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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 12:35
28semainesplustard.jpgJ'avais beaucoup apprécié le film de Danny Boyle, 28 jours plus tard. Tout d'abord l'approche sobre et "réaliste" du film m'avait enthousiasmé, et mine de rien, Boyle nous faisait une relecture de l'oeuvre de Geroges Romero à peine masquée (oui, 28 jours plus tard n'est finalement qu'un remake de la trilogie de la Nuit des Morts-vivants). Alors forcément, j'ai regardé avec suspicion l'arrivée de cette suite au film de Boyle, en me demandant ce qu'il pouvait y avoir de plus à faire ou à dire : avouons-le, le film de Boyle ne demandait pas véritablement de suite...

Petit rappel des faits.
28 jours plus tard nous montrait comment Londres et sa banlieue étaient ravagées par une épidémie de rage, transformant les civils en de féroces bêtes sauvages, sautant sur n'importe qui afin de les contaminer.
28 semaines plus tard, nous montre la situation 7 mois plus tard, sans que l'on retrouve les même personnages. L'armée américaine est intervenue, et semble avoir eradiqué la menace. Londres redevient doucement habitable, mais sous forte surveillance militaire et dans des quartiers bien précis.
On suit le parcours de Don (Robert Carlyle), retranché avec son épouse dans une maison qui ne tarde pas à être ravagé par des contaminés. Don est obligé d'abandonner son épouse à la meute monstrueuse et s'enfuit vers Londres, où il retrouve ses enfants...

Wow ! Les premières 10 minutes du film sont absolument tétanisantes ! Quelle tension dans cette première scène terrible qui impose d'entrée de jeu une ambiance désespérée et horrifique sur l'ensemble du métrage. Quelle claque ! C'est brutal, sauvage, dur, pessimiste, émouvant. Un leçon d'introduction pour tout cinéaste à mon sens. Dommage d'ailleurs que le rythme s'étiole un peu au milieu du film, pour redevenir à nouveau tendu dans sa dernière demi-heure.

La vision d'une Londres sous contrôle militaire est impressionnante, et les quelques plans larges aériens nous montre une capitale vide, petit à petit réhabitées. L'armée s'acharne à contrôler la situation, mais il apparait évident que la menace de contamination va doucement revenir. Une petit faille dans le système et la situation va vite dégénérer à nouveau, transformant cette fois-ci le père en créature sanguinaire. Carlyle est bluffant, à frémir de crédibilité (bon sang, quel visage, quel regard !).

28 semaines plus tard s'avère au final une très bonne surprise, qui n'a finalement pas à rougir de son statut de "simple suite". Le réalisateur, l'espagnol Juan Carlos Fresnadillo, annonçait dans une interview de Mad-Movies (revue sur le cinéma fantastique) qu'il n'avait vu que très peu de films d'horreur. Bravo bonhomme, car apparemment tu as tout compris sur ce coup-là et tout seul. Chapeau !
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