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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 15:19
Il y a parfois des paris fous qu’on se lance, et que l’on ne tiendra probablement jamais.

Aussi aujourd’hui j’inaugure mon saut à l’élastique culturel, qui va m’amener probablement à descendre de plus en plus vers l’absence de qualité, je veux parler d’une rétrospective sur une des séries mythiques des années 90, je veux parler de Baywatch, retitrée « Alerte à malibu » par TF1.

« Alerte à Malibu » évoque invariablement tout un ensemble de stéréotypes. Pamela Anderson et sa poitrine opulente mise en avant par des maillots de bain 3 tailles en dessous. De jeunes et beaux sauveteurs courant au soleil sur le sable chaud. Et des intrigues débiles.

J’avoue que curieusement je n’ai jamais été adepte de la série pendant son âge d’or. Je suivais l’évolution du casting de loin, plus intéressé par le choix des actrices (souvent issues de l’écurie Playboy) que par le reste. Aussi me paraît-il intéressant de revenir presque 20 ans plus tard sur ce phénomène médiatique (rappelons que la série connut les audiences les plus importantes de son époque). Voilà donc le premier d’une série d’articles qui tentera de percevoir l’évolution de la saga Baywatch dans le temps, son intérêt et surtout si les a priori sont justifiés.

Baywatch (oui, je préfère le titre original) propose au spectateur de suivre les aventures d’une équipe de sauveteurs sur la plage de Malibu à Santa Monica, Californie (voir la page officielle des VRAIS sauveteurs ). Au début de la première saison l’équipe se compose de 3 sauveteurs expérimentés et 2 nouvelles recrues :
- Mitch Buchannon (David Hasselhoff), le chef d’équipe qui n’a pour seul problème que la garde de son fils Hobie (Brandon Call) suite à un divorce.
- Craig Pomeroy (Parker Stevenson), partagé entre son métier d’avocat et sa vocation de sauveteur.
- Jill Riley (Shawn Weatherly), sauveteuse sérieuse et consciencieuse.
- Eddie Kramer (Billy Warlock), un petit gabarit un peu farouche au bon cœur, mais sans le sou car il vient juste d’arriver à Malibu.
- et enfin, Shauni McClain (Erika Eleniak), une jolie jeune femme un brin naïve mais volontaire.
L’équipe travaille régulièrement avec des personnages récurrents, tels qu’un sauveteur sur une plage privée, un flic local, ou bien un vieil instructeur nostalgique.
Et pas de Pamela Anderson ? Non. Elle n’arrivera que plus tard dans la série.

La structure narrative de chaque épisode est classique et récurrente : un évènement principal en rapport avec le sauvetage et un évènement plus mineur (voir deux) en rapport avec la vie privée d’un des personnages.

Sur la plage, ça ne chaume pas, il y a du boulot ! En fin de compte, les noyades ne sont pas si nombreuses puisque les scénaristes varient les soucis. La série essaie tant bien que mal de pointer du doigt quelques problèmes de société : la violence conjugale, le divorce, les politiciens véreux, l’absence de réglementation concernant les scooters des mers (rappelons que nous sommes en 1989), la prise de stéroïdes pour tricher, la protection du littoral, etc. Oh rien de trop complexe, mais c’est bel et bien là, quoiqu’on pouvait penser des stéréotypes sur cette série. Parfois même la série lorgne du côté de la série policière avec kidnapping et cie : pas simple de toujours trouver une raison de faire du sauvetage !

Côté vies privées, rapidement les interactions se créent entre les personnages : Eddie vient vivre chez Craig et sa conjointe, le même Eddie commence à éprouver quelques sentiments pour la jolie Shauni, Mitch se bat pour conserver la garde d’Hobie dont la mère est mutée en Ohio, etc.
L’ensemble ne fonctionne pas trop mal pour le moment, surtout permet au spectateur irrégulier de suivre l’intrigue sans trop de mal.

Rappelons que Baywatch a 20 ans ! Et si à l’époque c’était une série dans l’air du temps, cette dernière a fait son office, et il faut bien constater que les vêtements, coiffures et équipements font maintenant bien kitsch : sacs bananes, téléphones à fil, sweets fluos, grandes paires de lunettes de soleil, coiffures permanentées. Bouh, que tout ça a mal vieilli ! C’était inévitable, bien entendu, mais franchement parfois on ne peut s’empêcher un petit sourire en coin.

A noter, enfin, le générique (la chanson « Save me » par Peter Cetera) n’est pas le même que celui des saisons à venir.

Cette première moitié de première saison s’avère donc parfaitement regardable avec un brin d’indulgence. Ca n’est pas transcendant, mais ça se laisse regarder car c’est classique et carré. Vivement la suite !



 
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commentaires

B
Effectivement.<br /> On y voit tous maintenant, quoique déjà à l'époque, un immense second degrés qui fait la force de la série.<br /> <br /> Je suis également d'accord avec toi sur le ton de la série.<br /> <br /> Amitiés.
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B
Cet article est définitivement la preuve d'un large éventail culturel, très large même !<br /> <br /> Série minable quant aux ambitions artistiques, Baywatch a rencontré un succès car il proposait alors un éventail de sirénes qui titillaient une zone p articulière du spectateur mâle ou femelle.<br /> <br /> Billy Warlock est sorti avec rika Eleniak à l'issue de la série.<br /> <br /> Il y eut bien un spin off sur des enquêtes policières de Mitch.<br /> <br /> Il y eut un autre spin off nommé Babewatch.<br /> A toi de faire l'article.<br /> <br /> David Hasselof est génial, c'est un grand.<br /> Il arrive à faire croire qu'il est un beau gosse, intelligente et tout (sic). <br /> <br /> Comme dans K2000, il débite invariablement une leçon de moral à la fin de l'épisode, une vraie horreur.<br /> <br /> Hasselof est longtemps resté persuadé que sa série était excellente. Il a même critiqué alors X-philes en préférant la sienne...<br /> <br /> Merci pour le futur article de Babewatch, je t'encourage et te soutiens, Stéphane
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T
<br /> Ce commentaire était désactivé, je viens juste de m'en rendre compte. Hop ! Je le remets en ligne : toutes mes excuses à Bastien !<br /> <br /> <br />
B
Cet article est définitivement la preuve d'un large éventail culturel, très large même !<br /> <br /> Série minable quant aux ambitions artistiques, Baywatch a rencontré un succès car il proposait alors un éventail de sirénes qui titillaient une zone p articulière du spectateur mâle ou femelle.<br /> <br /> Billy Warlock est sorti avec rika Eleniak à l'issue de la série.<br /> <br /> Il y eut bien un spin off sur des enquêtes policières de Mitch.<br /> <br /> Il y eut un autre spin off nommé Babewatch.<br /> A toi de faire l'article.<br /> <br /> David Hasselof est génial, c'est un grand.<br /> Il arrive à faire croire qu'il est un beau gosse, intelligente et tout (sic). <br /> <br /> Comme dans K2000, il débite invariablement une leçon de moral à la fin de l'épisode, une vraie horreur.<br /> <br /> Hasselof est longtemps resté persuadé que sa série était excellente. Il a même critiqué alors X-philes en préférant la sienne...<br /> <br /> Merci pour le futur article de Babewatch, je t'encourage et te soutiens, Stéphane.
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T
<br /> Concernant Babewatch, il s'agit d'un porno de 1994 qui essayait de surfer sur la vague Baywatch. Quand à en faire un article, vais-je pousser le bouchon à ce point ? <br /> <br /> Série sans ambition, je suis assez d'accord. Minable, pas tout à fait. C'est juste médiocre, pas mauvais mais pas bon non plus. Mais on est loin du désastre que j'entends parfois, parce que la<br /> série se traîne une image justement véhiculée par Pamela Anderson et cie. Cette dernière n'arrive qu'en fin de saison 2, et jusque là la série est assez gentille.<br /> <br /> Maintenant, je n'ai vu que la première saison (la seconde est dans mes projets), ça change peut-être par la suite.<br /> <br /> David Hasselhoff est souvent casse-pied avec sa morale, mais ça fait parti du charme du personnage. Personnellment, je prends ça à la rigolade.<br /> <br /> <br />