Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 09:49
L’avantage avec les congés c’est qu’on a du temps pour mater des films l’après-midi. Alors autant en profiter pour explorer un peu plus la filmographie de Dario Argento : Les Frissons de l’Angoisse (Profondo Rosso), Inferno, Ténèbres (Tenebre) et Phenomena.
Et Au lieu de vous faire quatre reviews, je vous fais un prix de gros !

C’est curieux car sans l’avoir fait exprès, voilà une alternance régulière entre le giallo et le film fantastique. Nous sommes à la fin des années 70/débuts des années 80 et Argento semble chercher sa voie entre les deux styles.

Dans Profondo Rosso et Tenebre, nous suivons à chaque fois un personnage-artiste (respectivement pianiste et écrivain) qui se lance sur la piste d’un tueur maniaque. Comme toujours, le plaisir du film est de se laisser prendre dans les nombreuses fausses pistes tout en essayant de trouver l’identité du maniaque (ganté de cuir noir, forcément).
Considéré par beaucoup comme le chef d’œuvre de Dario Argento, Profondo Rosso m’a laissé un peu sur ma fin : j’ai eu le sentiment que le film manquait de rythme, mais cela est sûrement du à la version longue que j’ai visionnée (15 minutes en plus par rapport à la version salle). Il en reste tout de même un très beau film à la réalisation maîtrisée de bout en bout.
Tenebre m’a plu car il ressemble à une vraie déclaration d’amour au genre : meurtres saignants et révélation finale incroyable. Un film qui résonne un peu comme un aboutissement du genre giallo, comme si Argento avait voulu faire le giallo ultime. Si tout n’est pas réussi (quelques longueurs encore une fois), les meurtres sont étonnants de sauvagerie (si on resitue le film dans le temps). Il y a probablement matière à analyser le film, tant Argento joue sur les faux-semblants.

Les deux autres films appartiennent au registre fantastique-horreur et met à chaque fois en scène une jeune fille en proie à des forces surnaturelles. Dans Inferno, elle affronte une sorcière dans un vieil immeuble new-yorkais (tout comme dans Suspiria dont il est la suite indirecte : Argento conclue la saga des 3 Mères dans Mothers of Tears, dont la réputation est affreuse). Le réalisateur peine à se démarquer réellement de Suspiria, dont l’ombre étouffe tout le métrage tant le film était réussi. Inferno est donc un brin en dessous, même si l’évocation de ce vieil immeuble « hanté » par l’une des Trois Mères ne manque pas de charme.

Enfin, Phenomena. Ca a longtemps été un fantasme cinématographique pour moi. J'avais une cassette vidéo de From Beyond (de Stuart Gordon) et avant le film il y avait la bande-annonce de Phenomena. Je l'avais toujours trouvée étrange, et j'avais toujours voulu le voir.
Dans Phenomena donc, la jeune Jennifer Connelly recherche un dangereux maniaque dans les Alpes suisses alors qu’elle possède le pouvoir de communiquer avec les insectes. Si le mélange fantastique/giallo ne fonctionne pas tout au long du film (le lien entre Jennifer et les insectes est mal traité je trouve), on passe un bon moment. A noter une scène bien crade, lorsque Jennifer plonge dans une piscine remplie de cadavres en décomposition !
La musique de Phenomena est envoûtante et colle à l’ambiance. On notera que Iron Maiden et Motorhead y font un petit cameo musical. Argento a toujours bien su choisir ses bandes sons (même si le volume est parfois déséquilibré, sur Suspiria par exemple) et je vous invite à regarder quelques vidéos sur Youtube assez instructive (mais en italien sans sous-titre) : C. Simonetti nous parle de son travail sur Phenomena et de Profondo Rosso

Apparemment après le manque de succès de Phenomena, Argento prendra un peu de recul et reviendra dans son film Opera. L’occasion d’une prochaine critique.
Partager cet article
Repost0

commentaires