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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 10:17
Dans les années 20, le petit Walter Collins est enlevé. Quelques mois plus tard, la police ramène à Christine Collins son fils. Problème : ce n'est pas Walter. Mais les autorités persistent : il n'y a pas eu erreur, et insinue que Christine est folle...

Clint Eastwood est très productif ces dernières années. Le voilà en grande forme sur un film très classique dont l'histoire est inspirée d'un fait divers.

Ce qui m'a séduit dans L'Echange, c'est le clacissisme de la mise en scène. C'est propre, c'est beau, c'est simple mais élégant. La classe. Certes, j'aime beaucoup les films se déroulant dans les années 20-30, mais Clint a depuis longtemps montré ses capacités.

Et puis surtout, la capacité d'Eastwood a transformer un banal fait divers en réflexion plus générale sur notre société est passionnante. Car vous n'assistez pas vraiment à un simple étalage des faits dans L'Echange. Il y a bien tout un plaidoyé pour la lutte contre l'injustice et l'autorité corrompue. Comment ne pas être révolté par la mauvaise foi incroyable des forces de l'ordre ? Eastwood glisse ainsi progressivement vers une métaphore avant de refermer son film comme il a commencé : par les faits.

Seul réel bémol : le jeu d'Angelina Jolie, habituée à des rôles plus faciles (Tomb Raider, hum...), montre rapidement ses limites. Elle navigue entre le regard obstiné et les "je mets mes mains à mes lèvres pour montrer que je suis émue" ; c'est un peu léger. Mais rien qui ne saborde le film, heureusement.

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