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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 18:23

Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un manga particulièrement original que j'ai dévoré ce week-end.

Karatsu est étudiant de 4ème année dans une fac bouddhiste, et rejoint une amicale des étudiants qui se chargent de retrouver des cadavres disparus et de leur donner une fin descente. Ne me demandez pas pourquoi, cela doit être soit spécifique au Japon soit au bouddhisme.
Et rapidement, Karatsu va découvrir qu'il possède une faculté bien spéciale : celle de communiquer avec les morts, ceux-ci lui dévoilant leurs dernières volontés !
Sasaki, la chef du groupe, décide alors rapidement de faire de cette occupation un vrai boulot : et voilà l'entreprise "Kurosagi, livraison de cadavres" créée !
Karatsu aura de bien étranges collègues. Numata, grâce à son pendule, peut localiser les cadavres. Makino a étudié l'embaumement aux USA. Et Yata communiquerait avec les E.T. grâce à sa marionnette !

Tout ceci est bien barré, me direz-vous !

On le voit, ca ne respire pas à priori la joie vivre et pourtant, ce manga est pétri d'un humour salutaire qui sauve l'histoire d'une noirceur déprimante. Mieux, l'auteur, Eiji Otsuka, parvient à trouver un ton bien à lui, oscillant toujours entre la comédie, l'horreur et le thriller. Le cocktail et la trame de base font de ce manga un titre étonnant qui m'a accroché au point de lire les 2 premiers tomes l'un à la suite de l'autre.

Dans le premier volume, les intrigues de Kurosagi, livraison de cadavres, suivent une trame récurrente : l'équipe trouve un corps, Karatsu le fait parler, et le groupe tente alors de répondre à ses dernières volontés. Le scénariste réussit à produire des histoires variées et surprenantes, mais courtes. Idéal pour prendre ses marques, mais il manquait une bonne intrigue dans la durée.

C'est chose faite avec le second volume, contenant à lui seul une seule grosse histoire. Le scénariste creuse encore plus dans le macabre et l'original, et encore une fois, c'est l'humour qui sauve le titre d'une morbidité rédhibitoire. En créant des adversaires aux compagnons de Katsaru, et une intrigue de fond, Otsuka propulse encore plus loin la qualité du titre. Et reste une jolie idée malsaine comme tout mais superbe que je compte bien réutiliser un jour ou l'autre dans un scénario de jeu de rôle d'horreur (style Unknown Armies par exemple)...

Graphiquement, Hosui Yamazaki choisit de ne pas verser dans le macabre trop souvent. Il n'y a que lorsque les scénes deviennent vraiment dures que son trait justement se noirci. Les 3/4 du temps son dessin est clair, aéré et très agréable, et surtout très lisible.

Bref, ce Kurosagi, livraison de cadavres n'est assurément pas à mettre entre toutes les mains, mais c'est vraiment bien foutu et il me tarde de lire la suite !

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