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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 09:22
de Stephen King

Edgar Freemantle, entrepreneur dans les travaux publics, est victime d'un accident de grue. Il perd son bras droit et il doit suivre une longue et lente rééducation. Son épouse le quitte. Edgar est sur le point de se suicider. Son médecin lui conseille de tout plaquer et redémarrer une nouvelle vie, dans un nouvel environnement. Et voilà Edgar qui s'installe à Duma Key, petit coin de paradis du Golfe du Mexique.
Rapidement, il fait la connaissance de ses voisins les plus proches : Elisabeth Eastlake, une très vieille femme, riche propriétaire terrienne, et son aide de vie, le sympathique Wireman.
Mais il y a mieux encore : Edgar se découvre un don étonnant pour la peinture...


Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu de Stephen King, l'un des auteurs favoris de ma jeunesse (je me souviens avoir dévoré Dolores Claiborne en une seule journée). Il faut dire que les derniers sur lesquels j'avais mis la main il y a quelques années ne m'avaient pas convaincu (Désolation, qui porte bien son nom en fin de compte, et Roadmaster). Alors en croisant la couverture de Duma Key, j'ai eu envie de voir si la magie opérerait toujours.

Ce que j'aime chez Stephen King, c'est qu'une fois qu'on rentre dans son roman, il suffit de quelques pages pour ne plus avoir envie d'en sortir ! King a cette incroyable qualité de réussir à vous accrocher très rapidement, de faire en sorte que vous vous attachiez vite aux personnages. Duma Key ne rompt pas les habitudes : il m'a suffit de 10 pages pour sentir que j'irai jusqu'au bout et que j'y passerai un bon moment.

Duma Key est en fin de compte un roman qui fait parfaitement la synthèse de l'oeuvre de Stephen King. Et en ce sens, et parce qu'il est très accessible, cela en fait un parfait roman pour les néophytes qui ne connaissent pas l'auteur.

Dans Duma Key, j'ai retrouvé plusieurs éléments chers à King.
L'intrigue générale tourne autour d'une menace qui influence son environnement proche (ici, la région de Duma Key), menace qui est l'incarnation d'un mal absolu et millénaire (un peu à la manière du monstre de Ca).
Bien entendu, comme dans tous les Stephen King, ce sont les personnages qui font l'intérêt du roman, et le trio Freemantle-Eastlake-Wireman est pour beaucoup dans le plaisir de lecture.
Enfin, et surtout, Stephen King ne cesse depuis des années de s'interroger à travers ses romans sur l'acte de création artistique (son origine, ses conséquences). Beaucoup de ses héros sont des artistes, on ne compte même plus le nombre de personnages écrivains ; et justement Edgar Freemantle va rapidement devenir peintre.
Seul manque à l'appel la nostalgie des années 50-60, que King a délaissé ici pour faire un roman "au soleil".

En fin de compte, Duma Key n'est PAS un roman d'horreur, mais simplement un roman inquiétant. Les ficelles sont en réalité assez grosses, et l'on prend plus de plaisir dans les 450 premières pages que dans les dernières.

Duma Key m'a réconcilié avec le King du fantastique, et vivement le prochain !
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