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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 14:25
labyrinthedepan.jpgEspagne. 1944.
Carmen et sa petit fille Ofélia s'installe chez son nouvel époux, Vidal, un capitaine de l'armée franquiste. Alors qu'Ofélia doit se faire à sa nouvelle vie, et à son nouveau beau-père, elle découvre un curieux labyrinthe en ruine pas très loin de la maison. Rapidement, elle reçoit la visite de fées, qui la conduise à un faune : il révèle à Ofélia qu'elle est la princesse d'un monde parallèle et que pour rentrer chez elle, elle devra passer 3 épreuves. Pendant ce temps, Vidal met tout en oeuvre pour massacrer les résistants espagnols...


Guillermo Del Toro nous a habitué à des films de bonne qualité sans forcément être époustouflants. Oui, L'Echine du Diable était un très bon film ; oui, Hellboy est sympatoche ; oui Blade 2 est un très bon film d'action. Donc l'homme sait manier une caméra et raconter une histoire.

Et Le Labyrinthe de Pan ne fera pas tâche dans sa filmographie, bien au contraire ! Car Del Toro réussit là le tour de force de faire un vrai conte de fée pour adulte. Son film ne se destine jamais aux enfants : les thèmes abordés sont bien trop compliqués, et la violence visuelle trop accentuée pour que les petits s'amusent au visionnage du film. A noter qu'en France, le film n'a été interdit qu'"aux moins de 12", ce qui est une honte, vu la violence et la sauvagerie de certains passages.

C'est d'ailleurs dans cette violence que réside à mon sens le défaut du film. Del Toro veut montrer la brutalité de ce capitaine franquiste, mais avait-il besoin d'aller si loin ? A mon avis : non. Du coup le film est par moment dur et bascule juste après dans la féérie, ce qui lui donne un cachet original, c'est certain.

Le Labyrinthe de Pan est donc un film dur, mais qui raconte une bien belle histoire, une sorte de remake par ailleurs du Voyage de Chihiro, le tout à la sauce Del Toro, sauce épicée donc (Del Toro est mexicain, hé hé). Dans son final, le film touche une certaine grâce et nous laisse pensif quand à notre époque. En ce sens, Del Toro remlpit parfaitement ses objectifs : faire un conte de fée pas con et loin d'être infantilisant, en plus d'être joli.

Au final, voilà un très beau film, mais peut-être pas aussi bon que je l'avais espéré dans sa globalité. D'où une (toute petite) déception.
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