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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 08:57

« Vodka Martini.

- Au shaker ou à la cuiller ?

- Qu’est-ce j'en ai à foutre ! »

Bond, dans Casino Royal

 

 

 

 

 

 

La sortie d’un James Bond est toujours un petit évènement ciné pour moi. J’adore ce personnage depuis mon enfance, et je dois tous les avoir vu au moins 3 fois sinon plus. Mais je me dois d’ajouter que les dernières prestations de Pierce Brosnan dans le smoking du plus célèbre des agents britanniques avait quelques peu calmé ma passion. . J’avais même failli m’endormir pendant que Brosnan surfait sur une vague numérique dans Meurs un autre jour, c’est vous dire…Oui, Bond était devenu un peu fade, comme si la magie des premiers films avec Connery avait disparu ; les plus grincheux diront que cela faisait belle lurette que le charme était rompu, mais que voulez-vous j’adore les performances de Timothy Dalton dans les années 80.

 

 

 

Ce nouveau James Bond, Casino Royale,  est donc placé sous le signe du renouveau. Nouvel acteur : Daniel Craig. L’enjeu est de mise puisqu’il doit conquérir le grand public et les passionnés de 007, prêts avant le film à lui tailler un short si il ne convient pas : Georges Lazenby qui n’aura joué le rôle qu’une fois s’en souvient certainement encore…

Après visionnage du film, on ne peut que dresser le constat suivant : Daniel Craig est parfait pour le rôle. Un rôle qui a d’ailleurs évolué puisque Bond devient beaucoup plus brute, nerveux, sanguin, animal, tendu. Bref, on est loin de la classe d’un Brosnan, mais ce changement pour ma part me convient tout à fait. Comme dit M dans le film, on n’arrête pas un bulldozer… et c’est bien le cas ! Bond saute, défonce les murs, défouraille, frappe là où ça fait mal et on en redemande ! Dans ce sens, Bond se rapproche un peu des romans originaux de Flemming : c’est un tueur froid, une bête de combat. Heureusement, l’acteur possède un flegme certain pour lancer quelques bons mots qui raviront les spectateurs.

Bien vu, Mr Craig, votre mission est une réussite.

 

 

 

Curieusement le film fait fit de toute continuité, en plaçant l’intrigue avant James Bond contre Dr No : nous assistons à la première mission d’un agent tout juste promu double zéro (mais le background correspond à notre époque et pas aux années 60). Ceci explique d’ailleurs un peu la brutalité de l’agent qu’on n’imagine pas encore rompu aux subtilités. L’histoire raconte comment Bond se défait du Chiffre, un vilain banquier qui finance le terrorisme international. Fini les hommes de main originaux, les bases secrètes du vilain qui explosent à la fin, et pour un peu les gadgets passaient à la trappe (Q n’apparaît même pas). Si la série abandonne certains de ses artifices, c’est pour mieux rythmer l’intrigue, voire même surprendre le spectateur. Les 20 dernières minutes sont d’ailleurs très surprenantes, voire déstabilisantes pour le fan de 007 ! Le film rebondit donc sur 2 h 15, sans jamais perdre son souffle. Au rayon des morceaux de bravoure : ca démarre par un pré-générique façon expressionnisme allemand qui nous guide au générique joli mais sans plus. S’ensuit une formidable course-poursuite sur un chantier, une très jolie partie de poker pour finir sur 10 minute survoltées à Venise . Plus surprenant, l’histoire s’arrête même pour montrer un Bond amoureux et heureux, chose qu’on avait rarement vu depuis Au Service secret de sa Majesté. Bien entendu, briser cette harmonie permettra d’expliquer l’insensibilité du personnage à l’égard des femmes dans les autres films.

 

 

 

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cet énième opus de la saga. Cet épisode relance tout l’intérêt que j’avais pour la série des 007, en faisant évoluer le personnage d'une manière plus brute, plus sombre, un peu plus comme Ian Flemming l'avait écrit. J’attends le prochain avec l’assurance qu’on a retrouvé un acteur formidable pour tenir le rôle. Son nom est Craig, Daniel Craig.

 

 

 

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commentaires

T
Toutes mes excuses Stephane mais il me semble que cet épisode de James Bond se passe après tous les autres, l'ancien James Bond 0 0 7 est, d'après ce qu'on peut supposer, mort et un nouvel agent : Craig est promu 0 0 7, James Bond n'est que le nom usité par les agents 0 0 7. Mais ce n'est que mon humble avis.
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