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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 10:05
G.I. Joe, dans les années 80, c'était des figurines pour petits garçons. Il y avait les bons, les GI Joe donc, et les méchants, les sbires de Cobra. Le nombre de figurines étaient impressionnant, d'autant plus qu'il y avait plusieurs costumes pour chaque personnage, et un joli paquet de véhicules. Tout cela fleurait bon la propagande pour l'armée américaine : les gentils G.I. étaient beaux et costauds, les méchants tous moches, mais je doute y avoir un seul instant songé en jouant avec mes jouets...

Puis il y eut un dessin animé, destiné à "vendre" les figurines aux têtes blondes. L'animation était limitée, les scénarios tout autant, mais cela faisait plaisir aux gosses de voir les aventures sur petit écran de leurs jouets. Et puis cela donnait de la matière à notre imagination, on reprenait nos jouets et on voulait refaire les mêmes scènes sur le tapis du salon.

Alors forcément, lorsqu'on voit débouler sur grand écran l'adaptation d'une gamme de jouets, adaptée ensuite en dessin animé, on se dit que ça va être ras du front. Et l'on a pas tort, car GI Joe le film est très stéréotypé et sans aucune surprise : les gentils vont laminer les méchants, et le héros embrassera la princesse, non sans quelques petites blagues et moments de frayeur, pas de problème.

Mais l'organisateur de tout cela est Stephen Sommers. Et ce monsieur, en terme de divertissement, sait y faire. on lui doit "Un Cri dans l'océan", honnête série B (voire Z) ; la saga de la Momie ("La Momie" et "Le Retour de la Momie"), sympathique tentative de "refaire" Indiana Jones, et Van Helsing joli mais tonitruand hommage aux vieux films de monstres de la Hammer. Oui, Stephen Sommers n'est pas un artiste, lui son truc c'est de fournir du bon vieux film grand public, qui en met plein les mirettes.



Et donc sur G.I. Joe, Sommers est parfaitement à l'aise : sur 2h00 de film, il doit bien y avoir 1h30 d'action ! G.I. Joe fonce pied au plancher sans jamais s'arrêter et nous propose quelques moments d'action bien amusants. Stephen Sommers est généreux, une sorte de Monsieur "toujours plus" du cinéma d'action, et l'on ne pourra pas lui reprocher d'avoir été un peu chiche sur le dynamisme.

Mieux, il réussit à faire exister un univers pourtant restreint à la base (ben oui, des joujous pour gosses, quand même), trouve quelques secondes pour caractériser les personnages à travers 2-3 flashbacks, et bien sûr termine son film en se laissant la possibilité d'enchaîner sur un deuxième opus. Tout au plus on regrettera la surabondance des effets numériques, trop visibles par moment.

Le cahier des charges du blockbuster de l'été est rempli haut la main : G.I. Joe est une sorte de grand huit pour mômes, un peu comme si derrière l'écran un gosse s'imaginait sa petite histoire avec ses jouets, profitant de sortir tous ses jouets, ses véhicules, etc. Mieux : Stephen Sommers ravira les fans absolus des figurines en glissant régulièrement quelques clins d'oeil.

Difficile de bouder son plaisir, une fois mis au courant.
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commentaires

B
Critique qui a l'air de réfleter l'avis général.<br /> <br /> Mais que vaut la performance de l'acteur qui joue Destro, le 9ème Dr Who alias Christopher Eccletson ?<br /> <br /> Bye + !
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