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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 13:10
Casino Royal avait mis tout le monde d’accord : James Bond est de retour ! L’acteur Daniel Craig, et malgré toutes les craintes suscitées, avait su camper un Bond physique et à l’humour à froid, ce qui contrastait avec le jeu sourire au coin de l’œil de Pierce Brosnan. La suite, Quantum of Solace, suscite donc beaucoup d’attente. Le contrat est-il rempli ? Voyons cela.

Quantum of Solace démarre précisément quelques minutes après Casino Royal, avec un Bond s’évadant en voiture juste après qu’il ait enlevé M. White. C’est clair : il vous faudra avoir Casino Royal en tête pour comprendre tous les tenants et aboutissants de sa véritable suite. L’ombre de Vesper (Eva Green) plane sur tout le métrage, puisque nous allons assister à la traque de Bond, qui cherche qui a pu assassiner sa bien aimée. Une enquête qui va le mener à Dominic Green, un bien étrange magnat de l’écologie, qui appartient à une organisation mondiale dédiée au crime…

Cela ne fait pas 10 minutes que Quantum of Solace a démarré que vous aurez déjà deux scènes d’action dans les mirettes. Il ne faut pas être allergique car pendant 1h47 on en mange de l’action. Ca bouge dans tous les sens, Bond traverse les continents, poursuite, bagarre, fusillade, bref le cahier des charges est rempli, pas de soucis de ce côté. Presque un peu trop même, puisque l’intrigue et les seconds rôles pâtissent forcément de l’omniprésence de l’action : difficile de concevoir un scénario complexe et de développer des personnages en un temps réduit. Et on ne s’ennuie pas un instant.

Olga Kurylenko incarne une jeune femme assoiffée de vengeance, tout comme Bond, et passe très bien dans son rôle mais avouons que passer derrière Eva Green n’a rien de simple. Vestige de l’époque Brosnan, Judi Dench campe une M comme on les aime, toujours à engueuler Bond tout en sachant qu’au fond, elle l’aime bien. Felix Leiter fait une apparition superficielle : à quoi sert-il hormis pour le clin d’œil aux fans ?

Puisqu’on en est aux détails, allons-y. Pas de gadgets, comme dans Casino Royal. Daniel Craig impeccable comme dans Casino Royal. Un générique de début graphiquement réussi sauf que le duo vocal ne fonctionne pas très bien à mon goût. Une allusion à Goldfinger grosse comme le nez au milieu du visage. Et un « James Bond will return » à la fin du générique qui nous assure un troisième opus.

Au chapitre des regrets, la méchante organisation du crime n’est pas vraiment mise en valeur (malgré la scène de l’opéra qui repose sur une bonne idée, très mal exploitée), Matthieu Amalric n’est pas assez machiavelique à mon goût, et le combat final est bien trop expédié. Et puis le montage est le plus gros défaut du film : c’est rapide, hyper-hâché, cut, bref par moment pas très plaisant à suivre.

Quantum of Solace est un James Bond survolté, sûrement pas le meilleur, mais qui confirme sans peine qu’on peut dorénavant compter avec 007. A quand le prochain ?


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