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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 17:20
La Mort en ligne est un film d'horreur réalisé par Takeshi Miike.

De nos jours, à Tokyo, une jeune fille reçoit un coup de fil sur son portable. Surprise : cet appel est daté... du lendemain. Lorsqu'elle écoute le message, elle s'entend en train d'hurler. 24 heures plus tard, cette jeune fille meurt, précisément à l'heure où l'appel a été effectué.
Quelques jours plus tard, nouvel appel sur le portable d'un ami de cette jeune fille. La malédiction est lancée : qui saura y échapper ?


Takeshi Miike réalise un film très classique pour qui a vu Ring, Phone ou Kairo. L'auteur ne s'en cache pas, il s'agissait bien de faire un film de genre qui répond aux attentes du public. Mais plutôt que de bâcler le travail, Miike réussit un film qui m'a vraiment mis mal à l'aise. Il faut dire que sur moi la recette fonctionne, Ring m'avait déjà pas mal stressé.

Comme pour Kairo, l'argument de cette malédiction qui se répand via le réseau téléphonique n'est qu'un prétexte à une histoire de spectres ; dans la dernière partie du métrage on en parlera très peu. En attendant Miike en profite pour transformer un objet commun et usuel en source de mort. Les éléments propres au portable sont bien utilisés : sms, sonneries personnalisées, vidéos, tout l'arsenal du portable y passe.

Mais Miike pousse son film un peu plus loin que l'histoire d'horreur banale. Mettons-nous un instant à la place d'une des victimes : je reçois un appel dans lequel je peux entendre les circonstances de ma mort ! Qu'est-ce que je fais ? J'essais d'échapper par tous les moyens. C'est ce que fait l'un des personnages, qui se retrouve sur un plateau d'une tv-réalités du genre "va-t-elle mourrir dans quelques minutes ?". On notera la critique cynique de la tv.
La conclusion de Miike est drôle... et effrayante à la fois !

Puis doucement Miike va clôre son film sur un schéma classique : confrontation au mal dans un lieu hanté (pour le coup un vieil hopital). Le tour de montagnes russes a fonctionné et malgré une fin un brin confuse, on est content parce qu'on a eu des sensations.

La Mort en ligne est un film d'horreur angoissant et efficace.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 10:17
Dans les années 20, le petit Walter Collins est enlevé. Quelques mois plus tard, la police ramène à Christine Collins son fils. Problème : ce n'est pas Walter. Mais les autorités persistent : il n'y a pas eu erreur, et insinue que Christine est folle...

Clint Eastwood est très productif ces dernières années. Le voilà en grande forme sur un film très classique dont l'histoire est inspirée d'un fait divers.

Ce qui m'a séduit dans L'Echange, c'est le clacissisme de la mise en scène. C'est propre, c'est beau, c'est simple mais élégant. La classe. Certes, j'aime beaucoup les films se déroulant dans les années 20-30, mais Clint a depuis longtemps montré ses capacités.

Et puis surtout, la capacité d'Eastwood a transformer un banal fait divers en réflexion plus générale sur notre société est passionnante. Car vous n'assistez pas vraiment à un simple étalage des faits dans L'Echange. Il y a bien tout un plaidoyé pour la lutte contre l'injustice et l'autorité corrompue. Comment ne pas être révolté par la mauvaise foi incroyable des forces de l'ordre ? Eastwood glisse ainsi progressivement vers une métaphore avant de refermer son film comme il a commencé : par les faits.

Seul réel bémol : le jeu d'Angelina Jolie, habituée à des rôles plus faciles (Tomb Raider, hum...), montre rapidement ses limites. Elle navigue entre le regard obstiné et les "je mets mes mains à mes lèvres pour montrer que je suis émue" ; c'est un peu léger. Mais rien qui ne saborde le film, heureusement.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 16:12
Je continue mon parcours dans la filmographie de Dario Argento avec la fin de la Trilogie des Mères : Mother of tears. Dans les années 70, Argento réalise Suspiria et Inferno, qui devaient connaître un troisième opus. Mais Argento, fatigué de se consacrer aux sorcières, décida de revenir à ses premiers amours, le giallo, avec Tenebre.
Et le maestro aura mis du temps à clore sa trilogie : c'est en 2007 que surgit Mother of Tears !

Sarah, étudiante en arts à Rome, ouvre par mégarde une ancienne urne funéraire. Pas de chance, elle réveille dans le même temps la plus mauvaise des sorcières : Mater Lacrimarum ! Alors que tout ce que le monde comporte de sorcières rapplique à Rome, que les sbires de la Mère assassinent sauvagement les alliés de Sarah, et pourra-t-elle vaincre les forces du Mal ?

Purge pour les uns, indigne de l'artiste pour d'autres, et réussi pour une petite poignée, Mother of Tears a divisé les amateurs de Dario Argento lors de sa sortie. Je comprends tout à fait les raisons : Mother of Tears est au mieux un film très maladroit.

Certains effets spéciaux sont très limites (les esprits) car trop visibles. Et paradoxalement il y a un gros travail sur les couleurs via l'informatique pour soutenir certains reflets ou nuances. Suspiria travaillait déjà sur la couleur, Mother of Tear poursuit cet héritage et l'image est souvent flatteuse.
Globalement l'aspect graphique est soutenu, Argento n'ayant jamais caché son admiration pour l'art pictural, art dont il s'inspire pour dresser des plans magnifiques. On regrettera juste qu'ils soient si peu nombreux et souvent accompagné de moments moins passionnants.
Les acteurs tout d'abord. La direction d'acteur est franchement défaillante avec des acteurs soient en roue libre (Asia Argento, risible par moment) soit sous exploités (Udo Kier en prêtre exorciste rapidement disparu).

Mais est-ce que ça en fait un mauvais film pour autant ? Non.
Dario Argento réalise ici un film très obscur, car il choisit (ou pas) de ne pas tout expliquer et laisser dans le flou pas mal d'éléments. Aussi il faudra revenir sur le film attentivement pour en cerner tous les enjeux, car Argento tisse et imprègne son métrage de codes à déchiffrer et découvrir. Mieux : il instaure des moments tout à la fois sensuels et cruels, comme sortis de tableaux dantesques (le film est par moment très violent).

Peut-être s'est-il justement perdu dans ce travail d'orfèvre, oubliant probablement qu'il avait une histoire à raconter. Et quelle histoire ? Rien moins que la chute de la plus grande sorcière de tous les temps. Hélas, le film ne rend pas hommage à sa matière, tant la Rome supposée apocalyptique nous est peu montrée (un bébé à la flotte, 2 loubards qui pêtent un parebrise, quelques fous dans les ruelles romaines, c'est pas franchement l'idée que je me fais d'une ascension occulte...). Comme si Dario passait complètement à côté d'un film flamboyant, épique. Probablement qu'il n'aura pas eu les moyens : parfois le métrage fait un peu téléfilm, et c'est bien dommage.

Me voilà donc partagé : Mother of Tears est un film très délicat, souvent râté, parfois virtuose, qui tend le bâton pour se faire battre, mais qui recèle des idées et des plans magnifiques. Et la fin avec Sarah hilare me fait presque songer qu'Argento devait bien rire du désarroi qu'il allait susciter.
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 11:59
Un microphone, Audacity, et un petit logiciel de montage vidéo : c'est fout ce qu'on peut faire en 10 minutes ! Plus sérieusement, je compte bien en faire plus souvent des audio-critiques : c'est divertissant à réaliser, et ça doit être amusant à écouter, non ? Qu'en pensez-vous ?

On démarre avec Mutafukaz, mon gros gros coup de coeur de ce début 2009 en matière de bande-dessinée. In-dis-pen-sa-ble !

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:41
Bon, on va faire ça vite et bien, parce qu'on est entre gens de goût.

Alors le Transporteur III c'est la grosse daube de ce début 2009, tout bêtement. Je me rappelle encore avoir entendu il y a quelques mois : "Le Transporteur III c'est mieux que Quantum of Solace !". Ben on a pas du voir les mêmes films ! Car si Quantum... n'est pas le meilleur des Bond, le Transporteur III s'avère un nanar royal !

On retrouve Frank Martin qui s'est bien fait eu ! Car le voilà obligé de transporter une jeune fille en Europe de l'Est à cause de mafieux méchants qui veulent que son papa ministre signe des papiers pour leur permettre de déverser leurs déchêts toxiques dans n'importe quel port.

Et c'est parti pour des poursuites (enfin, UNE poursuite), des combats à mains nues (enfin, UN combat à main nue), et des bagnoles qui font vrouuuum (enfin, UNE voiture qui fait vrouuuum). Car Luc Besson qui produit le film nous la joue à l'économe sur le Transporteur III. Tout le budget a du partir dans la bagnole.

Du coup, les acteurs tirent la gueule, normal.
Jason Statham tente par quelques moues de nous montrer que son personnage évolue ("Les règles ont changé", comme le dit l'affiche, tu comprends !!). Natalya Rudakova qui joue la jeune russe est tout bonne insupportable avec ses deux expressions faciales. Et Robert Knepper se croit toujours dans Prison Break.

Bon, les acteurs sont nazes, on va pas en faire un plat, me direz-vous. Mais même l'intrigue ne tient pas debout : pourquoi des mafieux s'ennuient à embaucher de force un "transporteur" pour traverser l'Europe, alors qu'ils pourraient finalement le faire eux-même le taf, non ? Luc Besson et Robert Kamen devaient bien trouver une accroche, et remarquez qu'ils s'y sont mis à deux pour la trouver. Wow, ça laisse songeur...

Olivier Megaton en fait des méga-tonnes. Oui elle est facile, et elle n'est même pas de moi, je l'ai lu sur le net. Bref. C'est du clip à longueur de temps, avec des plans qui ne durent pas plus de 2 secondes, histoire de cacher la misère des combats. Mention spéciale au combat à main nue où Statham se déssape pour frapper ses adversaires. Ridicule. Idem lorsque notre beau héros poursuit une voiture avec... un vélo. Trop fort !

Le pire reste l'ensemble grossier, facile et putassier. Rudakova ne cesse de tirer une tronche de vilaine petite fille tout en sortant des menus de restaurant. La relation avec Frank est ridicule, et les dialogues tout en harmonie. Les incohérences pleuvent : une voiture plongée dans un lac en ressort en parfait état de marche, Frank prend le temps de passer un coup de fil alors qu'il est sur le point de se noyer... Pire, même le réalisateur n'y croit. Il passe son temps à ridiculiser son personnage avec des pauses idiotes (le début et la fin, limite bob Ricard).

Fuyez cette sombre daube.



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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 10:47
Oooouh comme je ne suis pas gentil, avec ce titre tout alarmiste.
Non, France-Comics, le site, est toujours en route et va continuer.
Mais je vais progressivement filer les clés aux membres de l'équipe toujours motivés pour poursuivre l'aventure, c'est à dire Soyouz, Chris et Kab.

Avec la naissance de ma fille, mon temps de lecture a considérablement diminué et je n'arrive plus à suivre le rythme des chroniques régulières (et encore celui des dossiers spéciaux, qui demandent encore plus de temps). J'ai donc pas mal cogité, et plutôt que de fermer le site définitivement, il m'a paru bien mieux que l'aventure se poursuive. Et bien sûr, le forum reste toujours en place, avec les membres de la rédaction aux postes de modérateurs.

Je compte donc sur les 3 petits gars pour vous proposer une nouvelle formule (c'est en train de cogiter sévère en tout cas) qui leur permettront de se sentir plus à l'aise. De mon côté, je resterai toujours en coulisse : d'abord pour filer un coup de main sur les points techniques, et de temps en temps pour pondre une chronique.

L'aventure France-Comics continue !

En cadeau bonux, une interview d'il y a 8 ans, que j'avais donné à l'époque des tous débuts du site. Ca ne nous rajeunit pas !
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 10:21
Depuis pas mal de temps, je me sépare doucement de ma collection de comics. Parce que vivre à 3 dans un 60 m², ça demande quelques sacrifices, forcément, et qu'en plus honnêtement ça me permet de récupérer un peu d'argent. Que voulez-vous, la crise...
Quelque part, c'est toujours un petit déchirement de vendre mes précieux comics que j'ai si soigneusement stockés depuis des années. D'un autre côté, lorsque je me rends compte de la place que je gagne dans mes étagères, je suis agréablement surpris. Surtout que beaucoup de comics servaient juste à la déco : je relis rarement mes comics (surtout ceux acquis en maison de presse). Enfin, comme ma participation à France-Comics va aller en s'amenuisant, j'aurais encore moins l'occasion de farfouiller dans mes étagères à la recherche de tel ou tel épisode...

Sous le pseudonyme de monsieurpoivre je vends régulièrement des lots de comics (magazines achetés en kiosque essentiellement), quelques jeux Nintendo DS et parfois des jeux de société.

Au programme cette semaine :

Le jeu de plateau Intrigues à Venise (superbe jeu de société, en bon état malgré des traces d'usure sur la boîte)

un lot de 2 MARVEL MONSTER EDITION HULK VOL. 1 et 2 - TBE


un lot de 2 SEMIC BOOK 100 BULLETS VOL. 1 et 2 - TBE

LOT DE 20 NUMEROS DE MARVEL KNIGHTS - COMPLET - TBE

LOT DE 10 NUMEROS DE MARVEL ICONS 1 à 10 - TBE

LOT DE 11 NUMEROS DE MARVEL ICONS 11 à 21 - TBE

LOT DE 10 NUMEROS DE MARVEL ICONS 30 à 39 - TBE

LOT DE 15 NUMEROS DE MARVEL HEROES 1 à 15 - TBE

Donc si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à visiter ces liens et à enchérir avant le dimanche 8 mars.
Bien sûr, tous les comics sont en parfait état. Pour le résumé complet de mes ventes, mes notations, etc. consultez donc ma page eBay !
Bonnes enchères !





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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 11:07
Je partais sur un à priori très négatif sur ce film, suite à la lecture de pas mal de critiques assassinent : M. Night Shyamalan en avait quand même pris plein la tronche ! Faut dire qu'il n'avait pas été très tendre avec les journalistes dans son précédent film...

Philadelphie. Sans aucune raison, des gens commencent à se suicider en masse. Des centaines de gens se jettent des toits des immeubles, s'enfoncent des couteaux dans la gorge, prennent une arme et se tirent une balle dans la tête les uns après les autres. Le phénomène se propage rapidement, à commencer par les grandes villes.
Eliot Moore (Mark Walhberg, aussi charismatique qu'une serpillère) est professeur en science à la faculté ; comme tout le monde, il se dépêche de rejoindre son épouse (Zooey Deschanel, cocotte comme tout) pour fuir en compagnie d'un ami vers la campagne...


Alors qu'est-ce que ça vaut ce film à la fâcheuse réputation ?
Et bien en fait c'est pas mal du tout.

Ce que j'aime chez Shyamalan c'est que sa réalisation fleure bon le classique instantanné : c'est joli sans en faire trop, et puis il y a un brin de sollennelité cinématographique qui me plait. Sur Phénomènes, cela fonctionne à nouveau, surtout qu'il s'est débarrassé de sa marque de fabrique, le twist tout naze. Non parce qu'autant dans 6ème sens, j'avais été surpris, autant depuis Incassable, soit c'est tout nul (j'avais deviné la fin après 20 minutes de métrage), soit de toute manière on s'en fout (Le Village et sa fin toute mauvaise, bouhh aaaarghhh - oui j'aime les onomathopées). Et dans Phénomènes, rien. Pas de twist soit disant renversant, Shyamalan est devenu sobre et ça lui réussi bien.

Phénomènes est un road-movie : on suit le couple et la fillette sur les routes de campagne d'une Amérique en plein chaos, en pleine destruction. Shyamalan profite pour intégrer à son film une petite charge contre nos moyens de communication si high-tech et qui finissent par nous nuire plus qu'autre chose : quelle scène que cette mère qui entend la mort de sa fille par son portable ! Eprouvant. Les médias diffusent des informations que les journalistes n'ont pas vérifié, et sèment la panique la plus complète. Bref rien ne vaut la bonne vieille discussion face à face, dans Phénomènes !

Attention, ce chapitre dévoile la raison de tous ces suicides, donc si vous ne voulez pas savoir le fond de l'histoire, sautez jusqu'au chapitre suivant.

C'est bon, vous avez vu le film (ou vous vous en foutez, et voulez connaître le pourquoi du comment), ok. Alors donc c'est les arbres et les plantes qui foutent la pagaille partout et produise des toxines qui poussent les humains à se suicider. Pourquoi ? Parce qu'elles ont peur, qu'elles ont assez de l'humanité, plus précisément des groupes d'humains importants. Seule solution pour survivre ? Se séparer en tout petits groupes, voir même rester seul dans son coin. Et Shyamalan de nous pondre une scène hallucinante des héros fuyants devant le souffle du vent. Fort ! A la limite du ridicule, mais fort !

Et reste, la fin. Oulah que j'ai craint longtemps le happy end débile façon Guerre des Mondes de Spielberg. Alors oui, il y a bien quelque chose dans ce goût-là, dans une moindre mesure, mais Shyamalan conclut son film sur d'une manière pessimiste au possible (bon c'est The Myst non plus, hein).

Bref, bien loin de la daube annoncée, Phénomènes est un bon film d'apocalypse, rudement bien fichu, auquel il ne manque qu'un peu de hargne pour définitivement séduire. Mais il marque surtout le retour d'un réalisateur auquel je ne croyais plus. Je suis curieux de voir son prochain métrage du coup.
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 10:52
Attention, vénérable ancêtre en perspective ! Car Planescape Torment (qui date d'il y a 10 ans déjà !), est considéré par pas mal de joueur comme l'un des tous meilleurs RPG au monde. Alors que je viens de le réinstaller sur ma bécane, rapide focus sur cet incontournable.

Il y avait d'abord eu le superbe Fallout. Puis le terrible Baldur's Gate. Et on sentait bien que les petits gars de Bioware (à l'époque Black Isle) en avaient sous la pédale et pouvaient pousser le jeu de rôle informatique plus loin encore. A leur époque, ces jeux étaient révolutionnaires car ils se rapprochaient le plus d'une expérience de jeu de rôle sur table mais pour le coup sur ordinateur en solo.
L'aspect tactique des combats était bien entendu déjà présent (gestion de sorts, des armes, de l'inventaire, des compétences, gain d'expérience et montée de niveaux). Mais le coup de génie des programmeurs a été d'offrir à chaque fois un uinvers vaste, et surtout ouvert. Ouvert géographiquement mais aussi scénaristiquement : vous pouvez avec les dialogues influer sur le scénario, voir pourquoi pas, vous comporter comme une véritable ordure. Les auteurs pousseront le principe jusqu'à permettre dans Star Wars : Knights of the Old Republic de passer du côté obscur !

Mais nous n'en sommes pas encore là lorsque sort Planescape Torment. La barre est fixée très haut, car l'univers de jeu change radicalement de la traditionnelle fantasy à la papy Tolkien. L'aventure démarre dans la grande ville médievale de Sigil, qui a la particularité d'être reliée à d'autres dimensions grâce à des portails. La population y est pour le moins hétéroclite et l'ambiance... très étrange.
Vous commencez à la morgue de la ville, car... vous êtes mort ! Du moins pas définitivement, puisque vous êtes revenu à la vie, comme vous l'apprend votre compagnon de chambre, un crâne flottant. Sur votre peau, un étrange texte tatoué vous intimant de retrouver un certain Pharod, responsable de votre état. Et c'est parti pour une longue quête !

Planescape Torment change radicalement des autres rpg par son contexte, particulièrement morbide tout en étant souvent ironique. L'univers du jeu n'a pas été spécifiquement créé, il s'agit d'une adaptation des suppléments Planescape, une gamme pour AD&D 2ème édition, le jeu de rôle sur table. Et parfois, cela se sent, car certains PNJ sont bien bavards et aiment vous déballer un paquet d'infos. C'est peut-être ce qui rebutera le plus les nouveaux joueurs : il y a beaucoup de textes, que ce soit des renseignements ou bien des dialogues.

Les dialogues, justement, sont le coeur du jeu puisqu'ils vous feront bien plus avancer que les combats. Avoir une forte caractéristique en Charisme, c'est s'offrir de nouvelles opportunités de discussions, voire même souvent d'échapper à des combats difficiles (et gagner encore plus d'XP au passage). Les discussions sont savoureuses avec une mention spéciale pour notre crâne virevoltant, à la recherche d'une âme soeur ! Mieux, le jeu encorage la reflexion et vous récompensera si vous vous la jouez malin.

Reste donc les graphismes, limités à la sortie du jeu dans une résolution de 640x480. Honnêtement le jeu en l'état perd de sa superbe sur nos écrans LCD 20 pouces. Il existe un patch qui permet de monter la résolution du jeu pourqu'il soit à nouveau joli, mais je ne l'ai pas essayé. Regardez donc sur ce site si vous le cherchez (ou bien ici si vous lisez l'anglais). Mais il ne faut pas oublier que le design est par contre superbe et parfaitement dans le ton du jeu.

Bref, amateurs de RPG, vous connaissez déjà Planescape Torment, donc vous connaissez le plaisir qu'il y a à y jouer. Les autres, essayez donc de le dénicher, cela vaut la peine de fermer les yeux sur son aspect un brin vieillot vous y trouverez une merveille du genre !


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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 09:49
L’avantage avec les congés c’est qu’on a du temps pour mater des films l’après-midi. Alors autant en profiter pour explorer un peu plus la filmographie de Dario Argento : Les Frissons de l’Angoisse (Profondo Rosso), Inferno, Ténèbres (Tenebre) et Phenomena.
Et Au lieu de vous faire quatre reviews, je vous fais un prix de gros !

C’est curieux car sans l’avoir fait exprès, voilà une alternance régulière entre le giallo et le film fantastique. Nous sommes à la fin des années 70/débuts des années 80 et Argento semble chercher sa voie entre les deux styles.

Dans Profondo Rosso et Tenebre, nous suivons à chaque fois un personnage-artiste (respectivement pianiste et écrivain) qui se lance sur la piste d’un tueur maniaque. Comme toujours, le plaisir du film est de se laisser prendre dans les nombreuses fausses pistes tout en essayant de trouver l’identité du maniaque (ganté de cuir noir, forcément).
Considéré par beaucoup comme le chef d’œuvre de Dario Argento, Profondo Rosso m’a laissé un peu sur ma fin : j’ai eu le sentiment que le film manquait de rythme, mais cela est sûrement du à la version longue que j’ai visionnée (15 minutes en plus par rapport à la version salle). Il en reste tout de même un très beau film à la réalisation maîtrisée de bout en bout.
Tenebre m’a plu car il ressemble à une vraie déclaration d’amour au genre : meurtres saignants et révélation finale incroyable. Un film qui résonne un peu comme un aboutissement du genre giallo, comme si Argento avait voulu faire le giallo ultime. Si tout n’est pas réussi (quelques longueurs encore une fois), les meurtres sont étonnants de sauvagerie (si on resitue le film dans le temps). Il y a probablement matière à analyser le film, tant Argento joue sur les faux-semblants.

Les deux autres films appartiennent au registre fantastique-horreur et met à chaque fois en scène une jeune fille en proie à des forces surnaturelles. Dans Inferno, elle affronte une sorcière dans un vieil immeuble new-yorkais (tout comme dans Suspiria dont il est la suite indirecte : Argento conclue la saga des 3 Mères dans Mothers of Tears, dont la réputation est affreuse). Le réalisateur peine à se démarquer réellement de Suspiria, dont l’ombre étouffe tout le métrage tant le film était réussi. Inferno est donc un brin en dessous, même si l’évocation de ce vieil immeuble « hanté » par l’une des Trois Mères ne manque pas de charme.

Enfin, Phenomena. Ca a longtemps été un fantasme cinématographique pour moi. J'avais une cassette vidéo de From Beyond (de Stuart Gordon) et avant le film il y avait la bande-annonce de Phenomena. Je l'avais toujours trouvée étrange, et j'avais toujours voulu le voir.
Dans Phenomena donc, la jeune Jennifer Connelly recherche un dangereux maniaque dans les Alpes suisses alors qu’elle possède le pouvoir de communiquer avec les insectes. Si le mélange fantastique/giallo ne fonctionne pas tout au long du film (le lien entre Jennifer et les insectes est mal traité je trouve), on passe un bon moment. A noter une scène bien crade, lorsque Jennifer plonge dans une piscine remplie de cadavres en décomposition !
La musique de Phenomena est envoûtante et colle à l’ambiance. On notera que Iron Maiden et Motorhead y font un petit cameo musical. Argento a toujours bien su choisir ses bandes sons (même si le volume est parfois déséquilibré, sur Suspiria par exemple) et je vous invite à regarder quelques vidéos sur Youtube assez instructive (mais en italien sans sous-titre) : C. Simonetti nous parle de son travail sur Phenomena et de Profondo Rosso

Apparemment après le manque de succès de Phenomena, Argento prendra un peu de recul et reviendra dans son film Opera. L’occasion d’une prochaine critique.
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