Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 23:58
Dune-1.JPGPar Frank Herbert

Très loin dans le futur. Arrakis est une planète bien particulière : à sa surface, recouverte de sable, pousse l'Epice, une plante qui permet à certains humains de développer des dons de prescience. L'Epice régit l'Univers entier, car sans les capacités qu'elle octroit, la les navigateurs de la Guilde ne peuvent voyager à travers l'espace et tout déplacement devient par conséquent impossible. L'Epice vaut cher, et quiconque contrôle l'Epice, contrôle l'Univers.
L'Empereur Padisha IV, souhaitant se débarrasser de la Maison des Atréides, envoit le Duc Leto et sa famille régir  Arrakis. Ils succèdent au fourbe Baron Harkonnen, ennemi juré des Atréides. Le but de l'Empereur : attirer Leto dans un piège afin de réduire la famille Atréides à néant...
Mais Arrakis possède des ressources insoupçonnées : le peuple des sables, les Fremens, vit en parfaite harmonie avec la planète, et est parvenu à maîtriser les terribles vers des sables. Dune raconte le destin incroyable de Paul Atréides, le fils du Duc Léto.


Difficile de résumer l'intrigue de Dune en quelques lignes, tant l'histoire est riche. D'abord parce Frank Herbert développe un monde entier et original en quelques 500 pages (complètées par une petite encyclopédie de l'univers de Dune, c'est vous dire).

Et c'est bien la force de l'oeuvre d'Herbert  : son imagination, même 40 ans après la publication de Dune, force le respect et donne l'impression de tenir un "classique" de la SF (et l'impression est fort juste !) : Arrakis tout d'abord, cette curieuse planète de sable où pousse la si précieuse Epice intrigue, surprend. Herbert nous la fait découvrir dès le début du roman via l'arrivée de la famille Atréides. Tout au long de l'intrigue on découvre le peuple des Fremens, véritable coeur du roman, et leur culture. Une culture où l'eau, symbole de vie et de survie, est au centre des préoccupations : 40 ans plus tard, le message écologiste sous-jacent (adaptons-nous, changeons nos habitudes, pour survivre aux conditions futures difficiles) est encore plus vivace. 

Dune-2.JPGMais Herbert ne se contente pas de construire doucement un univers entier. Mieux, il développe une intrigue épique, une saga familiale sur plusieurs années, un récit de vengeance, de trahison et surtout l'avènement d'un messie. C'est ce souffle phénoménal qui donne à Dune toute sa puissance. Nous suivons le destin de Paul,  de son statut d'héritier de Léto, en passant par celui de chef des Fremens, pour finir en Messie d'une planète entière.

La première partie du livre est assez lente : Herbert pose les bases, explique l'univers, prend son temps. On en regretterait presque que la seconde partie soit plus rapide, presque pressée vers le final. Un effet je pense voulu, mais qui laisse comme un tout petit (vraiment petit) goût de "revenez-y" pour en savoir plus. Ca tombe bien : Dune est une saga longue, très longue, mais jubilatoire.
Si le premier volume (découpé en 2 livres en version poche) se suffit à lui-même, les amateurs peuvent poursuivre la découverte du monde d'Herbert dans le Messie de Dune, la première des 6 suites au roman. Autant dire que face à cette qualité incroyable d'écriture, j'ai déjà entamé cette suite.

Passionnant de bout en bout (j'ai littéralement été happé par l'histoire), et véritablement indispensable à tout amateur de fantastique.

A noter que Dune a connu deux adaptations à l'écran.
L'une, la version cinéma de David Lynch (avec Sting), tente de condenser les 500 pages en 2 heures : peine perdue, bien entendu, mais on en retiendra des décors et le costumes grandioses (il faut que je revois le film sous peu).
L'autre est une adaptation TV sous la forme d'une maxi-série de 5 heures, dont l'intrigue est déjà plus conforme au livre, montre la finesse de l'oeuvre originale. Mais la série souffre d'effets visuels limités (malgré un budget très certainement au-dessus de la moyenne) et de choix esthétiques curieux (les costumes sont soit tout bons, soit tout mauvais, c'est selon les personnages).
J'en reparlerai bientôt, je pense.
dune-1985-serie-00.jpg
Partager cet article
Repost0

commentaires