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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 14:05
Attention film choc : il est des films qui vous marque, Martyrs en fait parti.

Dans les années 70, Lucie, 10 ans, est séquestrée et torturée pendant plusieurs mois. Son corps porte les marques de coups, de torture, mais pas d'agression sexuelle. Elle parvient à s'échapper et se retrouve placée en centre psychiâtrique et elle se lie d'amitié avec Anna, une fille de son âge.
15 ans plus tard, de nos jours. Lucie déboule dans un pavillon ordinaire, et assassine sauvagement une famille ordinaire. La raison ? Elle est persuadée qu'il s'agit de ses tortionnaires. Anna la rejoint et va tenter de l'aider...


Martyrs ne m'a pas laissé insensible, bien au contraire. Je ne suis pas friand des films du genre Saw pour 2 raisons. D'une, voir des personnes se faire torturer, c'est pas mon truc. Deuxio, le scénario est souvent débile. Le cas de Martyrs est bien différent, car l'intrigue, même si elle comporte quelques faille, est intéressante et originale (mon petit résumé ne dévoile en fin de compte absolument pas les tenants et aboutissants de l'histoire).

Pascal Laugier découpe ce huit-clos en deux parties.
La première développe la relation entre Anna et Lucie, et surtout la santé mentale fragile de cette dernière. C'est violent, sauvage, prenant et ça dure environ une heure et c'est très rythmé.
La seconde expose la lente descente aux enfers d'Anna. Là, le film est devenu pénible pour moi à regarder. Non pas qu'il soit mauvais, détrompez-vous. Mais c'était trop. Trop de violence, trop d'humiliation, trop de répulsion par rapport aux images et à l'intrigue. Je me suis senti sali par le film, comme s'il m'enlevait quelque chose. Sincèrement, je me suis surpris à regarder ma télécommande et à me demander si je devais continuer à regarder ce film. J'ai été au bout, mais ça a été pénible.

Car Martyrs parle dans sa seconde moitié de la souffrance comme moyen d'ascension, d'élèvation spirituelle ; et l'idée développée par Laugier, même si elle pêche un peu par manque de développement est surprenante. je me garderais de vous en dévoiler un bout. Seulement il y avait peut-être moyen de la développer sans choquer. Curieusement il y a tout de même une certaine retenue chez Laugier (pas d'agression sexuelle par exemple), et le film parvient tout le temps à ne pas sombrer dans le n'importe quoi genre "snuff-movie" (ces films où l'on montre de soit-disants véritables assassinats).

Martyrs m'a marqué parce qu'il me reste en tête après le visionnage. J'essais de comprendre, mais ça me met personnellement très mal à l'aise. La dernière fois que j'ai ressenti cela c'était à la lecture du roman American Psycho de Brett Easton Ellis.

Quoiqu'il en soit un film donc extrèmement violent, original, mais clairement pour un public très averti.
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