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Dans les griffes de la Hammer
de Nicolas Stanzick
aux Editions Le Bord de l'eau

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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 11:15

tucker & dale fightent le mal

 

Mad Movies avait écrit que Tucker & Dale ... c'était drôle, malin, ce moquait du genre tout le respectant. Et puis bon un bon vieux film de cabane au fond des bois à la Evil Dead, ca ne se refuse pas, hein ?

Eli Craig, le réalisateur, est un petit malin. Sorti de nul part, le voilà qui shoote une petite merveille de film de peur.
Tout commence pourtant de manière classique, très classique, trop classique. Un groupe d'étudiants de fin d'année, composé de bombasses, de branleurs et d'un intello de service, partent camper au fond des bois ET au bord d'un lac. Pas de chance pour eux, s'ils ont amené des joints, ils ont oublié la bière ! Arrêt dans une épicerie paumée obligatoire ! Et là attention les yeux, on va enchaîner presque tous les stéréotypes possibles du film de rednecks (comprenez péquenots ou bouseux, c'est selon) : le corbeau noir annonciateur de désastres, les bouseux du coin donc l'oeil torve et vitreux, la bouche bavant sur les atouts mamaires des héroïnes, animaux empaillés, bref du gros gros cliché de films d'horreur. A tel point que 5 minutes après le début, on peut se demander si on s'est pas un peu fait floué...

Et puis Eli Craig décide de faire faire un virage à son film et l'on va non plus suivre les groupes d'étudiants débiles, mais 2 bouseux du coin, les Tucker & Dale du titre ! Tucker & Dale sont gentils, mais mal dégrossis, un peu patauds, pas bien malins mais ont bon coeur. Ils ont contre eux un physique un peu ingras, qui contraste avec celui des branleurs propres sur eux !
Tucker & Dale sont dans le coin eux aussi en vacances : en fait, Dale vient d'acheter une maison secondaire (comprendre: une cabane perdue au fond des bois), et il vient avec son pote Tucker la rénover et passer du bon temps à la pêche sur le lac.

Bien entendu, les étudiants vont les prendre pour des dégénérés psychotiques. De malentendus en incompréhensions, les étudiants se persuadent qu'il faut faire la peau à ses deux rednecks qui ne comprennent plus rien à la situation !

Et c'est toute la force du film !

Les 2 groupes finissent par s'affronter, persuadés que c'est l'autre groupe qui est fou ! Le film alors de proposer des scènes rigolotes et gores, comme lorsque cet étudiant bascule dans la broyeuse à souche ! On rit devant Tucker & Dale, parce que le film joue habilement des clichés du film d'horreur pour mieux nous les dénoncer. Du coup, comme le film est relativement bien rythmé (malgré une petite baisse de régime au bout d'une heure), et que le film a le bon goût d'être court, on ne voit pas le temps passer.

Drôle, malin, (un peu) gore : Tucker & Dale fightent le mal est une belle réussite, bien loin des réalisations récentes du genre, tout occupées à vouloir dégoûter son public à tout prix (Saw, je te hais...).

 

Un conseil : ne regardez pas la bande-annonce si vous voulez voir le film, elle spoile une bonne partie des situations comiques. Si vous ne voulez pas voir ce film, regardez au moins la bande-annonce pour voir ce que vous avez manqué !

Par Tortue Géniale - Publié dans : Films
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 22:56

prometheus

 

Plus de trente ans après Alien, le 8ème passager, Ridley Scott revient tenter de nous faire frémir dans l'espace. Prometheus fut d'abord présenté comme un film indépendant, puis comme une préquelle officieuse d'Alien, si bien qu'on ne sait plus trop sur quel pied danser. ALors ... vrai préquelle ? Oui mon capitaine, et pas qu'un peu...

Fin du XXIème siècle. Un couple d'archéologue découvre une fresque représentant une carte des étoiles. Et comme ce n'est pas la première, on décide de monter une expédition pour aller voir ce qui nous attends à l'endroit indiqué par la carte. A bord d'un vaisseau financé par la corporation Weyland, le couple rejoint une équipe de spécialistes. Arrivés à destination, ils découvrent une planète. Et sur cette planète, une espèce de temple. Et c'est parti pour de l'expédition scientifique, des découvertes, des courses effrénées dans des couloirs, ... Et si ils pensaient découvrir l'origine de l'espèce humaine, ils vont être un peu... déçus !

Il y a deux manières de voir Prometheus.

La première, vierge de toute référence cinématographique, consiste à voir le film comme un loner, un one-shot. Cet angle d'approche fonctionne parfaitement, puisque le film se voit sans problème et fonctionne en vase-clos. Pas besoin d'avoir vu Alien pour comprendre l'intrigue. On y prendra même son pied, puisque le film mélange avec maestria SF, aventure et horreur.

La seconde consiste à regarder le film comme la vraie préquelle d'Alien. Et là, Ridley Scott s'amuse avec nous. Préparez-vous à une partie de ping-pong cinématographique, où l'on remarque aux détours des couloirs plein, mais vraiment plein de références à la saga Alien. Le tout sans entraver lourdement l'histoire. Et en prime, les fans auront une explication sur la création des fameuses bestioles gluantes.

Mais au-delà de tout cela, Prometheus tient un pari formidable : faire un film métaphysique (d'où venons-nous ? pourquoi sommes-nous là ?) lorgnant vers 2001, l'Odyssée de l'espace, un film d'aventure et un film d'horreur. Le tout filmé de manière incroyablement belle. Car Prometheus est tout simplement beau. Dès les premières secondes, on sent bien qu'on va voir un film esthétique. Un mot au passage sur la 3D : en général je suis contre, elle ne sert à rien et ça égratigne les yeux. Dans Prometheus, bien au contraire, la 3D apporte un vrai plus, une profondeur de champs parfois étourdissante. On sent que la 3D a été "pensée" et pas uniquement marketée comme élément promotionnel au dernier moment... C'est donc beau, très beau et presque chaque plan est un délice pour l'oeil. Bon, en même temps, c'est Ridley Scott (faut vraiment que je case une filmo là ?), hein, on pouvait s'y attendre un peu, mais ça fait du bien.

Un mot sur les acteurs si vous le voulez bien. Noomi Rapace, jeune coqueluche d'Hollywood, endosse le rôle principal sans problème, forte et fragile à la fois, on en tombe amoureux immédiatement (parce que très loin des stéréotypes hollywoodiens aussi certainement). Michael Fassbender interprète le rôle d'un androïde à la perfection. Et Charlize Theron, cantonnée à un second rôle, joue très bien la femme froide et autoritaire.

Mais Prometheus n'est pas parfait non plus.
Premier défaut : l'équipe de spécialistes se comportent vraiment comme le gang de Scoobydoo. Non mais franchement, ils prennent parfois des décisions aberrantes, qui m'ont parfois fait sortir un instant du film. Un exemple ? Deux rescapés trouvent un monticule de cadavres ET devant une porte close. Pas de problème : ils campent devant... Autre exemple : un scanner détecte la présence d'un être vivant dans le temple ? "oh, ce doit être un bug. Je vais dormir." Gneuuuuu ? Et je ne parle pas de la manière dont ces "scientifiques" ravagent gaillardement les premières traces de civilisations ET découvertes par l'Homme : vas-y que je découpe, vas-y que je prend des trucs limite dans un sac de sport... Des broutilles, mais c'est dommage de ne pas avoir solutionné ces soucis.

Autre problème : j'ai eu le sentiment d'un trop plein, comme si Ridley Scott n'avait pas eu le temps de tout mettre dans ces 2h de film. Si bien que l'on a une sensation de frustration. L'équipage et leur relation sont finalement très peu développés, et je suis à peu près sûr qu'il existe au fin fond d'un disque dur une version longue qui nous attends.

Au final, Prometheus s'impose comme une belle référence de la SF. RIdley Scott prépare actuellement une suite à Blade Runner, si c'est du même tonneau, j'y serai le jour de sa sortie. Bravo Mr. Scott !

Par Tortue Géniale - Publié dans : Films
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 10:44

the town

Que devait attendre d'un film de Ben Affleck, le type qui a nické la licence Daredevil au ciné ? Le sieur arrive donc derrière (et devant) la caméra avec un lourd passif cinématographique pour le lecteur de comics que je suis. Et ... surprise !

Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre. Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.
Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel. [résumé copier-coller d'Allocine]

The Town est en fait le deuxième film de Ben Affleck, après Gone Baby Gone, un polar noir adapté du roman homonyme de Dennis Lehanne (auteur de Shutter Island). Confirmation donc que Bennie (oui je suis intime avec lui) aime les ambiances sombres.

Et sur The Town il réussi un petit tour de force : marier la comédie sentimentale (à petite doses tout de même) et le film de braqueurs. Et curieusement, malgré ce projet casse-gueule au possible (ben oui parce nian-nian de la comédie sentimentale et guns du polar font rarement bon ménage), il parvient à rendre un film de bonne qualité, bien filmé, intéressant de bout en bout. On en reste même surpris.

La grande force de The Town c'est son attachement à détailler une zone de Boston, Charlestown, particulièrement touchée par la criminalité. C'est à travers le prisme du relationnel d'un groupe de gamins devenus adultes qu'il nous embarque dans son histoire. Affaires de potes, affaires de familles, affaires de coeur, tout fini par s'entremêler. L'esprit de clan est plus important que la loi et la justice. Et on ne quitte ni son passé, ni Charlestown, sauf les pieds devant et en trahissant tout le monde. En un sens, le film fait vaguement penser à Mystic River (déjà écrit par Denis Lehanne, tiens donc).

Hormis cette peinture sociale d'un quartier rongé, Benou filme des scènes d'action (braquage, poursuite, gunfight) de façon certes classique mais diablement efficace. Pas d'effets stylés, pas de ralentis, c'est sobre, à l'ancienne presque.

Un nouveau passage derrière la caméra réussi donc, pour un homme qui finalement pourrait bien être plus talentueux derrière que devant.

Par Tortue Géniale - Publié dans : Films
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 08:32

smallvillesaison7

J'avais un compte à régler depuis longtemps avec Smallville. Je m'explique : après la diffusion du pilote sur M6 il y a quelques années je m'étais fendu d'un article cynique sur la série, démolissant à peu près tout, et concluant en disant que ce n'était certainement pas ma came, un truc pour des ados débiles. Cela m'avait valu une salve d'insultes sur France-Comics (pas moins, de mémoire, de 200 réponses de fans indignés... et rageurs !). Et donc j'avais laissé tombé Smallville, aussi un peu par fierté, histoire de dire que décidément non, je ne regarderai jamais cette merde.

Reste que je suivais de loin l'actualité de la série, à travers mes lectures du magazine Comic Box, qui revenait le temps de courts articles sur l'évolution du show. Et j'avais noté il y a 2-3 ans, depuis la saison 7 en gros, qu'il semblait y avoir du changement. De gros changements même, avec un ton un peu moins bêbête et l'introduction de personnages fortement liés aux comics DC comme le Green Arrow, Dr Fate, la JLA, et cie. 

Et puis pendant les dernières vacances de Noël, j'ai finalement entrepris de regarder Smallville sans me taper les 6 premières saisons. Hop, direct sur la 7 !

Alors qu'est-ce que ça donne ?
Oh, on est loin d'une série fabuleuse. Pas de surprise, le show n'a pas connu de révolution totale. Mais... 
Mais je note que les personnages ont grandi, qu'on est beaucoup moins sur des affaires de coeurs qu'avant et que les intrigues se centrent sur la mythologie "supermanienne". En gros, tout tourne sur les origines de Clark/Kal'El, ses parents, la destruction de Krypton, la forteresse de Solitude, Lois Lane et ses débuts au Daily Planet, etc.

Grosse surprise, Supergirl, la cousine de Clark, apparaît et rend l'intrigue générale intéressante (ennemie ? amie ?) en introduisant des sous-intrigues amusantes (Zol'El, son père aimerait bien conquérir la Terre, comme tout bon méchant qui se respecte). 
Bref on sent un recentrage vers des histoires très typées comics (de gros clins d'oeil aux lecteurs de bd) et surtout l'abandon progressif des intrigues du trio Clark/Lana/Lex Luthor et du duo amoureux Clark/Lana. Lex est toujours là à faire "gnark gnark gnark" dans l'ombre, mais on sent que le coeur n'y ait plus vraiment. Un peu comme si un nouveau show renaissait des cendres de l'ancien. Et forcément ce recentrage me parle, amateur de comics que je suis (et puis comparer Smallville à l'histoire officielle DC, et voir les différences, ça m'amuse).

Autre point positif : ça bouge ! Oula ! Les scénaristes sont sous perfusion de kryptonite ou je n'y comprends plus rien ! L'intrigue file à toute allure, chaque épisode apporte sa pierre à l'intrigue générale. On est loin de la saison 1, avec le syndrome des loners types "monstre de la semaine" ! On sent la volonté d'avancer et de ne laisser aucun temps mort. Rien qu'avec ces 10 premiers épisodes, il y aurait eu moyen de faire toute une saison, mais non, ici, on fonce pied au plancher dans la plus grande insoucience (et parfois !

Comme la série se termine avec la saison 10, je suis du coup un peu curieux de voir comment les scénaristes vont réussir à retomber sur leurs pieds : amener le Clark de Smallville vers le Clark classique DC (en gros, le reporter à lunette amoureux de Lois Lane).

Par Tortue Géniale
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:27

phantasm2

 

Phantasm II c'est Phantasm mais avec plus de tout : plus de gore, plus d'Homme en Noir, plus d'action, et plus de boules. Si, si.

 

Après la mort de son frère et les nombreuses mésaventures qu’il vient de vivre, le jeune Mike est pourtant persuadé que le cruel Homme en Noir est toujours à sa poursuite. Il aura à peine le temps de souffler que l’affreux bonhomme le kidnappe, mais va échouer grâce à l’intervention de Reggie, vendeur de glace ambulant, affrontant les horribles nains encapuchonnés...


Quelques années plus tard, Mike est en institut psychiâtrique. Il est libéré et repart sur les routes avec Reggie, pour mettre fin aux agissements de l'Homme en Noir...

 

Il y avait dans Phantasm, le premier de la série, une certaine légèreté, un aspect un peu ouateux et onirique. Phantasm II abandonne cet aspect pour se tourner vers une horreur plus directe. Reggie et Mike forment un groupe genre Scooby-gang à la recherche du méchant Homme en Noir. D'ailleurs fini le minable couteau de Mike, ils sont équipés cette fois-ci: double fusil à pompe scié, lance-flamme de fortune... On sent que ça va fighter dans ce deuxième volet !

 

L'Homme en Noir et les sphères métalliques ont maintenant plus d'importance, et sont clairement les stars du film. Le réalisateur chouchoutent ces personnages, à base de blagounettes à la Freddy pour l'un et de fonctionnalités nouvelles pour les autres (non pas de tire-bouchon intégré comme le laisse penser l'affiche ci-dessous, allusion à un travail du peintre Escher par ailleurs !).

 

Don Coscarelli, toujours derrière la caméra, nous en montre un peu plus sur son univers si particulier (un tour dans l'autre dimension est prévu) mais se garde bien de répondre à des questions brûlantes : qui est l'Homme en Noir ? pourquoi envoit-il des cadavres de notre dimension dans une autre ? Pourquoi les change-t-il en nains encapuchonnés ? Pourquoi en nains, d'ailleurs, des haltérophiles austro-hongrois seraient infiniement plus efficaces non ? (Et puis-je vous en pose des questions, moi ?) Nous n'en saurons pas plus.

 

Le réalisateur troque donc un peu de finesse contre une roublardise jamais déplaisante, tant il s'escrime à picorer des idées à droite et à gauche : on pense à Alien, à Re-animator, à Freddy...

 

Le film se termine exactement de la même façon que le premier, et laisse donc la place à un troisième volet.

Plus lourdingue, mais non moins déplaisant, Phantasm II assure le principal : perpétuer une saga étonnante !

Par Tortue Géniale - Publié dans : Films
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