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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:00

skin walkersJ'enfournais le DVD de Skin Walkers sans beaucoup d'espoirs : un énième film de loup-garous, réalisé par Jim Isaac, à qui l'on doit notamment House 3 et Jason X, le dizième opus de la saga Vendredi 13.

Vu comme ça, effectivement, Skin Walkers était bien parti pour se faire démolir par votre fidèle serviteur.

A notre époque co-existent deux races de loup-garous : les "méchants" considèrent leur lycanthropie comme une bénédiction, la possibilité de tuer, de manifester de façon extrême leurs pulsions violentes. Les autres, les "gentils", voient en leur état une terrible malédiction : ils essaient de rester le plus humain possible, et lorsque la nuit tombe s'aliènent à l'aide de harnais spécialement conçus, afin d'éviter de faire du mal aux autres.

Une légende raconte qu'un jour, un enfant né d'une humaine et d'un loup-garou, lorsqu'il atteindra son 13ème anniversaire permettra d'annihiler la lycanthropie...
Skin Walkers démarre, alors que la lutte entre les bons et les mauvais commence : ces derniers veulent mettre la main sur le gamin de la légende, les bons feront tout pour les en empêcher...


Très franchement, les bons films de loup-garous se font assez rares. J'ai en tête deux titres très réussis (Hurlements de Joe Dante et Le Loup-garou de Londres de John landis), le reste de la production naviguant entre le moyen (Wolf) et le très mauvais (avec des effets spéciaux tout pourris à base de moumoutes et de poils artificiels...). Et les anciens films avec Lon Cheney Jr ou Paul Naschi ont pris un sacré coup de vieux, avouons-le.

Skin Walkers s'avère une très bonne surprise.
On sent que les scénaristes développent l'idée de clans de loups-garous qui s'affrontent. Ca change du brave gars maudit qui est pourchassé par des villageois en colère. Et Jim Isaac y ajoute une pincée d'ambiance western : ruelles poussièreuses, fusillades, campagne profonde... On serait presque dans le Far West, manque plus qu'un accord d'harmonica à la Morricone.

 

skin walkers1

Et même à poils, ils sont dangereux...

 

La traque est agréablement rythmée, on ne s'ennuie pas pendant les 80 minutes. Et c'est là en fin de compte le principal souci : 1 h 20 pour développer l'histoire, les enjeux, et les personnages, c'est un peu court. Et du coup, le film qui aurait pu être épique se retrouve avec une ambiance un brin mineure et des personnages souvent esquissés. On a plus l'impression d'assister à la lutte entre 2 bandes de 5 loup-garous qu'à une épopée légendaire qui concerne la race entière. Dommage.

 

Dommage, d'autant plus que les effets spéciaux, discrets et rares, sont réussis. Stan Winston est fidèle à sa réputation de grand truqueur, et pour Skin Walkers parvient sans problème à être crédible sans trop en faire. Petit coup de chapeau aux designs, originaux et plutôt bien vus.

 

Bref, si Skin Walkers ne parvient pas à s'écarter de son statut de série B (mais Isaac le voulait-il, seulement ?), le film est sympathique, jamais ennuyeux et parvient à proposer une alternative à Underworld, autre film dans la même veine (j'ai essayé de ne pas la faire, c'te blague, mais j'ai pas pu m'en empêcher). Car malgré son affiche qui annonce un film sanglant, Skin Walkers est plutôt soft et mise plutôt sur l'ambiance.

 

Enfin, les amateurs du jeux de rôle Werewolf y trouveront aussi une inspiration pour créer quelques scénarios, voire même une campagne. 

Que demande le peuple ?

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