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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:53

Dimanche pluvieux, donc direction les salles obscures !

Pour être franc, je suis rentré dans la salle avec un gros gros à-priori négatif sur ce film. Jugez plutôt : un film sur le destin d'un groupe de soul-music, dans leque jouent Beyonce (chanteuse-star US du moment), Eddie Murphy (ancienne star d'Hollywood) et Jennifer Hudson (totale inconnue, toute droit sortie d'une sorte de Star Academy US)... Bref ca ne m'enchantait pas.

Et je le reconnais, finalement, c'était bien mieux que ce que je craignais. Bon, disons-le tout net, Dreamgirls n'est pas un chef d'oeuvre. Le film est trop long : 2 h 15 avec un gros coup de mou au bout d'1h30. Ensuite, Dreamgirl est parfois déroutant. Alors que toute la première partie du film est filmée de manière classique (scènes standards avec parfois des chansons sur scène), d'un coup d'un seul et sans aucune raison le film se transforme en comédie musicale. Le film devient alors maladroit, notamment lors d'une (trop) longue scène de rupture entre les chanteuses. Notons enfin pour clore le sujet que la version française oublie carrément de sous-titrer certains passages des chansons, qui, comme dans toute bonne comédie musicale qui se respecte, représentent les sentiments des personnages. Dommage car quelques allusions et finesses passent à la trappe...
Dernier point négatif, l'actrice Jennfier Hudson. Ca n'est pas qu'elle joue mal, mais la plupart de ces prestations chantées en solo m'ont cassé les oreilles : cette femme confond "chanter" et "gueuler". A un point tel que j'avais envie de trouver un bouton volume et de baisser le son...

Sinon, hormis ces quelques réserves, Dreamgirls assure un spectacle divertissant. Jamais le film ne quitte un chemin très balisé : le groupe se forme dans la joie et l'allégresse, et puis peu à peu, des conflits apparaissent, les coups-bas pleuvent et le groupe se divise. Au final, tout le monde se rend compte de ses erreurs et l'ensemble finit dans la joie, le pardon et la rédemption.

Malgré ce classicisme, le scénario montre quelques problèmes de l'industrie musicale. Jamais on ne dénonce vraiment, mais on souligne ces points. Le conflit entre l'aspect artistique et l'aspect créatif. Le rejet de la culture noire et sa réapropritation par les blancs. Le pouvoir et l'argent qui corrompt. L'importance du physique dans le métier de chanteuse. La dépression et la drogue. Bref c'est pas mal foutu, car les messages ne sont pas trop lourdingues.

Pour finir, un mot sur les acteurs. Jamie Foxx (vu dans Miami Vice dernièrement) tire presque toute la couverture à lui. Dans toutes les scènes où il est présent, il s'impose.
Eddie Murphy est étonnant dans un rôle dans lequel je ne l'attendais pas. Et j'ai été heureux de revoir Danny Glover (ah, l'Arme Fatale...). Beyonce assure dans un rôle pas franchement difficile (la gentille super-gentille qui aime tout le monde et qui a du succès).

Bref, Dreamgirls, ben finalement c'était pas mal du tout et j'ai passé un bon moment.

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