Dimanche 28 juin 2009
Par Max Brooks

Le Guide de survie en territoire zombie vous explique très concrètement comment survivre à une invasion de zombies. Qu’est-ce qu’un zombie ? Comment les tuer définitivement ? Quels sont les meilleurs endroits où se réfugier ? Les meilleures armes et armures ? Comment se barricader efficacement ? Comment se déplacer dans une zone infestée ? Ce guide vous décrit dans le détail les trucs et astuces pour augmenter ses chances de survie.

Voilà une façon bien originale d’aborder le thème devenu aujourd’hui très banal de l’invasion des morts-vivants. Plutôt qu’un énième roman, Marx Brooks (le fils de Mel) aborde le sujet sous un angle très pratique. On peut voir ce livre comme une parodie de guide, et il atteint parfaitement son objectif via quelques petites pointes ironiques très bien vues. On sourit régulièrement durant la lecture… mais on ne ri jamais à gorge déployée.

Pourquoi ? Tout simplement parce que ce guide nous explique dans le détail la fin de notre civilisation. Indirectement, c’est aussi une terrible charge contre les gouvernements, l’autorité, et la nature humaine en général. A noter que les états-uniens en prennent pour leur grade, à travers quelques remarques bien senties.

Mais l’exercice a du mal à tenir la distance sur 300 pages. Le livre aurait gagné à être un brin plus court, parce qu’au fur et à mesure, le plaisir diminue progressivement et on a hâte que cela se termine. C’est bien connu, les plus courtes sont les meilleures.

Reste que ce Guide de survie en territoire zombie constitue un bon moment de lecture, à condition d’adhérer à l’esprit humour noir de l’ensemble.


318 pages
aux éditions Calmann-Lévy
collection Interstices
ISBN-13: 978-2702139721
Par Tortue Géniale - Publié dans : Livres
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Dimanche 28 juin 2009
de Stephen King

Edgar Freemantle, entrepreneur dans les travaux publics, est victime d'un accident de grue. Il perd son bras droit et il doit suivre une longue et lente rééducation. Son épouse le quitte. Edgar est sur le point de se suicider. Son médecin lui conseille de tout plaquer et redémarrer une nouvelle vie, dans un nouvel environnement. Et voilà Edgar qui s'installe à Duma Key, petit coin de paradis du Golfe du Mexique.
Rapidement, il fait la connaissance de ses voisins les plus proches : Elisabeth Eastlake, une très vieille femme, riche propriétaire terrienne, et son aide de vie, le sympathique Wireman.
Mais il y a mieux encore : Edgar se découvre un don étonnant pour la peinture...


Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu de Stephen King, l'un des auteurs favoris de ma jeunesse (je me souviens avoir dévoré Dolores Claiborne en une seule journée). Il faut dire que les derniers sur lesquels j'avais mis la main il y a quelques années ne m'avaient pas convaincu (Désolation, qui porte bien son nom en fin de compte, et Roadmaster). Alors en croisant la couverture de Duma Key, j'ai eu envie de voir si la magie opérerait toujours.

Ce que j'aime chez Stephen King, c'est qu'une fois qu'on rentre dans son roman, il suffit de quelques pages pour ne plus avoir envie d'en sortir ! King a cette incroyable qualité de réussir à vous accrocher très rapidement, de faire en sorte que vous vous attachiez vite aux personnages. Duma Key ne rompt pas les habitudes : il m'a suffit de 10 pages pour sentir que j'irai jusqu'au bout et que j'y passerai un bon moment.

Duma Key est en fin de compte un roman qui fait parfaitement la synthèse de l'oeuvre de Stephen King. Et en ce sens, et parce qu'il est très accessible, cela en fait un parfait roman pour les néophytes qui ne connaissent pas l'auteur.

Dans Duma Key, j'ai retrouvé plusieurs éléments chers à King.
L'intrigue générale tourne autour d'une menace qui influence son environnement proche (ici, la région de Duma Key), menace qui est l'incarnation d'un mal absolu et millénaire (un peu à la manière du monstre de Ca).
Bien entendu, comme dans tous les Stephen King, ce sont les personnages qui font l'intérêt du roman, et le trio Freemantle-Eastlake-Wireman est pour beaucoup dans le plaisir de lecture.
Enfin, et surtout, Stephen King ne cesse depuis des années de s'interroger à travers ses romans sur l'acte de création artistique (son origine, ses conséquences). Beaucoup de ses héros sont des artistes, on ne compte même plus le nombre de personnages écrivains ; et justement Edgar Freemantle va rapidement devenir peintre.
Seul manque à l'appel la nostalgie des années 50-60, que King a délaissé ici pour faire un roman "au soleil".

En fin de compte, Duma Key n'est PAS un roman d'horreur, mais simplement un roman inquiétant. Les ficelles sont en réalité assez grosses, et l'on prend plus de plaisir dans les 450 premières pages que dans les dernières.

Duma Key m'a réconcilié avec le King du fantastique, et vivement le prochain !
Par Tortue Géniale - Publié dans : Livres
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Lundi 25 mai 2009

Wow, quelle fin !

Il existe deux versions du Grand Silence puisque les producteurs ont à l'époque demandé à Sergio Corbucci de tourner une nouvelle fin, différente de la version d'origine jugée trop sombre. Ce que je confirme puisque la fin est véritablement très noire, dans tous les sens du terme : même l'image est sombre.

Le grand Silence est un film très impressionnant et un western tout à fait atypique.

 

Tout d'abord, l'histoire se déroule sous la neige ce qui change des paysages couverts d'un soleil de plomb auxquels nous avons plus l'habitude dans les westerns.

 

Ensuite, l'acteur principal est français : il s'agit de Jean-Louis Trintignant, pas forcément habitué à ce type de rôle. Dans la version Canal + du DVD, on apprend tout de même que l'acteur a joué dans des films très variés, et même érotiques (L'amour à cheval) ! A noter aussi Klaus Kinsky dans le rôle du méchant de service, qui parvient à ne pas surjouer.

 

Le Grand Silence est un Sergio Corbucci comme à son habitude, c'est-à-dire sombre, désespéré. J'ai tendance à utiliser l'adjectif crépusculaire pour désigner ses westerns, et le Grand Silence n'y fait pas défaut.

 

Sergio Corbucci doit avoir un problème avec les mains, puisqu'il les maltraite d'un film à l'autre. Dans Django, Franco Nero se fait écraser les doigts ; dans le Grand Silence, Trintignant tire sur les pouces de ses ennemis pour les handicaper à vie, et il se fera même brûler la main droite.

 

Un très bon film de série B, étonnant, rude, rugueux, servi par de bons acteurs. Le déroulement de l'histoire est assez lent et l'on retrouve des éléments chers à Corbucci, notamment la ville (triste) prise en otage par des truands sadiques, ou le rôle de la femme.

 

Je suis très curieux de voir un autre film de cet auteur, ce qui ne tardera pas puisque j'ai eu la chance de trouver à tout petit prix Far West Story et Campaneros.

 


Par Tortue Géniale - Publié dans : Films
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Vendredi 15 mai 2009
Télérama vient d'éditer une édition 2009 du Guide Cinéma, version bien entendu mise à jour.

Le Guide Cinéma, c'est un peu un dictionnaire des films qui se présente sous la forme d'un gros bottin au format carré. Il fournit une présentation rapide du film (résumé, durée, année, réalisateur) et une appréciation.

C'est le genre de livre qu'on peut naturellement poser près de sa télé, pour être consulté afin d'attraper quelques infos. Et tant qu'à faire, il peut aussi susciter l'envie de regarder quelques titres méconnus ou inconnus.

Télérama n'a jamais vraiment défendu la série B ou le fantastique, et cela se sent. Mais c'est une vrai mine de renseignements sur le pouce, qui vaut bien ses 20 euros.

Par Tortue Géniale - Publié dans : Livres
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Mardi 12 mai 2009
Il y a parfois des paris fous qu’on se lance, et que l’on ne tiendra probablement jamais.

Aussi aujourd’hui j’inaugure mon saut à l’élastique culturel, qui va m’amener probablement à descendre de plus en plus vers l’absence de qualité, je veux parler d’une rétrospective sur une des séries mythiques des années 90, je veux parler de Baywatch, retitré « Alerte à malibu » par TF1.

« Alerte à Malibu » évoque invariablement tout un ensemble de stéréotypes. Pamela Anderson et sa poitrine opulente mise en avant par des maillots de bain 3 tailles en dessous. De jeunes et beaux sauveteurs courants au soleil sur le sable chaud. Et des intrigues débiles.

J’avoue que curieusement je n’ai jamais été adepte de la série pendant son âge d’or. Je suivais l’évolution du casting de loin, plus intéressé par le choix des actrices (souvent issues de l’écurie Playboy) que par le reste. Aussi me parait-il intéressant de revenir presque 20 ans plus tard sur ce phénomène médiatique (rappelons que la série connue les audiences les plus importantes de son époque). Voilà donc le premier d’une série d’articles qui tentera que percevoir l’évolution de la saga Baywatch dans le temps, son intérêt et surtout si les a priori sont justifiés.

Baywatch (oui, je préfère le titre original) propose au spectateur de suivre les aventures d’une équipe de sauveteurs sur la plage de Malibu à Santa Monica, Californie (voir la page officielle des VRAIS sauveteurs ). Au début de la première saison, l’équipe se compose de 3 sauveteurs expérimentés et 2 nouvelles recrues :
- Mitch Buchannon (David Hasselhoff), le chef d’équipe qui n’a pour seul problème que la garde de son fils Hobie (Brandon Call) suite à un divorce.
- Craig Pomeroy (Parker Stevenson), partagé entre son métier d’avocat et sa vocation de sauveteur.
- Jill Riley (Shawn Weatherly), sauveteuse sérieuse et consciencieuse.
- Eddie Kramer (Billy Warlock), un petit gabarit un peu farouche au bon cœur mais sans le sou car il vient juste d’arriver à Malibu.
- et enfin, Shauni McClain (Erika Eleniak), une jolie jeune femme un brin naïve mais volontaire.
L’équipe travaille régulièrement avec des personnages récurrents, tels qu’un sauveteur sur une plage privée, un flic local, ou bien un vieil instructeur nostalgique.
Et pas de Pamela Anderson ? Non. Elle n’arrivera que plus tard dans la série.

La structure narrative de chaque épisode est classique et récurrente : un évènement principal en rapport avec le sauvetage et un évènement plus mineur (voir deux) en rapport avec la vie privée d’un des personnages.

Sur la plage, ça ne chaume pas, il y a du boulot ! En fin de compte les noyades ne sont pas si nombreuses puisque les scénaristes varient les soucis. La série essaie tant bien que mal à pointer du doigts quelques problèmes de société : la violence conjugale, le divorce, les politiciens véreux, l’absence de réglementation concernant les scooters des mers (rappelons que nous sommes en 1989), la prise de stéroïdes pour tricher, la protection du littoral, etc. Oh rien de trop complexe, mais c’est bel et bien là, quoiqu’on pouvait penser des stéréotypes sur cette série. Parfois même la série lorgne du côté de la série policière avec kidnapping et cie : pas simple de toujours trouver une raison de faire du sauvetage !

Côté vies privées, rapidement les interactions se créent entre les personnages : Eddie vient vivre chez Craig et sa conjointe, le même Eddie commence à éprouver quelques sentiments pour la jolie Shauni, Mitch se bat pour conserver la garde d’Hobie dont la mère est mutée en Ohio, etc.
L’ensemble ne fonctionne pas trop mal pour le moment, surtout permet au spectateur irrégulier de suivre l’intrigue sans trop de mal.

Rappelons que Baywatch a 20 ans ! Et si à l’époque c’était une série dans l’air du temps, ce dernier a fait son office, et il faut bien constater que les vêtements, coiffures et équipements font maintenant bien kitsch : sacs bananes, téléphones à fil, sweets fluos, grandes paires de lunettes de soleil, coiffures permanentées. Bouh, que tout ça a mal vieilli ! C’était inévitable, bien entendu, mais franchement parfois on ne peut s’empêcher un petit sourire en coin.

A noter enfin, le générique (la chanson « Save me » par Peter Cetera) n’est pas le même que celui des saisons à venir.

Cette première moitié de première saison s’avère donc parfaitement regardable avec un brin d’indulgence. Ca n’est pas transcendant, mais ça se laisse regarder car c’est classique et carré. Vivement la suite !



 
Par Tortue Géniale - Publié dans : Série TV
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