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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 22:08
Je me promenais au supermarché, je faisais mes courses, quand mon regard tomba sur la couverture de ce livre : "Guillermo Del Toro" écrit en gros. Pour ceux qui ne connaissent pas le bonhomme, apprenez que c'est un jeune réalisateur espagnol et qu'il a connu une ascension fulgurante ces dix dernières années dans le monde du cinéma fantastique. On lui doit notamment les très bonnes adaptations de Hellboy et le Labyrinthe de Pan, des films que je vous conseille vivement.
Ca ne pouvait donc qu'attiser ma curiosité.

Première surprise, il n'a pas écrit "La Lignée" tout seul, puisqu'un certain Chuck Hogan (à ne pas confondre avec le catcheur Hulk Hogan...), s'est joint à lui.

Bon ! pour tout vous avouer, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agit d'un coup commercial, que Guillermo avait cédé à la tentation de gagner quelques dollars en inscrivant son nom en haut d'une couverture d'un livre écrit par un autre.

Et c'est peut-être ce qui s'est passé. Mais au final on s'en moque un peu puisque "La Lignée" n'est pas terrible et m'est tombé des mains au bout d'une centaine de pages.

L'intrigue de départ était pourtant pas mal : un avion atterrit à l'aéroport de New-York. Problème : depuis qu'il a touché le sol, on n'a plus aucun contact avec le personnel à bord ou avec les passagers, et pour cause, puisqu'ils sont tous morts. Hop, exterminés d'un seul coup, sans voir la mort arriver. C'est le début de l'enquête pour Ephraïm, le héros du roman, spécialiste dans les maladies infectieuses. Et l'éclipse solaire prévue pour le lendemain ne va pas arranger les choses. Et c'est tout de même curieux ce cerceuil rempli de terre dans la soute de l'appareil, non ?

Croyez-moi, j'ai essayé de m'interesser à cette histoire, mais le style des auteurs est venu à bout de ma patience. Il y a un paquet de remplissages dans le texte ; on sent que les écrivains ont écrit avec une encyclopédie ou Wikipedia sous la main. Détails de procédures, descriptions de matériel, et j'en passe, bref tout semble prétexte à remplir. Les 100 premières pages sont bien vides, surtout lorsqu'on commence à deviner qu'il s'agit d'une histoire de vampires.

Et là, tout s'éclaire : le début de "La Lignée" n'est qu'un remake modernisé du Dracula de Bram Stocker avec l'arrivée du Comte en Angleterre à bord d'un navire vide.

Les personnages sont inintéressants au possible : le gentil scientifique divorcé qui veut faire plaisir à son gamin ET son ex mais qui a une relation avec une de ses collègues, c'est d'un banal.

Et au fil des pages, les auteurs comblent, meublent, sans que rien ne vienne développer agréablement les premières pages, pourtant attrayantes.

En résumé, Guillermo Del Toro avait probablement une piscine à payer, et y a vu l'occasion de remplir son compte bancaire. Dommage, moi j'ai perdu mon temps et 20 euros.
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commentaires

D
<br /> étonné par cette critique !!!!<br /> <br /> <br />
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P
<br /> l'histoire me fait penser a un épisode de la 4eme dimension d'ailleurs avec un avion qui arrive vide a l'aéroport!<br /> j'aime bien aussi del toro avec son univers vieux conte de grimm!<br /> au fait "shutter island" très bien mais je suis au milieu est j'ai peu d'avoir compris ou il veux en venir mais c'est bien écris!<br /> remarque tu ne m'avais pas dit qu'il avait écris "mistic river".<br /> <br /> <br />
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