète à trois reprises qu'il est impossible de quitter l'Overlook. Kubrick termine son film de façon d'ailleurs remarquable : Jack est imprégné dans une vieille photographie des années 20, en compagnie des membres du personnel comme pour bien montrer qu'il fait maintenant partie intégrante des lieux.

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 15:53

undefinedQuel est le point commun entre toutes les réalisations d'Uwe Boll ? Etre des adaptations de jeux vidéo à succès. On lui doit Alone in the Dark et The House of Dead. Ayant eu l'occasion de voir cette dernière, j'avais pu constater l'étendu du désastre.


BloodRayne se déroule en Europe de l'Est, au XVIIème siècle. Un ignoble vampire sème la terreur sur la région à la recherche de sa fille (Rayne), l'une des rares chasseuses de vampire capable de le vaincre. Elle va rencontrer un groupe d'aventuriers bien décidés eux-aussi à destituer le tyran...

Bloodrayne est un gros navet de luxe.

Le budget, pour un film aussi médiocre et sorti directement en vidéo (sans passer par la case cinéma) est plutôt conséquent. Le casting semblait alléchant et surprenant : Ben Kingsley (La Liste de Schindler, La Jeune fille et la mort), Michael Madsen (Kill Bill, Reservoir Dogs), Billy Zane (Titanic), Udo Kier (Breaking the Waves, My Own Private Idaho), Kristanna Loken (Terminator 3) et Michelle Rodriguez (Girl Fight, la série tv Lost). Mais que vient donc faire tout ce beau monde dans une production de ce genre ? Payer leurs impôts ? On l'ignore, toujours est-il que Madsen se trimballe une permanente ridicule et n'y croit pas un seul instant, Kingsley surjoue le méchant vampire, Rodriguez veut jouer la minette sexy alors qu'elle se trimballe une brioche disgracieuse, Loken semble avoir oublié qu'elle n'était plus dans Terminator, etc.

Et si la réalisation pouvait sauver le métrage ? Même pas. Boll s'amuse à enchaîner les effets de caméra tel un réalisateur MTV sous acide. Sous prétexte de coller au jeu vidéo original, l'auteur oublie tout respect d'une quelconque cohérence dans la réalisation. C'est moche, c'est con, c'est hyper-friqué, et c'est tout simplement insupportable; à moins d'avoir un bon pote prêt à délirer à côté de soi, et dans ce cas, BloodRayne devient très drôle.

Le pire ? Une suite semble déjà en préparation...

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 15:31

undefinedJoel Silver a produit tout au long de sa carrière quantité de films à succès, dont notamment les sagas de l'Arme Fatale, de Die Hard ou de Matrix (parmi les plus connues). C'est dire si l'homme a le nez fin. Et le voilà sur petit écran avec Veronica Mars, série au concept pour le moins casse-gueule.

Car comment renouveller (un peu) le principe des séries tv policières ? En le croisant avec un autre genre de série : la série pour ado. Donc Veronica Mars nous montre les aventures d'une étudiante américaine qui mène des enquêtes durant son temps libre. Et en toile de fond, elle recherche sa mère, disparu depuis quelques années. Présentée ainsi, Veronica Mars, ça n'a pas l'air bien terrible. Et pourtant...

Les auteurs ont décidé de traiter le côté « ado » de la série de manière sérieuse, sans prendre son public pour des abrutis. Le challenge est d'autant plus réussi que jamais les auteurs n'abandonnent les stéréotypes du genre. On retrouve ainsi le typique lycée américain, avec ses pom-pom girls, son journal, ses étudiants souffre-douleurs et d'autres plus riches.

Car deux populations fréquentent le lycée de Neptune : les étudiants lambda et les fils pourris gâtés de la bourgeoisie. Et mine de rien la série de glisser doucement vers la critique sociale. La jeunesse américaine nous est montrée comme terriblement enclavée, avec des couches de la société qui ne se croisent jamais, et qui pire s'opposent au moindre prétexte (l'épisode de l'élection du représentant des étudiants). Veronica n'est soutenue que par des personnages noirs ou typés : ça n'est pas la couleur de peau qui opposent les jeunes américains, mais bien le niveau social, et l'argent.

Et alors qu'on pouvait craindre un contraste trop manichéen (en gros : les riches, ils sont méchants et les pauvres, ils sont gentils), les scénaristes introduisent doucement des éléments qui créent une profondeur à la série. Certes, les « riches » branleurs du lycée ont plein d'argent, mais leurs relations familiales sont un désastre : à voir, la scène terrible où l'un d'eux est fouetté à coup de ceinture par son père star du cinéma.

Veronica Mars nous montre des jeunes qui se croisent, côtoient le même lieu (l'école) mais ne cohabitent jamais vraiment. Le dur constat d'une jeunesse américaine fermée, en somme.

Le choix de la voix off (les américains détestent généralement le principe) tout comme le gros travail sur les couleurs (tantôt acidulées, parfois verdâtres) ne cessent de nous rappeler que les auteurs ont choisi de livrer un travail de qualité. Alors certes, Veronica Mars ne nous raconte rien de vraiment nouveau, mais elle le fait de façon sérieuse.


EDIT du 11/01/08 : un autre article, plus destiné aux rôlistes, que j'ai trouvé sur le site Hugin & Mugin (fortement conseillé).

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 11:06

undefinedLa troisième saison de 24 propose deux grandes parties très contrastées. La première est à mon sens médiocre car les auteurs mettent à mal le concept de la série (temps chronométré devenu ridicule) et ramènent de vieux personnages désuets (Nina Myers, CHerry Palmer, la fille Bauer plus inutile que jamais).

Heureusement la dernière moitié est réussie pour des raisons très précises.

Les auteurs arrivent enfin à se débarrasser de personnages maintenant devenu peu crédibles (même si on est content de les revoir, mais là c'est de la nostalgie) : Cherry Palmer et Ryan Chopel passent l'arme à gauche. Enfin, il était temps ! Débarrassée de ces personnages encombrants, la série va peut-être dorénavant entamer le tournant dont elle a besoin ? Sinon on risque fort de s'ennuyer ferme à l'avenir...

Les relations entre les hommes forts de la saison apportent un plus indéniable à la seconde partie de la saison. Le Président Palmer, Chase, Tony, et Sanders, tous les quatre, représentent un Jack Bauer à un moment donné de sa vie.

Chase, au passage le petit ami de Kim Bauer, c'est le Jack des débuts, qu'on aurait pu connaître il y a une dizaine d'année, bien avant la première saison. Un homme droit et habité par l'envie de servir son pays, et tiraillé entre son boulot et sa vie privée, ce qui ne lui réussi guère finalement : Chase décide de se ranger avant de se faire tranche le bras par Jack (on notera que les futurs repas de famille promettent d'être amusants : dites beau-papa, pourriez-vous trancher un peu de ce rôti, je n'y arrive pas depuis que vous m'avez amputé à coup de hache... ).

Tony, c'est le Jack que l'on a connu dans la première saison, prêt à tout pour sauver les USA et le monde, mais surtout pour sauver sa famille. Tony nous rappelle alors le Bauer d'avant, lorsque l'épouse de Jack était en vie, au cours de la première saison.

Enfin Sanders, le méchant terroriste de la saison, nous montre ce que pourrait devenir Jack. Un homme désabusé, prêt à tout pour prouver que le gouvernement se sert d'hommes loyaux et droits et qu'il finit par les briser. Sanders dit à un moment : « ils (sous-entendu les dirigeants) vous lâcheront aussi un jour... ». Justement, « ils » laissent déjà à priori tomber Tony à la fin de la saison...

Depuis longtemps, le président Palmer est le personnage qui représente le jumeau bon et pur, la bonne conscience de Jack ou du moins son espoir en un monde composé d'hommes meilleurs. La raison pour laquelle Bauer continue à vivre, en somme. Le président Palmer est l'énorme perdant de cette saison : il perd à première vue son poste et son pouvoir ; et à bien y regarder, son intégrité et son âme. Obligé de mentir, de manigancer, de tuer, de faire des compromis et de devenir le genre d'homme qu'il méprise le plus, Palmer, et indirectement l'âme de Bauer, finissent anéantis.

Ces quatre facettes de Jack Bauer retracent intelligemment le parcours de Jack Bauer, le personnage central de la série, et laisse à croire qu'on verrait un jour un Jack free-lance, abandonnée par le gouvernement.

Le dernier plan de la saison sonne le glas d'une descente aux enfers entamée en tout début de saison par l'addiction à la drogue. Jack Bauer craque, en pleurs, isolé des autres, un moment terrible, peut-être le plus touchant des 3 premières saisons. Comme pour nous dire que l'homme finit physiquement et surtout moralement brisé par un système qui encourage la manipulation, la paranoïa et le mensonge. Un système cynique qui, pour protéger les citoyens américains, détruirait les hommes loyaux et honnêtes. Amer constat.

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 16:56
Autruche-politique.pngDimanche matin, voici les deux informations importantes sur I-télé, chaîne d'information de la TNT :

- 21 000 personnes en situation illégale sur notre territoire ont été ramené à nos frontières ou dans leurs pays d'origine. Le gouvernement Sarkozy s'était fixé pour objectif 25000 à la fin de l'année. On ne l'atteindra pas probablement.

- Les tentes montées par l'association Don Quichote sur les quais de la Seine à côté de Notre Dame (dans le but d'aider des sans-abris) ont été démontées manu militari par les forces de l'ordre. Christine Boutin prétend qu'il y a suffisament de place dans les centres d'acceuil, et que comme pour Maxwell, ca n'est pas la peine d'en rajouter.

Joyeuse façon de démarrer son dimanche, me direz-vous (surtout qu'il caille ces jours-ci ; -4° au matin tout de même).

Pour en revenir à l'info, c'est malheureux toute cette énergie gaspillée à solutionner les conséquences de problèmes GRAVES dans notre pays. A se demander pourquoi on ne la dépense pas à résoudre les vrais problèmes, les causes de la misère et de la précarité en France.

Car soyons honnête, on pourra ramener autant d'étrangers à la frontière, ça ne résoudra jamais le problème de l'immigration. Ou de l'intégration, car j'ai l'impression qu'il est plutôt là le soucis.
On pourra toujours virer (oups, j'ai failli écrire déloger, mais c'aurait été perçu comme de l'humour noir, non ?) des sans-abris, ça ne résoudra pas le problème de la pauvreté, qui est rappelons-le le VRAI problème.

Alors c'est sûr, c'est joli à la tv, les naïfs pourraient croire qu'enfin (!) le gouvernement se bouge, que la France avance.
Ne nous y trompons pas : aucun problème majeur n'a été réglé !

Lundi matin, on apprend que Nicolas Sarkozy sortirait avec Carla Bruni. Une information ô combien importante pour chaque français bien évidemment  vient chasser les autres nouvelles dont on ne parle presque déjà plus.

Pauvre France...

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 10:24

Pervert.jpgLe système hollywoodien contre le cinéma indépendant. Voilà le combat que nous montre Jonathan Yudis avec le budget minuscule de 50 000 dollars. Impressionnant.

50 000 petits dollars, c'est une broutille, le budget café d'un blockbuster comme Transformers. Pour vous donner une idée de l'étroitesse des moyens, sachez que les deux actrices les mieux payées d'Hollywood à l'heure actuelle récoltent entre 15 et 20 millions de dollars par film. Pervert ! c'est donc un tout petit budget, mais ça ne se voit pas forcément. 

Yudis chiade son film comme un malade à tel point qu'on ne soupçonne pas les conditions du tournage (le désert, la chaleur). Abandonnant les codes actuels d'Hollywood, il propose des transitions comiques et originales, comme cette toute première scène où un vieux noir aveugle introduit l'histoire dans un style très comic-book.

Pétri d'un amour sincère pour les films d'exploitation (dits "grindhouse"), Yudis réalise ici un hommage et une déclaration d'amour aux petits indépendants US. Difficile de ne pas penser à Russ Meyer et ses femmes aux formes généreuse lorsque Mary Carey (actrice porno) expose à nue sa poitrine et l'asperge de miel en plein désert. Phil Kauffmann et ses Toxic Avengers produits par sa firme Troma ne sont pas loin non plus, avec cet humour gras souvent en dessous de la ceinture. Et à bien y regarder, Pervert ! brasse un nombre impressionnant de références plus ou moins directes aux cinémas de genre indépendant : sexploitation, western, gore, boolywood,

Le héros de Pervert ! arrive de la grande ville dans un coin paumé des USA, "pour devenir un homme", comme il dit ou plus précisément pour passer des vacances avec son vieux père remarié avec une prostituée. A son arrivée, un tueur mystérieux commence à assassiner la famille. On retrouve ici une thématique forte du cinéma américain : les étendues sauvages (habitées par des "rednecks", des bouseux) sont dangereuses pour les citadins. Un message que de nombreux cinéastes américains ont déjà explorés, tronçonneuse à la main pour Tobe Hopper. Une réminescence de l'Histoire de l'Amérique en somme, où l'autochtone indien et sauvage était forcément dangereux face au civilisé homme blanc.

Dans la lutte que nous dépeind le réalisateur, Hollywood c'est bien sûr ce garçon timide, sexuellement complexé, incapable d'accepter ses pulsions. A contrario, le père et son entourage de filles légères sont tout ce que peut s'offrir le cinéma indépendant : une sexualité épanouie et extravertie. 
La toute première scène est frappante : le héros conduit une superbe voiture (symbole de l'argent) dont la boîte à gants est remplie de magazines pornos et de jouets sexuels (abondance des moyens). Le héros recueille une jolie auto-stoppeuse qui rapidement effrayée par toute cet étalage porno va fuir le jeune homme. Plan final : un chien errant joue avec une "bouche suceuse" qui fait 'pouet'. 

L'oppositon est évidente et le cinéma indé se permet tout, jusqu'à l'outrance. Mary Carey attrape un brin de maïs, l'enduit de beurre de cacahuette , pour le lécher puis le sucer devant notre héros halluciné de tant de sexualité affichée... et affirmée ! Cette audace, le jeune homme la contemple sans broncher, comme tous les studios américains incapables de surmonter leur bon puritanisme. Au contraire d'un cinéma de genre totalement décomplexé, capable de monter des films déments bravant la censure...

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:33
24hsaison3.jpgAttention, cet article vous gachera probablement une partie des surprises de la saison 3 de 24 h chrono.

Episodes 7 à 14.

Ca y est. Enfin.
Bam ! Nina Meyers s'est pris la balle qui lui pendait au nez depuis la première saison. On attendait depuis longtemps sa mort, que Jack soit enfin vengé de celle qui a détruit sa famille. Cet évènement évacue un personnage qui devenait bien encombrant, après une première réapparition manquée en milieu de deuxième saison ; manquée parce que les scénaristes auraient pu et du la supprimer à ce moment-là et pas une saison plus tard. Heureusement, cette fois-ci ils n'ont pas manqué l'occasion.

Nina Meyers n'est pas le seul dinosaure que les auteurs devraient éliminer. Cherry Palmer détient maintenant la palme (hum...) du personnage le plus encombrant, à croire qu'elle n'en finira jamais de revenir pour comploter dans son coin dès qu'on lui en donne l'occasion. Tout comme Meyers, et même si au fond on est heureux de la revoir (on l'aime bien voir comploter dans son coin, la Cherry), voilà le genre de personnage qui plombe la série, parce qu'on y croit plus du tout, parce que sa présence devient absolument illogique, sans aucun sens, la suspension d'incrédulité est immédiatement anéantie dès qu'elle apparaît puisqu'elle n'intervient que pour nous faire plaisir, pas par nécessité. Au moins, Meyers est morte, c'est toujours ça de gagné.

Reste le cas de Kim Bauer, la fille du héros, dont visiblement les scénaristes ne savent pas quoi faire dans cette saison. Pourtant, dans la saison 2, elle débordait de storyline échevelées : prise dans un piège à fauve en pleine forêt, coincée par un survivaliste obsédé, on y allait de bon coeur dans l'improbable, ça nous faisait rire. Maintenant, coincée au QG anti-terroriste, les auteurs ne lui flanquent plus que des intrigues limites : frissonner pour son père et son copain, et garder le coufin de Chloé, enfin de son copain (bouh, l'intrigue mystèrieuse toute pourrie).  Pourtant lorsque Meyers est ramenée au QG, on pense que la brave Kim va bien nous faire une bêtise, voir mieux, trucider celle qui a assassiné sa mère. Même pas : c'est Jack qui l'achève. Où comment avouer dans le staff qu'on ne sait plus vraiment quoi faire de Kim Bauer...

Trois casseroles que les auteurs gèrent pour le moment assez mal, donc. Surtout que les situations un peu grossières ne manquent pas dans cette troisième saison, surtout à cause d'une compression de l'action pour respecter le fameux décompte temporel. Autant cela fonctionnait encore pas trop mal avant, autant là c'est manqué. Difficile de croire qu'en 12 heures, Chase peut essayer de stopper une émeute en prison, se faire torturer au Mexique, pour revenir tout frais au QG gérer un problème de nourrice... Que Tony peut se prendre une balle, se faire opérer entre la vie et la mort, pour revenir gérer une crise terroriste internationale. Le chrono tourne, les actions s'enchaînent, mais on n'y croit pas. J'aurais presque envie parfois que les auteurs cassent le concept de la série, pour rendre le tout plus crédible.
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 19:27
Vous cherchez des images des héroïnes d'Enfer et Paradis ? Vous avez trouvé ce que vous cherchiez.
J'ignore pourquoi, beaucoup de personnes consultent mon site après avoir saisi "Enfer et Paradis" dans  un moteur de recherche.

Alors puisque vous êtes là, et que vous avez trouvé vos images de votre manga fétiche, pourquoi ne pas poursuivre la visite sur ce blog ? Je parle d'Enfer et Paradis ici, et de manga en général . Et puis il n'y a pas que les bd japonnaises dans la vie : pourquoi ne pas consulter ma sélection de films voire même de nanars ? A moins que votre truc ça ne soit les séries télé ou les jeux de rôle ? Bref il y a pas mal de choses ici que vous ne lirez nulle part ailleurs !

Et au cas où vous vous posiez la question : oui, cette galerie n'est là que pour attirer des internautes sur mon blog ! Oui, c'est vil et fourbe, je sais... Si je fais du hit avec ça... :o)

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 21:47
24hsaison3.jpg24 heures chrono, top, c'est reparti.
Après visionnage des sept premiers épisodes, il faut admettre que cette saison a un peu de mal de à démarrer. Cette histoire de terrible virus transporté par une petite frappe sent rapidement le leurre pour gonfler artificiellement une intrigue à venir. Bien entendu ça ne loupe pas, car à la fin de l'épisode 7 on a déjà perdu de vue cette histoire de virus.

La série nous parle de mensonges, de leurres, justement. Mais comment réussir à se renouveller quand pendant 2 ans on a pas arrêter de balader le spectateur, de le duper ? Tout le monde ment dans 24 : les personnages entre-eux, les employés aux employeurs, le père Jack à sa fille (et inversement). Dans une mise en abîme astucieuse, les auteurs s'amusent à tromper les spectateurs. Mais à force ils se sont habitués. Et donc du coup cette première partie avance à la fois timidement et sans vraiment chercher à remettre en question les bases de la série.
Remise en question qui m'apparaît de plus en plus nécessaire au fil des épisodes, tant la succession de tromperies en tout genre devient asphyxiante. Et  le petit twist du final de l'épisode 7 s'en retrouve amoindri. 24 heure chrono, enfermé dans les stéréotypes qu'il a créé ?

Reste une gestion de la distance foutrement bien maîtrisée ( - trop - souvent soutenue par les split-screen), qualité d'autant plus pratique pour une série tv : le prétexte de la technologie (portable, ordinateur, satellite, etc.) permet de déployer les personnages tout en maintenant les communications. Bien entendu la technologie elle-même ici utilisée comme moyen de mensonge (des personnages, du spectateur, toujours) paraît d'autant plus effrayante. Voir à ce sujet cette petite vidéo rigolotte réalisée par des acharnés partant de l'idée "et si 24 h chrono s'était déroulé en 1994 ?". Hilarant.




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